Le moulin de Besset

 

Le Pays d’Art et d’Histoire proposait cet après-midi, sous la conduite de Marina Salby, une balade du canal des moulins. J’ai participé à la balade, en famille. J’ai aimé cette après-midi de grand air et d’histoire, baignée par les rayons d’or du soleil d’octobre.

Après avoir évoqué la prise d’eau de Robinson, créée à une date, sans doute très ancienne, qu’on ignore, située sur l’Hers en amont de Mirepoix dans une gravière, malheureusement interdite de visite aujourd’hui , Marina Salby, guide conférencière du Pays d’Art et d’Histoire, nous a conduits des bords du canal, tel qu’on peut le voir au Mayrial, du côté du stade, jusqu’au moulin de Besset, aux abords duquel le canal jadis rejoignait l’Hers.

Après une station rue du Béal devant l’ancien moulin « d’embas », nous gagnons par le sentier qui chemine au bord de l’ancienne voie ferrée, puis en passant sous le petit pont qui enjambait jadis le canal, le site de l’ancien moulin de Besset.

 

Comme les deux moulins du « moulon où sont les moulins » 1Cf. La dormeuse blogue 3 : Le moulon où sont les moulins. à Mirepoix, le moulin de Besset, jusqu’en 1792, est demeuré propriété des seigneurs de Lévis Mirepoix, qui prélevaient un droit sur l’usage du dit moulin. Il se peut, note Jacques Gironce, qu’au XVIe siècle, ce moulin ait appartenu à Philippe de Lévis, évêque de Mirepoix.

 

Le blason, d’or à trois chevrons de sable, qui surmonte la porte d’entrée du moulin, est, comme on voit, en forme de mitre. Par chance, il n’a pas été martelé durant la période révolutionnaire.

Vendu en 1792 au titre des biens nationaux, le moulin est acheté alors, ainsi que le domaine chapitral de la Grande Borde, par Jean Baptiste Espert, procureur syndic de Mirepoix, député de l’Ariège à la Convention, plus tard fournisseur des armées impériales. Revendu plusieurs fois par la suite, le moulin tombe finalement à l’état de ruine et se trouve pillé. Il semble que son activité ait cessé en 1914, ou au plus tard dans l’entre deux-guerres.

Les propriétaires actuels ont entrepris de restaurer la partie habitable du moulin. Les installations hydrauliques ont été abandonnées, l’arrivée d’eau, obturée, le bief asséché. Le canal au demeurant se perd aujourd’hui amont dans les rives de l’Hers.

 

Les voûtes des aménagements souterrains destinés à la gestion du flux qui fournissait l’énergie nécessaire au fonctionnement des meules, demeurent toutefois visibles au pied de la façade principale du moulin.

En 1766, dixit le compoix de Mirepoix, Marc Tornier, dit Marquit, était meunier au moulin de Besset. Il demeurait, en son privé, 69 rue Caramaing (Caraman), à Mirepoix.

 

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Moulons de Mirepoix 1
Moulons de Mirepoix 2
On a vidé le Béal !
Le canal du moulin – 1. Du Countirou au pont de Raillette
Le canal du moulin – 2. Du pont de Raillette au moulin
Le canal du moulin – 3. Vers l'embouchure

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Carte postale de Toulouse

 

Vu aujourd’hui, l’inconnu du canal du midi, fait en feuilles mortes.

 

Place du Capitole, non pas le Camp du Drap d’or, mais les tentes du marathon, qui aura lieu dimanche.

 

Images numériques, photographiées au musée des Abattoirs, dans le cadre des conférences Artilect FabLab. Ambiance joyeuse, passionnée, passionnante.

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A Pamiers – Approche de l’art contemporain – Le boîtier de mélancolie

 

A Pamiers, c’était hier soir la première du nouveau cycle de conférences dédié à l’art contemporain, d’octobre 2010 à mai 2011, par l’association Mille Tiroirs. Ce nouveau cycle porte sur « l’image photographique aujourd’hui ».

Julie Rouge, représentante de la fondation Ecureuil pour l’Art contemporain à Toulouse, nous a proposé hier soir de revisiter vingt images fameuses, rassemblées par l’écrivain photographe Denis Roche dans l’ouvrage intitulé Le boîtier de mélancolie (1999). Chaque image a fait ici l’objet d’une présentation brillante, en dialogue avec l’admirable commentaire de Denis Roche.

De la vue princeps enregistrée en 1826 par Nicéphore Niepce au portrait de Marc Trivier réalisé par Bernard Plossu en 1992, la liste des images présentées par Julie Rouge est trop longue pour que je la détaille ici.

 

Je reviens seulement à la photo princeps, la vue prise depuis la fenêtre du Gras en 1826. C’est, de façon émouvante, à la fois la première et la dernière, la seule photo naïve de toute l’histoire de la photographie. Nicéphore Niepce, lorsqu’il prend cette vue, ne sait pas encore que son boîtier sera désormais « de mélancolie ». Il le saura en revanche dès l’instant qu’il aura vu l’image issue du boîtier. L’image ne se donne jamais à voir qu’au passé. Elle augure la perte de ce qu’elle montre. C’est à ce caractère augural qu’elle doit son aura. L’actuel boîtier numérique égale en mélancolie celui de Nicéphore Niepce. Qui photographie, malgré qu’il en ait, lâche fatalement la proie pour l’ombre.

La prochaine conférence du cycle « L’image photographique aujourd’hui » se tiendra le mercredi 16 novembre 2011, à 18h30, salle Espalioux, à Pamiers. Elle portera sur « La photographie de famille (en partenariat avec l’association Mémoire vive) et l’usage de la photographie au quotidien : du banal à l’événement, de l’anonymat à la signature ».

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