Philippe Batini
La sentinelle du Danube

 

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Philippe Batini, La sentinelle du Danube
Pochette conçue par l'artiste

 

Quelque chose coagule dans l'oeuvre de Philippe Batini, comme le sang coagule dans l'assiette quand on saigne le poulet. Une fois le sang coagulé, on le fait frire. C'est la sanquette. Quoique déconseillée aux âmes sensibles, aux amis des bêtes et autres végétariens, la sanquette est un mets friand.

 

Un soir de janvier, vers la mi-nuit, alors que le jeune homme psalmodiait un rituel dont la cadence résonnait dans toute la maison, une rafale glacée souffla de la baie.

 

Philippe Batini présente, dans une élégante pochette grise, une sélection d'images, réunies à l'intention d'un ami. Au bas de la pochette, sous forme de listel, l'une des adresses de l'artiste :

http://phbatini.itsartmag.com

L'ensemble des images dernièrement créées par Philippe Batini fait par ailleurs l'objet d'un blog dédié :

 

La sentinelle regarde, scrute dans le noir, par-delà le fleuve. Dans l'air froid, les images remontent du passé, sortent des journaux de voyages du début du XXème siècle. Les clichés deviennent plus précis, les contours se fixent.

http://lasentinelledudanube.blogspot.com/

 

Sous l'élégante couverture grise de la pochette papier, une dizaine de planches de format A4, et, sur chacune des planches, une photo, assortie d'un texte bref. Il pourrait s'agir d'un roman-photo. Mais la lecture du tout montre qu'il s'agit d'une collection de scènes diverses, relatives à des situations diverses, traitées in medias res, et présentées chaque fois, sur le mode poétiquement fractal qui est celui de l'exemplum, comme des figures variables de l'instant fatal.

 

Seul le lieutenant Spark, les bras croisés, les yeux perdus au loin, était resté là.

Philippe Batini, Seul le lieutenant Spark

 

Les scènes ainsi traitées cultivent, conformément au mot de Baudelaire, des beautés de vignettes, i. e. des charmes interlopes, empruntés à la fois aux illustrations du Journal des Voyages, aux couvertures des premiers livres de poche, aux comics ou aux revues de style amazing, ou encore aux best-of, clips et autres bandes-annonces du cinéma de genre, tous produits avariés, nés d'un siècle vaurien, de préférence pulp, gore, ou trash.

 

Il transpirait. Une fraction de seconde il eut l'idée de tenter quelque chose encore jamais tenté.

Philippe Batini, Une fraction de seconde

 

Le sujet, chaque fois, fait sensation. Au sens propre et, ce qui, dans le cas présent, revient au même, au sens figuré. Naguère inusité dans l'oeuvre de Philippe Batini, le texte éclaire ici, ou plutôt sur-éclaire, cela même que l'image donne à voir oneirôpoloumen, comme en rêve, i. e. sans le donner jamais à saisir ni derechef à penser. Le texte ici n'est pas légende. Il n'explique pas. A l'inverse, il révèle, et par là magnifie, la part d'obscurité que l'image entretient dans son évidence même.

La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison.

 

"Oh! il nous regarde ! il nous regarde !" Etonné troublé, je tournai la tête du côté vers lequel ma chère amie semblait tendre tout entière, et je ne pus retenir une exclamation terrifiée.

Philippe Batini, "Oh! il nous regarde ! il nous regarde !"

 

On ne sait pas de quoi il s'agit. Mais Il s'agit. De valence neutre, Il ne dénomme rien, sinon l'impensé, sous le rapport de quoi, et de façon obvie, toute image prétend au simple du chatoiement visible, tout texte au libre de la bimbeloterie sonore.

 

Georges Durtal jeta un regard inquiet sur le baromètre.
- Soyez fort jusqu'au bout !

Philippe Batini, Inquiétude

 

On devine toutefois qu'Il s'agit là justement du champ de force à partir et à l'intérieur duquel, parce qu'ils s'y exercent de façon aveugle, nos désirs se déploient aussi de la façon la plus vive, partant, la plus expressive, finalement la mieux partagée ?

 

C'était une de ces choses qu'on garde dans un bocal, sous une tente dans une foire, aux abords d'une petite ville somnolente.

Philippe Batini, C'était une de ces choses

 

Herbes folles, fleurs sauvages, gibier, au hasard d'un tel déploiement, des questions naissent, prolifèrent, nativement absoutes de toute clôture, par là sauves de toute réponse. Ainsi s'entretient, en tant que fondement ou raison, ce qui fait le possible de l'imagination chasseresse, d'où, immédiatement et à la suite, celui de l'oeuvre giboyeuse de l'art ?

 

Un des sacripants tombe et jure: " Mille tonnerres!... J'ai mon compte."

Philippe Batini, Un des sacripants

 

Certes l'artiste qui chemine ici dans la jungle des forces, le chasseur-cueilleur de questions-pièges, vives, troubles, cruelles, vénéneuses, vertes, vaines, ne laisse pas de réfléchir le bruit du monde comme il va, crépitant de messages, news, pubs, briefs, communiqués, déclarations, protestations, négociations, protocoles, traités et autres synopsis de la fureur parlante. A ce titre, tout artiste accuse, en même temps qu'il la réfléchit, la crise historiale du sens.

 

A la poste d'hier tu télégraphieras...

 

La décoration de l'appartement de Bob était empreinte d'une grande sobriété inspirée par une photographie de la tente de Géronimo vue dans une exposition d'art contemporain en Belgique.

Philippe Batini, L'appartement de Bob

 

Vraiment remarquable, votre installation, observa-t-il pendant que le café chauffait.

Philippe Batini, Vraiment remarquable

 

L'automobiliste retira sans affectation ses lunettes de route et découvrit son visage.

Philippe Batini, L'automobiliste

 

Et maintenant la main de la folie tombait d'un seul coup sur toutes les touches du clavier et l'orgue hurlait par les gorges de ces cent tuyaux un cri interminable. Clic fit la caméra de Joseph. Et...

Philippe Batini, La main de la folie

 

Devant la torture, il n'eut pas un cri, pas un geste de révolte ; sa dernière pensée fut pour la Belgique.

Devant la torture

 

Philippe Batini dit de façon froide, la torture, la terreur, le désordre du monde. Le propos, toutefois, n'est pas celui des belles âmes, qui se targuent de promouvoir, spécieuse et molle, l'incontournable prise de conscience.

Devant la torture, il n'eut pas un cri...

L'usage du passé simple suffit à indiquer que le propos est ici, non celui du scrutateur alarmiste, mais celui du conteur, sorte de rêveur éveillé, qui entreprend de ranimer les émois de l'âge héroïque, ceux de l'enfant, lecteur de magazines d'aventure, collectionneur de petits soldats, dont l'adulte se souvient, comme si c'était hier.

 

Mort du lieutenant de vaisseau Francis Garnier
Journal des Voyages et des aventures de terre et de mer, Bnf, tome deuxième / N 027-52), janv. à juil. 1878, p. 257.

 

Jules Verne, Le Pilote du Danube, collection Hetzel, 1908

 

Repartir sans flotteurs, dit le commandant, mais vous n'y songez pas, mon cher.

Philippe Batini, Repartir sans flotteurs

 

Le hautain "silencieux" songeait à la déchéance de son peuple, souffrant de ne pouvoir le défendre.

Philippe Batini, Le hautain "silencieux"

 

Philippe Batini, Portrait 4

 

Empruntant son inspiration au Journal des Voyages et aux Voyages extraordiaires de Jules Verne, i. e. au légendaire des aventures de terre et de mer, au fantastique des mondes connus et inconnus, l'enfant qui joue aux petits soldats et qui s'invente des rôles, terrifiants ou glorieux, - explorateur ; maître du monde ; soldat perdu, prisonnier, tombé au champ d'honneur -, déploie, sur le mode du rêve, l'abîme d'expérience que la mémoire collective dénomme sentiment tragique de la vie.

 

Philippe Batini, Portrait 8

 

Welch fut trouvé pendu dans un petit bois de Long-Island ; sa mort fut attribuée à un suicide.

Philippe Batini, Welch fut trouvé pendu

 

L'artiste qui évoque de la sorte l'aventure de l'enfance, rend hommage à cet âge profond, qui demeure aussi un âge du monde. Mais il ménage, en arrière-plan, le possible d'un redoublement perspectif sous le rapport duquel l'ironie point.

Sa dernière pensée fut pour la Belgique.

 

"Surtout, ajoute-t-il aussitôt, ne parlez jamais des Zouaves ; les Mexicains en ont une peur atroce".

 

De façon implicitement référente au Baudelaire de Pauvre Belgique, Philippe Batini décoche, à l'encontre des stéréotypes néo-colonialistes façon Tintin - les Zouaves, les Mexicains, etc. , l'oeillade assassine, le sourire qui mord.

 

La mort de Léopold I


Léopold voulait sur la Mort
Gagner sa première victoire
Il n'a pas été le plus fort;
Mais dans l'impartiale histoire,
Sa résistance méritoire
Lui vaudra ce nom fulgurant:
"Le cadavre récalcitrant".

Charles Baudelaire,

 

Tous s'enfuient épouvantés, les plus braves mettent le feu aux cahutes.

Philippe Batini, Tous s'enfuient épouvantés

 

Réservant un traitement plus mélancoliquement critique aux figures de la surnature, de la croyance et de la superstition, - l'au-delà, le Christ, les Esprits -, l'artiste laisse entendre qu'il s'agit là de manifestations reliques, relatives au déficit d'illusion que Freud désigne sous le nom de malaise dans la civilisation.

 

Anfrokata s'avance féroce et cynique, fier d'avoir été choisi par les esprits pour exécuter leur abominable sentence.

Philippe Batini, Anfrokata

 

Ils virent leurs propres visages, pâles, et les yeux écarquillés, dans les miroirs parmi lesquels ils se précipitaient.

Philippe Batini, Leurs propres visages

 

Plusieurs fois représenté, le Christ incarne l'homme crucifié, la mort de Dieu, le deuil du Salut. Les Esprits, quant à eux, signent, dans ce qu'ils ont de malfaisant, l'avénement de Thanatos, la défaite d'Eros.

Le point de vue de l'artiste conserve toutefois une part d'ambivalence native. Le sourire qui mord se veut d'abord celui de l'Enfant libre qui, jouant ici à se faire peur, aime à regarder ce qu'il y a derrière le rideau et comment on saigne le poulet.

Au-delà du pont, les Fantômes se jettèrent sur lui...

 

Ça ne lui ressemblait pas. Sa tête s'était toujours montrée, prête à pousser des hurlements, à chuchoter des secrets.

Philippe Batini, Ça ne lui ressemblait pas

 

J'étais stupéfait de cette scène de la vie sous-marine que je surprenais, pour ainsi dire sur le vif.

Philippe Batini, J'étais stupéfait

 

Placées sous le signe de la dite ambivalence, les images créées par Philippe Batini déploient, de façon composite, la vision d'un monde hanté.

 

Devant moi, à trente pas, se découpant bien sur le ciel gris sombre, une apparition terrifiante se dressait à l'entrée de l'autel infernal.

Philippe Batini, Devant moi, à trente pas

 

Surgies de nulle part, dans le cadre lisse et froid d'un décor en 3D, des formes incertaines, moitié organiques, moitié inorganiques, perturbent la lisibilité de l'espace, ruinant de la sorte le possible du déploiement perspectif, sensément attendu par l'oeil du spectateur.

 

Entre la panoplie et la machine à coudre se croisaient des éclairs d'un blanc violacé emplissant l'air de lueurs brutales.

Philippe Batini, La panoplie et la machine à coudre

 

La pluie murmurait le long de la rue et tomba sur le couvercle fermé pendant tout le reste de la nuit.

Philippe Batini, La pluie murmurait

 

L'effet de malaise est physique, de type vagal. Kafka nomme Odradek ce rien d'étant et cependant étant, qui crève mystérieusement l'espace et tourne là vers nous, dans la brêche ainsi maintenue ouverte, le sombre visage de quelque événement secrètement attendu.

Je suis assis sur la rampe...

De nature épiphanique, l'espace augure ici le déploiement d'une objectivité extrèmement étrange.

 

Sans la vision horrifique de cette nuit, dans cette chambre, la vie de Bob fut à jamais consacrée à la vente des beignets sur Hollywood Boulevard.

Philippe Batini, Sans la vision horrifique

 

Echappant à son habituelle détermination formelle, la matière se tourne vers nous, originairement absoute de toute différence entre l'organique et l'inorganique, souverainement présente, terriblement présente...

Le visage même de l'être...

 

"La détresse devint affreuse car nous avions avec nous des femmes et des enfants ".

Philippe Batini, La détresse devint affreuse

 

De nouveau, il écouta, si immobile que de grandes chauves-souiris venaient l'envelopper des cercles resserrés de leur vol cotonneux.

Philippe Batini, De nouveau, il écouta

 

Philippe Batini, Figurine trouvée dans une rivière
Détail

 

Philippe Batini développe, dans une apostille à La sentinelle du Danube, un superbe portrait de l'artiste en opérateur de fantasmes :

 

La « sentinelle du Danube », métaphore empruntée au Journal des Voyages publié fin XIXe, début XXe, permet de situer ces photographies dans une récréation géographique faisant la part belle aux grandes aventures populaires de terre et de mer de par le monde.

Comment ne pas évoquer ici le rôle de l’opérateur comme sentinelle d’un passé mystérieux prenant sa source dans les arcanes des jeux enfantins pour transformer, au travers des figurines de l’enfance, les récits de quelques griots, en contes fantastiques mêlant dessins, peintures, clichés retouchés ? C’est tout un univers re-créé au travers de codes esthétiques liés à la photographie comme la symbolique des studios Harcourt, aux illustrations au trait anglais, à la peinture allemande.

Le Danube qui prend sa source dans les profondeurs de la forêt noire illustre bien l'état d’esprit mélancolique et sombre qui ressort de ces images.

 

Caspar David Friedrich, Croix dans la montagne, 1812

 

Jouant des ressources simultanément offertes par des codes divers - esthétique du photo-journalisme, des studios Harcourt, du cinéma de Quentin Tarentino, des jeux vidéo, de la gravure romantique, de la peinture symboliste et décadentiste, de l'illustration cheap, l'artiste déjoue admirablement les pièges de l'effet de genre.

 

"Au revoir !" répond avec sa fermeté si calme le jeune slave.

Philippe Batini, Au revoir !

 

On était en septembre. Dans les dernières journées, quand les choses deviennent tristes sans raison.

Philippe Batini, On était en septembre

 

Studio Harcourt, Le Général Henri Blanc, vers 1945-1965, ancien directeur du musée de l'Armée
Numéro d'oeuvre : RMN253797
Cote cliché : 05-534014
Epreuve au gélatino-bromure d'argent
Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN, Photographe inconnu

 

Choc Magazine, Une mission très spéciale

Aredit, Comics Pocket

 

Philippe Batini, Portrait 1

 

Quentin Tarantino, Reservoir Dogs, 1992

 

Editions Eidos, Reservoir Dogs (jeu vidéo), 2006

 

Il transpirait. Une fraction de seconde il eut l'idée de tenter quelque chose encore jamais tenté.

Philippe Batini, Une fraction de seconde

 

Georges Roux, illustration créée pour Le Pilote du Danube de Jules Verne et Michel Verne, chapitre XIV, "Entre ciel et terre", 1909

 

Caspar David Friedrich, Le chasseur dans la forêt, 1814

 

Philippe Batini, Images numériques

 

Dans les profondeurs de la forêt noire, le chasseur scrute quelque chose qui vient à sa rencontre, par-delà le fleuve. Les clichés deviennent plus précis, les contours se fixent. Passe entre ciel et terre, comme une caresse, une aile d'effroi.

 

NDR : Tous les textes associés aux images sont de Philippe Batini himself, ou empruntés par l'artiste au Journal des Voyages. Reproduites ici en taille réduite et ramenées, pour des raisons de mise en page, à des proportions identiques, les images gagnent à être consultées sur La sentinelle du Danube, It's Art Magazine, et Images Numériques., sites sur lesquels les dites images jouissent d'une meilleure définition graphique et s'affichent conformément à leur dimension première.

Le présent article constitue un simple prolégomène à la rencontre de l'oeuvre.

 

 

 

Août 2007