Christine Belcikowski

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Trois tours à Mirepoix. Où est-ce ?

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Ci-dessus : tours de l'ancienne maison de Jean Clément Rouvairollis de Rigaud ; au fond, tour de l'ancienne maison de Montfaucon.

Datée d'avril 2019 par temps de pluie, la photo reproduite ci-dessus a été prise depuis une fenêtre de l'ancienne maison Vigarosy, située à Mirepoix sous le couvert Saint Antoine, i.e. entre la rue Monseigneur de Cambon (autrefois rue d'Aval) et la rue Maréchal Clauzel (autrefois rue Courlanel). À droite sur l'image, on aperçoit les deux tours de l'ancienne maison de Jean Clément de Rouvairollis de Rigaud ; et, au fond en arrière-plan, la tour de l'ancienne maison de Montfaucon.

Ancienne tour de guet de la porte d'Aval, la tour dite de Montfaucon ainsi que la maison dans laquelle elle se trouve incluse, appartenaient au XVIe siècle à Charles de Montfaucon, seigneur de Rogles, vassal de la maison de Lévis (1). L'ensemble se trouvait séparé du rempart par une ruelle, aujourd'hui disparue. À la fin du XVIIIe siècle, tour et maison de Montfaucon passent par mariage aux mains de la famille Desguilhots de Saint-Julien. En 1833, Sophie et Zosyme Desguilhots font reconnaître par le tribunal le droit de propriété dont elles jouissent sur la partie sommitale de la porte d'Aval, sauvant ainsi ladite porte, au grand dam de la municipalité qui souhaitait alors la détruire afin d'édifier à sa place une porte « moderne ». (2)

Les deux tours que l'on voit, côté jardin, sur la façade de l'ancienne maison Rouvairollis, n'existaient pas au XVIIe siècle.

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Détail du plan du moulon 3 de Mirepoix établi par Alain Marmion à partir du compoix de 1766.

Située rue Courlanel (aujourd'hui rue Maréchal Clauzel), reconnaissable au au blason Veritas odium parit qu'elle arbore aujourd'hui encore sur sa façade, la maison qui porte sur le plan ci-dessus le numéro 709, appartient en 1666 à Madame la Douairière de Mirepoix (Louise de Roquelaure) ; d'où son nom de « tour de la Douairière ». Elle doit ce nom aux deux retours qu'on voit sur sa façade intérieure, ainsi qu'à son allure de forteresse. Elle fait face aux parcelles numérotées 605, 609 et 612.

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Ci-dessus : détail du moulon 3 du compoix de Mirepoix en 1766.

En 1766, Jean Clément de Rouvairollis de Rigaud, ancien capitoul, se trouve propriétaire de la totalité des parcelles qu'on voit figurées sur le plan ci-dessus, i.e, celles qui appartenaient en 1666 à Louise de Roquelaure (nº 709), Barthélémy Rives (nº 605), François Arexy (nº 609), Pierre Blanchard, maître apothicaire (nº 612). L'ensemble constitué à partir de ces anciennes parcelles porte dans le compoix de 1766 et sur le plan correspondant le numéro 202. Jean Clément de Rouvairollis de Rigaud occupe principalement dans cet ensemble la maison qui donne sur la rue d'Aval (aujourd'hui rue Monseigneur de Cambon). Soucieux de signifier dans la petite ville l'anoblissement qu'il tire de sa récente accession au capitoulat, il prend soin de faire édifier sur la façade intérieure de cette maison deux retours semblables à ceux que présente déjà l'ancienne maison de Madame la Douairière de Mirepoix. Ces retours, témoins de l'ascension sociale de Jean Clément de Rouvairollis de Rigaud et de la fierté qu'il en tire, ce sont les deux tours dont la photographie se trouve reproduite plus haut.

Jusqu'à une époque très récente, ces tours comportaient des fresques, aujourd'hui hélas disparues. Seules quelques pauvres photos nous en conservent le souvenir.

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Concernant l'ascension sociale de la famille Rouvairollis, à lire aussi :
À Mirepoix. Essai de généalogie de la famille Rouvairollis. 1. De François et Jean Rouvairollis à Jean Clément de Rouvairollis
À Mirepoix. Essai de généalogie de la famille Rouvairollis. 2. Jean Clément Rouvairollis et les siens
À Caudeval et à Limoux. Essai de généalogie de la famille Rouvairollis. Après 1789, que sont-ils devenus ?

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1. Cf. Christine Belcikowski. De l’Allée des Soupirs à la Tour de Montfaucon ; À Mirepoix – Moulon de… la porte d’Aval, rue Courlanel, le Grand Couvert, place Saint Maurice et grande place – n°185 à 212.

2. Cf. Martine Rouche. La porte d'Aval. In Bulletin municipal de Mirepoix. Avril 2019 ; Christine Belcikowski. À Mirepoix. Moulon de… la porte d’Aval, rue Courlanel, le Grand Couvert, place Saint Maurice et grande place. N° 97 à 112.

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Quand Jean Soulié remplace Jean Antoine Barthélémy Baillé à la présidence du tribunal criminel de l'Ariège

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15 ventôse an VI (5 mars 1798). Archives dép. de l'Ariège. Fonds des tribunaux de la période révolutionnaire. Arrêtés du tribunal relatif à son fonctionnement : 3 cahiers de transcription. 9 février 1792 - 05 vendémiaire an IX. Cote : 8L13.

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En 1792 à Pamiers, un troisième prénom...

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8 avril 1792. Baptême de Jean Paschal Robespierre Lafont, fils de Thibère Lafont, maître épinglier et citoyen de la présente ville, et de Marie Bardou. Parrain, Philippe Daliot, capitaine de cavalerie et citoyen de cette ville ; marraine, Jeanne Roupex, aussi de cette ville. Archives dép. de l'Ariège. Pamiers. Notre Dame du Camp. Baptêmes, naissances, publications des mariages, mariages, sépultures, décès (1789-1793). Document 1NUM7/5MI545. Vue 264.

Le troisième prénom du jeune Lafont, après le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), sera difficile à porter. Les enfants prénommés Napoléon, après le 22 juin 1815, trouveront également cet autre prénom difficile. Le père du jeune Lafont, qui avait sans doute un caractère fort, semble quant à lui avoir porté sans difficulté le prénom de Tibère...

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Timbres du tribunal criminel sous le Consulat

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4 ventôse an VII (22 février 1799). Archives dép. de l'Ariège. Fonds des tribunaux de la période révolutionnaire. Affaires traitées en brumaire-pluviôse an XII. Jean Galy Janou, François Galy Tristant, de Massat : meurtre, coups et blessures (ventôse an V - brumaire an XII). Jean Amilhat Sicard, Raymond ... Ventôse An V-pluviôse An XII. Cote : 8L72. On notera au passage, parmi les noms des jurés listés ci-dessus, celui de « Soulié père, de Lavelanet ». Il s'agit de Jean Pierre Soulié II (1), maître d’école, puis agent d’affaires et avocat aux ordinaires de la ville de Lavelanet, puis propriétaire foncier, grand-père de l'écrivain Frédéric Soulié.

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1er nivôse an XII (23 décembre 1803). Archives dép. de l'Ariège. Cote 8L72.

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1. Jean Pierre Soulié II, né à Mazères le 24 janvier 1735, mort à Lavelanet le 12 ventôse an XI (3 mars 1803). Cf. Christine Belcikowski. Le roman vrai de Frédéric Soulié. I. En Ariège. 2018.

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Jean Delhom, un inconnu intéressant

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18 mai 1762. Décès de Jean Delhom. Archives dép. de l'Ariège. Foix (1744-1788). Document 1NUM/E105. Vue 233.

Jean Delhom, « dit le Phanatique, 75 ans, brassier », un inconnu dont j'ai remarqué le décès, enregistré le 18 mai 1762 dans le registre paroissial de Foix.

D'où vient qu'on le nommait « le phanatique », dans cette jolie orthographe ancienne ? Et qu'entendait-on par « phanatique » en 1762 ? Le registre paroissial ne le dit pas. C'est là évidemment ce qui manque au seul enregistement des actes de la vie, sans la vie même.

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