Christine Belcikowski

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À propos de la famille Derro-Mondot. Une généalogie. 2. Côté Mondot

Rédigé par Belcikowski Christine 1 commentaire

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Ci-dessus : représentation approximative du blason de la famille Estienne, ou d'Estienne de Mondot : D’azur au chevron d’or, surmonté d’un monde de même, et accompagné de trois monts d’argent, deux en chef, un en pointe.

Quelques éléments de lexique héraldique tirés des volumes 1 et 2 du Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France de Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)

Argent : l'un des deux métaux dont on se sert en armoiries. Il se représente toujours au naturel, c'est-à-dire en argent, ou en blanc, uni et sans aucune hachure.
Azur : l'un des neuf émaux dont on se sert en armoiries. L'azur est représenté en gravure par des lignes horizontales.
Chevron : une des neufs pièces honorables, formée de la barre et de la bande réunies vers le chef.
Croisette : petite croix.
Cintre : se dit d'un globe ou d'une sphère entourée d'un cercle.
Fasce : pièce honorable, posée horizontalement, qui a deux parties de hauteur.
Globe ou Monde ou Sphère : meuble d'armoiries, qui représente le corps sphérique du monde ; il paraît dans l'écu avec un cintre qui l'environne, en manière de fasce ; du milieu de ce cintre s'élève une autre portion cintrée jusqu'à la superficie sphérique ; elle est terminée par une croisette.
Honorables : ainsi nommées parce qu'elles ont été les premières en usage, pièces qui tiennent le premier rang dans les armoiries. Elles sont au nombre de neuf : le Chef, la Fasce, le Pal, la Croix, la Bande, le Chevron, le Sautoir, la Barre, le Pairle.
Mont ou montagne : meuble qui par défaut est uni, mais qui se rencontre le plus souvent sous la forme de trois mamelons appelés coupeaux.
Or : premier des deux métaux en armoiries. L'or, ou couleur jaune, est représenté dans la gravure, par un grand nombre de petits points.

La famille d'Estienne de Mondot arbore le Globe ou Monde sur son blason en tant que figure de son Mondot surnonymique.

 

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Ci-dessus : repérez Burlats et Tauriac, entourés d'un léger cercle, sur la carte. Tauriac, près de Villemur, se situe à environ 70 kilomètres de Burlats, près de Castres.

Sans qu'on sache s'ils sont tous apparentés, on trouve au XVIIe siècle des Estienne installés dans trois localités de la Haute-Garonne ou du Tarn : Villemur-sur-Tarn [aujourd'hui chef-lieu du canton de Villemur, intercommunalité du Val'Aïgo, Haute-Garonne], Tauriac [aujourd'hui, arrondissement d'Albi, canton Vignobles et Bastides, intercommunalité Gaillac-Graulhet, Tarn] et Burlats [aujourd'hui, arrondissement de Castres ; communauté de communes Sidobre Vals et Plateaux, Tarn].

Conservée aux Archives dép. du Tarn, une quittance mentionne le nom de Jacques Estienne, dit Jaunes, capitaine du guet à Villemur (1).

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Ci-dessus : Yannick Chassin du Guerny. Inventaire des châteaux de Saint-Urcisse et de Tauriac, p. 339. Montauban, chez l'auteur. 2006-2009.

Établi en 1658, le compoix de Tauriac enregistre le nom d'une famille Estienne, composée de Françoise Canteloube, veuve de feu Jacques Estienne dit Mondot, et des cinq fils du couple, dont deux Pierre et trois Jean.

Situé dans le Haut-Languedoc, le village de Tauriac appartient alors au diocèse civil de Montauban, au diocèse religieux de Montauban aussi, et à l'archidiaconé de Villemur-Canet. La famille de Castanet tient la seigneurie depuis les années 1580. En 1685, Jean Honoré de Castanet, capitaine forestier de Villemur, est seigneur baron de Tauriac ainsi que d'autres places, dont la seigneurie de La Roquette, ou La Rouquette, à Burlats, près de Castres.

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Les registres paroissiaux de l'église Saint Martial del Puech, ou del Py, située à La Fontasse, écart de Burlats, comprennent de nombreux actes concernant une famille dénommée Estienne et plus tard Mondot, implantée de longue date à La Roquette, ou La Rouquette, autre écart de Burlats, situé près du chaos de rochers du Lézert. Les descendants de cette famille continueront de résider à La Roquette jusque dans les années 1860.

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I. La famille Estienne devient Estienne de Mondot

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Ci-dessus : cliquez deux fois de suite sur l'image pour l'agrandir.

L'histoire de la famille Estienne implantée à La Roquette, écart de Burlats, commence à la fin du XVe siècle avec Jean Estienne, sieur de Mondot, titulaire du blason reproduit ci-dessus : D’azur au chevron d’or, surmonté d’un monde de même, et accompagné de trois monts d’argent, deux en chef, un en pointe. Concernant les premières générations de la famille de ce Jean Estienne, les rares informations viennent ici, sans trop de preuves, des anciens généalogistes, ou encore des archives familiales de Hughes Vuillefroy de Silly, membre de l'association Roglo.

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1. Jean Estienne

Jean Estienne, probablement marchand, habitant de La Roquette, à Burlats, dans le Sidobre, est père de Jacques Estienne, marchand.

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Ci-dessus : chaos, ou rivière de pierres de La Rouquette.

2. Jacques Estienne

Jacques Estienne, fils de Jean Estienne, épouse Guithoumette Passibosc. Il est père de Guillaume Estienne, né circa 1555.

3. Guillaume Estienne

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Ci-dessus : bénitier daté du XVe siècle. Église Saint Martial del Puech à La Fontasse. Burlats.

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Ci-dessus : circa 1900, église Saint Martial del Puech à La Fontasse. Burlats.

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Ci-dessus : aujourd'hui, église Saint Martial del Puech, ou del Pech, ou del Py, à La Fontasse. Burlats.

Guillaume Estienne, sieur de Mondot, titulaire du droit de banc, chapelle et sépulture en l’église Saint Martial del Puech, à La Fontasse, épouse en 1609 Marthe de Pelissier. Il est père d'Hilaire Estienne et de Michel Estienne.

4. Hilaire Estienne et Michel Estienne

Entre 1606 et 1631, le sieur Hilaire Estienne, bourgeois de Laroquette, consulat de Burlats, fils de Guillaume Estienne et de Marthe de Pelissier, est autorisé à construire une chapelle, dite de Saint Étienne, dans l'église Saint Martial del Py, pour la sépulture de sa famille ; il s'engage à restaurer cette église ruinée pendant les guerres. Cette chapelle sera construite au nord, à gauche en entrant, au-dessous de la chapelle appartenant à Sébastien de Bonne, sieur de Missècle, et à feu Jean de Nadal, sieur de Lacrouzette. (2)

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8 novembre 1693. Sépulture de Michel Estienne. Archives dép. du Tarn. Burlats. Saint Martial del Puech (1690-1694). Document 1E_042_001_6. Vue 23.

Né circa 1613 à La Roquette, Michel Estienne, bourgeois, fils de Guillaume Estienne et de Marthe de Pelissier, épouse Denise Fournes ou Denyse de Fournas. Il meurt à l'âge d'environ 80 ans, le 7 novembre 1693 à La Roquette, et l'on procède à sa sépulture le 8 novembre 1693 en l'église Saint Martial del Puech.

5. Jean Estienne

Né vers 1650 à La Roquette, fils de Michel Estienne et de Denise Fournes, Jean Estienne, bourgeois, épouse en 1693 Jeanne Venès, dont il a une fille nommée Jeanne. Puis circa 1700 il épouse en secondes noces Jeanne Bermond ou Jeanne Bermont de Saint-André († 13 novembre 1755-18 août 1736), dont il a un fils prénommé Jean Pierre. Ce Jean Pierre Étienne changera plus tard son patronyme de naissance en celui de Mondot.

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4 juin 1730. Décès de Jean Estienne. Archives dép. du Tarn. Burlats. Saint-Martial del Puech (1726-1730). Document 1E_042_001_12. Vue 36.

Jean Estienne meurt le 4 juin 1730 à La Roquette et il est enterré en l'église de Saint Martin del Puech.

II. La famille Estienne devient Mondot

1. Jean Pierre Étienne Mondot

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24 juin 1727. Mariage de Jean Pierre Étienne Mondot et de Marie Baffignac. Archives dép. du Tarn. Vabre (1726-1727). Document 1E_305_002_17. Vue 42.

Jean Pierre Étienne Mondot, bourgeois, fils de Jean Estienne, bourgeois, et de Jeanne Bermond, épouse le 24 juin 1727 à Vabre, Tarn, Marie Baffignac, fille d'Abel Baffignac, bourgeois, et de feue demoiselle Bonefous. Il est père de Jean Louis Étienne Mondot, qui suit.

2. Jean Louis Étienne Mondot

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Ci-dessus : aujourd'hui, église Saint Martin de Lodiès à Tournemire, Castres.

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8 novembre 1768. Mariage de Jean Louis Étienne Mondot et de demoiselle Marguerite Serin. Archives dép. du Tarn. Castres. Saint Martin de Lodiès (1768-1771). Document 2E_065_011_24. Vue 10.

Le 8 novembre 1768, Monsieur Maître Jean Louis Étienne Mondot, avocat en parlement, né circa 1731, fils du Sieur Jean Pierre Étienne Mondot, bourgeois, et de Demoiselle Marie Baffignac, épouse à Castres Demoiselle Marguerite Serin 1744-1786, habitante du lieu de Graulhet et en dernier lieu pensionnaire au couvent de Villegoudou, fille de défunts Maître Jean Serin, notaire de Villemur, et de Demoiselle Daurade. Ont été présents Maître Jean Pierre Corbière Lasvoutes, ancien officier, curateur de l'épouse ; Monsieur Joseph Serin, maître particulier des eaux et forêts de Castres ; Monsieur Jean Baptiste Segnouret ; le Sieur Joseph Escande.

Le couple aura sept enfants, dont trois fils : Jean Pierre Étienne Mondot (1769-1838), qui suit ; Jean Baptiste Mathieu Mondot (1775-1854) ; Jean Paul Mondot (1778-?).

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12 janvier 1775. Baptême de Jean Baptiste Mondot. Archives dép. du Tarn. Burlats. Saint Martial del Puech (1769-1775). Document 1E_042_002_6. Vues 44-45.

Baptisé le 12janvier 1775 à La Roquette, Jean Baptiste Mathieu Mondot sera prêtre.

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2 décembre 1809. Décès de Jean Louis Étienne Mondot. Archives dép. du Tarn. Burlats. Décès (1809-1812). Document 4E042002_12. Vue 8.

Le 11 octobre 1789, bien tard sans doute, Jean Louis Étienne Mondot fait valider son droit de chapelle et de sépulture en l’église de la Fontasse, i.e. en l'église Saint Martial del Puech. Il meurt le 2 décembre 1809 à La Roquette.

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III. La famille Mondot après la Révolution

1. Jean Pierre Étienne Mondot et Jean Baptiste Mathieu Mondot

Jean Pierre Étienne Mondot, fils de Jean Louis Étienne Mondot et de Marguerite Serin, est baptisé le 19 octobre 1769 en l'église Saint Martial del Puech.

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17 décembre 1793. Mariage de Jean Pierre Étienne Mondot et de Marie Élisabeth Foulcher Delbosc. Archives dép. du Tarn. Bezacoul Teillet. Mariages (1793-1805). Document 4E295002_02. Vue 1.

Le même Jean Pierre Étienne Mondot, dit alors cultivateur, épouse le 17 décembre 1793 à Bezacoul, Teillet, Tarn, Marie Élisabeth Foulcher Delbosc, fille de feu Jean Marc Foulcher Delbosc, docteur en médecine de la faculté de Montpellier, et de Marianne Descolis, demeurant tous deux à l'Algairié, écart de Bezacoul Teillet. Marie Elisabeth Foulcher Delbosc, la mariée, descend d'une lignée de Foulcher qui sont sieurs del Bosc depuis le XVIIe siècle. Elle a pour grand-père maternel feu Joseph Descolis (?-1757), avocat en parlement, demeurant, quand vivait, à Paulinet, Tarn.

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Ci-dessus ; le château de l'Algairié aujourd'hui.

En 1863, Hippolyte Delbosc, médecin et conseiller général, descendant des Foulcher sieurs del Bosc, fera construire le Château de l'Alairié, bâtisse de style néoclassique avec fronton et balustrade. Celle-ci a été supprimée au xxe siècle, et les tuiles de la couverture remplacées par des ardoises.

L'Abbé Jean Baptiste Mathieu Mondot, à l'époque du mariage de Jean Pierre Étienne Mondot, son frère, entame la traversée d'une décennie difficile.

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Ci-dessus : vue générale de Montredon-Labessonié.

En février 1790, alors curé de Labessonnié [aujourd'hui Montredon-Labessonié], il attire l'attention des autorités en rapport avec les menées contre-révolutionnaires qu'on suspecte dans cette commune. Le 20 du même mois, le maire de Labessonnié signale auxdites autorités que les ecclésiastiques de la commune ne consentiront pas à prêter serment et qu'il vaut mieux ne pas le leur demander. Le 22 février, puis le 18 novembre 1790, de façon menaçante, on réclame à l'Abbé Mondot une déclaration de ses revenus.

En juin 1792, à la suite des troubles survenus à Labessonnié lors de la plantation de l'arbre de la liberté, le maire et les officiers municipaux sont suspendus de leurs fonctions. Le 6 juillet 1792, on ordonne à Mondot, ancien curé de Labessonnié, de se rendre à la maison de réclusion sise dans l'ancienne Chartreuse de Saïx, près de Castres. Jean Baptiste Mathieu Mondot est ensuite déporté à Saintes (3), Charente-Inférieure, d'où il s'évade bientôt pour fuir en Espagne. En mars 1795, le produit des ventes de mobilier ayant appartenu au prêtre Mondot sont versés à la caisse des domaines.

Au cours de l'été 1796, on ordonne au commissaire de Montredon de rechercher l'ancien curé de Labessonnié, Mondot, qui est rentré d'Espagne. En février 1798, l'adjudant-général commandant la place de Castres ordonne l'arrestation d'un « prêtre fanatique », au motif que « les prêtres, même réfractaires cachés, qui ne conseilleraient pas, ne prêcheraient pas la paix, la tranquillité, l'obéissance aux lois et le respect pour le Gouvernement perdraient de la confiance de la part surtout des citoyens éclairés qui connivaient avec eux il y a six mois et leur prêtaient asile ». Il s'agit là du sieur Mondot, récemment arrêté dans le canton de Montredon et qui, s'étant échappé une fois encore, s'est réfugié à La Roquette près de Lafontasse. (4)

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L'avénement du Consulat en 1799, puis la signature du Concordat en 1801 mettent fin aux aventures de Jean Baptiste Mathieu Mondot. On le trouve en 1820, supérieur de l'école secondaire ecclésiastique à Massals, Tarn ; en 1827, chanoine honoraire non résident supérieur du petit séminaire de Massals (5) ; et en 1844, régent de pension à Massals.

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19 avril 1854. Décès de Jean Baptiste Mathieu Mondot. Archives dép. du Tarn. Massals. Décès (1853-1872). Document 4E161004_05. Vue 5.

Jean Baptiste Mathieu Mondot, prêtre, dit alors chanoine honoraire de l'église métropolitaine d'Albi et supérieur honoraire de l'école secondaire de Massals, meurt à l'âge de 79 ans, le 19 avril 1854 à Albi, en la maison de M. Bonnevielle, vicaire général de ladite métropole, neveu dudit défunt, sis à Albi, rue de la Maîtrise.

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Almanach de l'université royale de France des divers établissements d'instruction, p. 37. Hachette. 1844.

Jean Pierre Étienne Mondot, frère de Jean Baptiste Mathieu Mondot, et Marie Élisabeth Foulcher Delbosc auront sept enfants, dont quatre fils : Louis Étienne Mondot (1795-1867) ; Jean Baptiste Armand Casimir Mondot (1804-1887) ; Hilaire Étienne Auguste Mondot (1807-?) ; et Marie Casimir Mondot (1812-1899).

Louis Étienne Mondot sera plus tard avocat, puis juge ; Jean Baptiste Armand Casimir Mondot, docteur ès lettres, sera nommé en 1845 professeur de littérature à la faculté des Lettres de Montpellier (6) ; Hilaire Étienne Auguste Mondot demeurera tranquillement « bourgeois » ; Marie Casimir Mondot, docteur ès sciences, sera nommé le 15 novembre 1853 proviseur du lycée de Metz, puis en 1855 inspecteur d'académie à Montauban, puis, en décembre de la même année, professeur à la faculté des Sciences de Montpellier, et finalement vice-recteur de la Corse (7). Laure Marie Elisabeth Mondot (1845-1914), sa fille, épouse le 26 avril 1870 à Castres Paul Marie Joseph Vidal de La Blache, le géographe bien connu. (8)

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25 février 1838. Décès de Jean Pierre Étienne Mondot. Archives dép. du Tarn. Burlats. Décès (1836-1838). Document 4E042005_12. Vue 43.

Jean Pierre Étienne Mondot, leur père, meurt à l'âge de 68 ans, le 25 février 1838 à La Roquette.

2. Hilaire Étienne Auguste Mondot

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20 novembre 1807. Naissance d'Hilaire Étienne Auguste Mondot. Archives dép. du Tarn. Burlats. Naissance (1805-1808). Document 4E042001_07. Vue 26.

Troisième fils de Jean Pierre Étienne Mondot et de Marie Élisabeth Foulcher Delbosc, Hilaire Étienne Auguste Mondot naît le 20 novembre 1807 à La Roquette.

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31 juillet 1840. Mariage d'Hilaire Étienne Auguste Mondot et de Julie Félicité Virginie Madaule. Archives dép. du Tarn. Castres. Mariages (1840). Document 4E065074_08. Vues 42-43.

Le 31 juillet 1840, Hilaire Étienne Auguste Mondot, âgé alors de 33 ans, propriétaire, épouse à Castres Julie Félicité Virginie Madaule, 22 ans, fille d'Étienne Madaule, marchand de bois, et de Marie Cambon, domiciliés à Castres. Le 10 novembre 1841, Julie Félicité Virginie Madaule met au monde à La Roquette Auguste Étienne Émile Mondot, fils unique du couple.

3. Auguste Étienne Émile Mondot

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10 novembre 1841. Naissance d'Auguste Étienne Émile Mondot. Archives dép. du Tarn. Burlats. Naissances (1841-1842). Document 4E042005_04. Vue 17.

Fils d'Hilaire Étienne Auguste Mondot et de Julie Félicité Virginie Madaule, Auguste Étienne Émile Mondot naît le 10 novembre 1841 à La Roquette.

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19 juin 1866. Archives dép. du Tarn. Castres (1866). Document4E065081_03. Vue 24.

Le 19 juin 1866, « Monsieur Mondot Auguste Étienne Émile, âgé de 24 ans, docteur médecin, domicilié à Labessonié, commune de Montredon, né à Burlats, canton de Roquecourbe le 10 novembre 1841, fils de Monsieur Mondot Auguste Hilaire Étienne et de Dame Madaule Julie Félicité Virginie, propriétaires, domiciliés au lieu de Labessonié », épouse à Castres « Mademoiselle Serres Maria Laure Louise, âgée de 22 ans, sans profession, domiciliée à Castres, place du Pont Vieux, née en cette ville le 18 juin 1844, fille de Serres Jacques Hippolyte, peintre décorateur, et de Dame Bez Marthe Anaïs, sans profession, domiciliés à Castres. »

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Ci-dessus : vue de Saint-Félix de Lauragais.

Établi ensuite à Saint-Félix-de-Lauragais, le couple aura deux enfants, Marie Léa Mondot, née le 20 avril 1867, et Charles Étienne Mondot, né le 31 mai 1868.

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21 avril 1867. Naissance de Marie Léa Mondot. Archives dép. de la Haute-Garonne. Saint-Félix de Lauragais (1865-1869). Document 1 E 36. Vue 141.

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1er juin 1868. Naissance de Charles Étienne Mondot. Archives dép. de la Haute-Garonne. Saint-Félix de Lauragais (1865-1869). Document 1 E 36. Vue 218.

Auguste Étienne Émile Mondot, alors veuf, meurt à l'âge de 50 ans, le 11 septembre 1891 à Toulouse, rue Saint-Michel, 33.

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11 septembre 1891. Décès d'Auguste Étienne Émile Mondot. Archives municipales de Toulouse. Décès (1891). Document 1E548. Vue 39.

4. Marie Léa Mondot

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« Demoiselle Marie Léa Mondot, pharmacienne, domiciliée à Toulouse, rue Saint-Michel, 33, née à Saint-Félix, Haute-Garonne, le 20 avril 1867, fille d'Auguste Étienne Émile Mondot et de Marie Laure Louise Serres, décédés », épouse le 27 février 1893 à Toulouse « Charles François Jean Derro, pharmacien, domicilié à Toulouse, rue des 36 ponts, 66, né à Melun, Seine-et-Marne, le 20 septembre 1868, fils de François Derro, décédé, et de Joséphine Louise Caroline Godefroy, sans profession, domiciliée à Toulouse, même maison... »

27 février 1893. Mariage de Charles François Jean Derro et de Marie Léa Mondot. Archives municipales de Toulouse. Mariages (1893). Document 1E556. Vue 74.

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Ci-dessus : à Revel, au bout de la rue de Dreuilhe, la halle.

Le couple crée la pharmacie Derro-Mondot à Revel, Haute-Garonne, rue de Dreuilhe. Marie Léa Mondot met au monde deux enfants : Laure Yvonne Derro, née le 22 janvier 1894 ; Louis Émile André Derro, né le 20 février 1897.

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22 janvier 1894. Naissance de Laure Yvonne Derro. Archives dép. de la Haute-Garonne. Revel. Naissances, mariages, décès (1894). Document 1 E 101. Vue 5.

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20 février 1897. Naissance de Louis Émile André Derro. Archives dép. de la Haute-Garonne. Revel. Naissances, mariages, décès (1897). Document 1 E 104. Vue 8.

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Ci-dessus : au fond, debout, Laure Yvonne Derro ; immédiatement à sa droite sur l'image, Louis Émile André Derro, son frère ; plus avant à droite, Charles François Jean Derro, leur père ; à droite de ce dernier, tendant le bras, Marie Léa Mondot, leur mère.

Laure Yvonne Derro épouse le 27 juin 1917 Georges Léopold Martial Belcikowski, pharmacien, né à Arvigna, Ariège, le 17 juin 1888, fils de Stanislas Belcikowski, agent voyer, et de Marie Astrié. Georges Belcikowski reprend la pharmacie Derro-Mondot et lui conserve son nom premier. Laure Yvonne Derro met au monde deux fils, René, mon père, et Jacques, mon oncle. Lorsqu'elle meurt de la grippe espagnole en 1921, Georges Belcikowski, mon grand-père, entreprend de s'occuper seul de ses deux petits garçons. Fâché de ce qu'il disait être le ton de hauteur et l'interventionnisme de la famille Mondot, il rompt toute relation avec cette dernière. Il ne m'a par la suite presque jamais parlé du côté Mondot. J'ai tenté ici de compenser son silence, que je regrette.

A lire aussi :
À propos de la famille Derro-Mondot. Une généalogie. 1. Côté Derro
Pour une généalogie de Stanislas Belcikowski et de Marie Astrié

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1. Archives dép. du Tarn. Impôts et comptabilité. 1601. C 427.

2. E. Jolibois. 2. Inventaire sommaire des Archives dép. antérieures à 1790. Tarn. Tome 2. Archives civiles p. 86.Imprimerie G.-M. Nouguiès. Albi. 1878.

3. La ville de Saintes constitue la dernière étape de la déportation avant la détention à Rochefort, ou sur les vaisseaux de la rade de l'île d'Aix, ou dans la citadelle du château de l'île d'Oléron, ou encore dans la citadelle de Saint-Martin-de-Ré.

4. Cf. Archives dép. du Tarn. Séries L et II L. L560 (1790-an V) folio 59. L88 (1792) L577 (1790-an IV) folio 63. L88 (1792). L777 (22 ventôse an III-22 brumaire an IV) folio 72. L200 (14 floréal an IV-6 pluviôse an V) folio 72. L202 (3 ventôse an VI-19 frimaire an VII) folio 1. L206 (8 prairial an IV-2 floréal an V) folios 59-61.

5. La France ecclésiastique: almanach du clergé, p. 41 et p. 39. Cher Gauthier Frère et Cie. Paris. 1836. N.B. En 1827, Massals annexe la petite commune voisine de Labruguière-Bézacoul.

6. Reçu 5e à l'agrégation de Lettres en 1832, docteur ès lettres en 1835 avec une thèse latine intitulée De Hesiodi Theogonia et une Traduction d'Hésiode, précédée d'une dissertation sur la vie, les ouvrages et le siècle de ce poète et d'un essai sur la Théogonie, Jean Baptiste Armand Casimir Mondot est ensuite l'auteur des publications ci-après : Chants de l'Iliade, traduits en vers français (1835), Essai sur la méthode inductive (1855) ; Histoire des Indiens des Etats-Unis (1858) ; Histoire de la vie et des écrits de lord Byron. Esquisse de la poésie anglaise au commencement du XIXe siècle (1860). Cf. Les professeurs des facultés des Lettres et de Sciences en France au XIXe siècle ; Catalogue général de la librairie française, tome I-XI, p. 505, Otto Lorenz, 1840-1865.

7. Cf. Journal d'Hippolyte Fortoul: Ministre de l'instruction publique et des cultes, publié par G. Massa-Gille. Tome II : 1er juillet 1855-4 juillet 1856, p. 72. Éditions Droz. Genève. 1989.

8. 26 avtil 1870. Mariage de Paul Marie Joseph Vidal de La Blache, géographe, et de Laure Marie Elisabeth Mondot. Archives dép. du Tarn. Castres. Mariages (1870). Document 4E065082_08. Vue 11.

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1 commentaire

#1  - Jean VIDAL de la BLACHE a dit :

Document très intéressant.
Je savais peu de choses des ancêtres Mondot.

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