Christine Belcikowski

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Le pendule des bras

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« D'aveugles païens ont reconnu l'invisibilité que l'homme a en commun avec Dieu. La figure voilée du corps, [le côté face de] la tête et l'extrémité des bras, sont le schéma visible dans lequel nous avançons : en réalité pourtant, ce n'est rien qu'un indice de l'homme caché en nous. »

« Blinde Heyden haben die Unsichtbarkeit erkannt, die der Mensch mit GOTT gemein hat. Die verhüllte Figur des Leibes, das Antlitz des Hauptes, und das Äußerste der Arme sind das sichtbare Schema, in dem wir einher gehn; doch eigentlich nichts als ein Zeigefinger des verborgenen Menschen in uns. »

Johann Georg Hamann. Aesthetica in nuce, p. 39. Texte daté de 1762. Traduction Henry Corbin. Éditions Ismael.

Aveugle à toi-même,
tu te meus dans l’ouvert du champ toujours neuf
que font venir pour toi seul
ton pas,
ton regard,
le pendule de tes bras.
Ce qui point dans le miroir
n’est pas toi,
mais seulement ton fantôme,
ta figure voilée.
Tu t’emportes ainsi dans ton monde,
sans pouvoir jamais rencontrer
la personne inconnue
que tu portes en toi,
ni d’ailleurs aucune
des autres personnes
qui se meuvent, si loin si près,
dans l’ouvert de leur monde à elles.
L'invisible est nostalgie.

Vu en rêve, le Paradis

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« Un païen avait promis à un rabbin de se convertir au judaïsme, à condition de visiter, au moins en songe, le paradis d’Israël. Le rabbin accepte et propose de l’y conduire la nuit même de cette demande. Par les chemins boueux et défoncés, pleins d’ornières, il l’amène en rêve jusqu’à une pauvre masure, éclairée par une veilleuse où ils aperçoivent un vieillard émacié, plongé dans la lecture d’un énorme grimoire.

Le rabbin dit avec émotion et fierté :
— C’est Rabbi Akiva (1), le plus grand de nos maîtres après Moïse, et il est au paradis.
— Mais… vous vous moquez de moi ! Ce paradis est minable, et ce vieux, qui a dû étudier toute sa vie, à présent, il continue !
— Justement, c’est cela sa récompense ! À présent, il comprend ce qu’il lit…  » (2)

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Ci-dessus : Rabbi Akiva, né à Lod (en greco-latin Lydda), mort à Césarée, inhumé à Tibériade.

1. Rabbi Akiva ben Yosseph (judéo-araméen babylonien : רבי עקיבא בן יוסף ; judéo-araméen galiléen : רבי עקיבה בן יוסף) est l'un des plus importants maîtres de la troisième génération des docteurs de la Mishna (Ier et IIe siècles). Rabbi Akiva est en outre une importante personnalité politique de son temps, mandaté plusieurs fois par les Judéens comme ambassadeur à Rome. Traditionnellement associé à la révolte de Bar Kokhba, il est l'un des dix morts en martyrs pour avoir défié le pouvoir romain.
2. Vieil apologue juif, commenté par Antoine Nouis, in Un catéchisme protestant, p. 43. Réveil Publications. 1997.

Un certain Denis Cresson Testut...

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Ci-dessus : 26 août 1744. Baptême de Denis Testut. Archives dép. de l'Aude. Castelnaudary (1742-1746). Document 100NUM/AC76/GG59. Vue 116.

Le 26 août 1744, à Castelnaudary, Jean Testut, maçon, et Françoise Malric [Amalric] font baptiser un petit Denis Testut, qui pour parrain, Denis Testut, son grand-père, et pour marraine Marguerite Malric, sa tante. Denis Testut, le parrain, lui seul, a signé.

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Ci-dessus : 11 février 1766. Mariage de Denis Testut et d'Angélique Olivier. Archives dép. de l'Aude. Castelnaudary (1765-1768). Document 100NUM/AC76/GG65. Vue 68.

Le 11 février 1766, toujours à Castelnaudary, Denis Testut, maçon, qui est âgé maintenant de 21 ans, épouse Angélique Olive, 20 ans, fille de Jean Pierre Olive, ménager, et d'Anne Brousses, tous deux de la paroisse de Pieusse (Aude). Denis Testut, le marié, a signé.

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Ci-dessus : 6 juin 1767. Mariage de Denis Testut et d'Angélique Olivier. Archives dép. de l'Aude. Castelnaudary (1765-1768). Document 100NUM/AC76/GG65. Vue 126.

Le 6 juin 1767, toujours à Castelnaudary, Denis Testut, maçon, et Angélique Olive font baptiser un petit Jean Testut, qui a pour parrain Jean Testut, maçon, son grand-oncle, et pour marraine Anne Olive, épouse de Jean Bouscasse, marchand ferrant, sa grand-tante. Denis Testut, père de l'enfant, et Jean Testut, le parrain, ont signé.

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Ci-dessus : Mirepoix. Vue générale.

Le 14 août 1792, à Mirepoix, Jean Testut, coutelier, épouse Marianne Arcidet [Arcizet], veuve de Pierre Prats, meunier originaire de Castelreng (Aude) ; fille de Jean Pierre Arcizet, cordonnier, consul en 1788, et d'Anne Blanchard (1). Le 5 brumaire an II (26 octobre 1793), dans la demeure du Citoyen Louis Astre, perruquier, sous les couverts de la place, section A nº 200 (couvert du Midi), Marianne Arcizet met au monde un petit Denis Testut (2), qui décède le lendemain (3). Elle meurt à son tour dans la demeure du citoyen Astre, le 21 brumaire an II (11 novembre 1793) (4).

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Ci-dessus : 22 nivôse an II (11 janvier 1794). Mariage de Jean Testut et d'Angélique Maudet. Archives dép. de l'Ariège. Mirepoix. Mariages (1793-An X). Document 1NUM2/5MI666. Vues 53 et 55.

Le 22 nivôse an II (11 janvier 1794), à Mirepoix, Jean Testut, 27 ans et demi, coutelier, veuf de Marianne Arcidet [Arcizet], épouse en secondes noces Angélique Maudet, 25 ans, domiciliée à Mirepoix en qualité de fille de service chez le citoyen Eustache Chabaud, marchand ; fille de Paulet Maudet, brassier, et de Jeanne Marie Amoureux, domiciliés tous deux à Lapenne (Ariège). Denis Testut, sur l'acte de mariage de son fils, est dit « lui aussi coutelier ». Jean Testut, Denis Testut et Eustache Chabaud, entre autres, ont signé.

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Ci-dessus : 16 brumaire an III (6 novembre 1794). Naissance de Denis Cresson Testut. Archives dép. de l'Ariège. Mirepoix. Naissances (1793-An V). Document 1NUM1/5MI666. Vue 141.

Le 16 brumaire an III (6 novembre 1794) à Mirepoix, Jean Testut, coutelier, assisté d'Eustache Chabaud, déclare la naissance du petit Denis Cresson Testut, premier né d'une fratrie qui comptera finalement neuf enfants. L'enfant est né dans la maison de la Citoyenne Veuve Mathieu (famille de tonneliers), section A nº 106 (rue Servant, aujourd'hui rue Vigarozy). Il doit son deuxième prénom, Cresson, au calendrier révolutionnaire (5).

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Ci-dessus : section B nº 31. Ce numéro 31 abrite le ménage de Jean Testut et celui de Jean Delrieu, dit Jolibois, maçon. Extrait du rôle de la population de Mirepoix en 1800. Non paginé.

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Ci-dessus : vu aujourd'hui, emplacement du numéro 31 de l'ancienne section B.

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Ci-dessus : "Fers Enclumes Aciers". Le même emplacement a été plus tard longtemps occupé par une forge.

Le rôle de la population de Mirepoix établi en l'an VIII (1800) indique que Jean Testut et les siens vivent et travaillent à cette date section B nº 31 (aujourd'hui rue Maréchal Joffre).

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21 avril 1817. Mariage de Denis Cresson Testut et de Constance Caroline Fouet. Archives dép. de l'Ariège. Mirepoix. Mariages (An XI-1818). Document 1NUM/4E2355. Vues 459-460.

Le 21 avril 1817, toujours à Mirepoix, Denis Cresson Testut, âgé maintenant de 22 ans, coutelier, épouse Constance Caroline Fouet, 19 ans, fille de Jean François Pierre d'Elcantara Fouet, perruquier, et de défunte Marie Rives. Ce mariage a eu pour témoins François Rives, marchand ferrant ; Thomas Pie Benoît Bauzil, ancien maréchal des logis chef de l'ex-16e régiment des dragons, membre de la légion d'honneur ; Maurice Rigail, vitrier ; Arnaud Carol, cordonnier. Constance Caroline Fouet, non plus qu'aucune autre des épouses précédemment entrées dans la famille Testut, n'a su signer.

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31 août 1818. Naissance de Charles Guillaume Testut. Archives dép. de l'Ariège. Mirepoix. Naissances (1813-1825). Document 1NUM/4E2346. Vues 353.

Le 31 août 1818, à Mirepoix, Denis Cresson Testut, coutelier, déclare la naissance de Charles Guillaume Testut, son fils premier né ; et le 27 février 1821, toujours à , Mirepoix, la naissance de René Adolphe Testut. Celui-ci deviendra coutelier rémouleur, épousera le 20 avril 1858 à Mirepoix Rose Nathalie Maugard, journalière, et mourra à Mirepoix le le 27 mai 1888. Denis Cresson Testut aura encore cinq autres enfants, morts jeunes ou dont on ne sait rien.

En 1820, Denis Cresson Testut crée une entreprise de fabrication de balances. Il fonde ainsi la toute première entreprise Testut. Voilà pourquoi on s'est intéressé ici aux obscurs commencements de la famille fondatrice. C'est à Mirepoix, à partir de 1792, que Jean Testut, fils de maçon, devient coutelier ; et c'est à Mirepoix, à partir de 1817, que, mu peut-être par l'esprit révolutionnaire sous l'auspice duquel le place son deuxième prénom, Denis Cresson Testut entreprend de fabriquer des instruments de pesage, mesurage et comptage ainsi que des machines à trancher les viandes. L'entreprise connaîtra par la suite la fortune que l'on sait.

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Ci-dessus : rare balance à trébuchet créée par Denis Cresson Testut.

« Les premières balances conçues par Denis Cresson Testut sont des balances dites « à tabac ». Produites dès 1821, il n'en reste que de très rares exemplaires. Elles sont en bronze, dotées d'un fléau à aiguille gravé du nom de la marque en son centre, et de deux plateaux en cuivre jaune dinandier et martelé, posés sur une colonne. Ces petites balances, pratiques et bon marché, ont un succès immédiat. L'innovation de la balance « Testut » réside dans la suppression des trois chaînettes permettant la suspension de la coupelle de pesée, la remplaçant par une tige en acier forgée en « col de cygne » terminée par 2 crochets, divisant ainsi le coût de fabrication par trois. Une pastille de plomb est sertie sur le socle utilisée pour le marquage « à la frappe » des poids et mesures. Cette innovation améliore la qualité de la mesure, grâce à un groupe de pesage plus robuste et plus fiable que les modèles utilisés au début du XIXe siècle. »(6)

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Ci-dessus : 18 juillet 1846. Mariage de Charles Guillaume Testut et d'Anne Marie Matter. État civil reconstitué de Paris. Mariages V3E/M 955. Vue 10. Le couple aura deux enfants : Charles Adolphe Testut, né le 14 août 1848 à Paris, et Caroline Ide Testut, née le 19 mai 1855 à Paris également.

Le 18 juillet 1846, Charles Guillaume Testut épouse à Paris Anne Marie Matter, fille de Jean Georges Matter, journalier à Alteckendorf (Bas-Rhin) et de Marguerite Klein. Succédant à Denis Cresson Testut, son père, Charles Guillaume Testut fait déplacer l'atelier de Mirepoix à Corbeil-Essonne, dans les Moulins du Perray, aujourd'hui disparus. En 1850, il fonde les « Établissements Ch. Testut », société anonyme au capital de 10 000 000 francs. Le siège social et l'atelier se situent au nº 8 de la rue Popincourt, dans le 11e arrondissement de Paris. Charles Guillaume Testut ouvre ensuite un second atelier à Viry-Châtillon

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Ci-dessus : 14 août 1848. Naissance de Charles [Auguste] Adolphe Testut. Archives de Paris. État-civil reconstitué. Naissances. V3E/N 2106. Vue 20.

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Ci-dessus : 9 mars 1878. Mariage de Charles Auguste Adolphe Testut et de Joséphine Catherine Ziegler. Archives de Paris. 1878. Mariages. 11 V4E 3986. Vue 7.

Né le 14 août 1848 à Paris, Charles Auguste Adolphe Testut, fabricant d'instruments de pesage demeurant rue Popincourt nº 10 et 12, fils de Charles Guillaume Testut et d'Anne Marie Matter, épouse le 9 mars 1878 à Paris Joséphine Catherine Ziegler, 19 ans, sans profession, demeurant avec ses père et mère à Paris, rue Popincourt nº 28, fille de Simon Ziegler, étameur, et de Marie Justine Pierre. Parmi les témoins de ce mariage figure Jules Rives, négociant, âgé de 31 ans. Sa présence constitue en la circonstance un dernier souvenir du passé mirapicien de la famille Testut. Jules Rives est en effet un cousin mirapicien de Charles Auguste Adolphe Testut, via le mariage de Denis Cresson Testut en 1817 avec Constance Caroline Fouet, fille de Marie Paule Rives.

Née le 19 mai 1855 à Paris (7), Caroline Ide Testut, fille de Charles Guillaume Testut et d'Anne Marie Matter, épouse le 23 mai 1878 à Saint-Maur des Fossés (Val de Marne) (8) Pierre Alexandre Taittinger, fils de Simon Taittinger, cultivateur en1851, journalier en 1854, briquetier en 1857, et d'Élisabeth Haudot, journalière en1854, concierge en1857. Professeur en 1878, Pierre Alexandre Taittinger devient ensuite ingénieur, puis industriel, administrateur de la Compagnie Internationale des Wagons Lits, et maire adjoint de Saint-Denis. Né le 4 octobre 1887 à Paris, Pierre Charles Taittinger, fils de Pierre Alexandre Taittinger et de Caroline Ide Testut, fondera en 1932 à Reims la maison de vins de Champagne qui porte son nom

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Ci-dessus : 7 juin 1889. Naissance de Charles Rodolphe Testut. Archives de Paris. 1889. Naissances. 11 V4E 6532. Vue 26.

Né le 7 juin 1889 à Paris, Charles Rodolphe Testut, fabricant d'instruments de pesage, fils de Charles Auguste Adolphe Testut et de Joséphine Catherine Ziegler, succède à Charles Auguste Adolphe Testut, son père, à la tête de l'entreprise de pesage Testut fondée en 1820 par son arrière-grand-père Denis Cresson-Testut. Il meurt le 15 janvier 1982 à Perreux-sur-Marne.

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D'autres usines Testut ont été créées depuis 1850 : dans l'est et le sud de la France, à Lunéville, Port-sur-Saône, Toulouse, ainsi qu'à Béthune après la fusion avec la société Aequitas en 1971 ; puis à La Mulatière près de Lyon après la reprise de l'entreprise Trayvou en 1979.

En 1982, la mort de Charles Rodolphe Testut sonne la fin de l'entreprise familiale Testut. En 1983, après avoir racheté en 1981 la société Terraillon (autre entreprise de pesage), le Groupe Bernard Tapie rachète la société Testut. En 1990, la société Lutrana (autre entreprise de pesage encore), rejoint le groupe Testut.

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En 1995, Testut se trouve transféré au CDR, filiale du Crédit lyonnais chargée de gérer les actifs industriels de la banque, dont Bernard Tapie est alors débiteur. En 1999, le groupe américano-suisse Mettler Toledo, numéro un mondial du pesage, devient propriétaire de Testut. En 2003, l'entreprise Testut fait l'objet d'une liquidation définitive.

Conclusion

L'histoire de la famille est celle d'une suite d'hommes entreprenants qui ont su évoluer, i.d. passer du métier de maçon à celui de coutelier, puis du métier de coutelier à celui de balancier ; qui ont su faire preuve d'esprit d'invention ; qui ont su développer une entreprise pour diffuser leurs inventions ; qui ont su se choisir des compagnes issues du même milieu que le leur, susceptibles de les accompagner dans leur travail quotidien ; etc. Avec ses trois mariages successifs, dans un climat économique certes différent, Charles Rodolphe Testut apparaît comme la figure de la pente descendante.

Il semble que, dans cette aventure entrepreneuriale, le souffle révolutionnaire ait joué un rôle moteur. Quand, le 16 brumaire an III (6 novembre 1794), Jean Testud déclare à Mirepoix la naissance de Denis Cresson Testut, en donnant à son fils premier-né le prénom prescrit par le calendrier révolutionnaire (9), il témoigne d'une sorte de nouvelle foi en des valeurs qui seront, malgré des traverses, celles d'un siècle de progès. À travers ses enfants et petits-enfants, il aura fait la preuve, qu'à partir de Mirepoix, un fils de maçon peut être à l'origine d'une réussite industrielle d'un siècle et demi.

Notes

1. 14 août 1792. Mariage de Jean Testut et de Marianne Arcidet [Arcizet]. Archives dép. de l'Ariège. Mirepoix. Baptêmes, Mariages (1787-1792). Document 1NUM6/5MI665. Vue 206.

2. 5 brumaire an II (26 octobre 1793). Naissance de Denis Testut. Mirepoix. Naissances (1793-An V). Document 1NUM1/5MI666. Vue 6.

3. Sixième jour de la première décade du deuxième mois de l'an II (27 octobre 1793). Décès de Denis Testut. Mirepoix. Décès (1793-An X). Document 1NUM1/5MI667. Vue 67.

4. Vingt et unième jour du deuxième mois de l'an II (11 novembre 1793). Décès de Marianne Arcidet (Arcizet). Mirepoix. Décès (1793-An X) . Document 1NUM1/5MI667. Vue 71.

5. Le prénom Cresson correspond à la date du 17 brumaire dans le calendrier révolutionnaire, créé par Fabre d'Églantine. Cf. Christine Belcikowski. Haro sur le style esclave !.

6. Source : Wikipedia. Attention : l'article comporte des erreurs concernant les prénoms des différents membres de la famille Testut.

7. 19 mai 1855. Naissance de Caroline Ide Testut. État civil reconstitué de Paris. Naissances V3E/N 2106. Vue 28.

8. 23 mai 1878. Mariage de Pierre Alexandre Taittinger et de Caroline Ide Testut. État-civil de Saint-Maur des Fossés. 94068/1NUM68_000012. Vue 150.

9. Et que penser duprénom de Caroline Ide Testut, lequel « Ide » semble inspiré de l'antiquité romaine,i.e. des valeurs chères aux idéologues de la Révolution française ?

Classé dans : Histoire Mots clés : aucun

À Mirepoix, préhistoire du numéro 33 de la rue des Pénitents blancs

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Ci-dessus : nº 33, rue des Pénitents blancs. Cliquez sur les images pour les agrandir.

À Mirepoix, au numéro 33 de la rue des Pénitents blancs, s'élève la belle bâtisse, de style Restauration, dont la photographie se trouve reproduite ci-dessus. La construction de cette bâtisse remonte aux années 1830. Elle s'est faite sur la base de deux lots plus anciens, occupés autrement au XVIIe et au XVIIIe siècle. J'ai consulté les compoix correspondants afin d'en savoir plus sur ces occupations antérieures.

1. Au XVIIe siècle

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Ci-dessus : extrait du plan dressé par Alain Marmion à partir du compoix de 1666 [qui n'est initialement assorti d'aucun plan]. Cf. Site Marmion.info/Relevés/Table des contribuables et plan terrier de la ville de 1766. N.B. Place Neuve ou rue de la Place Neuve ou Grand Faubourg : aujourd'hui rue des Pénitents blancs ; rue du Faubourg d'Amont : aujourd'hui avenue Victor Hugo ; [rue du] Coin de la rue de Cambajou : aujourd'hui rue du Gouverneur Laprade.

Au XVIIe siècle, à l'endroit occupé par l'actuel numéro 33, on trouve les lots 1332 et 1323. Comme indiqué par le compoix de 1666, le lot 1323 appartient aux Hoirs (héritiers) Jean Peironnet ; le lot 1332 aux Hoirs Martial Senier.

1.1. Hoirs Jean Peironnet

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Ci-dessus : Hoirs Jean Peironnet. Mirepoix. Compoix de 1666. Non paginé. Lot 1323.

« Hoirs Jean Peironnet, marchand, sont...
Magdeleine Andrieu, la veuve à Jean Peironnet (mort le 30 septembre 1653à Mirepoix), [et] leur fils ; tiennent une maison à deux planchers (étages) et en sotoul (rez-de-chaussée) au Grand Faubourg sive (ou) à la [rue de la] Place Neuve, marchant sur Jacques Bousquet, marchant sur lui ; y a un patu et un jardin. Confronte d'auta Jacques Bousquet et la rue du Faubourg d'Amont ; cers les Hoirs Senier ; midi ledit Bousquet, lesdits Hoirs, ledit Bousquet, et la rue de la Place Neuve. Contient y compris le patu, quarante-huit cannes maison moyenne, patu dix cannes faible, jardin un rusquet et demi bon ; de compoix deux livres deux sols huit deniers… »

1.2. Hoirs Martial Senier

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Ci-dessus : Hoirs Martial Senier. Mirepoix. Compoix de 1666. Non paginé. Lot 1332.

« Hoirs Martial Senier sont…
Damoiselle Magdeleine Senier, femme à Monsieur Jean François Deloun, juge du marquisat de Mirepoix ; tient une maison au Grand Faubourg sive à la Place Neuve, marchant sur Hoirs Jean Peironnet, et les Hoirs Jean Peironnet sur lesdits Senier ; y a un jardin. Confronte d'auta les Hoirs Jean Peironnet ; cers Joseph Chabaud, cordier ; midi lesdits Hoirs Peironnet et le coin de la rue de Cambajou ; aquilon lesdits Hoirs et le coin de la rue de la Place Neuve. Contient douze cannes, estimé six cannes bonne, six cannes moyenne, jardin demi rusquet bon ; de compoix une livre neuf sols dix deniers… »

On notera ici les diverses imbrications, qui se situent au niveau des étages :
— Les Hoirs Peironnet « marchent » sur Jacques Bousquet, et réciproquement.
— Les Hoirs Martial Senier « marchent » sur les Hoirs Jean Peironnet, et réciproquement.

1.3. Jacques Bousquet

Jacques Bousquet, pâtissier, tient la maison située au coin de la rue de la Place Neuve (aujourd'hui rue des Pénitents blancs) et de la rue du Faubourg d'Amont (aujourd'hui avenue Victor Hugo). Cette maison subsiste aujourd'hui, quasi intouchée. Elle fournit par suite un repère commode relativement à l'actuelle maison numéro 33 de la rue des Pénitents blancs.

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Ci-dessus : Jacques Bousquet. Mirepoix. Compoix de 1666. Non paginé. Lots 1318-1819.

« Jacques Bousquet, pâtissier, tient...
une maison à deux planchers au Grand Faubourg, marchant sur Hoirs Jean Peirronet et lesdits Hoirs marchant sur lui pour le dernier. Confronte d'auta la rue du Faubourg d'Amont ; cers et midi Hoirs Jean Peironnet ; aquilon lesdits Hoirs et la rue de la Place Neuve. Contient vingt cannes, estimé quinze cannes bonne, cinq cannes moyenne ; de compoix deux livres deux sols huit deniers ci… »

2. Au XVIIIe siècle

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Ci-dessus : extrait du plan 3 du compoix de 1766. « Moulon de partie du Faubourg d'Amont, le Grand Faubourg Saint Jammes, rue de la Trinité, partie de celle des Houstalets, rue de la Porte d'avail, rue Courlanel, le Grand Couvert, Place Saint Maurice et Grande Place. »

Concernant les lots qui appartenaient aux Hoirs Peironnet et aux Hoirs Martial Senier en 1666, les imbrications se trouvent en 1766 plus compliquées encore.

Désormais classés autrement, ces lots correspondent aux numéros 114 et 115 du plan 3 du compoix. Guillaume Sabatier, vitrier de la ville de Mirepoix, tient le lot 114 ; Jean Gaubert, hôte (aubergiste), le lot 115, sachant qu'il tient aussi le lot 113, qui appartenait en 1666 à Jacques Bousquet, pâtissier.

2.1. Jean Gaubert, hôte

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Ci-dessus : Jean Gaubert. Mirepoix. Compoix de 1766. Volume 1, p. 29. Nºˢ 113 et 115.

« Le Sieur Jean Gaubert, hôte de la ville de Mirepoix, tient...
Premièrement, huit cannes un huitième, maison lui servant de cave et une canne latrines à la rue de la Place Neuve. Et Porte d'Amont, . Et ledit Gaubert tient joignant ladite maison et au-dessus du derrière de celle dudit Guillaume Sabatier, dix cannes et demie d'une chambre après laquelle il tient les latrines ci-dessus citées, avec un escalier pour monter de sa maison à ladite chambre. Confrontant d'auta ladite maison ; du midi le [Sieur] Guillaume Sabatier ; cers le Sieur Guillaume François Amiel ; d'aquilon ladite rue ; estimé trente livres de rente, alivré une livre ci… »

« Plus, vingt-sept cannes et demie, maison et autres couverts à la rue de la Place Neuve ou Porte d'Amont faisant coin à celle du Faubourg d'Amont ; le sieur Gaubert tient pour trois cannes sur la boutique de Guillaume Sabatier, et ledit Sabatier tient pour deux cannes et demie sur la maison dudit Gaubert. Confronte d'auta et aquilon lesdites rues ; cers en trois endroits petite partie d'aquilon et midi en deux endroits ledit Sabatier, et pour le restant de petite partie du midi ladite rue du Faubourg d'Amont ; estimé soixante-quinze livres de rente, alivré deux livres et dix sols ci… »

Jean Gaubert (19 août 1715, Mirepoix - 20 décembre 1789, Mirepoix), hôte, marié à Germaine Francezy, est fils de Mathieu Gaubert, hôte, né en 1678 à Saint-Michel-de-Lanès, et d'Élisabeth Gaubert ; petit-fils d'Arnaud Gaubert, boucher, né à Saint-Michel-de-Lanès, et de Jeanne Clamet.

2.2. Guillaume Sabatier, vitrier

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Ci-dessus : Guillaume Sabatier. Mirepoix. Compoix de 1766. Volume 1, p. 17. Nº 114.

« Guillaume Sabatier, vitrier de la ville de Mirepoix, tient...
Premièrement, quarante-huit cannes trois quarts maison ou autres couverts, quatorze cannes et demie cour ou ciel ouvert, et quatre-vingt-dix-sept cannes et demie jardin à la rue de la Place Neuve et Porte d'Amont. Ledit Sabatier tient deux cannes et demie sur la cuisine du Sieur Jean Gaubert et tient encore le dessus d'une autre maison du Sieur Gaubert, et le Sieur Gaubert tient une chambre joignant cette dite maison de dix cannes et demie sur le derrière de la maison dudit Sabatier avec un degré pour monter à ladite chambre joignant ladite chambre du Sieur Gaubert avec des latrines d'une contenance d'une canne. Confronte d'aouta en trois endroits et du midi en deux endroits la maison du Sieur Jean Gaubert ; dudit auta la rue du Faubourg d'Amont ; midi et petite partie de cers rue du Coin de Cambajou ; cers le Sieur Guillaume François Amiel ; aquilon et cers pour les latrines ledit Sieur Amiel ; audit cers et midi pour les latrines ci-dessus citées ledit Sieur Gaubert ; dudit cers ledit Sieur Guillaume François Amiel ; aquilon et restant de cers ledit Sieur Gaubert ; du restant d'aquilon ladite rue de la Place Neuve ou Porte d'Amont ; estimé le tout soixante livres de rente, alivré deux livres-ci… »

Le 18 août 1720 à Mirepoix, le Sieur Guillaume Sabatier, marchand vitrier, qui sait signer, est parrain de Guillaume Roch Sabatier, fils de Jean Sabatier, maître tailleur, et de Marguerite Penabaire. Ce Guillaume Roch Sabatier pourrait être le vitrier qui occupe en 1766 le nº 114 du plan 3.

3. En 1791

En 1791, la découpe administrative de la ville a changé. La numérotation des lots de la propriété foncière ne se fait plus alors dans le cadre des anciens moulons, mais dans celui des sections A, B et C, sections dont le périmètre ne recoupe pas celui desdits moulons. Il s'en suit que tous les numéros des lots de 1791 sont différents de ceux des lots de 1766.

L'État de la population de Mirepoix en 1793 fournit, assortis parfois de quelques maigres indications, les noms et adresses des personnes qui remplacent à cette date les propriétaires des lots de 1766. Soit, dans le cas qui nous intéresse ici :

— Section C Nº 272 [ancien lot 113 du plan 3 de 1766]. Baptiste Gaubert, traiteur.
— Section C Nº 273 [ancien lot 114 du plan 3 de 1766]. Hers Amiel. Maison, boutique. Locataires : [Étienne] Fouet aîné, maître perruquier, marié à Marie Bauzil, et François Fouet, perruquier, marié à Marie Paule Rives ; Germain Boudouresques, marchand.
— Section C Nº 274 [ancien lot 115 du plan 3 de 1766]. Jacques Amiel. Maison d'habitation.

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Ci-dessus : extrait du rôle de la population de Mirepoix en 1793. Section C. Non paginé. Non numéroté.

[Jean] Baptiste Gaubert (27 février 1751, Mirepoix - 25 novembre 1826, Mirepoix), traiteur, marié à Marie Lados, est fils de Jean Gaubert (19 août 1715, Mirepoix - 20 décembre 1789, Mirepoix), hôte, et de Germaine Francezy.

Jean Baptiste Amiel (né le 9 novembre 1767 à Mirepoix), négociant, marié à Jeanne Cruzol, fille de Jean Charles Cruzol, négociant en grains à Castelnaudary ; et Jacques Amiel, marchand, marié à Marie Monique Brustier, marchande épicière, fille de Jean Clément Brustier, marchand droguiste, et de Marguerite Rouger ; sont fils tous deux de défunt François Amiel, marchand, et de Madeleine Autier. À noter que Anne Amiel, sœur de Jean Baptiste Amiel et de Jacques Amiel, a épousé le 8 janvier 1787 Jean Baptiste Boudouresques.

4. En 1800

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Ci-dessus : extraits du rôle de la population de Mirepoix en 1800. Non paginé.

— Baptiste Gaubert, devenu hôte, et sa famille continuent d'occuper le nº 272 de la section C.
— Pierre Cathala, purgeur, et sa fille ont remplacé les locataires des Hers Amiel au nº 273 de la section C.
— Jacques Amiel, provisoirement absent, tient toujours avec Marie Monique Brustier, son épouse, le nº 274 de la section C. Le couple se trouve aidé dans son commerce par Jacques Autié, parent de Jacques Amiel.

Pierre Cathala, purgeur, veuf de Germaine Couderc, né circa 1748 à Saint-Quentin, est fils d'Antoine Cathala, de Saint-Quentin, et de Madeleine Boudouresques, de la Bastide de Bousignac.

5. En 1804

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Ci-dessus : extrait du rôle de la population de Mirepoix en 1804.

En 1804, le nº 272 de la section C demeure occupé par Jean Baptiste Gaubert, aubergiste, et les siens. Requis par la conscription, Jean Yves Gaubert, 20 ans, est « à l'armée ». Le nº 273, comme indiqué ci-dessus, se trouve utilisé par la famille Amiel. Le nº 274 demeure la résidence de Jacques Amiel, épicier, et des siens.

6. En 1827

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Ci-dessus : extrait du rôle de la population de Mirepoix en 1827. Ce rôle n'indique plus les noms de toutes les personnes qui vivent sous un même toit, mais seulement leur nombre. Il se borne à enregistrer les noms des chefs de famille ainsi que le statut, propriétaire locataire, de chacun de ces derniers.

En 1827, le nº 272 de la section C se trouve occupé par Jean Yves Gaubert, 43 ans, propriétaire, fils de l'ancien aubergiste Jean Baptiste Gaubert. Jean Yves Gaubert semble y vivre seul, en rentier. Devenu propriétaire du nº 273, il le loue à Pierre Campagne, descendant d'une lignée d'aubergistes installée naguère rue du Grand Faubourg d'Amont, puis sous le Grand Couvert, marié depuis le 11 août 1813 à Anne Gaubert, fille de Jean Baptiste Gaubert, d'où sœur de Jean Yves Gaubert. Jean Silvestre Brustier, quant à lui, tient le nº 274.

Jean Silvestre Brustier, marchand droguiste, né le 31 décembre 1760, fils de Clément Brustier, marchand droguiste, et de Marguerite Rouger, marié le 24 janvier 1784 à Marianne Bauzil, est un frère de Marie Monique Brustier, mariée le 30 mars 1785 à Jacques Amiel, d'où le beau-frère de ce dernier. Jean Clément Brustier, fils de Jean Silvestre Brustier, sera plus tard négociant. Joseph Sylvestre Clément Brustier, petit-fils de Jean Silvestre Brustier, jouira tranquillement de son statut de propriétaire. Il épousera le 7 octobre 1856 à Mirepoix Jacquette Adèle Pons-Tande, fille de Louis Baptiste Pons-Tande (1), député de l'Ariège [qui a donné son nom à notre cours Louis Pons-Tande], et de Jeanne Marie Madeleine Irma Rouger, descendante d'une longue lignée de notaires qui a donné plusieurs maires à Mirepoix.

7. En 1836

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Ci-dessus : aujourd'hui, nº 33, rue des Pénitents blancs.

Le rôle de la population de Mirepoix en 1836 ne fournit plus les adresses des administrés, mais seulement le numéro général de chacun d'entre eux et le numéro de chaque ménage. Il ne permet donc pas de trouver qui possède et habite à cette date la belle demeure, de style Restauration, édifiée sur la base des anciens numéros 273 et 274 de la section C. L'identité de la personne qui était propriétaire de cette demeure en 1836 reste à rechercher aux Archives départementales. Mais il s'agit là d'une autre histoire, qui viendra après la préhistoire du numéro 33 de la rue des Pénitents blancs, telle que j'ai tenté de l'établir ci-dessus.

1. Cf. Christine Belcikowski. La dormeuse blogue. Raymond Escholier. Quand on conspire.

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Qu'est-ce que le bien ?

Rédigé par Belcikowski Christine Aucun commentaire

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Ci-dessus : Aristote et les savants arabes. Enluminure du Kitab Mukhtar al-Hikam wa-Mahasin al-Kilam d'Al-Mubashir. XIIIe siècle. Ms Ahmed III 3206. Topkapi Museum. Istanbul

On raconte à propos du calife Al-Ma'mûn, né à Bagdad le 13 septembre 786, mort à Tarse le 9 août 833, fils du calife Hârûn ar-Rachîd (celui des contes des Mille et Une Nuits), qu'il a vu un jour Aristote en rêve et qu'il lui a demandé ce qu'est le bien.

« Al-Ma’mûn vit, dans son rêve, un homme de teint blanc tirant vers le rouge, avec un large front, des sourcils qui se touchent, une tête chauve, des yeux bleu sombre et de beaux traits, assis sur son siège. Al-Ma’mûn dit : « J’étais, en face de lui, rempli de crainte. Je lui demandai : Qui es-tu ? Il dit : “Je suis Aristote”. Je fus enchanté de me trouver avec lui et je lui demandai : »

« Qui es-tu ?
Il dit :
— Je suis Aristote, le Sage.
Je fus enchanté de me trouver avec lui et je lui demandai :
— Ô philosophe, puis-je te questionner ?
— Questionne.
— Qu'est-ce que le bien ?
— Ce qui est conforme à l'esprit.
—Et ensuite ?
— Ce qui est bien selon la Loi.
— Et ensuite ?
— Ce qui est bien selon l'opinion des gens.
— Et ensuite ?
— Il n'y a pas d'ensuite.» 1

1. Ibn an-Nadîm : Al-Fihrist [Le Catalogue]. G. Flügel (édit.). Leipzig. 1881-1882. Vol. II, p. 243. Cité par Ahmed Djebbar. In L'âge d'or des sciences arabes, p. 18. Le Pommier. 2013.

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