La maison de Frédéric Soulié à l’Abbaye-aux-Bois – Fin de partie

 

Comme indiqué dans De quelques vestiges archéologiques sur le site de la maison de Frédéric Soulié à l’Abbaye-aux-Bois, j’ai écrit à la mairie de Bièvres afin de savoir ce qu’il est advenu de la maison de Frédéric Soulié depuis la dernière visite du site, signalée en 1980 sur le site Mérimée du ministère de la Culture [Ref. Mérimée IA00027895]. J’ai publié ensuite ensuite un petit article dédié à la Localisation de la maison de Frédéric Soulié à l’Abbaye-aux-Bois. M. Raphaël Szary, Directeur Général des Services de la mairie de Bièvres, m’a répondu aujourd’hui, et je l’en remercie ici. Le message est assorti de photos. Je reproduis ci-dessous ce message, ainsi que quelques unes des photos attachées à ce dernier.

Bonjour Madame,
Nous avons pris connaissance de votre blog avec grand intérêt il y a peu de temps, et nous avons pu y découvrir des éléments très intéressants de l’histoire de notre propre commune.
Malheureusement la maison de Frédéric Soulié est en ruine depuis une quinzaine d’années. Vous trouverez ci-jointes des photos non récentes, donc l’état aujourd’hui est pire encore. Depuis les années 50 et jusqu’aux années 80, cette maison a été une auberge – restaurant – salle de danse, l’affaire a périclité au début des années 90, et le site connu sous le nom de La Gourmandière, est à l’abandon depuis lors.
Nous nous tenons à votre disposition pour d’autres renseignements que vous pourriez souhaiter.
Bien cordialement,

Raphaël SZARY
Directeur Général des Services
Mairie de Bièvres
Place de l’Hôtel de Ville – 91570 Bièvres

Le destin a décidément voulu que Frédéric Soulié, mal-aimé de son vivant ((Cf. La dormeuse blogue 2 : Frédéric Soulié, Ariégeois mal-aimé, Ariégeois quand même.)), le demeure après sa mort de façon pire encore. La famille d’abord brade les droits de l’oeuvre ((Cf. La dormeuse blogue : Après la mort de Frédéric Soulié – Pour solde de tout compte.)), la maison de l’Abbaye-aux-Bois, et la mémoire de l’homme tout ensemble. L’oubli de l’oeuvre et de l’homme, la valse des propriétaires de la maison de l’Abbaye-aux-Bois, le temps qui passe, le dépérissement général des choses, ou, comme le philosophe dit d’un mot, « le désert qui croît », ont ensuite fait le reste. Moi, qui ai déjà tellement travaillé à restaurer, autant que faire se peut, la mémoire de Frédéric Soulié, je suis triste d’apprendre qu’il ne reste plus rien de la maison jadis restaurée à l’Abbaye-aux-Bois, avec tant de goût et tant de respect pour les vestiges archéologiques encore présents sur le site ((La dormeuse blogue : La maison de Frédéric Soulié à l’Abbaye-aux-Bois ; De l’abbaye Notre-Dame de la Roche à l’Abbaye-aux-Bois – Le cercle topographique – Frédéric Soulié et la maison de Lévis Mirepoix ; La dormeuse blogue 3 : De quelques vestiges archéologiques sur le site de la maison de Frédéric Soulié à l’Abbaye-aux-Bois.)) ; une maison où l’écrivain avait reçu tant d’amis de la génération romantique, et où il est mort en 1847. Je suis très triste. Inutile de commenter les photos ci-dessous.

 

 

 

 

 

 

 

 

A lire aussi :
La dormeuse blogue : La maison de Frédéric Soulié à l’Abbaye-aux-Bois
La dormeuse blogue : De l’abbaye Notre-Dame de la Roche à l’Abbaye-aux-Bois – Le cercle topographique – Frédéric Soulié et la maison de Lévis Mirepoix
La dormeuse blogue 3 : De quelques vestiges archéologiques sur le site de la maison de Frédéric Soulié à l’Abbaye-aux-Bois
La dormeuse blogue 3 : Localisation de la maison de Frédéric Soulié à l’Abbaye-aux-Bois

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6 Responses to La maison de Frédéric Soulié à l’Abbaye-aux-Bois – Fin de partie

  1. Gironce says:

    Nous sommes poussière et nous redeviendrons poussière. Vérité d’éternité.

  2. H Rumeau says:

    Tout est bien comme les photos aériennes le laissaient craindre .Moi aussi je suis triste et je vous comprends .

  3. Françoise Brown says:

    Votre recherche a abouti mais comme c’est triste de voir cette déchéance.

  4. Martine Rouche says:

    Délibérément tournant le dos à ces horreurs, j’ajoute ceci qui me plaît davantage pour l’histoire des lieux : en 1912, sous le patronage de Gustave Fayet, Richard Burgsthal, de son vrai nom René Billa, pianiste et maître verrier, crée à Bièvres la Verrerie des Sablons pour fabriquer des vitraux destinés à la restauration de l’abbaye de Fontfroide.

  5. Jean-Claude Soulié says:

    Bonjour,
    Je suis passionné par votre publication. Mes grand-parents Lassalle et Soulié sont nés à Mirepoix dans les années 1880. Frédéric Soulié nous était cité non comme un ancêtre, puisqu’il n’a pas eu de descendance, mais comme un cousin d’un lointain ancêtre. Je souhaiterai retrouver le fil de cette généalogie. Pouvez-vous m’indiquer une piste ?
    Avec tous mes compliments, Dr Jean-Claude Soulié, Flavigny sur Ozerain (Côte d’Or).

    • La dormeuse says:

      Bonjour,

      Je suis heureuse de pouvoir communiquer avec un descendant de la famille Soulié.

      Voici les renseignements dont je dispose, au vu des archives de Mirepoix : Antoinette Françoise Fanny Soulié, la soeur de l’écrivain Melchior Frédéric Soulié, a épousé Jean Baptiste Louis Gorguos. Sa tombe s’élève encore au vieux cimetière de Mirepoix. Le couple a perdu une fillette . Deux garçons ont vécu. La belle maison édifiée à Mirepoix, cours du docteur Chabaud, par Louis Marie Melchior Casimir GORGUOS subsiste également.

      Résumé :
      Jean Baptiste Louis GORGUOS, né le 19 septembre 1786 à Mirepoix, négociant, fils de Jean Jacques GORGUOS 1757-1788, avocat au Parlement, et de Marie Anne Pétronille Noelle DENAT 1762 ;

      Marié le 8 janvier 1823 , Mirepoix,09500,Ariège,FRANCE, avec Antoinette Françoise Fanny SOULIÉ 1802-1891 (Parents : François Melchior SOULIÉ 1770-1847 & Jeanne Marie BAILLÉ 1761-1827)

      dont

      – Louis Marie Melchior Casimir GORGUOS, né en 1831, percepteur à Mirepoix, marié le 24 mai 1864 avec Jeanne Louise Gabrielle Blanche VIDAL 1823-
      – Paul Louis Frédéric Eugène GORGUOS, né en 1841, marié le 17 avril 1866 avec Henriette Jeanne Thérèse BOYER, née en 1845 de François Isidore BOYER ca 1816 & de Marie Sophie RAYNAL, ca 1816.

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