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La triste histoire de Jean de Lévis Lomagne

Jean de Lévis, baron de Terride, seigneur de Roquefort, Tourtrol et autres petits fiefs, est le dernier des Lévis qui ait possédé et occupé à Mirepoix le château dit « de Terride », antique résidence de la lignée de seigneurs fondée en 1229 par Gui I. A partir de 1363, délaissant le château de Mirepoix, Roger Bernard I fait du château de Lagarde la nouvelle résidence des seigneurs de Lévis Mirepoix. Suite à divers partages, l’ancien château de Mirepoix devient, au fil de générations, la propriété d’Antoine de Lomagne, baron de Terride et de Gimonès. D’où le nom de « château de Terride », assigné à l’édifice ultérieurement.

  1. Joseph-Laurent Olive, Mirepoix en Languedoc et sa seigneurie, p. 115 []
  2. ibid. p. 124 []
  3. ibid. p. 124-125 []
  4. ibid. p. 125 []

De l’Allée des Soupirs à la Tour de Montfaucon

J’aime bien, en fin de semaine, faire le tour de Mirepoix en même temps que le tour des brocantes. Je passe chaque fois par l’Allée des Soupirs. Je revisite ainsi les lisières de la ville ancienne. Les remparts sont aujourd’hui disparus ; trois des quatre grandes portes aussi. Mais le tracé des Cours et de l’Allée des Soupirs correspond à celui des douves autrefois ménagées au pied des remparts. On marche ici dans la spatialité du Moyen-Age. Le sentiment du paysage s’en trouve subtilement changé. Ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, la ville que l’on voit se double à tout instant d’une ville invisible, là physiquement sensible, comme l’est à l’imagination le velours d’une doublure.

A propos de la couleur

« Le mur est gris, la tuile est rousse, l’hiver a rongé le ciment », dit Lamartine dans La Vigne et la Maison. Ici, à Mirepoix, le mur n’est pas gris, mais revêtu par endroits d’un reste de pigment qui l’éclaire et le pare, au regard de l’imagination, d’une sorte de fresque. A demi effacée, la fresque ne perd rien à demeurer illisible. Le sens se trouve ici dans le seul événement de la couleur. Ce n’est rien d’autre que cet afflux d’émotion qui me vient de la couleur comme vibration interne, et, plus originairement encore, comme fleur de la chair. Kandinsky, mystérieusement, dit des couleurs qu’elles sont « les cordes de l’âme », en quelque sorte le clavier du vif. L’invisible clavecin que j’abrite, déploie, sur le mode de la couleur, la mélodie du vif, le cri de flûte, qui signe chaque fois, comme si c’était la première fois, la déroute présente du mort.

Commentaires envolés…

Le blog a eu une grosse panne, et mon Mac aussi. J’ai dû formater et réinstaller le système.

J’ai restauré le blog, mais les commentaires sont perdus. Je le regrette. Mille excuses à tous ceux qui m’ont fait l’amitié de m’écrire. L’informatique a maheureusement ses caprices, ici ses kernel panics.

La Sphinge est de retour

La Sphinge de Bourdelle est à nouveau visible au Musée de Pau. Elle se trouve désormais au premier étage, dans une salle dédiée aux Impressionnistes et à Degas. L’emplacement n’est pas idéal. Accolée contre le mur du fond, cernée par une collection de tableaux, la Sphinge manque d’espace. L’extraordinaire profil souffre de ne pouvoir se découper, comme en rêve, sur le fond de l’air bleu. Visibles en arrière-plan, cadres et toiles lui font injure. Il n’empêche. La Sphinge n’a rien perdu de son mystère, ni le propos, de son secret. Songeant à la question que mûrit taciturnement la Sphinge, j’ai pensé qu’elle se déploie sur le mode de l’Amor fati




Il y a quelque chose plutôt que rien.

  

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