Christine Belcikowski

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À propos de la famille et de la seigneurie de Plaigne

Rédigé par Belcikowski Christine Aucun commentaire

Le 24 mars 1683, Anne de Ferroul, ou de Ferrouil, dame de Plaigne, veuve de Guy du Faur de Pibrac, et Michel du Faur de Pibrac, son fils, vendent la seigneurie de Plaigne à Pierre Hippolyte de Béon, seigneur marquis de Cazaux. En 1693, François Paul de Béon, chevalier de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, commandeur de la Capelle Lieuvron et du temple de Bordeaux, grand prieur de Toulouse, oncle de Pierre Hippolyte de Béon, fonde au château de Plaigne, à l'intention de François Paul II de Béon, son petit-neveu, chevalier de Malte, la commanderie de Plaigne Béon Cazaux. Cf. Christine Belcikowski. Mystères dans l’histoire de la famille de Béon Cazaux et dans celle de la commanderie de Plaigne.

Le registre paroissial de Plaigne débute en 1737. Enregistré en 1693 et conservé dans le fonds de Malte des Archives municipales de Toulouse (1), l'inventaire des titres et archives de la commanderie de Plaigne Béon Cazaux fournit de façon éparse, concernant la famille et la seigneurie de Plaigne, nombre de renseignements difficiles à trouver ailleurs. Voici les noms, faits et dates qu'on peut y glaner, mêlés ci-dessous à d'autres renseignements moins directs, tirés de l'œuvre de quelques généalogistes de réputation fiable.

I. La famille de Plaigne

  • 28 mai 1242. Ancêtre devenu quasi mythique, Guillaume de Plaigne participe au massacre d'Avignonet, puis disparaît.
  • 11 et 12 mars 1500. Pactes de mariage de noble Jean Michel de Plaigne, fils d'autre Sicard de Plaigne, et de demoiselle Jeanne de Bertier. Inventaire. Vue 80.
  • 10 juillet 1536. Pactes de mariage de noble Sicard de Plaigne avec demoiselle Marguerite Rougier. Inventaire. Vue 80.
  • 13 décembre 1568. Testament de Sicard de Plaigne. Inventaire. Vue 80.
  • 10 octobre 1574. Mariage de Barthélémy de Plaigne, seigneur de Plaigne, de Marsa et de Quirbajou [en pays de Sault, dans l'Aude], baron de Castelport, et de Miramonde de Villemur de Pailhès, fille de Jacques de Villemur, baron de Pailhès, et de Juliane de Voisins. Inventaire. Vue 79.
  • 25 mai 1618. Testament de Barthélémy de Plaigne en faveur de François de Plaigne, son fils. Anne de Plaigne, fille de Barthélémy de Plaigne, a épousé Alexandre de Roux, seigneur de Frégeville, à une date qu'on ne sait pas. Inventaire. Vue 79. Charlotte de Plaigne, autre fille de Barthélémy de Plaigne, a épousé Alexandre de Séverac (2), seigneur de Maurens, à une date qu'on ne sait pas non plus.

« Inventaire " de tous et checungz les biens meubles, immeubles, droictz, voix, noms et actions, or, arjent, grains, cabaux et autres denrées qu'ont appartenu à feu noble Barthélémy de Plaigne ", seigneur de Plaigne, décédé après avoir institué pour son héritier universel noble François de Plaigne, son fils aîné, qui n'accepta la succession que sous bénéfice d'inventaire. Barthélémy de Plaigne laissait pour veuve dame Miramonde de Villemur de Pailhès, et pour enfants, outre l'héritier institué, demoiselle Anne de Plaigne, femme du sieur de Frégeville, et demoiselle Charlotte de Plaigne, femme de noble de Sévérac, sieur de Maurens.

La seigneurie de Plaigne, qui forme le premier article de l'inventaire, consiste " en la plasse de Plaigne, qui est ung assez grand et beau village, avec l'exercice de toutes juridictions, haute, moyenne et basse, mixte impère, ... avec jouissance de tout ce qui dépend et appartient ès dites juridictions ". Quatre métairies dépendaient en propre de cette seigneurie. Elles sont désignées ainsi qu'il suit : Boris, composée de 4 paires de labourage ; Bonaure, composée de 2 paires ; Caudemique, composée de 3 paires ; et la Grange-du-Château, composée de 4 paires.

Parmi les papiers inventoriés figurent également :
— un livre des reconnaissances féodales de la seigneurie de Mézerviile et Boutes, faites à noble Nicolas d'Aulonne, seigneur de Mézerville ;
— les mutuelles reconnaissances consenties, pour la même seigneurie, à noble Barthélémy de Plaigne, en 1603 ;
— les anciennes reconnaissances de Mézerville, reçues en 1446 par Raymond Albigés, notaire de Montréal ;
— un cahier des reconnaissances relatives aux droits de directe que noble Raymond de Loubens prenait pour son fief de Ladevèze en l'année 1520 ;
— un mémorial des droits de directe dont l'abbé de Boulbonne jouissait dans le même fief ;
— diverses reconnaissances pour la seigneurie de Plaigne, faites, en 1410, à noble Bertrand de Plaigne, pour la directité et féodalité dudit lieu ; en 1542, à Monseigneur le Dauphin, comte du Lauraguais ; en 1469, à noble Bertrand de Fontaines, co-seigneur de Plaigne, et à Raymonde de Du [de Dun ?], sa femme, qui possédaient alors la seigneurie de Lafage ; en 1559, à Sicard de Plaigne, seigneur de Blazens, Plaigne et Bellecombe, etc.
— le serment de fidélité prêté à ce dernier par les consuls et les habitants de ces trois seigneuries, dans la même année 1559, et en 1572 ;
— un acte d'échange, passé en 1496, entre noble Simon Bartliier, écuyer, sieur de Pinsaguel, et Guillaume Arnaud de Plaigne, aussi écuyer, sieur de Saint-Ferriol, pour raison de la place de Venerque contre celles de Marsa, Quirbajou et Castelport ;
— la vente du droit d'agrier et de tasque des seigneuries de Marsa, Quirbajou et Castelport, faite par noble Jean Michel de Plaigne, au nom de noble Sicard de Plaigne, son père, à noble Pierre Fournier, sieur de Sauzils, pour la somme de 200 livres tournois, le 24 mars 1517 ;
— un jugement de l'année 1609, rendu en la chambre des requêtes du parlement de Toulouse, qui maintient noble Barthélémy de Plaigne en l'entière possession de la seigneurie de Marsa que lui disputait le cardinal François de Joyeuse, archevêque de Rouen ;
— un acte du 4 novembre 1558, contenant fixation des limites des seigneuries de Marsa, Chalabrette et Quirbajou ;
— la procuration donnée à noble Barthélémy de Plaigne, par la noblesse du Lauragais, pour assister aux États généraux de Blois, de l'année 1588. » (3)

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  • 27 août 1618. Pactes de mariage de François de Plaigne, fils de Barthélémy de Plaigne, et de Marie de Ferroul, ou Ferrouil (4), fille de Blaise de Ferroul et d'une dame de Tersac de Montbéraud, puisqu'on trouve Anne de Plaigne nommée ici et là « Anne de Plaigne de Montbéraud. Cf. La Chesnaye-Desbois. Dictionnaire de la noblesse. Tome VII, p. 784. Inventaire. Vue 79.
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  • 31 janvier et 15 février 1642. Pactes de mariage d'Anne de Plaigne, fille de François de Plaigne, dite dame de Plaigne après la mort de son père et de François II de Plaigne, son frère ; et de Guy du Faur de Pibrac, baron de Tarabel, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, maître de camp des compagnies du capitaine des chasses et plaisirs du Roi ès forêts de Languedoc, Guyenne et pays de Foix, capitoul de Toulouse en 1646. Inventaire. Vue 79.
    Anne de Plaigne et Guy du Faur auront par la suite neuf enfants, dit-on, dont Jérôme du Faur de Pibrac, Michel du Faur de Pibrac, Anne Jacquette du Faur de Pibrac (1649-1709), Antoinette du Faur de Pibrac, et Gabrielle du Faur de Pibrac, les seuls connus.
    Fils de Michel du Faur de Pibrac († 1621) et de Claude d'Estampes, petit-fils de l'humaniste Guy Du Faur de Pibrac (1529-1584), Guy du Faur de Pibrac, avant Anne de Plaigne, a épousé en premières noces Marie Hennequin — fille de Pierre Hennequin d'Ecquevilly, seigneur de Boinville, président à mortier au Parlement de Paris, et de Jeanne Brûlart, baronne de Héez-en-Artois — ; en deuxièmes noces, le 22 avril 1635, Renée Chevalier († 1641) — fille de Pierre Chevalier, seigneur de la Chopinière, marchand, et de Paule Michel —, dont deux enfants.
  • 1643. François de Plaigne II, fils de François de Plaigne I, frère d'Anne de Plaigne, épouse Marguerite de Gouzens de Fontaines, fille du seigneur de Lafage (Aude). Il meurt précocément, à une date qu'on ignore. Le 5 juillet 1649, Marguerite de Gouzens de Fontaines épouse en secondes noces Marc Antoine de Bault, seigneur de Castelfort. En 1690, elle obtient une séparation de biens.
  • 3 février 1658. Baptême de Gabrielle du Faur de Pibrac, fille de Guy du Faur de Pibrac et d’Anne de Plaigne [de Montbéraud]. Inventaire. Vue 78.
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  • 21 février 1664. Pactes de mariage d'Antoinette du Faur de Pibrac ; et de Noble Jean Paul de Polastron de la Hillière (5), seigneur de la Hillière, de Saint-Cassian et de Bratz [Brats, en occitan, ou Brax, aujourd'hui], fils de Roger de Polastron, seigneur de Saint-Cassian, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, maître des Eaux et Forêts de l'Isle-Jourdain, et de Paule de Pins Montbrun. Inventaire. Vue 61.
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  • 31 octobre 1665. Pactes de mariage de Michel du Faur, fils de Guy du Faur et d’Anne de Plaigne ; et d’Éléonor de Saulx de Tavannes, fille de Jean de Tavannes de Saulx (6), marquis de Tavannes, et de Jeanne Françoise de Pontaillier. Inventaire. Vue 78.
  • 20 février 1669. Mariage d'Anne Jacquette du Faur de Pibrac (1649-1709) ; et de Pierre de Montfaucon (1610-1677) (7), seigneur de Vissec, baron d'Hierle.
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    Revue de l'Agenais et des anciennes provinces du Sud-Ouest : historique, littéraire, scientifique & artistique, publiée à Agen sous la direction de M. Fernand Lamy. 1931. Tome 58, p. 140.

  • 1671. Nomination de Jérôme du Faur de Pibrac au vicariat de Pibrac.
  • 13 mai 1676. Mort de Guy du Faur, époux d'Anne de Plaigne.

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II. La triste fin da seigneurie de Plaigne

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Ci-dessus : le château de l'ancienne commanderie de Plaigne circa 1900.

Les dettes de la famille de Plaigne datent du temps déjà de Barthélémy de Plaigne, de François de Plaigne, son fils, et du passé de Guy du Faur de Pibrac, époux de la dame Plaigne. Anne de Plaigne, qui survit à Francois de Plaigne, son frère tôt disparu, se trouve par la suite contrainte d'assumer seule les dettes en question. Outre qu'il nous renseigne sur la nature et le montant des dettes contractées au fil du temps par la famille de Plaigne, l'inventaire des titres et archives de la commanderie de Plaigne Béon Cazaux éclaire d'un jour cruel le processus qui, d'emprunt en emprunt, conduit ladite famille à la faillite et à la liquidation de ses biens, en 1683.

11 février et 18 mars 1554. Dénombrement des biens nobles de Plaigne par Sicard de Plaigne. Ledit Sicard de Plaigne achète à la Reine [Catherine de Médicis], pour la somme de 4000 livres, les droits et juridictions de Plaigne. Inventaire. Vue 83.

1er février 1602. Barthélémy de Plaigne emprunte 1000 écus au commandeur de Puysubran [à Pexiora, Aude] et établit en faveur de la commanderie une rente sur la métairie de Caudemique. Il néglige ensuite de veiller au versement de ladite rente.

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Constitution de rente. « Pour la somme de 1000 écus reçue par noble Barthélémy de Plaigne, et de laquelle il s'oblige d'en payer la rente jusqu'à ce que le seigneur commandeur de Puysubran trouvera un emploi d'icelle pour tirer semblable profit annuellement ; et pour laquelle ledit seigneur commandeur établit une hypothèque sur la métairie de Caudemique. Inventaire. Vues 72 et 74.

2 et 4 mai 1611. Barthélémy de Plaigne rend hommage à la Reine [Marie de Médicis] pour la terre et seigneurie de Plaigne et de Mézerville. Il procède au dénombrement de la terre de Pleigne et de ses dépendances de Blazens, Saint-Julien, Bellecombe et Mézerville. Inventaire. Vue 83.

3 avril 1635. Autre dénombrement rendu par François de Plaigne. Vue 83.

13 décembre 1635. Les adjudicataires de la juridiction de Plaigne, Bellecombe et Blazens sont obligés de rembourser noble François de Plaigne de la somme de 4000 livres, et de 24 livres pour les frais. Inventaire. Vue 84.

4 février 1638. Noble François de Plaigne doit la somme de 1125 livres à Antoine Poulalié, apothicaire, et par suite au sieur Desquilles, en vertu d'une transaction passée entre Antoine Poulalié et ledit sieur Desquilles. Inventaire. Vue 68.

26 décembre 1638. Obligation de 1700 livres souscrite par Guy du Faur de Pibrac auprès de François de Cassaigneau, seigneur de Glatens, conseiller au Parlement de Toulouse, pour la terre de Daux [Haute-Garonne] ; cession de 989 livres et surplus pour frais de poursuite assurés pour Guy du Faur de Pibrac par Jean Baptiste et Antoine de Lespinasse (8). Inventaire. Vue 53.

29 juillet 1641. François de Plaigne promet de verser la somme de 206 livres à Antoine Poulalié, apothicaire, auquel il doit toujours 1125 livres. Inventaire. Vue 68.

28 février 1642. Le sieur Desquilles subroge (9) audit Poulalié la quittance de la somme de 1125 livres, anciennement à prendre sur noble François de Plaigne. Inventaire. Vue 68.

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31 octobre 1642. Anne de Plaigne, fille de François de Plaigne, vend à Monseigneur Vital de l'Estang, évêque de Carcassonne, pour la somme de 77.000 livres, la baronnie de Celles (Ariège), qu'elle tient de sa famille d'origine, les Ferroul, ou Ferrouil, seigneurs d'Ajac. En déduction de la somme de 30.000 livres qu'elle s'est constituée lors de son contrat de mariage avec Guy du Faur de Pibrac, Anne de Plaigne donne 27.995 livres à son époux pour employer au paiement des sommes qu'il doit au seigneur de Bélesta[-en- Lauragais] (10). Inventaire. Vues 78-79.

17 mars 1745. Noble François de Plaigne, père d'Anne de Plaigne, contracte une obligation de 1305 livres 15 sols huit deniers auprès de messire Yves de Serignol (11). Inventaire. Vue 58.

1646. À la demande de monsieur maître Jean François de Ferrand (12), président lieutenant général et juge mage en la sénéchaussée du Lauragais, qui projette alors de faire achat de la terre de Plaigne, la Dame de Plaigne produit la lieue (13) des censives de la terre de Plaigne. La copie de cette lieue figure dans l'inventaire de 1683. Inventaire. Vue 46.

3 octobre 1648. La dame de Plaigne promet à Jacques Andreau, marchand de Toulouse, de rembourser la somme de 141 livres 7 sols, provenant des marchandises prises par François de Plaigne, son défunt père. Inventaire. Vue 62.

22 juin 1650. La dame de Plaigne souscrit auprès de maître Jean Tiranny (14), avocat en parlement,une obligation de 1039 livres, provenant de semblable somme due par feu noble François de Plaigne, son père, aux sieurs Canac, Cairon et Martres, marchands. Inventaire. Vue 56.

27 mai 1651. La dame de Plaigne, tant en son nom qu'en tant que procuratrice du sieur du Faur de Pibrac, son époux, souscrit à l'obligation de 1700 livres contractée par ce dernier pour la terre de Daux auprès de François de Cassaigneau, seigneur de Glatens. Inventaire. Vue 54.

11 juin 1653. La dame de Plaigne contracte une obligation de 890 livres auprès de damoiselle de Guilhemette, veuve de maître François Binet, banquier. Inventaire. Vue 58.

21 décembre 1653. La dame de Plaigne s'acquitte de la somme de 400 livres auprès de damoiselle de Guilhemette. Inventaire. Vue 58.

13 novembre 1655. La dame de Plaigne contracte auprès de François de Cassaigneau, seigneur de Glatens, une autre obligation de 2314 livres, provenant de l'obligation ci-dessus et des intérêts d'icelle, et, outre ce, une obligation de 6 livres pour les dépens ; le tout provenant de la dette restée impayée par Guy du Faur de Pibrac depuis le 26 décembre 1638 auprès de François de Cassaigneau pour la terre de Daux. Inventaire. Vue 54.

2 juin 1657. Anne de Plaigne contracte une obligation de 1062 livres dix sols auprès de Guillaume de Cossy (15), seigneur de Corde. Inventaire. Vue 49.

11 juillet 1657. La dame de Plaigne, avec la caution de Guillaume Palhès, habitant de Pibrac, de Géraud Barres, hôte de Pibrac, de Jacques Becat et de Laurent Deluc, habitants de Toulouse, souscrit une obligation de 1031 livres auprès du sieur Martini (16)), magistrat au sénéchal de Toulouse. Inventaire. Vue 55.

16 mars 1661. La dame de Plaigne contracte une obligation de 2110 livres auprès de Guillemette de Becat, veuve alors du sieur Arnaud Colomiès (17), marchand de Toulouse. Inventaire. Vue 54.

19 février 1664. La dame de Plaigne, qui contracte à cette date auprès de dame Catherine de Terlon (18), veuve de M. de Lafont (18), conseiller, et qui contractera encore le 13 juin 1665 et le 25 janvier 1672 une obligation s'élevant en 1684 à la somme totale de 11.811 livres 7 sols 7 deniers, assigne à ladite dame de Laffont [de Terlon] une rente de 156 livres 5 sols, pour le pied principal de 2500 livres. Inventaire. Vue 63.

19 février 1664. La dame de Plaigne constitue, outre la précédente, une rente de 125 livres sur la terre de Plaigne pour le principal de 2000 livres, qu'elle a reçu de la dame de Lafont [Catherine de Terlon] pour employer à partie du paiement des sommes qu'elle a constituées à dame Antoinette du Faur de Pibrac, sa fille, dans les articles du mariage de ladite fille avec Jean Paul de Polastron de la Hillière, seigneur de Bratz. Inventaire. Vue 63.

21 février 1664. Dame Anne de Plaigne contracte une obligation de 2125 livres auprès de dame Diane de Chalvet (19), veuve de Monsieur Maître Pierre Antoine de Valette (19), conseiller au Parlement de Toulouse. Noble Jean Paul de Polastron La Hillière, sieur de Bratz, promet de faire quittance de cette obligation sur celle de 10.000 livres constituée à dame Antoinette du Faur, fille de la dame de Plaigne, dans les pactes de mariage de ladite Antoinette avec le sieur de Bratz, signés ce même jour. La Dame de Plaigne et le sieur de Polastron subrogent en leur lieu, place et hypothèque la dame de Chalvet, « à laquelle la dame de Plaigne et Jacques Villeneuve, hôte, habitant de Toulouse logé au Coin des Coffres, s'obligent solidairement de payer 125 livres de revenu ». Inventaire. Vue 52.

11 mars 1665. La dame de Plaigne contracte une obligation de 5420 livres au profit du seigneur de Monbert [de Montbel ! sic !] (20), et pour le paiement d'icelle somme, elle afferme la métairie de Bonhaure pour neuf années, à raison de 500 livres par an. Inventaire. Vues 59-60.

11 mars 1665. La dame de Plaigne souscrit auprès du sieur de Castelfort (21) [Marc Antoine de Bault, ou de Baud, de Castelfort, deuxième époux de Marguerite de Gouzens de Fontaines], outre un accord portant cessions sur les fermiers de Plaigne et le moulin, une obligation de 1200 livres. Inventaire. Vue 69.

5 mai 1666. La dame de Plaigne souscrit une obligation de 3187 livres 10 sols après de Jacques Georges de Minut, marquis de Castera (22). Inventaire. Vue 71.

24 janvier 1667. La dame de Plaigne contracte auprès de monsieur Samuel de Fermat (23), conseiller au Parlement de Toulouse, sous les cautions de messieurs de Bratz et de Saint-Jory (24), une obligation de 2125 livres. Inventaire. Vue 72.

3 mai 1667. La dame de Plaigne contracte auprès de François de Cassaigneau, seigneur de Glatens, une obligation de 2314 livres, provenant de celle du 3 novembre 1655 et des intérêts d'icelle, et outre ce, une obligation de 6 livres pour les dépens de l'appointement rendu aux requêtes. Inventaire. Vue 54.

2 décembre 1670. La dame de Plaigne contracte auprès de maître Jean Poulalié, médecin, une obligation de 1125 livres, provenant de la dette restée impayée par Francois de Plaigne, son père, depuis le 4 février 1638. Inventaire. Vue 68.

25 janvier 1672. la dame de Plaigne vend à la dame de Terlon, sous faculté de rachat, le moulin à vent et la terre de Caignac, le tout noble et situé à Plaigne, pour la somme de 2348 livres 15 sols provenant de la somme de 1656 livres 5 sols due des arrérages des susdites rentes, tous paiements déduits, et de la somme de 692 livres 10 sols prêtée de nouveau par la dame de Laffont [de Terlon].

15 avril 1673. La dame de Plaigne promet à nouveau de rembourser à Jacques Andreau, avec arrérages, la somme de 141 livres 7 sols, provenant des marchandises prises par François de Plaigne, son défunt père. Inventaire. Vue 62.

27 avril 1673. Assignation à messire Guy du Faur de Pibrac aux fins de justifier que la terre de Plaigne ait été érigée en baronnie. Inventaire. Vue 84.

23 août 1672. Dénombrement de la seigneurie de Plaigne et de ses dépendances par le seigneur comte de Pibrac. Inventaire. Vue 85.

Circa mai 1676. Autre dénombrement de la terre de Plaigne rendu par dame Anne de Plaigne, veuve de messire Guy du Faur († 1676), comte de Pibrac, non parfait et non daté. Inventaire. Vue 84.

30 mai 1676. Dame Anne de Plaigne et messire Jean François Joune, procureur au Parlement et fondé de pouvoir de messire Michel du Faur, baron de Pibrac, fils de ladite dame, passent transaction avec le sieur de Bélesta père, administrateur de la personne et des biens de messire Charles de Baraigne, baron de Gardouch et héritier de la dame de Lordat (25) ; transaction par laquelle, à cause des sommes payées audit Villeneuve en conséquence des reliefs et arrêts obtenus par icelui contre la dame de Lordat, laquelle s'était obligée de le relever du cautionnement fait par ledit Villeneuve pour ladite dame de Plaigne envers la dame de Chalvet, ladite dame de Plaigne et le dit Joune s'obligent au sieur de Bélesta en la somme de 6315 livres dix sols par acte du 30 mai 1676. Inventaire. Vues 52-53.

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10 août 1676. La dame de Plaigne se déclare débitrice de 11.200 livres de principal, et de 3023 livres d'intérêts, à l'endroit du seigneur de Saint-Cassian de Bratz, époux d'Antoinette du Faur de Pibrac, sa fille. Inventaire. Vue 61.

13 janvier 1678. Michel du Faur, comte de Pibrac, vend la métairie de Las Motes à Antoine de Carmaing, baron de Carmaing, pour le prix de 2680 livres ; somme employée à payer les droits du baron subrogé ; et 1275 livres à payer au sieur de Bratz en déduction de la dot de dame Antoinette du Faur, son épouse ; et le surplus à payer à la dame de Plaigne en déduction des droits que ladite dame pourrait avoir sur les biens de messire Guy du Faur, comte de Pibrac, son défunt mari. Inventaire. Vues 77-78.

19 juillet 1681. Guillaume de Cossy s'acquitte de cinquante livres à la décharge de la dame de Plaigne, sur et en déduction de la somme de 1062 livres dix sols contenue en l'obligation du 2 juin 1657. Inventaire. Vue 50.

14 août 1682. Le sieur de Batz fait signification à la dame de Plaigne qu'elle reste débitrice à son endroit de la somme de 11.900 livres, montant de la constitution faite à Antoinette du Faur de Pibrac, son épouse, et de 3023 livres d'intérêts. Inventaire. Vue 61.

17 juin 1782. La dame de Plaigne contracte auprès de la dame de Becat (26) une obligation de 3189 livres provenant de la susdite de 2110 livres [16 mars 1661] et de 1079 livres des intérêts d'icelle, avec décharge de 60 setiers de de blé de rente, à prendre annuellement jusqu'à fin de paiement des intérêts, de Jean Barthe, fermier de la métairie de Born, appartenant à la dame de Plaigne, et encore de prendre 300 livres du fermier de la terre de Plaigne et des fruits d'icelle, saisis à la requête de la dame de Becat, laquelle a promis de se démettre de ladite saisie après ledit paiement des 300 livres. Inventaire. Vue 55.

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Ci-dessus : Plagne [Plaigne], Born, Caudemique, la Devèze, Blazens, Bonhaure ou Bonnaure, sur la carte de Cassini.

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24 mars 1683. Dame Anne de Plaigne, veuve de Messire Guy du Faur, comte de Pibrac, et Messire Michel du Faur, comte de Pibrac, son fils, vendent à Messire Pierre Hippolyte de Béon, seigneur marquis de Cazaux, la terre et la seigneurie de Plaigne, en toute justice, haute, moyenne et basse, et autres droits honorifiques, biens nobles et ruraux, directes ; les métairies de Born et de Caudemique et dépendances d'icelle,jardin, moulin, pigeonnier, vignes, prés, bois terres cultes et incultes ; les fiefs de la Devèze, de Blazens et de Fontaines, ainsi que les terres de la métairie de Bonhaure, et cinquante sétérées de terre situées dans le consulat du Py.
Total : 49 000 livres. Inventaire. Vues 12 et 38.

3 avril 1683. La dame de Plaigne délègue au seigneur de Bélesta la somme de 5000 livres en déduction des 6315 livres qu'elle lui doit par contrat du 30 mai 1676, à prendre du seigneur marquis de Cazaux. Le marquis de Cazaux obtient quittance de la somme de 1000 livres par M. le baron de Bélesta, « en tant moins de celle de 5000 livres indiquée par la Dame de Plaigne audit Sieur Bélesta. Inventaire. Vue 51.

3 avril 1683. Suite à une transaction passée entre la dame de Plaigne et le sieur de Tyranni, fils, et portant sur la somme de 2500 livres, le sieur marquis de Cazaux, acquéreur de la terre de Plaigne, paie au sieur de Tyranni la somme de 2000 livres, et les 500 livres restantes seront payées « à la fin des jours de la dame de Plaigne, sans intérêt ». Inventaire. Vue 57.

9 avril et 3 juin 1683. Madame de Plaigne s'acquitte des 2314 livres empruntées à messire François de Cassaigneau, seigneur de Glatens, conseiller au Parlement de Toulouse, somme à prendre du marquis de Cazaux. Inventaire. Vue 53.

10 avril 1683. Le seigneur marquis de Cazaux règle à monsieur Cassian de Bratz une somme de 500 livres, en déduction de celle de 10.625 livres due audit seigneur de Bratz par la dame de Plaigne pour la légitime de dame Antoinette du Faur de Pibrac, épouse dudit sieur de Bratz. Inventaire. Vue 60.

12 avril 1683. La dame de Plaigne souscrit une obligation de 1200 livres auprès du seigneur de Castelfort. Inventaire. Vue 69.

12 avril 1683. La dame de Plaigne s'acquitte de la somme de 1012 livres dix sols, plus 50 livres, qui restait de celle de 1062 livres dix sols, suivant l'obligation par elle consentie le 2 juin 1657 auprès de Guillaume de Cossy, paiement duquel ladite Dame a subrogé le seigneur marquis de Cazaux. Inventaire. Vue 51.

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24 mai 1683. La Dame de Plaigne acte que pour vendre les biens listés ci-dessus, elle a « obligation et promesse d'obtenir un arrêt de la cour du Parlement de Toulouse, par lequel il a faute par Dame Éléonor de Tavannes, sa belle-fille, d'avoir apporté à ladite Dame de Plaigne la somme de 36.000 livres que ladite Dame Éléonor, dans son contrat de mariage avec Messire Michel du Faur, comte de Pibrac, avait promis d'apporter ès biens de son futur époux, portant hypothèque sur la terre de Plaigne, et depuis lequel [se] sont écoulées dix-sept années ». Inventaire. Vue 48.

3 juin 1683. Autre quittance et subrogation de la somme de 1125 livres en déduction comme dessus faite par le seigneur de Bélesta au seigneur marquis de Cazaux. Plus acte de la déclaration faite par ledit seigneur de Bélesta comme quoi il n'a entendu accepter la cession que la dame de Plaigne lui a faite sur le seigneur marquis de Cazaux, sinon pour la somme de 2125 livres.

10 juin 1683. En lieu et place de la dame de Plaigne, le marquis de Cazaux paie la somme de 1657 livres à Pierre Palhès, habitant de Pibrac, héritier de Guillaume Palhès, suivant l'obligation de 1031 livres consentie le 11 juillet 1657 en faveur de Martini, magistrat au sénéchal de Toulouse. Ledit Palhès déclare qu'il va à l'instant employer la somme au paiement dudit Martini. Inventaire. Vue 55.

10 juin 1683. La dame de Plaigne délègue au marquis de Cazaux le soin de régler auprès de dame Guillemette de Becat, alors épouse de noble Esprit de Casteras de Montesquieu (26), seigneur de Sournia [Pyrénées-Orientales], une quittance de 2110 livres, datant du 16 mars 1661. Inventaire. Vue 54.

10 juin 1683. Le marquis de Cazaux s'acquitte de l'obligation de 2500 livres contractée par la dame de Plaigne auprès de messire Antoine de Tyranni. Inventaire. Vue 56.

10 juin 1683. Le seigneur marquis de Cazaux règle à dame Marie Anne de Cambolas (27), veuve héritière bénéficiaire de Jean Baptiste de Serignol, juge criminel au sénéchal de Lauragais, la quittance de 400 livres, pour fin de payer la somme de 1305 livres quinze sols huit deniers portée par l'obligation consentie par la dame de Plaigne au profit dudit sieur de Serignol le 17 mars 1645. Inventaire. Vue 58.

10 juin 1683. Le seigneur marquis de Cazaux règle à la décharge de la dame de Plaigne le quittance de 490 livres restant à payer à damoiselle Jeanne Françoise de Binet, veuve de maître Jean Labat, avocat, et à Jeanne de Binet, épouse de maître Bertrand Latour, avocat aussi, filles et co-héritières de damoiselle de Guillemette, veuve de maître François Binet, banquier. Inventaire. Vue 58.

1er juillet 1683. Le sieur de Robert règle à M. Betboy, pour et au nom du seigneur marquis de Cazaux, une quittance de 2360 livres 4 sols 1 denier correspondant au reste de la somme de 5580 livres initialement due au seigneur de Montbel [Pierre de Roux de Montbel de la Terrasse], et pour le paiement de laquelle la dame de Plaigne a baillé à ferme audit seigneur de Montbel la jouissance de la métairie de Bonhaure, jouissance de laquelle celui-ci se démet au moyen du paiement de la présente quittance. Inventaire. Vue 59.

1er juillet 1683. Le sieur Betboy règle à la décharge du seigneur marquis de Cazaux une quittance de 1125 livres, et en outre la somme de 500 livres, à Monsieur de Saint-Cassian de Bratz, faisant tout la somme de 1625 livres, reçue en déduction de celle de 10.625 livres due audit seigneur de Bratz par la dame de Plaigne pour la légitime de dame Antoinette du Faur de Pibrac, épouse dudit sieur de Bratz.

19 juillet 1683. La dame de Plaigne s'acquitte auprès de dame Marie Delpech Despanes [d'Espanès], épouse et procuratrice du Sieur de Cossy, de la somme de 1062 livres dix sols et de 50 livres en sus, reçue du seigneur marquis de Cazaux. Elle lève ainsi l'hypothèque en faveur du sieur de Coussy qui portait sur la terre de Plaigne. Inventaire. Vues 49-50.

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29 décembre 1683. La terre de Plaigne ayant été déclarée par le Parlement de Toulouse exempte de l'hypothèque de trente mille livres constituée à Dame Éléonor de Tavannes, épouse de Michel du Faur, comte de Pibrac ; la dame Anne Jacquette du Faur de Pibrac, veuve du sieur baron de Vissec [Pierre de Montfaucon], sera payée des 9000 livres de sa constitution sur le prix de vente de ladite terre de Plaigne, à règlement du seigneur marquis de Cazaux. Inventaire. Vue 49.

21 mars 1684. Le seigneur marquis de Cazaux paie au seigneur de Bratz la somme de 65 livres 10 sols 8 deniers, somme correspondant aux intérêts de la somme due par la dame de Plaigne au titre de la légitime de dame Antoinette du Faur de Pibrac, sa fille, épouse du seigneur de Bratz. Inventaire. Vue 60.

28 juin 1684. Le seigneur marquis de Cazaux paie au seigneur de Bratz la somme de 1200 livres pour les mêmes causes que ci-dessus. Inventaire. Vue 60.

5 juillet 1684. « Dame Marguerite Morin de Châteauneuf, épouse de maître Jean d'Estrée (28), vice-amiral et maréchal de France ; messire Philippe de Courcillon (29), marquis de Dangeau, comme créancier de messire Guilhaume Morin, seigneur de Châteauneuf, et encore en qualité de tuteur de damoiselle Anne Jeanne Françoise de Courcillon (30), sa fille mineure et celle de défunte dame Françoise Morin [de Châteauneuf], son épouse et co-héritière avec la dame d'Estrée de messire Jacques Morin de Châteauneuf (31), leur frère [fermier général, dit « le Juif] » ; font subrogation au profit de dame Anne Jacquette du Faur de Pibrac, veuve du sieur de Vissec ; maître Jérôme du Faur de Pibrac, prêtre, faisant pour celle-ci absente. Inventaire. Vue 65.

22 juillet 1684. Conformément à l'avis des parents de damoiselle Anne Jeanne Françoise de Courcillon, fille mineure de défunte dame Françoise Morin et du seigneur marquis de Dangeau, le lieutenant civil de la ville, prévôté et vicomté de Paris, donne pouvoir audit seigneur de Dangeau de prendre, remettre et subroger pour la raison des droits que la mineure a du chef de sa mère sur les biens des sieur [Michel du Faur de Pibrac] et dame de Pibrac [Éléonor de Saulx de Tavannes]. Inventaire. Vue 67.

21 août 1684. Anne Morin, épouse de messire Henry Habert de Montfort [Montmort ! sic !] (32), chevalier seigneur du Mesnil, maître des requêtes, subroge quittance de la somme de 3375 livres au profit de la dame de Vissec, avec remise de 1125 livres et réserve des autres prétentions et des frais. Inventaire. Vue 65-66.

21 août 1684. La dame d'Estrée subroge quittance de la somme de 3375 livres sur les biens de messire Michel du Faur de Pibrac et des dames de Plaigne et de Tavannes, au profit de la dame de Vissec, sous la réserve faite par ladite dame d'Estrée de 1500 livres de rente. La subrogation en faveur de Anne Jacquette du Faur de Pibrac, dame de Vissec, se trouve faite ici « à la prière même » de Michel du Faur de Pibrac, son frère. Inventaire. Vue 66.

22 août 1684. Le sieur Guichard, procureur dudit sieur de Dangeau, fait quittance de la somme de 3375 livres reçue, savoir 1781 livres de la dame de Vissec, et 1593 livres 15 sols du sieur François Lancelot de Maniban Casaubon (33), conseiller, avec remise des 1125 livres données en vertu de sa procuration, et sous réserve des 1500 livres dues au sieur de Dangeau par le sieur de Pibrac [Michel du Faur de Pibrac] et la dame de Tavannes [Éléonor de Saulx de Tavannes], son épouse, avec subrogation au profit de la dame de Vissec et dudit sieur de Casaubon, à la prière et du consentement dudit sieur de Pibrac. Inventaire. Vue 67.

22 août 1684. Comme le 22 juillet 1684, conformément à l'avis des parents de damoiselle Anne Jeanne Françoise de Courcillon, fille mineure de défunte dame Françoise Morin et du seigneur marquis de Dangeau, le lieutenant civil de la ville, prévôté et vicomté de Paris, donne pouvoir audit seigneur de Dangeau de prendre, remettre et subroger pour la raison des droits que la mineure a du chef de sa mère sur les biens des sieur [Michel du Faur de Pibrac] et dame de Pibrac [Éléonor de Saulx de Tavannes]. Inventaire. Vue 67.Vue 67.

23 août 1684. « Lesdits dame d'Estrée et seigneur de Dangeau font à la dame de Vissec subrogation des sommes à eux dues par messire Guy Michel du Faur de Pibrac et par la dame de Plaigne, moyennant la somme de 2375 livres d'une part et de 1125 livres d'autre part, et le don qu'ils ont fait d'autres 1125 livres et des dépens, à cause dudit présent paiement, lesquels dame d'Estrée et marquis de Dangeau, se réservent encore 1000 livres à eux deux sur lesdits sieur de Pibrac et dame de Plaigne et dame Éléonor de Saulx de Tavannes, épouse de messire Michel du Faur ; y étant aussi fait mention que la dette provient des 9000 livres empruntées du sieur Morin de Châteauneuf pour payer partie de la constitution faite à Antoinette du Faur de Pibrac, dame de Bratz, ainsi qu'est porté dans son contrat de mariage ». Inventaire. Vue 65.

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17 septembre 1684. Le seigneur marquis de Cazaux règle au seigneur de Bratz, époux de dame Antoinette du Faur de Pibrac, une quittance de 6625 livres de principal, et de 90 livres de restes d'intérêts, et le seigneur de Bratz se démet de toutes prétentions sur la terre de Plaigne. Inventaire Vue 61.

18 septembre 1684. Le seigneur marquis de Cazaux régle la quittance de 430 livres correspondant aux promesses, jugements, exécutoires et autres actes qui ont servi d'établissement pour les sommes dues par la dame de Plaigne. Inventaire. Vues 61-62.

18 septembre 1684. Le seigneur marquis de Cazaux règle la somme de 130 livres au sieur Guillaume Mazères, marchand de Toulouse, mari de demoiselle Marie Andreau et créancier privilégié de son beau-père. Guillaume Mazères délivre audit seigneur marquis le compte des marchandises et la promesse du 15 avril 1673, au dos de laquelle sont couchés deux paiements signés Andreau. Inventaire. Vue 62.

18 septembre 1684. Le seigneur marquis de Cazaux règle une quittance de 9567 livres dix sols à dame Catherine de Terlon, veuve de M. de Laffont, conseiller, en déduction de 11.811 livres 7 sols 7 deniers dus à ladite dame de Laffont [de Terlon] par divers contrats des 19 février 1664, 13 juin 1665 et 25 janvier 1672. Inventaire. Vues 62-63.

19 septembre 1684. Quittance de 3222 livres 18 sols faite au seigneur marquis de Cazaux par dame Anne Jacquette du Faur de Pibrac, veuve de monsieur le baron de Vissec, comme ayant le droit cédé des héritiers de maître Jacques Morin de Châteauneuf, secrétaire du roi, somme qu'elle promet de tenir en compte sur celle de 9500 livres qui fut empruntée dudit sieur Morin de Châteauneuf pour employer au paiement de partie de la constitution faite à dame Antoinette du Faur de Pibrac dans le contrat de son mariage avec le seigneur de Bratz. Inventaire. Vue 64.

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22 septembre 1684. En vertu de l'accord passé le 5 juillet 1684, « la dame d'Estrée et le seigneur de Dangeau font subrogation à la dame de Vissec des sommes à eux dues par messieurs Guy et Michel du Faure de Pibrac et par la dame de Plaigne, moyennant la somme de 2375 livres d'une part, et de 1125 livres d'autre part, et le don qu'ils ont fait d'autres 1125 livres et dépens, à cause du présent paiement, sachant que la dame d'Estrée et le marquis de Dangeau se réservent encore 1000 livres à eux deux sur lesdits sieurs de Pibrac, la dame de Plaigne et la dame Éléonor de Saulx de Tavannes, épouse de messire Michel du Faur ; y étant fait mention que la dette provient des 9000 livres empruntées du sieur Morin pour payer partie de la constitution faite à Antoinette du Faur de Pibrac, dame de Bratz ». Inventaire. Vue 65.

22 septembre 1684. Messire Jean Guy de Maniban, président au Parlement de Toulouse, en qualité de procureur de Messire François Lancelot de Maniban Casaubon, son frère, conseiller audit Parlement, fait quittance au seigneur marquis de Cazaux de la somme de 1593 livres 15 sols que ledit sieur de Casaubon a payée à messire Jean Guichard, seigneur de Pierray, comme procureur de M. le marquis de Dangeau, à la décharge des sieur et dame de Pibrac. Inventaire. Vue 66.

22 août 1684. Le sieur Guichard, procureur du sieur de Dangeau, fait quittance de la somme de 3375 livres reçues, à savoir 1781 livres de la dame de Vissec, et 1593 livres 15 sols du sieur de Casaubon, avec remise de 1125 livres données en vertu de sa procuration, et sous réserve de 1500 livres dues audit seigneur de Dangeau par le seigneur de Pibrac et la dame de Tavannes, son épouse, avec subrogation au profit de la dame de Vissec et dudit sieur Casaubon, à la prière et au consentement du sieur de Pibrac. Inventaire. Vue 67.

3 octobre 1684. Jean Poulalié, médecin de Villefranche-de-Lauragais, ratifie la quittance de la somme de 206 livres que le sieur Vallès, notaire de Plaigne, a faite, en qualité de son procureur, à la dame de Plaigne et à monsieur le marquis de Cazaux. Inventaire. Vue 68.

11 octobre 1684. Plus une quittance de 700 livres payée par le seigneur marquis de Cazaux, à la décharge de la dame de Plaigne, à Monsieur de Castelfort [Marc Antoine de Bault de Castelfort, second mari de Marguerite de Gouzens] pour restes de celle de 1200 livres, pour laquelle le sieur de Castelfort a subrogé ledit seigneur marquis de Cazaux, et pour laquelle il s'est démis de toutes autres hypothèques sur la terre de Plaigne, s'étant néanmoins réservé sur les autres biens de la dame de Plaigne et ayant retiré des mains du seigneur de Cazaux une quittance de main privée de la somme de 60 livres comme comprise en la présente quittance du 11 octobre 1684. Inventaire. Vues 68-69.

11 octobre 1684. Plus une autre quittance de 500 livres en déduction de celle de 1200 livres faite par ledit seigneur de Castelfort au seigneur marquis de Cazaux le 12 avril 1683. Le compte final de l'obligation souscrite par la dame de Plaigne auprès du seigneur de Castelfort se monte à 2000 livres, pour raison du susdit contrat du 11 mars 1665. Inventaire. Vue 69.

24 octobre 1684. Maître Louis de Lafont, juge de Roqueserière, fait quittance au seigneur marquis de Cazaux de la somme de 725 livres qui était due à feu Moïse de Lafont, son père, en qualité de fermier de la commanderie de Puysubran, et pour les arrérages de la rente de 187 livres 10 sols que la métairie de Caudemique, dépendante de la terre de Plaigne, faisait à la commanderie en conséquence du contrat du 1er février 1602, passé entre frère Raoul de Graves Sérignan, commandeur de Puysubran, et noble Barthélémy de Plaigne. Inventaire. Vues 69-70.

13 décembre 1684. Plus une quittance faite suivant sa procuration du 2 décembre 1684 par messire Jean François de Potier (34), seigneur de Castelnouvel, prieur de Montaud, en qualité de procureur de dame Isabeau de Raoul, marquise de Castera Pradère [Pradelles ! sic !], veuve de messire Jean Baptiste de Ciron (35), second président au Parlement de Toulouse ; quittance de la somme de 3444 livres 10 sols reçue du seigneur marquis de Cazaux à la décharge de la dame de Plaigne ; savoir, quittance de 3187 livres seules à la dame de Ciron comme mère et administeresse [😀 sic !] de ses enfants ; quittance de la somme de 3187 livres dix sols due à feu messire Jacques Georges de Minut, marquis de Castera, pour acte du 5 mai 1666 [cf. supra] ; et 257 livres pour restes des intérêts de la somme. Inventaire. Vues 70-71.

14 décembre 1684. Arrêté de compte des paiements faits par le seigneur marquis de Cazaux sur le prix de vente de la terre de Plaigne, et à l'indication et à la décharge de la dame de Plaigne et de M. le comte de Pibrac, son fils.

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La dame de Plaigne et le comte de Pibrac confirment que lesdits paiements faits aux parties et aux créanciers atteignent à la somme de 44.962 livres 1 denier.
Ils font quittance de cette somme et des intérêts d'icelle au seigneur marquis de Cazaux, et ils confirment les quittances et subrogations faites auxdits créanciers.
Ils font également quittance de la somme de 181 livres 8 sols payée par ledit seigneur marquis de Cazaux, sur demande du seigneur comte de Pibrac et de la dame de Plaigne, pour l'obtention de l'arrêt donné le 29 décembre 1683, qui décharge la terre de Plaigne de la dot et des hypothèques de dame Éléonor de Saulx de Tavannes, épouse dudit comte.
Les 4047 livres 19 sols 11 deniers restant de l'entier prix de 49.000 livres se doivent de payer ce qui suit :

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— 3000 livres à M. le commandeur de Puysubran pour l'extinction de la rente établie sur la métairie de Caudemique le 1er février 1602 ; et 600 livres pour les arrérages de la rente des années énoncées dans la liquidation qui en a été faite entre le sieur commandeur et la dame de Plaigne ;
— 437 livres 19 sols 11 deniers à M. Samuel de Fermat, conseiller au Parlement de Toulouse, en tant moins de la somme que la dame de Plaigne lui doit sous les cautions de MM. de Bratz et de Saint-Jory par acte du 24 janvier 1667.
Signé par la dame de Plaigne de tenir quitte le marquis de Cazaux des intérêts de la somme de 437 livres 19 sols 11 deniers. Inventaire. Vues 71-72

25 mars 1685. Plus l'extrait de la quittance de 975 livres faite par maître Charles d'Isoard, procureur du sieur commandeur de Puysubran au profit du seigneur marquis de Cazaux, savoir : 600 livres pour le contenu de l'acte de la liquidation faite le 21 décembre 1683 entre le sieur procureur et la dame de Plaigne ; et le surplus pour arrérages échus depuis ladite liquidation ; s'étant ledit seigneur marquis réservé son recours contre la dame de Plaigne pour la somme de 75 livres d'une part, et de 30 livres d'autre part. Inventaire. Vue  72.

21 décembre 1783. Plus le compte des arrérages de ladite rente des années précédant l'an 1683, liquidé entre le sieur d'Isoard, procureur du sieur commandeur de Puysubran, et la dame de Plaigne, revenant à la somme de 600 livres, que la dame de Plaigne consent être payée par le seigneur marquis de Cazaux.

5 juin 1685. Plus quittance de la somme de 3000 livres, faite par M. le commandeur de Barbantane, receveur au grand prieuré de Toulouse, en suite du pouvoir à lui donné par le vénérable chapitre de l'ordre suivant la délibération du 29 mai 1685, pour éteindre la pension que le sieur commandeur de Puysubran levait sur la métairie de Caudemique, établie pour pareille somme de 3000 livres, reçue par Noble Barthélémy de Plaigne le 1er février 1602, et celle délivrée par le sieur Betboy et des deniers de M. le marquis de Cazaux. Inventaire. Vue 73.

11 juillet 1685. Plus quittance de la somme de 1000 livres, faite par la dame de Plaigne à M. Betboy faisant pour le seigneur marquis de Cazaux, et ce, pour libérer le seigneur marquis de Celles des : 438 livres 19 sols 11 deniers que M. de Fermat avait refusé de prendre des mains du seigneur marquis de Celles ; et des 561 livres 1 denier portés par le billet que le seigneur marquis avait fait à la dame de Plaigne le 14 septembre 1784, pour fin de paiement des intérêts, et laquelle somme a été à l'instant dans le même acte baillée par la dame de Plaigne à M. de Saint-Jory, à l'effet de la délivrer à M. de Fermat. Inventaire. Vue 75.

11 juillet 1685. Plus l'obligation des reliefs de la dette de 2125 livres contractée par la dame de Plaigne auprès des sieurs de Saint-Jory et de Bratz le 24 janvier et le 4 février 1667. Inventaire. Vue 75.

La faillite de la famille de Plaigne est représentative du rapport qu'une certaine noblesse entretient au XVIIe siècle avec l'argent. On ne paie pas ses fournisseurs, y compris sur plusieurs générations, puis on gage ses propriétés pour emprunter, et on remet à d'obscures calendes le moment de rembourser. Celui-ci hélas vient un jour. Quand les créanciers perdent confiance, même si et surtout il s'agit de parents, alliés ou amis, ceux-ci exigent tous ensemble le paiement des sommes dues, et c'est alors la curée. On voit d'ailleurs au fil du calendrier établi ci-dessus comment lesdits parents, alliés ou amis, en particulier le seigneur de Castelfort, second mari de Marguerite de Gouzens, eussent bien voulu dépecer à leur profit la seigneurie de Plaigne, si François Paul I de Béon et Hippolyte de Beon Cazaux, son neveu, n'étaient pas venus, nantis des moyens nécessaires, dédommager les créanciers de la famille de Plaigne et rafler ainsi la mise à ces plus modestes concurrents.

À l'empilement des crédits, proche ici du moderne système de Ponzi, la dame de Plaigne ajoute le poids exorbitant des constitutions dotales qu'elle doit faire à ses filles quand celles-ci se marient — Antoinette du Faur de Pibrac, Anne Jacquette du Faur de Pibrac —, et le manque à gagner de la constitution dotale d'Éléonor de Saulx de Tavannes, épouse de Michel du Faur de Pibrac, constitution qui était attendue, d'avance comptée, et qui, dix-sept ans plus tard, n'était toujours pas venue.

Après la mort de François de Plaigne, son père, puis celle de François de Plaigne, son frère, bientôt remplacé par Marc Antoine de Bault, seigneur de Castelfort — une sorte de requin —, auprès de Marguerite de Gouzens, son ex-belle-sœur ; Anne de Plaigne, devenue la dame de Plaigne, se retrouve seule à fournir les constitutions dotales de ses filles et à assumer une montagne croissante de dettes, — celles que lui ont laissées Barthélémy de Plaigne, son grand-père, et François de Plaigne, son père ; puis celles que lui a laissées Guy du Faur de Pibrac, son époux ; puis celles qu'elle a contractées elle-même pour retarder celles de ses prédécesseurs et pour tenter d'assurer à ses enfants des mariages susceptibles de renflouer leur situation à tous. Peine perdue ! Il se peut que son statut de « faible femme » seigneuresse, flanquée d'un fils, de style autrement faible dans son genre, l'ait particulièrement exposée aux appêtits des parents, alliés ou amis créanciers, et à celui de l'ogre Béon Cazaux.

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Ci-dessus : le modeste château de Vissec (Gard), aujourd'hui. Pierre de Montfaucon vivait aussi au Vigan.

On ne sait ce devient la dame de Plaigne après la vente de sa seigneurie. Ses filles rejoignent probablement les seigneuries de leurs époux respectifs. Michel du Faur de Pibrac, son fils, et Éléonor de Saulx de Tavannes, sa belle-fille, déménagent au château ancestral de la famille du Faur, à Pibrac (Haute-Garonne). Michel du Faur y meurt le 31 mai 1704.

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« Le château, construit de 1540 à 1543 par Pierre du Faur, seigneur de Pibrac, qui venait d'épouser Causide Doux, héritière des anciens seigneurs, se compose d'un corps de logis central et de deux ailes. Une tourelle à pans coupés se détache sur le milieu de la façade et contient l'escalier à vis ; il conduit à un couloir s'ouvrant sur une série d'appartements qui se continue dans l'aile droite par une galerie voûtée , au fond de laquelle se dégage, dans une tourelle d'angle, le cabinet dans lequel Guy du Faur de Pibrac composa la plupart de ses fameux quatrains. Les murs de ce charmant petit retrait sont recouverts d'élégantes et fines boiseries du meilleur goût de la Renaissance, surmontées de peintures mythologiques et d'une voûte dont les nervures entrecroisées sont ornées aussi de peintures. Au-dessus de la galerie voûtée s'étend la galerie à jour, la Mirande, qui donne à cette partie du château tant de grâce et de légèreté. Dans l'aile gauche, on remarque surtout la grande salle du rez-de-chaussée avec sa belle cheminée François Ier, et, au-dessus, l'appartement orné d'une cheminée plus simple et plus récente, mais de cet aspect robuste et monumental qui satisfait si pleinement les yeux dans les constructions des premières années du dix-septième siècle.

Au commencement du siècle suivant, Éléonore de Saulx de Tavannes, veuve de Michel du Faur de Pibrac, fit représenter sur les montants des figures de pleureuses, et entoura aussi son écusson de la cordelière de veuve, dans le cabinet attenant, dont le plafond, rehaussé de peintures brillantes encore, ressemble à un écrin. » (36)

Éléonore de Saulx de Tavannes, veuve de Michel Du Faur de Pibrac, meurt au château de Pibrac le 15 août 1708.

Destinataire officiel d'un montage financier compliqué, François Paul I de Béon, grand prieur toulousain de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, fonde au château de Plaigne en 1693, — à l'intention, dit-il, de François Paul II de Béon, son petit-neveu, chevalier de Malte, ou, de façon non dite, au profit de la famille de Béon —, la commanderie de Plaigne Béon Cazaux. Arguant de la minorité de Francois Paul II de Béon, son fils, Hippolyte de Béon Cazaux assurera en effet la gestion des revenus de la commanderie jusqu'au 27 février 1710, date de sa mort. Cf. Christine Belcikowski. Mystères dans l’histoire de la famille de Béon Cazaux et dans celle de la commanderie de Plaigne.

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Ci-dessus : ancienne commanderie de Plaigne Béon Cazaux, aujourd'hui.

Louis Henri Habert II (1639-1686), maître des requêtes, fils d'Henri Louis Habert I, seigneur de Montmort, châtelain du Mesnil-Habert, fait comte pour ses terres de Mesnil-Habert, Maincourt et des Layes, conseiller au parlement de Paris, maître des requêtes, académicien français en 1634), conseiller d’Etat, doyen des maîtres des requêtes et de l’Académie, époux en deuxièmes noces d'Anne Morin de Châteauneuf, est emprisonné en 1669 à Saint-Lazare pour dettes et banqueroute, et il y meurt en 1686.

1er semestre 1690. Dame Marguerite de Gouzens, femme de noble Marquis de Bault, sieur de Castelfort, requérant, attendu la saisie générale jetée sur les biens de ce dernier, demande et obtient la séparation de ses biens jusqu'à concurrence de la somme de 41.500 livres qui lui a été constituée dotalement dans ses pactes de mariage. (37)

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1. Archives municipales de Toulouse. Fonds de Malte. Commanderie de Plaigne-Béon-Cazaux : inventaire des titres et archives (1693).

2. Cf. André François Joseph Borel d'Hauterive (1812-1896). Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, pp. 359-360. Édition Comte d'Angerville. Monaco. 1860. « Alexandre de Séverac, seigneur de Juzes et de Maurens, capitaine d'une compagnie franche de chevau-légers, maître d'hôtel du roi Louis XIII. Il mourut en 1655. Il avait épousé 1° Charlotte de Plaigne, fille de Barthélémy de Plaigne et de Miramonde de Pailhès ; 2° Raymonde de Bouservant. De son mariage avec Charlotte de Plaigne sont nés 1° Alexandre de Séverac, seigneur de Juzes, de la Tour et de Valencé, marié le 12 octobre 1647 à Gabrielle de Bouil d'Espanel ; 2° Jean de Séverac, seigneur de la Brane ; 3° Calixte de Séverac, légataire d'Anne de Plaigne, sa tante maternelle, par acte du 7 juillet 1648 ; 4° Gabrielle de Séverac, mariée le 1er juillet 1685 à Bernard de Cruzat. »

3. M. Mouynès. Archives sommaires des archives antérieures à 1790. Aude. Série B. Sénéchaussée du Lauragais. Tome I, pp. 424-425. Paul Dupont. Paris. 1864.

4. On sait peu de choses de la famille de Ferroul de Celles, dont la généalogie demeure très embrouillée.

5. Cf. Wikipedia. Famille de Polastron.

6. Cf. Wikipedia. Famille de Saulx.

7. Né en 1610, Pierre de Montfaucon, seigneur de Vissec, baron d'Hierle, est fils de Christophe de Montfaucon, seigneur de Vissec, et d'Anne de Paulo. Il a épousé en premières noces Félicie de Thézan, fille de Raymond de Thézan, vicomte de Pujol de Thézan, seigneur de Poujol-sur-Orb, et d'Antoinette d'Avanson. Ce mariage est resté sans descendance. Il épouse Anne Jacquette du Faur de Pibrac en 1669, dont il aura deux fils. Il meurt en 1677.

8. Fils d'Antoine Lespinasse, marchand bourgeois de Tulle, sieur de Clavel et du Teil, seigneur de Champeaux, Jean Baptiste de Lespinasse est en 1642 conseiller au présidial de Tulle ; et Antoine, sieur de Champeaux, en 1637, marchand à Toulouse. Cf. Chaix d'Est-Ange. Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. Volume 16, EAS-EYS, p. 190-191. Imprimerie Charles Hérissey. Évreux. 1918.

9. La subrogation personnelle consiste pour une personne appelée solvens, à payer la dette due par le débiteur au créancier. Le solvens se subroge alors dans les droits du créancier, et peut former une action récursoire contre le débiteur pour obtenir le remboursement du paiement.

10. Louis de Baraigne, baron de Bélesta et de Gardouch, nommé maître d'hôtel ordinaire du Roi par lettres du 25 mars 1651, épouse le 6 novembre 1651 Anne de Morlhon. Fils de Louis de Baraigne et d'Anne de Morlhon, Charles de Baraigne, baron de Bélesta, est page de la Grande écurie en 1670. Il épouse le 20 novembre 1686 Marie de Roquefort. Cf. Chaix d'Est-Ange. Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. Volume 2, AUB-BAR, p. 277. Imprimerie de Charles Hérissey. Évreux. 1904.

11. Yves de Serignol, lieutenant général et criminel à la sénéchaussée et au siège présidial de Lauraguais, marié en 1630 à Jacquette de Charles ; puis, en 1662, à Jeanne de Marion, fille de Raymond de Marion et de Jeanne de Lacger.

12. Jean François de Ferrand, fils de François de Ferrand, docteur ès droits, conseiller du roi, commissaire taxateur au siège présidial de Lauragais, et de Marie de Bonnal. Il épouse le 28 janvier 1649 Georgette Ducup, fille de Raymond Ducup, baron de Ricaud et de Puybusque, sénéchal du Lauragais, et de Marie de Guiscard.

13. Lieue : espace d'une lieue de rayon soumise à une juridiction établie par un seigneur.

14. On ne sait rien de Jean Tiranny, avocat. « Antoine de Tiranny, avocat, fils du précédent, fut capitoul en 1716. Il dénombra noblement, le 4 septembre 1732, en qualité de conseiller du roi, de lieutenant criminel au sénéchal de Toulouse, de seigneur de Caignac et de Lagarrigue, et comme héritier substitué de Jean-Baptiste de Tiranny, avocat, son frère. Gabriel Joseph de Tiranny, seigneur de Caignac, dénombra ses fiefs nobles le 15 avril 1778. Armes : D'argent, au chevron de gueules, en pointe un croissant de sable ; au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or ». Cf. Alphonse Brémond. Nobiliaire toulousain: inventaire général des titres probants de noblesse et de dignités nobiliaires, p. 461. Bonnal et Gibrac Imprimeurs-Éditeurs. Toulouse. 1863.

15. Noble Guillaume de Cossy (?-1683), sieur de Corde, capitaine d'une compagnie de carabins au régiment du sieur de Bellemont, en la cour du roi de Piémont où il résidait souvent. Le 7 février 1633, il épouse Louise de Château-Verdun, dame de Lissac, fille de Corbeyran de Château-Verdun et d'Espagne et de Jeanne de Noé, veuve de Jean de Soubiran, seigneur de Cassabail. Arcange de Château-Verdun, tante de Louise de Château-Verdun, est dans le même temps l'épouse de Pierre du Faur, seigneur d'Encuns. « La constitution dotale de la dame de Lissac devait être importante ; mais les sommes qu'elle s'était engagée à verser à son mari ne furent pas souvent acquittées. Le 20 juin 1638, le sieur de Cossy reconnaissait, par acte notarié, n'avoir reçu jusqu'à ce jour que la somme de 1500 livres en argent ou en bétail. À sa mort, le 12 novembre 1656, Louise de Château-Verdun, dame de Lissac, institue pour ses héritiers, par égale part, ses fils, nés de son premier mariage, les enfants de sa fille Paule, dame de Pontault, et le sieur de Cossy, son second mari. En 1657, Guillaume de Cossy épouse en secondes noces Marie Delpech ou Delpuech, fille du seigneur d'Espanès [issu d'une riche famille de marchands pasteliers, qui s'alliera à la famille de Paulo ; cf. L'Auta. Novembre 1975.] ». Cf. « La seigneurie et les seigneurs de Lissac et Labatut au comté de Foix (XIIIe-XVIIIe siècle) ». I,1, p. 111. In Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts. Foix. 1922.

16. On ne sait s'il s'agit ici de Pierre de Martini, conseiller du Roi, lieutenant Général au sénéchalat de l'Isle-Jourdain, marié à Françoise de Saint-Gaudens ; ou de Mathieu de Martini, avocat en la cour, conseiller en la sénéchaussée et siège présidial de Toulouse depuis 1641 ; tous deux frères, issus d'une famille d'origine italienne.

17. Arnaud Colomiès, libraire-imprimeur royal, sis rue du Taur. Cf.J. et J. Faure. « Peire Godolin et les imprimeurs du "Ramelet Moundi ». In L'Auta : que bufo un cop cado més, p. 71. Toulouse. Mars 1997. Guillemette de Bécat, son épouse, est issue d'une famille de maîtres boutonniers établie alors à Toulouse, rue Sainte-Scarbes.

18. Catherine Terlon, née le 9 janvier 1616 à Toulouse, fille de Pierre Terlon (1580-1638), conseiller à la cour, et de Jeanne Rudelle, mariée à Pierre Lafont, conseiller à la cour.

19. Née le 8 mars 1632, fille de Jacques de Chalvet (1607-1672), baron de Fenouillet et de Chauvet, et de Gabrielle Baderon de Maussac, Diane de Chalvet est depuis 1662 veuve de Pierre Antoine de Valette (1628-1662), capitoul en 1612, qu'elle a épousé le 30 mai 1655 à Toulouse.

20. Fils d'Antoine André de Roux de Montbel, président au présidial iet juge-mage en la sénéchaussée de Carcassonne, et de Françoise Potier de la Terrasse, Pierre de Roux de Montbel de la Terrasse (1634-1704), seigneur de Montbel, Pexiora et Besplas, syndic général de la province de Languedoc avec résidence à Carcassonne ; marié le 11 mai 1658 à Marthe de Peyrat, fille de René de Peyrat, seigneur de Montplaisir, et de Marthe Le Prestre. Marthe de Roux de Montbel épousera le 24 février 1691 Joseph d'Hautpoul. Cf. Mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne, p. 3. Carcassonne. 1927.

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M. Mouynès. Inventaire sommaire des archives antérieures à 1790. Aude. Archives civiles. Volume 1. Série B. Sénéchaussée du Lauragais, p. 357. Paul Dupont. 1864.

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Ibidem, p. 358.

21. Après la mort de François de Plaigne II, son premier époux, Marguerite de Gouzens de Fontaines épouse le 5 juillet 1649 Marc Antoine de Bault de Castelfort, gentilhomme du diocèse de Saint-Papoul, fils de noble Paul de Bault, sieur de Saint-Affrique, gouverneur pour le Roi du pont de Cordon, en Bresse. Cf. Henry de Caux. Catalogue général des gentilshommes de la province de Languedoc. Diocèse de Saint-Papoul. Cf. Charles de Baschi, marquis d'Aubais. Pièces fugitives, pour servir à l'histoire de France. Tome II, p. 438. Chez Hugues Daniel Chaubert. Paris. 1759.
« En 1690, dame Marguerite de Gouzens, femme de noble Marquis de Bault, sieur de Castelfort, requérant, attendu la saisie générale jetée sur les biens de ce dernier, obtient la séparation de ses biens jusqu'à concurrence de la somme de 41.500 livres qui lui a été constituée dotalement dans ses pactes de mariage ». Cf. MM. Mouynès et Dupond. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790. Aude. Archives civiles. Série B. Tome II, p. 96. Imprimerie P. Labau. Carcassonne. 1891.

22. « Castera, terre et seigneurie en Languedoc, diocèse de Rieux, dont Louis XIII fit don à Jacques de Minut, sénéchal de Rouergue, en faveur duquel il l'érigea en marquisat. Ce marquis était fils de Georges de Minut, gentilhomme milanais, qui était en France sous le Roi François Ier, et qui fut premier président du Parlement de Toulouse le 4 Août 1425. Jacques de Minut fut père d'Antoine de Minut, baron de Castera, qui épousa Marthe du Potier de la Terrasse ». Cf. François Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois (1699-1783). Dictionnaire de la noblesse : contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France. Tome IV, p. 823.
Fils d'Antoine d'Antoine de Minut et de Marthe du Potier de la Terrasse, Jacques Georges de Minut, marquis de Castera et de Pradelles, lieutenant-colonel du régiment dauphinois-étranger, épouse dame Isabeau de Raoul. Anne de Minut de Castera, sœur du précédent, épouse Charles de Gontaut, seigneur de Cabrères, baron de Gramat et de Loubressec, page de la Chambre de Louis XIII, qui teste le 20 août 1660.

23. Clément Samuel de Fermat (1634-1697), fils de Pierre de Fermat (1608-1665) et de Louise de Long (1615-1701), est conseiller au Parlement de Toulouse. Il épouse le 1er mars 1659 à Toulouse Élisabeth Thérèse d'Olivier, fille de François d'Olivier, seigneur de Villefranche (1603-1684), et d'Anne du Périer.

24. Fils de Jacques du Faur, seigneur de Saint-Jory, et de Claude de Cardaillac ; petit-fils de Pierre du Faur, seigneur de Saint-Jorry et de Pibrac, et de Charlotte de la Jugie ; d'où cousin des du Faur de Pibrac ; Jacques du Faur, baron de Saint-Jory (1612-1695), épouse le 16 septembre 1646 à Saint-Jory Françoise de Parade. Claude du Faur de Saint-Jory, leur fille aînée, épouse le 24 février 1671 à Toulouse François Gaston de Foix, comte de Foix.

25. Fils de Louis de Baraigne et d'Anne de Morlhon, Charles de Baraigne est ainsi petit-fils de Paul de Baraigne, seigneur de Gardouch et de Bélesta[-Lauragais], et de Marie de Lordat, fille de Jean Ier de Lordat, baron de Labastide-de-Gardenoux, et de Jeanne de Génibrouse. Marié le 17 août 1627 à Marie de Lordat, Paul de Baraigne a été tué en duel par le baron d'Arnave le 2 juillet 1634.

26. Guillemette de Becat, veuve d'Arnaud Colomiès, marchand-libraire de Toulouse ; mariée en secondes noces à noble Esprit de Casteras de Montesquieu.
Fils de François de Casteras de Montesquieu, baron de Sournia, et de Marie Marguerite de Chefdebien d'Armissan, Esprit de Casteras de Montesquieu est seigneur de Sournia (Pyrénées-Orientales), chevalier de Malte, capitaine au château de Quéribus, époux de Guillemette de Becat sur le tard.

27. Marie Anne de Cambolas est fille de François de Cambolas (1591-1672), seigneur de Fossat et de Verniols en Auvergne, conseiller au parlement de Toulouse le 15 juin 1618, commissaire taxateur en la Chambre de l’Édit à Castres le 17 septembre 1641, conseiller d’État le 26 juillet 1644 ; et d'Anne de Maynard de Vernhols, dame de Verniols († 1672). Elle a épousé le 27 février 1661 à Toulouse Jean Baptiste de Serignol, juge criminel au sénéchal de Lauragais, trésorier général de France en la généralité de Toulouse, fils d'Yves de Serignol, auprès de qui François de Plaigne, père d'Anne de Plaigne, a contracté une obligation de 1305 livres 15 sols huit deniers le 17 mars 1745.

28. Jean d'Estrée (1624-1607), comte d'Estrées, de Nanteuil-le-Haudouin et de Tourbes, baron de Doudeauville, fils de François Annibal D'Estrée (1573-1670) et de Marie de Béthune (1602-1628), marié le 7 octobre 1658 à Marguerite Marie Morin de Châteauneuf. François Hannibal d'Estrée épouse le 18 avril 1634, en secondes noces, Anne Habert de Montmort (ca 1600-1661), tante de Louis Henri Habert de Montmort, qui suit au numéro 32 de ces notes.

29. Philippe de Courcillon (1638-1720), marquis de Dangeau, militaire, diplomate, académicien et mémorialiste français, plus particulièrement connu pour son Journal, dans lequel il évoque la vie quotidienne de la cour e Versailles, à la fin du règne de Louis XIV. Il épouse le 11 mai 1670, en premières noces, Anne Françoise Morin de Châteauneuf, dont il a une fille, Marie Anne Jeanne Françoise de Courcillon, future épouse d'Honoré Charles d'Albert de Luynes, duc de Montfort (1669-1704), et petit-fils de Colbert. Il épouse le 26 mars 1686, en secondes noces, la comtesse Sophia Maria Wilhelmina von Löwenstein Wertheim Rochefort, fille du comte d'Empire Ferdinand Karl von Löwenstein Wertheim Rochefort (1616-1672) et la princesse Anna Maria von Fürstenberg (1634-1705), dont il a un fils au moins, Philippe Egon de Courcillon (1684-1719), titré marquis de Courcillon, qui épousera Françoise de Pompadour, duchesse de La Valette.

30. Marie Anne Jeanne Françoise de Courcillon, fille de Philippe de Courcillon, marquis de Dangeau, épousera le 17 juillet 1794 Honoré Charles d'Albert de Luynes (1669-1704), comte de Tours, connu sous le nom de duc de Montfort, fils de Charles Honoré d’Albert, duc de Luynes, de Chevreuse et de Chaulnes, pair de France, comte de Montfort et de Tours ; et de Jeanne Marie Colbert, fille aînée de Jean Baptiste Colbert, marquis de Seignelay. Saint-Simon signale que la mariée avait une bien pénible infirmité : « Le duc de Montfort, fils aîné du duc de Chevreuse, épousa en même temps la fille unique de Dangeau, chevalier de l’ordre, et de sa première femme, fille de Morin, dit le Juif, sœur de la maréchale d’Estrées. Elle [la mariée] passe pour très riche, mais aussi pour ne pas retenir ses vents, dont on fit force plaisanterie ». Cf. L. Lambeau. « Deux hôtels de la Place Royale. Hôtel La Rivière-Canillac-Villedeuil ; Hôtel Dangeau ». In Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France. Tome 38, p. 348. Honoré Champion. Paris. 1911.

31. Jacques Morin de Châteauneuf, fermier général, maître d'hôtel du Roi, a d'Anne Yvelin, son épouse, deux filles : 1° Marguerite Marie Morin († 1714), qui épouse le 7 octobre 1658 Jean d'Estrée (1624-1707), maréchal de France ; 2° Françoise Morin († 1682), qui épouse le 11 mai 1670 Philippe de Courcillon (1638-1720), marquis de Dangeau.

32. Louis Henri Habert II (1639-1686), maître des requêtes, fils d'Henri Louis Habert I, seigneur de Montmort, châtelain du Mesnil-Habert, fait comte pour ses terres de Mesnil-Habert, Maincourt et des Layes, conseiller au parlement de Paris, maître des requêtes, académicien français en 1634), conseiller d’Etat, doyen des maîtres des requêtes et de l’Académie ; et d'Henriette de Buade. Louis Henri Habert II épouse en 1660 Marie Claude Phélypeaux (1644-1661), fille de Louis Phélypeaux, seigneur de Pontchartrain (1613-1685), et de Marie Suzanne Talon ; puis le 1er octobre 1667, en secondes noces, Anne Morin de Châteauneuf, fille de Jacques Morin de Châteauneuf († 1666) et d'Anne Yvelin. Les deux mariages restent sans descendance. Emprisonné en 1669 à Saint-Lazare pour dettes et banqueroute, il y meurt en 1686.

33. Fils de Jeanne Toinette du Faur de Tarabel et de Thomas de Maniban, baron de Mauléon, avocat général au Parlement ; François Lancelot de Maniban Casaubon est ainsi petit-fils d'Henry du Faur, conseiller au Parlement en 1607, conseiller d'État, premier président au Parlement de Provence, puis à celui de Pau ; et arrière-petit-fils de Guy Du Faur, seigneur de Pibrac, président à Paris, et de Jeanne de Custos, dame de Tarabel. Cf. Jules Chalande.« Histoire des rues de Toulouse (suite) ». In Mémoires de l'Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, p. 261. Toulouse. 1923. François Honoré de Maniban Casaubon, son fils, sera évêque de Mirepoix de 1721 à 1729.

34. Fils d'Hector de Potier de Castelnouvel, Jean Baptiste Potier de Castelnouvel, seigneur de Castelnouvel, est cousin germain de Françoise Potier de la Terrasse, fille de Jean de Potier de la Terrasse et épouse de Pierre de Roux de Montbel de la Terrasse, seigneur de Montbel.

35. Né le 26 janvier 1615, fils de Jean Baptiste de Ciron, avocat général, et de Marguerite de Saurin, Jean Baptiste de Ciron, marquis de Carmaux, épouse le 16 février 1638, en premières noces, Bourguine Paule de Beccarie de Pavie, dont descendance ; le 17 septembre 1648, en deuxèmes noces, Diane de Baderon de Maussac († 1681), dont descendance ; le 26 juin 1683, en troisièmes noces, Isabeau de Raoul († 1713), dont descendance. Il meurt le 31 août 1684.

36. M. Caussé. Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, p. 24. Toulouse. 6 juin 1882.

37. MM. Mouynès et Dupond. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790. Aude. Série B. Tome II, p. 96. Imprimerie P. Labau. Carcassonne. 1891.

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