Christine Belcikowski

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À propos de la famille Derro-Mondot. Une généalogie. 1. Côté Derro

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Cette généalogie Derro-Mondot m'intéresse, non seulement pour des raisons personnelles que l'on verra ci-dessous, mais aussi pour des raisons socio-historiques qui pourront, du moins je l'espère, intéresser d'autres que moi. On y passera par le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Mexique, la Seine-et-Marne, la Haute-Garonne, et l'Ariège...

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Ondes

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Ondes, vibrations,
flèches sans destination,
pourtant directrices de nos existences terraquées,
je dirai quelque jour votre prose sans points,
flèche qui va,
sans souci des échos,
flots et jusants,
bonaces, foudres,
brisants.
Mais je dirai aussi votre poésie sans objet
qui est lot du pauvre,
car on y perd, jour après jour,
son ancrage,
qui est de la moule au rocher,
et ses mots,
qui sont de bois,
celui dont on a cru jadis faire des flûtes.
Reste la girouette
qui grince sur le toit.

Ô table subtile !

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Ô table subtile
des couleurs, des matières et des formes,
clavier du Père Castel
et autres passants
du montrer sans dire,
ô clés des champs, des songes,
qui touchez aux vieilles serrures
de l’inexprimable,
ô jeu d’orgue de nos corps, nos os,
qui sentent sans penser,
et montrent sans savoir,
comme la queue du paon
quand il fait la roue.

À partir des années 1800, autres épisodes dans l'histoire de la famille Barrière

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barriere_destinees_19e.jpg

Ci-dessus : devenir de la famille Barrière à partir des années 1800 ; généalogie partielle.

Délaissant peu à peu Arvigna après la Révolution, qui a leur a fourni l'occasion d'exercer leurs premières fonctions municipales, les Barrière gagnent au cours du XIXe siècle Mirepoix, Pamiers, Toulouse. On trouve parmi eux un pharmacien, plusieurs médecins, un percepteur, un banquier, un grand minotier, deux avocats, dont l'un deviendra un grand historien. Après Antoine Jean Baptiste Noël Barrière et Antoine Bernard Barrière, son fils, qui ont été maires d'Arvigna, Jean Joseph Bernard Barrière sera maire de Pamiers ; Gabriel Louis Hipolite Barrière maire des Allemans ; et Bonaventure Casimir Barrière-Flavy, maire de Puydaniel.

tourducrieu_chateau.jpg

Dans les années 1800, c'est probablement Thomas Bonaventure Barrière, célibataire, qui achète le château des Allemans et l'ensemble des terres attenantes. Gabriel Louis Hipolite Barrière hérite de son grand-oncle le château en question. Progressivement remodelé au cours du XIXe siècle, ce bien restera dans la famille Barrière jusqu'en 1987, date à laquelle, racheté par la commune de la Tour-du-Crieu (nouveau nom des Allemans depuis l'année 1915), l'ancien château des viguiers des Allemans devient la nouvelle mairie de la Tour-du-Crieu. (1)

tourducrieu_mairie.jpg

Ci-dessus : vue actuelle de l'ancien château des Allemans, devenu mairie de La Tour-du-Crieu.

Le 19 mai 1855, c'est également Thomas Bonaventure Barrière, toujours célibataire, qui achète au comte de Terssac le château de Lissac, ou château de Gentillac, du nom d'un écart situé entre Lissac et Saint-Cirq, près de Saverdun et de Cintegabelle. Bonaventure Casimir Barrière-Flavy hérite ensuite de son grand-oncle le château en question. À noter que, maire de Puydaniel, le même Bonaventure Casimir Barrière a également habité ou possédé le château de Puydaniel.

À lire aussi :
Dans la famille Barrière d'Arvigna. D'un inconnu à un historien célèbre
Arvigna au XVIIIe siècle. Tentative de généalogie de la famille Barrière au hameau de Languit

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1. Cf. Joseph Quérol. La Tour-du-Crieu. Livre II, pp. 217-223. Imprimerie de Ruffié. Foix. 2018.

Classé dans : Histoire Mots clés : aucun

De loin

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Un peu courbé par l’âge, coiffé d’un petit chapeau,
cet homme qui passe sous le grand couvert,
ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre,
c’était mon père.
Je le reconnais de loin,
mais il passe sans me voir
et il disparaît sous la porte gothique,
dont je ne saurai jamais où elle le conduit,
ailleurs, si loin que même si je l’appelais,
ma voix ne l'atteindrait pas.
Je le reconnais aussi sur une carte postale d'autrefois,
ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre,
jeune et beau dans l'encadrement d'une porte ruinée,
rongée de lierre et assiégée par les arbres
qui ont envahi la cour d'un château oublié.
Je le reconnais sans le connaître déjà
puisque je ne suis rien encore dans son monde.
Il regarde quelque chose dans l’ouvert de la photographie,
j’aimerais qu’il me voie,
mais il ne me voit pas,
et si par miracle, il me voyait,
lui, dans l’encadrement d’une porte ruinée,
moi, devant une carte postale d’autrefois,
inconnus l’un à l’autre,
qu’aurions-nous à nous dire ?
Ô voix qui ne sonnent pas ! Ô regards qui se perdent !

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