Christine Belcikowski

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Et nous aussi, invisibles

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Et nous aussi, invisibles
parmi vous,
vapeurs devenus,
habitons sous la cape
la parole,
mais parlante,
comme tu risques un pas
dans la neige,
et le silence se fait alors sur l’oiseux
du discours,
et lieu vient,
et temps,
— ô montres molles ! —
d’être là fantômes,
fumées,
et de dire
le rien d’âme,
de corps,
en mots de peu, flocons
qui tombent
légers, légers,
et le silence se fait alors sur l’oiseux
du discours.

Sans savoir

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Charrois des corps,
cargaisons d’âmes,
tramways qui tintent,
bus qui bégaient,
folies de musique,
— rap à gogo !
hip hop spirit ! —
dans les écouteurs,
la ville va,
elle va d’ahan,
— ou ça ? —
et le fleuve passe,
comme le temps passe,
sans savoir.

Réveil des lumières,
debout, réverbères !
enseignes qui clignotent,
vitrines qui flamboient,
FOLIES ÉLECTRIQUES,
— pub is poetry !
COURT-CIRCUIT DE LA FÉE ! —
la nuit est venue,
elle est venue sans bruit,
— tombée du charriot ? —
et le fleuve passe,
comme le temps passe,
sans savoir.

Fougères

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Vieux chien, vieux maître,
vieux couverts
vieux visages,
vieux pas,
vieux et vieux, ô gué,
la bonne aventure,
s’en vont en bateau.

Cri de la scie,
cri des métaux,
cri de l’oiseau,
cri du marteau
marteau ! marteau !
cri de la feuille,
feuille ! feuille !
qui craque
et plof !
dessous la glace
de la flaque.

Magie de la porte
qui a un œil ! Elle t'a vu, elle s'ouvre,
bonne fille.
Lentilles et saucisses
au rayon grand froid.
Ils mangeaient de la saucisse de foie
et du coustelou
comme nous, l'hiver,
les Néanderthaliens.
De quoi vivre,
survivre,
en pays d'ici,
comme il va, frileux,
sa légende a fui.

« Nous sommes des fougères exagérées »,
j'aime ce mot
en forme de court-circuit,
on le trouve dans le journal
de Michel Foucault,
krá ! dit le corbeau,
crash ! la glace craque.

En tapinois

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En tapinois,
façon d’annonce boisée,
qui sent la noisette,
l’automne s’est tissé d’orfroi,
puis l’hiver est venu,
le grand nu,
effroi, j’ai froid,
et j’ai vu l’effraie
qui me regardait,
la-haut sur le toit,
et nous échangions,
mesure pour mesure,
secret contre secret,
le même silence,
ancien,
aveuglant.

Hélène et les siens

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helene.jpg

Ci-dessus : Héléne de Troie. Datée de 1867, toile du peintre anglais Anthony Frederick Augustus Sandys.

Je viens de publier sur Amazon un autre recueil de petits textes poétiques intitulé Hélène et les siens. « Pourquoi es-tu partie Hélène ? Avec quel amant de passage... »

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