Christine Belcikowski

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Arvigna au XVIIIe siècle. Liste des propriétaires au hameau de Languit

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Ci-dessus : à Arvigna, le hameau (1) de Languit sur la carte de l'état-major datée de 1820-1866. Le cercle tracé sur la carte signale les maisons de la famille Barrière et celle des Hers de Jean Roubichou, ancien baillif.

Le compoix d'Arvigna au XVIIe siècle comptait au mazage de Languit huit propriétaires : Jean Roubichou, baillif ; Maître Pierre Barrière, notaire royal ; Jean et Pierre Barrière, frères ; Pierre Mirouze ; Guilhaume Mirouze ; Hers de Guilhaume Mirouze ; Arnaud Mirouze ; Guilhalme Mirouze, femme de Gailhaud Cabanié.

Le compoix du même Arvigna au XVIIIe siècle ne compte plus au hameau de Languit que six propriétaires : Antoine Barrière, marchand ; Hers de Maître Ambroise Barrière, notaire ; François Barrière, bourgeois ; Hers de Jean Roubichou, ancien baillif ; Mathieu Mirouze, premier consul ; Jammes Mirouze Monine. La propriété s'est donc concentrée. Elle demeure en tout cas l'apanage des descendants des familles déjà implantées à Languit au XVIIe siècle. Point d'entrants nouveaux.

Languit, au XVIIe siècle, comprenait deux maisons en plancher st six en solier. Le même Languit, au XVIIIe siècle, comprend désormais neuf maisons en plancher. Le bâti s'est manifestement enrichi. L'altitude des toits s'est élevée. L'aspect du hameau s'en trouve modifié. Au moins visuellement, il a gagné en relief.

Petit lexique utile

  • mazage : hameau
  • auta : est
  • cers : ouest
  • midi : sud
  • aquilon : nord
  • solier, sotoul : rez-de-chaussée sans étage
  • plancher : étage
  • patu : cour découverte
  • ferratjat : champ de luzerne
  • pezeil ou pezein : pisé
  • canne² : 1,784 m²
  • Hers : héritiers
  • baillif : baille, bailli, maire.

Voici la liste des propriétaires à Languit, relevée dans le compoix d'Arvigna daté de 1754 2. Comme précédemment dans l'article intitulé Arvigna au XVIIe siècle. Liste des propriétaires au mazage de Languit, je n'ai conservé dans la liste ci-dessous que les mentions relatives au bâti et à ses entours immédiats.

1. Le Sieur Antoine Barrière, marchand (vue 10)

  • Maison en plancher, 70 cannes, et ferratjat.
    Confronts : d'auta, midi et cers, un passage pour les Hers de Maître Ambroise Barrière tant seulement ; d'aquilon lesdits Hers et un petit indivis, 4 cannes.
  • Maison en plancher, 78 cannes, et pezein, 22 cannes, jardin, aire.
    Confronts : d'auta et midi, le Sieur François Barrière, bourgeois ; cers, Hers de'Ambroise Barrière ; d'aquilon, un passage pour lesdits hers tant seulement.

2. Hers de Maître Ambroise Barrière, notaire (vue 15)

  • Maison en plancher, 40 cannes, cabanat, 5 cannes et demie, patu, 19 cannes, et ferratjat.
    Confronts : d'auta, en pointe, un passage ; midi, le Sieur Antoine Barrière, ledit passage et un petit indivis, 4 cannes, où sont les fours ; cers, ledit passage pour servir auxdits hers pour aller au sol, jardin et ferratjat, et ledit Sieur Antoine Barrière ; aquilon, le Sieur François Barrière, bourgeois.
  • Jardin et aire au même lieu.
    Confronts : d'auta, le Sieur Antoine Barrière ; midi, le Sieur François Barrière ; cers, les tenanciers (Hers de Maître Ambroise Barrière) ; aquilon, un passage pour lesdits Barrière.
  • Patu pour faire le fumier, 12 cannes.
    Confronts : d'auta, le Sieur François Barrière ; midi, le Sieur Antoine Barrière ; cers et aquilon, le passage pour lesdits tenanciers et ledit Sieur Antoine Barrière.

3. Le Sieur François Barrière, bourgeois (vue 19)

  • Maison en plancher, 50 cannes, avec sortie et ferratjat.
    Confronts : d'auta et aquilon, les rues ; midi, un passage et hers de Maître Ambroise Barrière, notaire ; cers, ledit passage pour lesdits hers de Maître Barrière et pour le Sieur Antoine Barrière.
  • Maison en plancher, 30 cannes et demie, sol et jardin.
    Confronts : d'auta, la rue ; midi, le Sieur tenancier (François Barrière) ; cers, le Sieur Antoine Barrière et Hers de Maître Ambroise Barrière, le passage pour ledit Antoine Barrière et Hers d'Ambroise Barrière ; aquilon, en pointe, ledit passage et la rue.

4. Hers de Jean Roubichou, ancien baillif (vue 22)

  • Maison haute, 33 cannes, et autre maison en plancher, 15 cannes, et autre maison en pezein, 21 cannes, avec sortie, sol, jardin et pré.
    Confronts : d'auta, hers de Jean Roubichou Micheu ; midi, Mathieu Mirouze et Hers de Pierre Mirouze ; cers, la rue ; aquilon, fossé ou ruisseau pour recevoir les eaux.

5. Mathieu Mirouze, premier consul (vue 25)

  • Maison en plancher, 31 cannes et demie, cabanat, 18 cannes et demie, sortie, aire, jardin et pré.
    Confronts : d'auta, Hers de Pierre Mirouze ; midi, Hers de Jean Roubichou, ancien baillif, un fossé mural entre deux et de moitié avec passage ; cers, Jammes Mirouze, et aire par indivis entre ledit Jammes, Hers de Pierre Mirouze et Hers de Jean Roubichou Micheu ; aquilon, lesdits Hers par indivis, lesdits Hers Roubichou Micheu, et Jean Rescanière Provençal.

6. Jammes Mirouze Monine (vue 26)

  • Maison en plancher, 13 cannes et demie, patu.
    Confronts : d'aouta, Mathieu Mirouze ; midi, un passage ; cers, Hers de Pierre Mirouze ; aquilon, indivis entre le tenancier (Jammes Mirouze) et lesdits Hers.

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Ci-dessus : vue du hameau de Languit sur la carte « napoléonienne » de 1846. Le cercle tracé sur la carte signale les maisons de la famille Barrière et celle des Hers de Jean Roubichou, ancien baillif.

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Ci-dessus : vue du hameau de Languit sur la carte IGN.

À suivre. L'enquête continue au XVIIIe siècle avec une tentative de généalogie de la famille Barrière...

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À partir du XVIIIe siècle, l'usage du mot hameau supplante celui de l'ancien mot « mazage ».

2. Archives dép. de l'Ariège. Nouveau compoix. Document 179EDT/CC1. Arvigna (1754).

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Arvigna au XVIIe siècle. Liste des propriétaires au mazage de Languit

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Ci-dessus : Arvigna sur la carte de Cassini. Fin du XVIIIe siècle.

Le hameau de Languit, partie du village d'Arvigna, dans la vallée du Douctouyre, comprend une grande et belle maison, précédée d'une allée, flanquée d'une échauguette dans sa partie haute, assortie d'un parc arboré sur sa façade arrière. À qui cette maison a-t-elle bien pu appartenir dans le passé ? C'est afin de tenter de répondre à une telle question que j'ai consulté le compoix d'Arvigna au XVIIe siècle, et le compoix du même Arvigna au XVIIIe siècle.

Voici aujourd'hui la liste des propriétaires enregistrés sur le compoix du XVIIe siècle. Attention, je n'ai conservé dans la liste ci-dessous que les mentions relatives au bâti et à ses entours immédiats.

Petit lexique utile

  • mazage : hameau
  • auta : est
  • cers : ouest
  • midi : sud
  • aquilon : nord
  • solier, sotoul : rez-de-chaussée sans étage
  • plancher : étage
  • patu : cour découverte
  • ferratjat : champ de luzerne
  • pezeil ou pezein : pisé
  • canne² : 1,784 m²
  • Hers : héritiers
  • baillif : baille, bailli, maire.

1. Le Sieur Jean Roubichou, baillif (vue 28)

  • Maison en plancher, 49 cannes, pezeil (20 ca), cabanat, sol, aire, jardin, ferratjat.
    Confronts : d'auta, Guilhem Mirouze ; cers, ledit Guilhem Mirouze ; midi, la rue ; aquilon, Jean Roubichou Micheau et Jean Sirvent.

2. Maître Pierre Barrière, notaire royal (vue 35).

  • maison en solier, 72 cannes, sol, aire, jardin, et terre labourable.
    Confronts : d'auta, Paul Roubichou Minguet, Jean Roubichou, baillif ; autre Jean Roubichou Micheau, Hers Jeanne Mirouze et Arnaud Mirouze ; cers, la rue publique, Guilhalme Mirouze et Jean et Pierre Barrière, frères ; midi, Jean Roubichou Micheau, Jean Manant, Jean et Pierre Barrière, frères, Jean Roubichou, baillif, et Arnaud Mirouze ; aquilon, la rue publique et Pierre Cabanié, fils de Jean Gros [sic].

3. Jean et Pierre Barrière, frères (vue 41)

  • Maison en solier, 75 cannes, pezeil, patu, sol, aire, jardin, et terre labourable.
    Confronts : d'aouta, Maître Pierre Barrière ; cers, Arnaud Mirouze, et le Sieur Jean Roubichou, baillif ; midi, ledit Roubichou, baillif, et Jean Manant ; aquilon, Maître Pierre Barrière, notaire royal.

4. Pierre Mirouze (vue 46)

  • Maison en solier, 13 cannes, et patu.
    Confronts : d'auta, un égout, passage au milieu servant pour Guilhem Mirouze et autre Guilhem Mirouze ; cers, un sol qui est par indivis avec ledit Pierre Mirouze et Guilhem Mirouze ; midi, la rue ; aquilon, Guilhem Mirouze.

5. Guilhaume Mirouze (vue 49)

  • Maison en plancher, 12 cannes, et patu, 13 cannes.
    Confronts : d'auta, le Sieur Jean Roubichou, baillif, égout et passage au milieu d'eux ; cers, le sol qui est en indivis avec Pierre Mirouze, son frère ; midi, ledit Pierre Mirouze ; aquilon, hers Guilhem Mirouze Juné.

6. Hers de [autre] Guilhaume Mirouze Juné (vue 51)

  • Maison en solier, 38 cannes, et patu, 3 cannes.
    Confronts : d'auta, le Sieur Jean Roubichou et Guilhem Mirouze, égout et passage au milieu d'eux ; cers, le sol qui est par indivis avec Pierre et Guilhem Mirouze ; midi et aquilon, ledit Guilhem Mirouze.

7. Arnaud Mirouze (vue 55)

  • Maison en solier, 4 cannes, patu et jardin, joignant la maison de Maître Pierre Barrière, notaire royal.
    Confronts : d'auta, Jean et Pierre Barrière, frères ; cers, Maître Pierre Barrière, notaire royal ; midi, Jean Roubichou, baillif ; aquilon, ledit Barrière.

8. Guilhalme Mirouze, femme de Gailhaud Cabanié (vue 55)

  • Maison en solier, 4 cannes, et jardin.
    Confronts : d'auta et d'aquilon, Maître Pierre Barrière, notaire royal ; cers, la rue ; midi, Jean Roubichou, baillif.

Nota Bene

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Ci-dessus : masures d'une église ; Archives dép. de l'Ariège. Compoix. Arvigna. Arpentement (XVIIe). Document 46J197. Labastide et Aiguilhanes… Arvigna. Vue 51.

A. Les Révérends Pères de la Trinité tiennent à proximité du mazage de Languit une terre labourable où se trouvent les masures, ou ruines d'une église. Celles-ci confrontent d'auta le ruisseau appelé d'En Biosque avec autre ruisseau appelé de Marty ; midi, la rue ; aquilon, la rivière du Douctouyre.
B. Répertorié dans la liste des propriétaires au manage de Languit, Jean Sans, prêtre, vicaire d'Arvigna (vue 53), n'y tient aucune propriété bâtie. Il possède seulement une vigne au hameau de Truffet et dispose également du jardin de l'Hobit [Obit] (vue 54), situé au hameau de Rougé. Le registre d'arpentement indique à cette occasion, de façon peu claire, que « M. le baille d'Arvigna est prié de l'informer [Maître Sans] de ce que la maison presbytérale [illisible] a été donnée à Marguerite Lafargue... » (vue 53). Où était donc cette maison presbytérale, mentionnée dans les pages du compoix consacrées au mazage de Languit ?

Conclusion à ce stade

Le mazage de Languit ne comprend au XVIIe siècle que deux maisons en plancher : 1. Maison en plancher du Sieur Jean Roubichou, baillif ; 2. Maison en plancher de Guilhaume Mirouze (vue 49).

Les trois plus grandes maisons du mazage sont celles de 1. Jean et Pierre Barrière (vue 41) : 75 cannes ; 2. Maître Pierre Barrière, notaire royal (vue 35) : 72 cannes ; du Sieur Jean Roubichou, baillif (vue 28) : 49 cannes.

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Ci-dessus : vue aérienne de Languit aujourd'hui.

La maison que l'on recherche ici, la grande et belle maison flanquée d'une échauguette sans sa partie haute, se trouve probablement parmi les trois ci-dessus, ou peut-être encore constitue-t-elle l'avatar d'une bâtisse plus ancienne dans laquelle deux ou trois des feux listés ci-dessus se sont établis ensuite de façon contiguë ou proche.

À suivre. L'enquête continue au XVIIIe siècle...

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1. Archives dép. de l'Ariège. Compoix. Arvigna. Arpentement (XVIIe). Document 46J197. Labastide et Aiguilhanes… Arvigna (à partir de la vue 26). Mazage de Languit : vues 28 à 56.

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À propos du village d'Arvigna

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Ci-dessus : l'église d'Arvigna, vue depuis le château, en mode « Mesochrome 160 ».

J'ai publié, au fil du temps, une petite suite d'articles dédiés au village d'Arvigna, dans la vallée du Douctouyre. Pour plus de commodité dans la consultation, voici la liste des liens correspondants :

Le château d’Arvigna

Dénombrement des biens et valeurs de Jean VI de Lévis à Arvigna en 1510

Enterraine – Une ancienne propriété de la maison de Lévis Mirepoix

À propos de Jean Coudol, chanoine du chapitre de Pamiers, prieur d’Arvigna, au temps de Monseigneur de Caulet

En Arvigna, le « planol du puits » et la « pointe » des Bordes en 1754

En 1794, vente de la métairie d’Enterraine, à Arvigna, au titre des biens nationaux

Pour une généalogie de Stanislas Belcikowski et de Marie Astrié
Dans cet article, un passage relatif à Laurent Astrié, qui a desservi la paroisse d’Arvigna pendant quarante-deux ans, et qui était le grand-oncle de Marie Astrié, mon arrière-grand-mère.

À propos de trois tableaux conservés à l'église d'Arvigna
Ces trois tableaux sont très intéressants. Ils mériteraient d’être restaurés.

 

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Ci-dessus : l'église d'Arvigna, vue depuis le château, en mode « Yesteryear ».

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Quand Marat tient un discours radical...

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Ci-dessus : Le Publiciste de la République française, n° 208, du 5 juin 1793. Par Marat, l'Ami du Peuple, député à la Convention. De l'Imprimerie de Marat. Paris.
Le slogan du Publiciste est emprunté à Horace (65 av. J.-C - 8 av. J.-C.), in De l'art poétique, ou Épître aux Pisons, II, v. 201. Ut redeat miseris, abeat Fortuna superbis. « Qu'elle soit rendue aux misérables, la Fortune, et enlevée aux superbes. »

Menaces aux frontières, effondrement de l'assignat, inflation, vie chère, récession et travail rare... Le 31 mai 1793, les pétitionnaires des sections et de la Commune se présentent à la barre de l'Assemblée. La foule occupe les abords du bâtiment.

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Ci-dessus : Fulchran Jean Harriet, dessinateur (élève de David), Jean Joseph François Tassaert, graveur. Le 31 mai 1793.

Le même jour, Marat tient à l'Assemblée le discours ci-dessous, discours reproduit par ses soins dans le Publiciste du 5 juin :

« Lorsqu’un peuple libre a confié l’exercice de ses pouvoirs, le maintien de ses droits et de ses intérêts à des mandataires choisis par lui, tandis qu’ils sont fidèles à leurs devoirs, il doit sans contredit s’en rapporter à eux, respecter leurs décrets, et les maintenir dans le paisible exercice de leurs fonctions. Mais lorsque ces mandataires abusent continuellement de sa confiance, lorsqu’ils trafiquent de ses droits, trahissent ses intérêts, qu’ils le dépouillent, le vexent, l’oppriment et qu’ils machinent sa perte : alors le peuple doit leur retirer ses pouvoirs, déployer sa force pour les faire rentrer dans le devoir, punir les traîtres et se sauver lui-même.

Citoyens, vous n’avez plus de ressource que dans votre énergie, présentez à la Convention une adresse pour demander la punition des députés infidèles de la nation, restez levés et ne posez les armes qu’après l’avoir obtenue. » (1)

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Quand Marat tient un discours aussi radical, la Convention tremble !

Le président de l'Assemblée questionne : « Un peuple trahi et soulevé contre les traîtres ne doit-il pas s’en rapporter uniquement à ses magistrats et n’employer que des moyens légaux pour se rendre justice ? »

Marat n'aura pas le temps de faire montre de sa capacité de mettre en œuvre la réponse à une telle question. À partir du 3 juin, trop malade, il ne paraît plus à la Convention. Le 13 juillet, il est assassiné par Charlotte Corday.

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1. Jean Paul Marat (1743-1793). Le Publiciste de la République française, n° 208, du 5 juin 1793, pp. 5-6.

Classé dans : Histoire Mots clés : aucun

À propos de trois tableaux conservés à l'église d'Arvigna

Rédigé par Belcikowski Christine 2 commentaires

Je connais ces tableaux depuis mon enfance. Mais, enfant, je ne les regardais pas, et donc, pendant longtemps, je ne les ai pas vus. Ils faisaient pour moi partie du décor, sans plus. Samedi dernier, 12 janvier 2019, jour de la bénédiction de la nouvelle cloche de l'église d'Arvigna, j'ai voulu en revanche regarder de près ces trois tableaux. Mais l'apparat de la cérémonie les masquait en partie, et la base du grand tableau d'autel se trouve rendue difficile à voir par l'étroitesse de l'espace de circulation ménagé derrière cet autel. J'ai pris quelques photos vaille que vaille, et je reviendrai à l'occasion pour tenter de mieux voir.

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