Christine Belcikowski

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De Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie, veuve de François Étienne Lenoir de Balay, à Jean Louis Bayle, le « cousin » ariégeois

Rédigé par Belcikowski Christine Aucun commentaire

« François Étienne Lenoir de Balay portait le titre d'écuyer, et était fils de Joseph Lenoir, écuyer, conseiller-secrétaire du roi, Maison, Couronne de France, et de ses Finances, et d'Anne Ursule Labat. Né à Paris, le 20 novembre 1718, il se maria, le 9 janvier 1747 à Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie, née le 5 mai 1728, de Joseph Arnoult de la Moninarie, bourgeois de Paris, et de Marie Jeanne de Grandchamps, veuve en premières noces de François Rias de la Dieudie, également bourgeois de Paris.

L'époque tourmentée pendant laquelle ces seigneurs séjournaient au château de Poussey, ne nous a transmis aucun détail sur leurs faits et gestes.

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Ci-dessus : le château de Poussey circa 1900.

M. Lenoir de Balay mourut le 20 janvier 1804 et sa femme le 17 janvier 1808. Leur fils, Michel Étienne Lenoir de Balay était sans doute mort avant ses parents ; car sa mère, par un testament du 6 brumaire, an XIII (27 novembre 1804), disposa de ses immeubles en faveur d'un de ses cousins, Jean-Louis Bayle. » (1)

Les lignes reproduites ci-dessus sont extraites de l'« Histoire de la baronnie de Poussey », article publié par l'abbé Defer dans l'édition 1889 des Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts du département de l'Aube. D'évidence, l'abbé Defer ignore que Michel Étienne Lenoir de Balay, connu plutôt sous le nom de Lenoir de Villemilan, a épousé le 20 décembre 1792 à Paris Marie Anne Angélique Sohier, qu'il a été guillotiné le 3 floréal an II (22 avril 1794), que Marie Anne Angélique Sohier a survécu à son mari et à ses beaux-parents, et qu'elle est morte à Paris le 14 avril 1808, soit un peu plus de trois ans après le décès de Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie, sa belle-mère. Il lui manque donc nombre d'éléments susceptibles d'éclairer les diverses raisons pour lesquelles Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie lègue le château et le domaine de Poussey, ainsi que le château de Wissous, à Jean Louis Bayle, obscur « cousin », inconnu jusqu'alors dans la généalogie de la famille Lenoir, plutôt que, pourquoi pas ? à Marie Anne Angélique Sohier, sa belle-fille.

1. Michel Étienne Lenoir de Villemilan, s'il avait survécu à François Étienne Lenoir de Balay, son père, eût dû hériter de ce dernier, auquel cas il eût pu léguer ses biens à ses éventuels enfants ou laisser Marie Anne Angélique Sohier, son épouse, héritière de l'héritage considéré. Mais il est mort avant son père, de telle sorte que Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie, sa mère, est restée maîtresse dudit héritage.

2. Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie, elle, veuve qui a successivement perdu tous ses enfants et qui n'a point eu de petits-enfants, eût pu tenir Marie Anne Angélique Sohier, sa belle-fille, pour héritière de Michel Étienne Lenoir de Villemilan. Manifestement, elle ne l'a point envisagé.

A-telle apprécié au demeurant le mariage de son fils avec Marie Anne Angélique Sohier ? Lui, Michel Étienne Lenoir de Villemilan, fils de François Étienne Lenoir de Balay, « écuyer, conseiller-secrétaire du roi, Maison, Couronne de France, et de ses Finances », n'eût-il pu aspirer à un mariage plus glorieux ? La Révolution certes est passée par là. Il y loin toutefois du fils d'un très riche ancien conseiller-secrétaire du roi à la fille d'un « laboureur » de l'Oise, i.e. d'un petit notable de province, qui était syndic de sa communauté de Briot, Oise, en 1763 (2) et que l'on appellait alors « Sieur », mais dont la fille a quitté Briot pour Paris — pour y faire quoi ? où et comment son fils l'a-t-il rencontrée ?

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Généalogie simplifiée de la famille Lamoninary, établie dans la Flandre et dans le Hainaut.

Toute à sa fierté d'épouse de François Étienne Lenoir de Balay ; toute à la prétention nobiliaire qui la pousse à se faire appeler « de la Moninarie » en lieu et place de « Lamoninary » tout court, du nom de Joseph Arnoult Lamoninary, son père, bourgeois (3) de Paris, issu de la grande famille des Lamoninary de la Flandre et du Hainaut ; Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie a pu soupçonner Marie Anne Angélique Sohier d'avoir contracté avec son fils un mariage intéressé, puis avoir méprisé la boutique de parfumerie que celle-ci avait choisi d'ouvrir au nº 69 de la rue Saint-Honoré après la mort de Michel Étienne Lenoir de Villemilan. Il est vrai que, 69, rue Saint-Honoré, cette boutique se situait à proximité du jardin et des galeries du Palais-Royal, lieu qui abritait à l'époque cafés, restaurants, salons de jeu et autres divertissements, et qui constituait « le rendez-vous à la mode d’une société parisienne élégante et souvent libertine » (4)

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Ci-dessus : Mode du jour nº 5. Le Sérail en boutique. Claude Louis Desrais (1746-1816), dessinateur ; Claude François Fortier (1775-1835), graveur. Chez Basset,maître d'estampes et fabricant de papiers peints pour tenture. Paris, rue Saint-Jacques, nº 670. Sans date.

Craignant aussi peut-être que Marie Anne Angélique Sohier ne se remarie avec n'importe qui, Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie n'aura pas voulu léguer à qui ne les méritait pas, les biens que son mari avait acquis dans la perspective de les léguer à Michel Étienne Lenoir de Villemilan, son fils unique, et plus spécialement le château et le domaine de Poussay, situés près de Troyes, lieu de naissance de Joseph Lenoir, son père à lui.

3. Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie a donc choisi de léguer les biens de François Étienne Lenoir de Balay, son époux défunt, à son « cousin » Jean Louis Bayle, alors curé de Maizières-la-Grande-Paroisse, Aube, commune à laquelle se trouve rattaché le domaine de Poussey.

L'abbé Defer, savant auteur de l'Histoire de la baronnie de Poussey ne dit rien de la nature du cousinage qui pouvait ou aurait pu relier Jean Louis Bayle, prêtre originaire de la lointaine commune de Prades, Ariège, fils d'un maître chirurgien, à 1. François Étienne Lenoir de Balay, grand commis du roi, fils de Joseph Lenoir, conseiller-secrétaire du roi, né à Troyes, Aube, et dont tous les enfants, à l'exeption de Jean Charles Lenoir, installé à Pondichéry, ont fait carrière dans le nord de la France ou à Paris ; ou 2. Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie, fille de Joseph Arnoult Lamoninary, bourgeois de Paris, descendant d'une famille enracinée en Flandre-Hainaut.

Dans la famille Lenoir, seul le nom d'Anne Ursule Labat, épouse de Joseph Lenoir, sonne languedocien, pouvant donc évoquer un lien avec l'Ariège de Jean Louis Bayle. Mais Anne Ursule de Labat est originaire de l'Ouest de la France, plus exactement de La Rochelle, Charente-Maritime, comme indiqué sur l'acte de mariage de Jacques Joseph Lenoir de Breuil, un des fils du couple Lenoir/Labat, qui épouse le 7 avril 1739 à Chailly-en-Bière, Seine-et-Marne, Geneviève Hippolyte d'Esquiddy de Chailly, fille de Georges d'Esquiddy, Irlandais naturalisé en 1713, et de Charlotte de Rocbine. Anne Ursule Labat, alors veuve de Joseph Lenoir, fournit à cette occasion une « procuration passée à La Rochelle par devant maître Soulard le 5 janvier 1739, légalisée le 9 dudit mois par le sieur Beraudin, lieutenant général en la sénéchaussée et siège présidial de la Rochelle » (5). Elle est très probablement la sœur d'Antoine Labat, marchand banquier, figure de La Rochelle au XVIIIe siècle, né à Fayal, île des Açores, Portugal, de Gédéon Labat, marchand lui aussi, consul nommé à Fayal par Colbert, et de Maria Faria da Sylveria (6). . L'hypothèse d'un lien entre la famille Labat et la famille Baille/Bayle tombe ici d'elle-même.

4. Il faut donc se résoudre à considérer qu'en la personne de Jean Louis Bayle, Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie ne lègue pas les biens de son époux à un cousin généalogiquement identifiable, mais à un « cousin » choisi pour tel sans avoir à s'en expliquer, d'où une sorte de cousin « mystique », comme on parle d'un testament mystique, « que le testateur remet clos et scellé à un notaire » (7).

Outre qu'en léguant les biens de son mari à son « cousin » Jean Louis Bayle, elle a pu vouloir infliger un camouflet à Marie Anne Angélique Sohier, sa belle-fille, Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie, qui avait perdu ses trois enfants, a pu vouloir témoigner ainsi de sa gratitude à l'endroit d'un prêtre qui avait su peut-être l'accompagner dans le deuil de ses enfants et de son époux.

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Ci-dessus : H. Coulon. La communauté des chirurgiens-barbiers de Cambrai (1366-1795), pp. 203-204. Librairie J.-B. Baillière et fils. Paris. 1908.

Belle-sœur de François Alexandre Lamoninary, chirurgien aide-major des hôpitaux de Cambrai mort à Paris en 1786, Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie a pu également, au fil des entretiens qu'elle a eus avec l'abbé Bayle, se découvrir un lien de sympathie avec ledit abbé, fils de Jérôme Baille, maître chirurgien de Prades, Ariège, descendant d'une lignée de maîtres chirurgiens du même Prades.

Où et comment Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie et Jean Louis Bayle s'étaient-ils rencontrés ? Là encore bis repetita on ne sait pas. On doit se contenter de suppositions.

Elle demeurait à Paris, une partie de l'année ; Jean Louis Bayle, lui, expulsé de la Chartreuse de Cahors, habitait, 10, rue de Turenne, IIIe arrondissement. Ils ont donc pu se rencontrer à Paris, dans un cadre qu'on ne sait pas. Elle a pu ensuite l'inviter à Poussey, et, l'abbé, dixit l'abbé Defer, « semble avoir affectionné la résidence de Poussey. Il rendait son séjour utile aux habitants de Maizières-la-Grande-Paroisse, alors privés de curé, en célébrant les offices dans leur église et leur administrant les sacrements » (8).

Marie Jeanne Arnoult de la Moninarie avait bien jugé du désintéressement et de la générosité de l'abbé Bayle.

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Ci-dessus : l'église de Maizières-la-Grande-Paroisse circa 1900.

« Il donna deux autels en marbre blanc, qui n'existent plus aujourd'hui, et fit reconstruire à ses frais le choeur et le sanctuaire tombés de vétusté. Pour perpétuer le souvenir de ce bienfait, on fit graver sur un cartouche de marbre blanc, placé au-dessus de la porte intérieure de la sacristie, l'inscription suivante » :

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Relevé par l'abbé Defer. In « Histoire de la baronnie de Poussey ». Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts du département de l'Aube, p. 121.

« M. Bayle avait d'autres intentions généreuses, que nous trouvons dans un projet de testament du 7 septembre 1829, postérieur par conséquent au testament authentique du 18 juillet 1825, qui seul fut exécuté. Il voulait fonder au presbytère de Maizières, qu'il avait restauré, un hospice de de quatre lits au moins, portant le nom de Saint-Bruno, pour servir d'asile à quatre vieillards ou infirmes, ainsi que pour recueillir et secourir les passagers. Deux religieuses devaient le diriger, y faire la classe et le catéchisme aux filles, et visiter les malades. Il affectait une rente annuelle de 600 fr. aux religieuses et autant pour les besoins de l'hospice. En cas de non acceptation par la municipalité de Maizières, le bénéfice de cette largesse passait à l'hospice de Méry ou à celui de Troyes.

M. Bayle demandait à être enterré dans le sanctuaire de Maizières, et laissait une rente de 100 fr. à la fabrique pour célébrer son anniversaire. Ces désirs n'ont pas été réalisés.

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Ci-dessus : l'hospice de Méry circa 1900.

Quelques années plus tard, M. Bayle, qui possédait aussi des revenus sur Méry, fit une pieuse largesse à l'hospice de cette ville. L'incendie de 1814 avait ruiné la chapelle de cet établissement ; il n'en restait plus que quelques pans de murailles. M. Bayle la fit reconstruire entièrement, et telle qu'elle est encore aujourd'hui. Le souvenir en est perpétué par une inscription sur marbre noir, scellée dans le mur, du côté de l'Évangile, auprès de la chaire. »

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« En mémoire perpétuelle d'un don. Le généreux restaurateur de ce sanctuaire ravagé en l'an du Seigneur 1814 par des flammes hostiles, le baron Jean Louis Bayle de Poussey, digne successeur des barons de Méry, chanoine de Troyes fidèle à Dieu et au Roi, a été institué bienfaiteur en l'an du Seigneur 1824 par toute la commune reconnaissante. »

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« Le 15 mai de l'an du Seigneur 1824, il a été statué par les Administrateurs ce qui suit. Ce sanctuaire se trouve placé sous le patronage de Saint Louis en hommage à notre bienfaiteur. On commémorera dans toutes les messes et autres cérémonies la mémoire de ce bienfaiteur. Le jour de sa mort, et chaque année suivante, le 24 août, on célèbrera une messe en son honneur ». Relevé par l'abbé Defer. In « Histoire de la baronnie de Poussey ». Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts du département de l'Aube, p. 122-123.

5. De Jean Louis Bayle à Marie Anne Françoise Baille, épouse de Jean Baptiste de Lesseps.

Jean Louis Bayle meurt à Paris le 29 février 1830, et, comme indiqué plus haut, Marie Anne Françoise Bauzil de Rivette, l'une de ses nièces, qui hérite de ses biens, ne se souciera point de faire transférer sa dépouille au cimetière de Maizières-la-Grande-Paroisse, ni de laisser une rente de 100 fr. à la fabrique pour célébrer ses messes d'anniversaire.

Marie Anne Françoise Bauzil « de Rivette » hérite de son oncle Jean Louis Bayle aux motifs suivants :

1. Comme héritière pour moitié par représentation de dame Marie Anne Bayle, sa mère, épouse de Jean Joseph Bauzil de Rivette, et sœur de M. Bayle de Poussey, et saisie de l'autre moitié de cette succession au moyen de la renonciation faite le 12 mai 1830 par sa soeur Jeanne Paule Louise Henriette Bauzil, célibataire demeurant à Mirepoix. À noter que Jean Baptiste Bauzil, frère de Jeanne Paule Louise Henriette Bauzil et de Marie Anne Françoise Bauzil « de Rivette », est mort à Mirepoix le 30 mars 1823, Mirepoix
2. Comme légataire de ce domaine, suivant testament olographe de M. Bayle, du 18 juillet 1825.

Ayant à opter entre les deux filles de Marie Anne Baille, sa petite sœur des vertes années pradéennes, Jean Louis Baille a choisi pour héritière Marie Anne Françoise Bauzil « de Rivette », sans doute parce que celle-ci était mariée, mère de quatre enfants — à marier à leur tout, le temps venu. Cet homme était lucide quant aux priorités du monde comme il va.

Forte de l'héritage de son oncle, Marie Anne Françoise Bauzil « de Rivette », à partir de 1830, marie en effet deux de ses quatre enfants. Élisabeth Louise Charlotte de Lesseps épouse en 1830 Gustave Cohorn Vialètes d'Aignan de Mortarieu ; Angélique Hélène Julie de Lesseps épouse en 1831 Louis Edouard Crespin de La Rachée. Quant aux deux autres enfants de Marie Anne Françoise Bauzil « de Rivette », l'une, Marie Louise de Lesseps, dont on ne sait rien, est morte probablement en bas âge ; et l'autre, Charles Louis de Lesseps, est mort en 1834 à l'âge de seize ans.

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Rapporté par l'abbé Defer Relevé. In « Histoire de la baronnie de Poussey ». Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts du département de l'Aube, p. 124.

Après avoir vécu de beaux jours au château de Poussey avec son mari Jean Baptiste de Lesseps, Marie Anne Françoise Bauzil « de Rivette » décède à Paris le 15 novembre 1847. M. de Lesseps meurt le 21 juin 1850 au château de Poussey. « Il fut enterré au cimetière de Maizières-la-Grande-Paroisse, auprès de son épouse qu'on y avait ramenée. » (9)

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21 juin 1850. Décès de Jean Baptiste de Lesseps. AD10. Maizières-la-Grande-Paroisse. Décès. 1846-1862. Document 4E22019. Vue 87. Contrairement à ce qu'on peut lire sur cet acte de décès, Jean Baptiste de Lesseps n'était pas « propriétaire du château de Poussey ». Après la mort de Marie Anne Françoise Bauzil « de Rivette », il a joui seulement de la maison de maître, de la remise des voitures, de la maison du jardinier et dépendances, des jardins, de la prairie, etc., ainsi que de son bois de chauffage et de la somme de 4.000 francs, à prélever pendant sa vie, chaque année, sur les revenus de Poussey, dépendant de la succession de son épouse. Le restant de la succession est normalement revenu à Élisabeth Louise Charlotte de Lesseps et à Angélique Hélène Julie de Lesseps, filles de Marie Anne Françoise Bauzil « de Rivette ».

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Rapporté par l'abbé Defer Relevé. In « Histoire de la baronnie de Poussey ». Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts du département de l'Aube, p. 124. L'abbé Defer oublie manifestement ici que MM. de Mortarieu et de La Rachée ne sont pas propriétaire du domaine de Poussey, mais Élisabeth Louise Charlotte de Lesseps et à Angélique Hélène Julie de Lesseps, leurs épouses respectives.

Une page du site Maizières-la-Grande-Paroisse indique qu'aujourd'hui « la partie centrale primitive du château n'existe plus et que l'ensemble est laissé à l'abandon ». Le moulin de Poussey, quant à lui, qui avait eu une activité très importante, se trouvait déjà ruiné dans les années 1900.

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Ci-dessus : autre vue du moulin de Poussey. Source : Au fil de l'eau, du Nogentais à la vallée de la Seine : les moulins.

Triste fin de l'étonnant héritage que firent un jour deux Ariégeois, Jean Louis Bayle, puis Marie Anne Françoise Bauzil.

À relire : 1. Jean Louis Bayle, puis Marie Anne Françoise Bauzil, sa nièce, heureux bénéficiaires d'un héritage étonnant
2. De François Étienne Lenoir de Balay à Jean Louis Bayle. L'héritage du château et du domaine de Poussey

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1. Abbé Defer. « Histoire de la baronnie de Poussey ». Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts du département de l'Aube, p. 120 sqq. Société académique de l'Aube. Imprimerie Paton. Troyes. 1889.

2. « Le sieur parrain Nicolas Sohier » ; « Augustin Nicolas Sohier syndic laboureur ». AD60. Briot. 1762-1812. Document 5MI640. Vue 7 et vue 16.

3. « Bourgeois » se dit au XVIIIe siècle de celui qui, dans le cadre du Tiers État, se distingue de celui-ci par sa situation de fortune ou par la jouissance de certains privilèges dus à l'exercice de fonctions relatives à l'administration ou à la justice royales. De façon plus commune, « bourgeois » se dit de celui qui jouit d'une situation de fortune suffisante pour n'être point assujeti à la nécessité d'exercer un emploi.

4. Wikipedia. Palais-Royal.

5. 7 avril 1739. Mariage de Jacques Joseph Lenoir de Breuil et de Geneviève Hippolyte d'Esquiddy. AD77. Chailly-en-Bière. 1737-1759. Document 5MI6870. Vues 37-38.

6. 8 janvier 1703. Mariage d'Antoine Labat et de Jeanne Marie Allaire. AD17. La Rochelle. Paroisse Saint Sauveur. 1702-1703. Document GG 580. Vue 55.

7. CNTRL. Mystique. B. DR. Testament mystique.

8. Abbé Defer. « Histoire de la baronnie de Poussey ». Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts du département de l'Aube, p. 121.

9. Rapporté par l'abbé Defer Relevé. In « Histoire de la baronnie de Poussey ». Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts du département de l'Aube, p. 125.

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