Christine Belcikowski

Publications 4

Le pendule des bras

Rédigé par Belcikowski Christine Aucun commentaire

« D'aveugles païens ont reconnu l'invisibilité que l'homme a en commun avec Dieu. La figure voilée du corps, [le côté face de] la tête et l'extrémité des bras, sont le schéma visible dans lequel nous avançons : en réalité pourtant, ce n'est rien qu'un indice de l'homme caché en nous. »

« Blinde Heyden haben die Unsichtbarkeit erkannt, die der Mensch mit GOTT gemein hat. Die verhüllte Figur des Leibes, das Antlitz des Hauptes, und das Äußerste der Arme sind das sichtbare Schema, in dem wir einher gehn; doch eigentlich nichts als ein Zeigefinger des verborgenen Menschen in uns. »

Johann Georg Hamann. Aesthetica in nuce, p. 39. Texte daté de 1762. Traduction Henry Corbin. Éditions Ismael.

Aveugle à toi-même,
tu te meus dans l’ouvert du champ toujours neuf
que font venir pour toi seul
ton pas,
ton regard,
le pendule de tes bras.
Ce qui point dans le miroir
n’est pas toi,
mais seulement ton fantôme,
ta figure voilée.
Tu t’emportes ainsi dans ton monde,
sans pouvoir jamais rencontrer
la personne inconnue
que tu portes en toi,
ni d’ailleurs aucune
des autres personnes
qui se meuvent, si loin si près,
dans l’ouvert de leur monde à elles.
L'invisible est nostalgie.

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