A Vals comme à Toulouse, le Christ en gloire

 

Ci-dessus, de gauche à droite : 1. Christ en gloire, peinture murale, premier quart du XIIe siècle, style du Maître de Pedret, voûte de Eglise Notre Dame de Vals, Ariège ; 2. Christ en gloire, bas-relief de marbre, traité dans le style des ivoires, circa 1096, atelier de Bernard Gilduin, déambulatoire de la basilique Saint Sernin, Toulouse.
Cf. 1. Wikipedia, Bernard Guildin ; 2. Rapport d’Henri Pradalier sur le travail de Mme Valérie Yvonnet-Nouviale, La sculpture monumentale romane de Saint-Sernin de Toulouse et sa zone d’influence au nord des Pyrénées, thèse sous la direction de Mme Michèle Pradalier-Schlumberger, Université de Toulouse-Le Mirail, novembre 1997, in Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, tome 58 (1998), 1e partie.

 

Ci-dessus : 3. Avant restauration, Christ en gloire, peinture murale réalisée entre 1536 et 1542 par Bernard Nalot et Antoine Olivier, dit Milhau, à la demande de la confrérie des Saints Apôtres et des Corps Saints, voûte du choeur de la basilique Saint Sernin (photo : Charles Hurault, 1946, d’après Ch. A. Auriol et Raymond Rey, 1930) ; 4. Même peinture après la restauration réalisée entre 1996 et 1997 par M. Bellin.

Cf. À propos de Bernard Ballot. 1. Jeanne Bayle, Les peintres verriers toulousains au XVIe siècle, in Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, tome LXV (2005) : Bernard Nalot, né avant 1508, mort en 1549-1550, fils de Guillaume Nalot, maître-verrier, et de Jeanne Papillon, fille du maître-verrier Guillaume Papillon, a été élevé par le second mari de sa mère, le maître-verrier Antoine Ferret. Il a certainement reçu une culture générale poussée, mais on ignore quand il est devenu maître et il ne semble pas avoir jamais été choisi comme baile. En 1536, il est chargé des peintures du chœur de Saint-Sernin avec Antoine Olivier. En 1541 il s’occupe avec Jean Rancy et Nicolas Bachelier des réparations du pont de la Daurade puis des travaux du Pont-Neuf. Il se dit architecte et exécute avec Jean Rancy un plan de Toulouse en 1543 en vue des fortifications de la ville. Il peint et dore le retable de Nicolas Bachelier à l’église de la Dalbade. C’est en 1542 qu’il est amené à réparer quelques fenêtres des collatéraux de Saint-Sernin. Petit-fils de Guillaume Papillon, surnommé lui-même Papillon, il jouissait d’une grande célébrité comme peintre mais n’est pas autrement attesté comme peintre-verrier.

2. À propos de Bernard Ballot. Bruno Tollon, Une architecture en papier, deux dessins signés Bernard Nalot, in Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, tome LXVIII (2008) : Bernard Nalot, qui a travaillé à Toulouse entre 1533 et 1550, a participé notamment aux préparatifs des entrées royales (1533 et 1535), et on le trouve associé à Jean Rancy et à Nicolas Bachelier pour les grands travaux réalisés ou prévus dans la ville. […]. L’abbaye de Saint-Sernin voit terminer son immense nef au début du XVIe siècle. Mais les chanoines, fidèles à l’esprit roman, y ont toujours préféré la peinture murale aux vitraux historiés. Dans le premier tiers du siècle ils rouvrent les baies murées dont les vitres avaient été accidentées. C’est ainsi qu’en 1536 Antoine Ferret refait en bon verre de Normandie quatre verrières ruinées du chœur en façon de « parquetés », sans doute de simples losanges ; la cinquième fenêtre endommagée n’est pas rouverte. Mais Bernard Nalot, son beau-fils, est chargé de réparer quelques fenêtres des collatéraux vers 1542, après avoir achevé les peintures du chœur entreprises avec Antoine Olivier, mort accidentellement sur le chantier en 1537 ».

Merveilleuse puissance d’une forme simple telle que la mandorle. Le sacré s’y concentre, rayonne, et l’on ne saurait ici se soustraire à son imperium. Sauf à demeurer coeur de pierre, tête de bois.

A voir, à lire aussi :
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A Vaudreuille, Haute-Garonne, et à Mazerettes, Ariège, deux représentations du festin d’Hérode

 

Ci-dessus : détail du festin d’Hérode, début du XVIe siècle, Mazerettes, église Saint Genès, voisine de la résidence d’été de Philippe de Lévis, évêque de Mirepoix de 1497 à 1537.

 

Ci-dessus : détail du festin d’Hérode, XVe siècle, Vaudreuille, église Saint Martin ; photo : Henri Graindorge (1904-?).

 

Ci-dessus : détail du festin d’Hérode, XVe siècle, Vaudreuille, église Saint Martin ; relevé : O. Binenbaum, 1970.

 

Ci-dessus : détail du festin d’Hérode, début du XVIe siècle, Mazerettes, église Saint Genès.

A lire, à voir aussi :
Les fresques de l’église de Mazerettes
Entre Vals et Mazerettes, sur le chemin de Saint Jacques

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La maréchale de Mirepoix versant du thé à madame de Vierville

 

Ci-dessus : Michel Barthélemy Ollivier (1712-1784), détail du Thé à l’anglaise servi dans le salon des Quatre-Glaces au palais du Temple à Paris en 1764.
De gauche à droite : Mlle Bagarotti ; la maréchale de Mirepoix versant du thé à madame de Vierville ; la maréchale de Luxembourg, protectrice de Jean-Jacques Rousseau, se retournant ; derrière elle, Mlle de Boufflers, future duchesse de Lauzun, et le prince d’Henin ; debout se servant, la comtesse d’Egmont la mère et M. de Pont de Vesle ; debout une serviette à la main, la comtesse d’Egmont la jeune, fille du maréchal duc de Richelieu ; le Président Henault assis devant le paravent.

La maréchale de Mirepoix, c’est Anne-Marguerite Gabrielle de Beauvau-Craon, épouse de Gaston Pierre-Louis Charles de Lévis Lomagne (1699-1757), marquis, puis duc de Mirepoix (1751), maréchal héréditaire de la Foi, comte de Terride, vicomte de Gimois, chevalier des Ordres du Roi (1741), mousquetaire du Roi (1715) ; colonel du régiment de Saintonge-Infanterie (1719), puis du régiment de la Marine-Infanterie (1734) ; brigadier (1734) ; ambassadeur de France à Vienne à partir de 1739, puis ministre plénipotentiaire ; maréchal de camp (1738), notamment en Bohême (1742), puis en Provence et dans le comté de Nice et en Italie (1746) ; gouverneur de Brouage (1747) ; ambassadeur extraordinaire à Londres à partir de 1749 ; lieutenant général et commandant du Vivarais, Uzès et Langedoc (1755) ; capitaine de la 4e compagnie des Gardes (1756) ; maréchal de France (1757).

Ci-dessus : Gaston Pierre-Louis Charles de Lévis Lomagne, marquis de Mirepoix ; mairie de Mirepoix.

Veuf Anne-Gabrielle Henriette Antoinette de Bernard de Rieux, morte en couches en 1736, Gaston Pierre-Louis Charles de Lévis Lomagne épouse en 1739 Anne-Marguerite Gabrielle de Beauvau-Craon, elle-même veuve de Jacques-Henri de Lorraine, prince de Lixheim.

Née en 1707, dixième des vingt enfants de Marc de Beauvau-Craon, prince de Craon, et d’Anne Marguerite de Ligniville, Anne Marguerite Gabrielle de Beauvau-Craon est veuve de Jacques-Henri de Lorraine, prince de Lixheim, lorsqu’elle épouse en 1739 Gaston Pierre-Louis Charles de Lévis Lomagne, marquis de Mirepoix, lui-même veuf de Anne-Gabrielle Henriette Antoinette de Bernard de Rieux, morte en couches en 1736. Le couple n’a pas eu d’enfants. Anne Marguerite Gabrielle de Beauvau-Craon est en 1767 dame du palais de la reine. Membre du cercle de Louis XV, elle est la confidente de madame de Pompadour, et plus tard celle de la Comtesse du Barry.

Le tableau de Michel Barthélemy Ollivier représente une réception donnée au Temple en présence du prince Louis François de Bourbon-Conti. L’aristocratie alors découvre le thé. Anne Marguerite Gabrielle de Beauvau-Craon, femme de goût, est connue pour avoir employé le cuisinier qui a inventé pour sa table la préparation à base de légumes émincés et d’épices, devenue fameuse sous le nom de « Mirepoix ».



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