De l’histoire locale, trop souvent méprisée

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Ci-dessus : à Mirepoix, quelques figures de l’histoire locale.

De l’histoire locale, trop souvent méprisée, j’entreprens de montrer ici qu’il convient de la penser comme le lieu de l’universel, autrement dit comme le lieu du vivant. L’historien Paul Leuilliot (1897–1987), grand contributeur des Annales, observe qu’une telle histoire se veut « plus qualitative que quantitative », « plus différentielle » 1Paul Leuilliot : « L’histoire locale est une histoire différentielle. Elle s’efforcera donc de mesurer l’écart entre l’évolution générale et l’évolution particulière des localités ». que générale, plus libre que normée, et, cerise sur le gâteau, plus proche de nos désirs d’histoire, ou d’histoires, que l’histoire réputée « grande ». C’est, dit-il, « une histoire de l’individuel » 2Paul Leuilliot. Problèmes de la recherche : V. Défense et illustration de l’histoire locale. In Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. Année 1967. Volume 22. Numéro 1, pp. 154-177.. Tope-là ! Qu’y a-t-il de plus vivant que l’individuel ? Qu’y a-t-il de plus universel que le vivant ?

Au-delà des données quantitatives, chiffres et statistiques dont la « grande » histoire fait aujourd’hui si grand cas, il y a, dans le passé, des hommes et des femmes, qui ont arpenté la même contrée, les mêmes paysages, le même bourg ou village, la même place, les mêmes rues que l’historien local, et qui ont vécu là, aimé, souffert, de la même façon que l’historien en question. C’est le constat de cette communauté d’appartenance, fondée sur le partage d’un même lieu, qui ressort de la lecture attentive des registres paroissiaux ou civils, des compoix, des registres notariaux, des registres fiscaux, des rôles de population, etc. C’est le constat de cette communauté d’appartenance, fondée sur le partage d’une même destinée, qui force l’intérêt quant aux histoires de vie des uns et des autres, notables ou obscurs, et qui mène à la découverte de ces « drames inconnus » 3Les drames inconnus constitue le titre générique d’un ensemble de romans inspirés à Frédéric Soulié dans les années 1840 par les souvenir de son enfance ariégeoise. dont parle Frédéric Soulié, et dont il a été victime lui aussi, dans sa prime enfance à Mirepoix 4In Melchior Frédéric Soulié, Ariégeois mal-aimé, Ariégeois quand même. Livre à paraître. Je cherche un éditeur…. C’est le constat de cette communauté d’appartenance, fondée sur le partage d’une histoire sans fin, qui inspire le sentiment d’une sorte de devoir de mémoire, et qui nourrit la longue patience nécessaire à la lecture, forcément ingrate, de vieux papiers rédigés d’une plume crissante, hermétique parfois, ou encore hasardeuse.

Le propre de l’histoire locale au demeurant, c’est de coller aux sources. Point de modèle opératoire, point de préalables de visée qui tiennent ici. On part des actes consignés dans les registres paroissiaux ou civils, et on les cite, car ceux-ci font foi. Il arrive de la sorte que l’on ait à corriger certaines erreurs perpétuées par des générations d’historiographes qui ont omis de remonter à la source. Je viens justement de le constater encore. D’après Georges Martin dans Histoire et généalogie de la maison de Lévis 5Georges Martin. Histoire et généalogie de la maison de Lévis, p. 177. Imprimerie Sud Offset. 42150 La Ricamarie. 2007., Louis Hercule de Lévis Ventadour, évêque de Mirepoix de 1655 à 1679, serait mort à Montpellier en décembre 1678 et inhumé dans la cathédrale Saint Pierre de Montpellier. Or, Monseigneur de Lévis Ventadour est mort en rentrant des Etats de Montpellier, le 6 janvier 1679 au château de Pouzols dans le Minervois, et il a été enseveli dans la cathédrale de Mirepoix le 10 janvier 1789 6Cf. Christine Belcikowski. En 1678, lettre de l’évêque de Mirepoix au marquis de Mirepoix.. D’aucuns tiendront que la différence est mince, mais la lecture du registre paroissial nous renseigne quant à la qualité de l’hommage rendu au défunt prélat par sa parentèle – le Marquis de Mirepoix, le Marquis de Gaudiès -, par son clergé, et par ses fidèles, représentés là par les différentes confréries et par « un grand nombre de peuple ». De quoi se souvenir qu’indépendamment de sa charge de pasteur des âmes, l’évêque, à la fois nommé par le pape et accrédité par le roi, exerçait sous l’Ancien Régime une fonction administrative comparable à celle des actuels préfets.

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« son corps estant porté dudit lieu de pouzols : Mr Le Sacristain, avec son vicaire et dix autres prestres ont esté le recevoir vis à vis de La mettairie de Niort ou est lextremité de La paroisse avec les penitens blancs, de La il a esté conduit aux cordeliers dou Messieurs du chapitre les Trinitaires Les cordeliers et les penitens blus sont venus le prendre a deux cens pas du couvent desdits cordeliers accompagnés de Mgr le Marquis de Mirepoix gouverneur et Lieutenant general pour le Roy en La province de foix, de Mr le Marquis de Gaudies et un grand nombre dautres personnes. ensuite ayant esté mis en depost dans Ladite Eglise pour un iour et deux nuits : le dixieme du courant on a esté querir ledit corps audit couvent, dou il a esté porté dans LEglise cathedralle, en cet ordre, premierement marchaient quarante pauvres que mon dit seigneur de Mirepoix avait faict habiller portant chacun un cierge allumé de cire blanche, ensuite les penitens blancs, Les blus, Les Cordeliers, les Trinitaires, le seminaire et le chapitre, quatre Mrs les plus anciens chanoines revestus de chapes portoient Le drap, precedés dun acolyte portant la crosse en bas, Le corps ensuite habillé de tous les habits pontificaux estoit porté par quatre prebendiers, ayant chacun a son costé un des chanoines moins anciens, les officiers de la maison du defunct portoient douze flambeaux de cire blanche, et vingt jeunes hommes de la ville en portoient un chacun de cire jaune que mondit seigneur le marquis de Mirepoix avait fournis. Les deux aumosniers du defunct estoient aussi pres du corps en surpelis bonnet et manteau long : Mr le prevost du chapitre faisoit loffice et Le Deuil estoit composé de Mondit Seigneur le Marquis de Mirepoix, de Mr le marquis de Gaudies et de Mr le vicomte de leran suivis de quelques gentilshommes et dun grand nombre de peuple : le convoy estant arrivé a leglise apres avoir chanté un nocturne, celebré une grand messe, et fait L’éloge funèbre par le père du fournel Jésuite et labsoute par les quatre plus anciens chanoines et lofficiant Le corps a esté enterré environ une heure et demy après midy » 7Archives dép. de l’Ariège. Mirepoix. Document 1NUM1/5MI663 (1676-1679). Vue 113-114. Orthographe originale.

Le propre de l’histoire locale, c’est aussi de coller au concret, à la vie de tous les jours, j’allais dire à la vraie vie. On sait par les compoix et par les premiers rôles de population, où chacun avait jadis son propre « feu », et l’on peut ainsi voir ou visiter chacune des maisons correspondantes. Car la plupart des maisons du vieux Mirepoix se sont conservées, même sous la disgrâce du rechampi, ou, pire encore, de l’affreux crépi des années 1950. Quand on se trouve reçu dans l’une ou l’autre de ces maisons et qu’on la visite de la cave au grenier, on entre physicaliter dans la dimension du passé ; et, pourvu qu’on vienne là suffisamment frotté d’archives pour savoir qui étaient les anciens occupants de la maison, leurs fantômes sont au rendez-vous, ils marchent à votre rencontre.

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Il fait froid encore en cet après-midi du 21 germinal an III (10 avril 1795), un feu brasille dans la cheminée, la plupart des clients prennent le café, d’autres sont occupés à jouer au billard. Le citoyen Louis compte six cents livres en assignats à la citoyenne Pas, sur un buffet, à côté de la porte du jardin. Venant par la traverse de la rue de Cambajou (aujourd’hui rue Gouverneur Laprade), arrive Paul Malroc de Lafage à ce moment-là.

Le très jacobin Abraham Louis donne sa version de l’incident qui s’en suit : « Le citoyen Paul Malroc, fils de Guillaume, ayant entrouvert la porte du jardin pour entrer dans la salle, le vent qui soufflait aurait emporté les assignats qui étaient sur la table, sur quoi il [Abraham Louis] aurait invité le dit Malroc à fermer la porte, que ce dernier lui aurait répondu d’un ton de hauteur et de colère… »

Le très royaliste Paul Malroc de Lafage donne ensuite sa propre version des faits : « Etant entré dans le café du citoyen Pas par la porte du jardin à l’heure de deux de l’après-midi, il [Paul Malroc] a été insulté par le citoyen Louis dit le Juif, qui lui a dit ces mots avec un ton d’arrogance et d’impéritie… » 8Source : 21 germinal an III, registre municipal de Mirepoix. Histoire à suivre quand j’aurai enfin trouvé un éditeur pour le livre que j’ai intitulé Au-delà du fleuve. L’histoire d’Abraham Louis.

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Ci-dessus : porte qui a vu passer, il y a plus de deux siècles, dans sa maison de la rue Courlanel (aujourd’hui rue du Maréchal Clauzel) les serviteurs ramenés de Chandernagor par Antoine Cairol, maire de Mirepoix, ancien capitaine d’artillerie dans l’Inde.

Outre les plus connus – Marie de Calages 9Cf. La dormeuse blogue : Dossier Calages., Henri de Calages et Pierre Pol Riquet ; Dominique Guillaume Malroc de Lafage ; Pierre François Brun 10Christine Belcikowski. Pierre François Brun, premier préfet de l’Ariège. ; Jean Baptiste Mercadier 11Cf. La dormeuse, encore : 1800-1801, Ebauche d’une description abrégée du département de l’Ariège par le Citoyen Mercadier ; Christine Belcikowski : De Mirepoix à Fontpédrouse, l’amère destinée de Jean François Gabriel Mercadier, petit-cousin de Frédéric Soulié. et Jacques Vidal 12Cf. La dormeuse blogue : Dossier Jacques Vidal.. ; Gabriel Clauzel et Bertrand Clauzel ; François Melchior Soulié et Melchior Frédéric Soulié ; Jean François Vidalat 13Christine Belcikowski. Jean François Vidalat, né à Mirepoix. Un électron libre des années révolutionnaires. et son oncle le chanoine Vidalat-Tornier ; Antoine Benoit Vigarozy 14Cf. La dormeuse blogue : Antoine Benoît Vigarosy fabuliste. ; Louis Pons Tande 15La dormeuse blogue : Raymond Escolier. Quand on conspire. ; le gouverneur Laprade et l’amiral Vallon 16Cf. François Salvaing et Jacques Carol. Le gouverneur et sa gouvernante. Le pas d’oiseau. 2015. ; Raymond Escolier et Marie Louise Escolier 17Cf. Bernadette Truno. Raymond et Marie Louise Escolier. Editions Trabucaire. 2004 ; La dormeuse : Raymond et Marie Louise Escolier. ; etc. -, il y encore parmi ce peuple de fantômes qui continue d’habiter le vieux Mirepoix, une foule d’obscurs comme les serviteurs indiens de la famille Cayrol, François Baillé, dit La Fortouno, journalier qui logeait rue du Coin de Loubet (aujourd’hui rue Bayle), qui jouait du hautbois et qui battait Toinette Saint-Félix, son épouse ; Gabriel Coutens, gipier contre-révolutionnaire qui vendait aux bandits royaux des armes en sous-main ; Jacques Sutra, François Laffont, Dominique Jalabert, Paul Planet, Guillaume Sibra 18Cf. Christine Belcikowski. Les chemins de Jean Dabail ou la dissidence d’un fils du petit peuple de Mirepoix au temps de la Révolution française. Chapitre 8 : La bande à Dabail. L’Harmattan. 2014., tous du Rumat, qui buvaient chopine sur la place en l’an II, qui se voient signaler un jour pour tapage et ivresse, et qui accusent l’aubergiste de leur avoir servi une bouteille « courte de mesure » ; Marion Marty, dite Marionnasse, et Marie Sibra, qui volaient de l’osier dans les breils des riches ; etc. etc. J’ai mes personnages, qui font l’objet d’un fil rouge dans mes lectures d’archives ; mes complices en matière d’histoire locale ont les leurs ; le peuple des fantômes s’accroît ainsi ; les silhouettes se précisent ; le passé ressurgit, et avec lui ce que Paul Leuilliot nomme « l’invisible quotidien ». D’après moi, la vraie vie.

Plutôt que de multiplier les exemples – âge et calendrier des mariages ; rythme des naissances ; durée de vie des riches et des pauvres, des enfants, des femmes ; éventail des métiers ; condition des domestiques ; etc. – je m’arrêterai ici sur l’usage de l’eau.

A partir du moment où Mirepoix se renferme dans des remparts ceints de douves, initialement équipées de viviers, outre qu’ils ont droit de pêche dans ces viviers, les habitants disposent d’une eau facile, mais impropre à la consommation, car bientôt rendue saumâtre, puis cloaqueuse par toutes sortes de rejets 19Cf. Christine Belcikowski. Mirepoix. Une histoire d’eau. Crues, fossés, canal de Mossun et douves. Après la démolition des remparts, suivie de l’assèchement des douves, et jusque aux années 1800, les habitants de Mirepoix ne disposent plus que de deux puits publics, situés sur la place 20Cf. La dormeuse blogue 3 : A Mirepoix – Moulon de… la porte d’Aval, rue Courlanel, le Grand Couvert, place Saint Maurice et grande place – Présentation générale.. Il se trouve bien d’autres puits dans la ville, mais réservés à des propriétaires privés et renfermés dans des cours ou dans des jardins à l’intérieur desquels, entre voisins de bonne compagnie, les dits propriétaires s’en partagent invisiblement l’usage 21Compoix de 1766 : moulon 3 nºˢ 70, 100, 103, 106, 133, 151 ; moulon 2 nºˢ 182-183.. Le petit peuple, quand les deux puits de la place ne suffisent pas à ses besoins domestiques, doit aller prendre son eau au communal du bord de l’Hers. On vient là faire la lessive et, quand on se trouve sans emploi, pêcher à la ligne. En ville, pour le rejet des eaux usées et des tinettes, avant le XIXe siècle rien n’est prévu, sauf entre la rue de la porte d’Aval (aujourd’hui rue Monseigneur de Cambon) et la rue Courlanel (aujourd’hui rue Maréchal Clauzel), dans le quartier noble, sous les maisons duquel court un égout commun, qui débouche directement sur la place, au bord du couvert Saint Antoine ! Au Rumat, l’eau du béal sert à abreuver les bêtes qu’on met paître au Planel de Brau 22Cf. La dormeuse blogue 3 : A Mirepoix – Le planel de Brau. avant de les mener à l’affachoir 23Cf. La dormeuse blogue : Al Bascou, la maison de l’écorcheur ; Al Bascou – Autrefois, à l’aile du pont. ; puis à rejeter les déchets du même affachoir. Elle fournit également la vapeur dont les tisserands ont besoin pour humifier la matière des étoffes qu’ils produisent dans leurs maisons. Elle sert encore à l’alimentation des boulmières 24Cf. La dormeuse blogue 3 : Boulmières, boulmières ! dans lesquels les tanneurs de Lilo font tremper les peaux 25Cf. La dormeuse blogue 2 : A Mirepoix – Le quartier de Lilo – L’Isle et le Bascou.. Longtemps, à Mirepoix, l’odeur des douves, puis l’odeur de la place et celle du béal ont fait partie de cet « invisible quotidien » que seul l’historien local peut aujourd’hui retrouver, à la façon d’un sourcier.

Les travaux des historiens locaux, observe Paul Leuilliot, « méritent de retenir l’attention dans la mesure où ils défrichent des domaines encore mal explorés, sinon tout à fait neufs ». Ils méritent plus spécialement de retenir l’attention de la communauté, dans la mesure où ils questionnent tout à la fois le présent comme mémoire du passé, et le passé comme avenir du présent.

La dérive criminelle de Jean Dabail par exemple, fils du petit peuple de Mirepoix au temps de la Révolution française, figure d’une jeunesse misérable, qui se trompe de cause et joue contre les intérêts des siens, ne constitue pas seulement un objet de mémoire. Elle préfigure ce qui advient aujourd’hui – certes dans d’autres quartiers, pour d’autres raisons, mais sur un mode comparable -, à la fois comme retour du passé et comme avenir du présent. Souvenir du passé et conscience du devenir de la modernité ici se télescopent, faisant ainsi venir à qui lui porte suffisamment attention la conscience du « moment critique, périlleux », en quoi seulement l’histoire, grande ou petite, touche à son efficience ultime.

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Ci-dessus : intérieur de l’ancienne église de Cazazils, détail.

Autre exemple. L’ancienne église de Cazazils, près de Mirepoix, qu’une association tente aujourd’hui de sauver de la ruine, fait l’objet d’une recherche de documentation dans le cadre de l’histoire locale. Elle ne constitue pas, elle non plus, un objet de mémoire seulement. Elle préfigure dans son délabrement ce qui advient au village de Cazazils tout entier, bis repetita, à la fois comme retour du passé et comme avenir du présent ; i.e. à la fois comme retour des ruines causées au XVIe siècle par les guerres de religion, et comme avenir de ruines possiblement nouvelles.

« Avant d’être une pratique savante ou un mode d’écriture, remarque Bertrand Müller, de l’université de Genève, l’histoire locale est une ponctuation dans les représentations collectives du territoire et du paysage, lesquelles s’inscrivent dans une longue durée et renvoient non seulement aux frontières de la nation, mais à une définition « naturelle », surtout politique, économique, religieuse et culturelle du territoire » 26Bertrand Müller. Écrire l’histoire locale : le genre monographique. In Revue d’Histoire des Sciences Humaines. 2003/2 (n° 9).. A ce titre, les historiens locaux contribuent à la réflexion qu’il convient de mener au sein de la collectivité. Ils méritent donc que celle-ci leur prête davantage d’attention, partant, que leurs publications bénéficient d’une meilleure diffusion.

References   [ + ]

1. Paul Leuilliot : « L’histoire locale est une histoire différentielle. Elle s’efforcera donc de mesurer l’écart entre l’évolution générale et l’évolution particulière des localités ».
2. Paul Leuilliot. Problèmes de la recherche : V. Défense et illustration de l’histoire locale. In Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. Année 1967. Volume 22. Numéro 1, pp. 154-177.
3. Les drames inconnus constitue le titre générique d’un ensemble de romans inspirés à Frédéric Soulié dans les années 1840 par les souvenir de son enfance ariégeoise.
4. In Melchior Frédéric Soulié, Ariégeois mal-aimé, Ariégeois quand même. Livre à paraître. Je cherche un éditeur…
5. Georges Martin. Histoire et généalogie de la maison de Lévis, p. 177. Imprimerie Sud Offset. 42150 La Ricamarie. 2007.
6. Cf. Christine Belcikowski. En 1678, lettre de l’évêque de Mirepoix au marquis de Mirepoix.
7. Archives dép. de l’Ariège. Mirepoix. Document 1NUM1/5MI663 (1676-1679). Vue 113-114. Orthographe originale.
8. Source : 21 germinal an III, registre municipal de Mirepoix. Histoire à suivre quand j’aurai enfin trouvé un éditeur pour le livre que j’ai intitulé Au-delà du fleuve. L’histoire d’Abraham Louis.
9. Cf. La dormeuse blogue : Dossier Calages.
10. Christine Belcikowski. Pierre François Brun, premier préfet de l’Ariège.
11. Cf. La dormeuse, encore : 1800-1801, Ebauche d’une description abrégée du département de l’Ariège par le Citoyen Mercadier ; Christine Belcikowski : De Mirepoix à Fontpédrouse, l’amère destinée de Jean François Gabriel Mercadier, petit-cousin de Frédéric Soulié.
12. Cf. La dormeuse blogue : Dossier Jacques Vidal.
13. Christine Belcikowski. Jean François Vidalat, né à Mirepoix. Un électron libre des années révolutionnaires.
14. Cf. La dormeuse blogue : Antoine Benoît Vigarosy fabuliste.
15. La dormeuse blogue : Raymond Escolier. Quand on conspire.
16. Cf. François Salvaing et Jacques Carol. Le gouverneur et sa gouvernante. Le pas d’oiseau. 2015.
17. Cf. Bernadette Truno. Raymond et Marie Louise Escolier. Editions Trabucaire. 2004 ; La dormeuse : Raymond et Marie Louise Escolier.
18. Cf. Christine Belcikowski. Les chemins de Jean Dabail ou la dissidence d’un fils du petit peuple de Mirepoix au temps de la Révolution française. Chapitre 8 : La bande à Dabail. L’Harmattan. 2014.
19. Cf. Christine Belcikowski. Mirepoix. Une histoire d’eau. Crues, fossés, canal de Mossun et douves.
20. Cf. La dormeuse blogue 3 : A Mirepoix – Moulon de… la porte d’Aval, rue Courlanel, le Grand Couvert, place Saint Maurice et grande place – Présentation générale.
21. Compoix de 1766 : moulon 3 nºˢ 70, 100, 103, 106, 133, 151 ; moulon 2 nºˢ 182-183.
22. Cf. La dormeuse blogue 3 : A Mirepoix – Le planel de Brau.
23. Cf. La dormeuse blogue : Al Bascou, la maison de l’écorcheur ; Al Bascou – Autrefois, à l’aile du pont.
24. Cf. La dormeuse blogue 3 : Boulmières, boulmières !
25. Cf. La dormeuse blogue 2 : A Mirepoix – Le quartier de Lilo – L’Isle et le Bascou.
26. Bertrand Müller. Écrire l’histoire locale : le genre monographique. In Revue d’Histoire des Sciences Humaines. 2003/2 (n° 9).

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  • Martine Rouche at 22 h 15 min

    Une de tes complices ne peut que souscrire tristement à tes propos … Mais garde l’envie passionnée de continuer … A bientôt pour une nouvelle page de cette histoire dite « locale », dont nous savons depuis longtemps qu’elle est bien plus que ça …

  • Gironce at 22 h 48 min

    Et s’il manque une dent à la roue de l’horloge, le compte du temps sera faux.

    • La dormeuse at 22 h 51 min

      Parole d’expert, très bienvenue.

  • Françoise Brown at 22 h 20 min

    De l’importance de l’histoire locale…

  • Georges at 23 h 27 min

    Un ami commun ne disait-il pas:
    « Pauvres, voilà bien ce que nous sommes devenus. Pièce par pièce, nous avons dispersé l’héritage de l’humanité, nous avons dû laisser ce trésor au mont de piété, souvent pour un centième de sa valeur, en échange de la piécette de l’actuel »