Rendez-vous chez la baronne

A chacun ses petits châteaux de bohème. D’un château l’autre, la baronne a quitté le 9 du cours Louis Pons-Tande pour revenir, quelques dizaines de mètres amont, au 23 de la rue du Gouverneur Laprade, situé à l’angle du cours Louis Pons-Tande, en face de la pâtisserie Diant. A Mirepoix of course. Comme je voyais la baronne installée sur le pas de sa (petite) porte, je lui ai demandé si elle accepterait de répondre à quelques questions. Elle a dit oui. Rendez-vous donc, jeudi, chez la baronne.

  1. ”Grammairiennes”, me fait remarquer la baronne après relecture de l’article, “mais c’est toi qui écris ; alors je suppose que tu as le droit de dire grammairiens. Mais c’est vrai que, petite à petite… Un de mes fils observait qu’il fallait que j’aille jusqu’au bout du raisonnement, donc que je dise : elle faut que… petite à petite, etc. Il a sûrement raison, mais c’est très difficile ! []
  2. Francis Ponge, Le galet, in Le parti-pris des choses []

Françoise Escholier La racine et autres nouvelles

  1. La racine []
  2. Faux-semblants []
  3. La femme de Giner []
  4. Le cheval []
  5. Le cortège []
  6. Le fil et l’arbre []
  7. La racine []
  8. Le tunnel []
  9. La femme de Giner []
  10. Faux-semblants []
  11. Ibid. []
  12. Apocalypse, XII,1 []
  13. Le tunnel []
  14. La racine []
  15. La femme de Giner []
  16. La racine []

A Toulouse, au Musée Labit

Visite à la chapelle du Carmel de Pamiers

  1. Paul Valéry, Cantique des colonnes, in Charmes, 1922 []

Raymond Escholier Quand on conspire

Publié par Raymond Escholier en 1925, le roman intitulé Quand on conspire,1 se trouve précédé de la dédicace reproduite ci-contre. Les signataires de cette dédicace sont M. L. E., Marie Louise Escholier, et R. E., Raymond Escholier. Ensemble, ils dédient l’ouvrage “à la mémoire de notre grand-père”, car avant d’être des époux, ils sont d’abord cousins germains, à ce titre, nourris depuis l’enfance par la même légende familiale du Grand-Père. La dédicace est assortie d’une citation de Victor Hugo. Empruntée à l’Histoire d’un crime, ouvrage dans lequel Victor Hugo raconte et dénonce le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851, la dite citation ancre le personnage du grand-père à la fois dans la grande histoire, à laquelle il appartient de plein droit, et dans la littérature, qui restitue à l’homme historique sa réalité, la chaleur de son vécu. Le 11 janvier 1852, à propos de l’Histoire d’un crime, Victor Hugo écrivait à sa femme : “Ce sera de l’histoire, et on croira lire du roman”. Inversant le propos de Victor Hugo, Raymond Escholier assigne à Quand on conspire un statut littéraire complexe, fondé sur le principe suivant : ce sera un roman, et on croira lire de l’histoire, parce que le roman est ici le double poétique de cette dernière.

  1. Raymond Escholier, Quand on conspire, éditions Ferenczi et Fils, collection “Le Livre moderne illustré”, bois originaux de Clément Serveau, 1925 []
  2. Victor Hugo, Histoire d’un crime, Quatrième Journée, IX, “Notre dernière réunion” []
  3. Georg Lukacs, Le roman historique []
  4. Raymond Escholier, Quand on conspire, I, p. 12 []
  5. Ibid. p. 16 []
  6. Ibid., p. 17 []
  7. Ibid. p. 26 []
  8. Ibid. p. 28 []
  9. Ibid. p. 33 []
  10. Ibid. p.p. 33-34 []
  11. Ibid., p. 34 []
  12. Ibid. p. 34 []
  13. Ibid. p. 41 []
  14. Ibid. p. 43 []