Christine Belcikowski

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À propos de la famille de Durand d'Esquille, Durand de la Nougarède, Durand de Monestrol

Rédigé par Belcikowski Christine 3 commentaires

1. Vital Durand

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La famille Durand de Monestrol est issue de l'ancienne maison languedocienne de Durand, dont le premier membre connu est Vital Durand († avant 1539), écuyer, seigneur des Quilhes, ou d'Esquilles, et de Vernoses, qui épouse à une date inconnue Antoinette de Termes. Les fiefs d'Esquilles et de Vernoses sont aujourd'hui disparus. Située dans la Haute-Garonne, la commune d'Esquilles a été supprimée en 1847. Son territoire a été partagé entre Trébons-sur-la-Grasse et Cessales. Seul subsiste aux abords de Trébons-sur-la-Grasse un lieu-dit nommé Esquille (1). Également situé dans la Haute-Garonne, le village de Vernoses s'est changé en la commune de Lavernose-Lacasse.

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2. Pierre de Durand

Le deuxième membre de la famille Durand que nous connaissons, est Pierre de Durand, écuyer, co-seigneur de Montlaur (Haute-Garonne) et de Saint-Jory (Haute-Garonne), capitaine au régiment de Navarre et gouverneur de Briatexte (Tarn). Il épouse Françoise Dupuy, ou del Puech, de Cabrilles, fille de Jean Dupuy (del Puech) de Cabrilles et de Soubirane de Clère.

La famille Dupuy de Cabrilles demeure mal connue. Barthélémy Dupuy, père de Jean Dupuy de Cabrilles, teste le 13 avril 1497. Pierre Dupuy, seigneur de Cabrilles (Lautrec, Tarn) et de Montcuquet (Lautrec, Tarn), tient en 1451 le château de Montcuquet. Il le tient encore de 1502 à 1532. En 1508-!601, Jacques Dupuy, en son nom et en celui d'Anne de Brassac, son épouse, rend hommage à Henri IV pour les fiefs de Cabrilles, Cabannes, Montpinier, etc. En 1595, Gabriel de Capriol lui a succédé à la tête de la seigneurie de Montcuquet.

3. Jean de Durand

Jean de Durand, seigneur d'Esquilles et co-seigneur de Montlaur, épouse le 17 décembre 1596 Paule de Raymond de Lasbordes, fille de Raymond de Raymond (ca 1515-1575), seigneur de Lasbordes (Aude), et de Jeanne de Jalabert (ca 1535-1595).

4. Jean de Durand

Autre Jean de Durand, écuyer, seigneur d'Esquilles et co-seigneur de Montlaur, capitaine au régiment d'infanterie Carmain, épouse le 23 octobre 1624 à Villeneuve-la-Comptal (Aude) Anne de Durand, dame de la Nougarède, ou de la Nogarède, fille de Guillaume de Durand, seigneur de Zebel (Vallesvilles, Haute-Garonne), Loubiès (près de Gibel, Haute-Garonne), et la Nougarède (près de Gibel), et de Paule de Bayle.

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Henri Jougla de Morenas. Grand Armorial de France. Tome 3, p. 250. Palisep.

En la personne d'Anne de Durand, Jean de Durand épouse une famille homonyme, celle des descendants de Bernard Durand, marchand pastelier, qui a utilisé sa très grande fortune pour imprimer son empreinte à Montgeard, près de Nailloux (Haute-Garonne), et engagé ses trois fils à poursuivre son action.

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En 1515, Bernard Durand obtient de Jean d'Orléans Longueville, archevêque de Toulouse, l'autorisation de construire à Montgeard la première travée de l'église, où lui et sa famille seront enterrés. À sa mort, en 1535, Jacques Durand, son fils aîné, fait don des 50.000 briques nécessaires à la construction de la tour-portail de l'église. Après la mort de Jacques Durand, Jean Durand, son frère, s'occupe de la construction de l'église ; la construction de cette dernière, avec son clocheton actuel, s'achève en 1561. Guillaume Durand, dernier des trois frères, fait construire le château, dont la construction se trouve terminée en 1555. Il achète à Catherine de Médicis, comtesse du Languedoc, la seigneurie de Montgeard.(2).

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Ci-dessus : vue du château de Montgeard. « A l'origine du château, il y avait une maison du XIe siècle à un étage, qui forme l'angle du château, et il est facile de voir sa reprise au XVIe siècle dans le château. Un deuxième étage a été alors ajouté ainsi que l'aile Est et toute la partie au Nord et à l'Ouest sur les arcades avec une forte tour de 20 mètres contenant l'escalier à vis en pierre, ce qui a donné un grand cube avec la tour et une aile, rare à l'époque. La partie la plus jolie au XVIe siècle donnait sur le village au Nord. Le château a vécu et s'est transformé au cours des siècles. Au XVIIe siècle, on ouvre des portes au rez-de-chaussée et de grandes fenêtres au Sud. Au XVIIIe siècle on bâtit l'orangerie et on modifie plusieurs pièces. Au XIXe siècle, on démolit, on démembre et on modifie profondément certaines parties du château... » (2). Aujourd'hui, le château renferme encore une peinture murale classée, illustrant les Tentations de Saint-Antoine d'après une gravure de Callot.

« Guillaume de Durand, seigneur de Montgeard et de Caneville, docteur en droit, greffier des présentations au Parlement de Toulouse, bourgeois de cette ville, fut anobli par le capitoulat de Toulouse qu'il exerça en 1559. Il laissa deux fils : 1° Barthélémy de Durand, marié en 1588 à Germaine de Gardia, père de Jean de Durand, seigneur de Lastours (Baziège, Haute-Garonne) et de Roquefoulet, marié le 9 février 1647 à Geneviève de Bernaduque ; 2° Guillaume de Durand, seigneur de Zebel, Loubiès, La Nogarède, père d'Anne de Durand, dame de la Nougarède. (3). La famille Durand de Montgeard restera dans le château de Montgeard jusqu'en 1842.

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Ci-dessus : aujourd'hui le château de Monestrol.

La famille de Durand d'Esquilles tient, elle, la seigneurie de Monestrol et le château du même nom, situé à 3 kilomètres du village de Montgeard. De quand cette acquisition date-t-elle ? On ne sait rien de l'histoire ni de l'occupation de ce bâtiment avant la Révolution.

Après la Révolution, le Bulletin des Lois fournit les informations suivantes :

En 1819, « par lettres-patentes signées LOUIS, et plus bas, Par le Roi, le garde des sceaux de France, DE SERRE, scellées en présence de la commission du sceau le 29 juin 1819 , transcrites au secrétariat du sceau, reg. M. 5, fol. 175, Sa Majesté a érigé en majorat, en faveur de M. Jean Henri Gabriel Duperier, écuyer, ancien adjudant-général, des immeubles sis dans le département de la Haute-Garonne, savoir : 1° une maison d'habitation sise à Toulouse, rue Cloître-Saint-Etienne, 3e section, n° 788 ; 2° un moulin à vent, le château de Monestrol, ses cours, remises, écuries, granges et maison de jardinier, colombier, viviers ; une briqueterie et les métairies de Dempierrat, du Rey et du Beau-Séjour ; le tout de trois hectares soixante-quatre ares cinquante-huit centiares ; quatorze hectares douze ares quatre-vingt-trois centiares de bois taillis ; quatre-vingt-dix-huit hectares vingt-cinq ares vingt-six centiares de terres labourables, prés et vignes ; tous ces objets faisant un seul tènement, situé commune de Monestrol, arrondissement de Villefranche ; 3° la métairie de Laucatte, trois hectares douze ares cinquante-deux centiares de bois taillis, quarante-quatre hectares treize ares quatre-vingts centiare de terres labourables, prés, vignes, bruyères, et le bois taillis de la Taule, de trente-cinq hectares dix-neuf ares quatre centiares ; ces biens situés commune de Gibel, arrondissement de Muret ; tous ces immeubles produisant cinq mille deux-cent-quarante-neuf francs de revenu ;
Auquel majorat Sa Majesté a affecté le titre de Baron conféré par lesdites lettres-patentes. Pour extrait conforme audit registre : Le Secrétaire général du Sceau de France, Signé CUVILLIER. » (4)

Antoine Bachelin-Deflorenne, dans son État présent de la noblesse française en 1866, observe qu'à cette date le « château de Monestrol, par Nailloux (Haute-Garonne) », continue d'appartenir à « PÉRIER (baron du) ».

On ne sait rien non plus de la création d'un hypothétique marquisat d'Esquille. De quand daterait-elle ? Henry de Woelmont, dans sa Nomenclature de toutes les familles françaises subsistantes ou éteintes depuis l'année 1864 portant le titre de marquis avec l'indication de l'origine de leurs titres, mentionne bien la famille Durand d'Esquille, mais, au vrai, il n'indique rien, sinon « en Navarre », quant à l'origine du marquisat attaché au nom de cette dernière.

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Henry de Woelmont. Nomenclature de toutes les familles françaises subsistantes ou éteintes depuis l'année 1864 portant le titre de marquis avec l'indication de l'origine de leurs titres, p. 46. Librairie Champion. Paris. 1919.

Henry de Woelmont confond ici, semble-t-il, la famille Durand de Monestrol avec la famille d'Esquille tout court, qui a pu se voir doter du marquisat médiéval dit « de Gothie », et qui se trouve ainsi présentée par François Alexandre Aubert de la Chesnaye des Bois dans son Dictionnaire de la noblesse :

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François Alexandre Aubert de la Chesnaye des Bois. Dictionnaire de la noblesse. Tome VI, p. 133. Chez Antoine Boudet. Paris. 1773.

5. Marc Antoine de Durand, seigneur d'Esquilles

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7 mai 1672. Mariage de Marc Antoine de Durand et de Germaine de Durand. Archives municipales de Toulouse. Paroisse du Taur (1670-1672. Cote : GG704. Vue 110.
« Le septième mai 1672, ici soussigné prêtre vicaire de la présente paroisse ai reçu le mutuel consentement de mariage de noble Marc Antoine de Durand, seigneur d'Esquilles, prisonnier au Sénéchal de Toulouse, âgé de 32 ans ou plus, et de demoiselle Germaine de Durand, âgée de 22 ans, tous deux de la paroisse de Mongeart, après une annonce de leur futur mariage, ayant obtenu dispense des deux autres par maître Ciron, grand vicaire de Monseigneur l'archevêque de Toulouse par requête du cinquième du susdit mai apportée par ledit sieur de Ciron, [illisible] par laquelle il commet le sieur curé du Taur ou son vicaire d'épouser les susdits nommés Durand[s], à la charge que ledit sieur de Durand, seigneur d'Esquilles, qui est constitué prisonnier dans les prisons du Sénéchal de Toulouse, soit mis en liberté, ce qui a été fait l'an et jour sera mis en liberté suivant l'ordre accoutumé de l'église, ce qui a été fait l'an jour dernier... »

Fils de Jean de Durand et d'Anne de Durand, dame de la Nougarède, Marc Antoine de Durand, écuyer, seigneur d'Esquilles, capitaine au régiment d'infanterie Carmain, réitère la politique d'alliance de la maison d'Esquilles avec la maison homonyme de Montgeard. Il épouse le 7 mai 1672, à Toulouse, en l’église Notre Dame du Taur, Germaine de Durand, fille de Jean de Durand, seigneur de Lastours (Baziège, Haute-Garonne) et de Roquefoulet (Montgeard, Haute-Garonne), et de Geneviève de Bernaduque.

Présents à la cérémonie, signataires de l'acte : noble Jean de Durand, seigneur de Lastours, père de l'épouse ; messires de Bouisset, de Prohenques, conseiller au Parlement de Toulouse ; Jean Lacoste, prêtre et vicaire de Merville ; Geneviève de Bernaduque, mère de l'épouse ; noble Jean de Durand, seigneur de Bizanet (Aude) ; maître Andrieu, curé de Notre Dame du Taur.

6. Arnaud de Durand de Nougarède

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15 février 1708. Mariage d'Arnaud de Durand de la Nougarède et de Marie Marguerite de Gavarret. AD 31. Saint-Léon. Document 1 E 2. Vue 8.

Fils de Marc Antoine de Durand et de Germaine de Durand, petit-fils d'Anne de Durand, dame de la Nougarède, Arnaud de Durand de la Nougarède (1672-1726) épouse le 15 février 1708 à Saint-Léon (Haute-Garonne) Marie Marguerite de Gavarret, fille de Jean François de Gavarret, seigneur de Caussidières (Haute-Garonne) et de Saint-Léon, et de Marguerite de Canals de Lastronques (Lézat-sur-Lèze, Ariège) (5).

Présents à la cérémonie : noble Gabriel de Durand, oncle paternel de l'époux ; noble Jean François de Gavarret, père de l'épouse ; noble Jean Roger de Gavarret, frère de l'épouse ; Pierre Coste, prêtre obituaire de Saint-Léon.

7. Jean François de Durand de Nougarède Monestrol

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7 février 1760. Mariage de Jean François de Durand de Nogarède Monestrol et de Jeanne Marie d'Hautpoul. La « dame procuratrice », qui a signé « de Seyre d'Hautpoul » au bas de cet acte de mariage semble être la mère de l'épousée. AD 31. Seyre, anciennement Ceyre, annexe de Gardouch (1742-1792). Document 4 E 2088. Vues 56-57.

Le 7 février 1760, « messire Jean François de Durand de Nogarède Monestrol », dit le « chevalier de Monestrol », seigneur du Mortier en La Cassaigne, « mousquetaire du Roi avec commission de capitaine de cavalerie, fils majeur de trente ans à feu messire Arnaud de Durand, sieur de Nogarède, et de feue dame Marguerite de Gavarret de Saint-Léon, habitants de la paroisse de Montgeard », épouse « demoiselle Jeanne Marie d'Hautpoul », baptisée le 9 juin 1731 à Seyre, « fille à messire Pierre d'Haupoul, seigneur de Ganac (Ariège), et à dame Jeanne Marie de Bernon, dame de Seyre » (Seyre, village limitrophe de Montgeard et de Monestrol, Haute-Garonne). Les mariés reconnaissent « Françoise, leur fille, baptisée sous nom de père et mère inconnus le 27 juin 1658 à Saint Sernin de Toulouse ». Le couple vit ensuite au château du Mortier, sis à La Cassaigne (Aude), où naît Roger Honoré Alexandre Durand Monestrol, leur fils, le 29 janvier 1771.

« Guy de Lévis vendit au prieuré de Notre Dame de Prouille les lieux et châteaux de La Cassaigne et du Mortier, qui étaient proches de Fanjeaux, pour la somme de 1000 livres tournois. Cette vente fut confirmée plus tard vers 1314 par le Roi de France Philippe le Bel » (6). Marc Antoine de Durand, époux de Germaine de Durand, semble être celui qui, à la fin du XVIIe siècle, a acheté à la famille d'Hautpoul la co-seigneurie de La Cassaigne et, à proximité du village, le château du Mortier, puisque Arnaud de Durand de Nougarède, son fils, serait né le 16 avril 1672 à La Cassaigne. Le registre paroissial de La Cassaigne toutefois ne comporte pas l'année 1672.

8. Roger Honoré Alexandre Durand Monestrol

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Ci-dessus : vues de La Cassaigne aujourd'hui.

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29 janvier 1771. Baptême de « Roger Honoré Alexandre Durand Mounestrol ». Parrain, Roger Honoré Alexandre Durand de Nogarède, officier du Roi, oncle du baptisé (7). Marraine, Germaine d'Aubuisson de Saint-Agne, absente, remplacée par Raymonde Doumenc, illettrée. AD 11. La Cassaigne (1759-1788). Document 100NUM/AC72/1E3. Vue 86.

Désireux d'envoyer plus tard son fils à l'École royale de Sorèze, Jean François de Durand de Nogarède Monestrol entreprend de réunir les preuves des quatre degrés de noblesse, au moins, que nécessite l'admission à une telle École. Ces preuves se trouvent rassemblées et peuvent être consultées aujourd'hui encore — même si le manuscrit ne comporte pas de pagination... — dans le Nouveau d'Hozier, fonds qui rassemble des documents relatifs aux preuves dressées par Ambroise Louis Marie d’Hozier au XVIIIe siècle pour diverses places : Maison du Roi, Petites et grandes écuries, écoles militaires, maisons de saint Louis et de l’Enfant-Jésus, divers collèges et régiments.

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Ci-dessus : extrait du dossier Durand de Monestrol conservé dans le Nouveau d'Hozier sous le nº 79. Deux formules telles que « Noble Marquis de Durand, seigneur d'Esquilles » et « Noble Jean, seigneur d'Esquilles était père de Marquis », étonnent : il ne semble pas s'agir ici du titre, mais d'un prénom. Se pourrait-il que, profitant de l'homonymie du titre et du prénom, les descendants de Jean François de Durand de Nogarède Monestrol se soient targués après la Révolution d'un titre de marquis invérifié, devenu en outre au fil du temps de moins en moins vérifiable ? On ne trouve pas le marquisat d'Esquille en tout cas dans la Liste historique des marquisats de France, autrement dit dans celle des marquisats érigés par lettres patentes du Roi.

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Ci-dessus : blason de la famille Durand de Monestrol. Autre extrait du dossier Durand de Monestrol conservé dans le Nouveau d'Hozier sous le nº 79.

Remontant à « Jean Durand, seigneur d'Esquilles, fils de Pierre, seigneur d'Esquilles, marié à Françoise Dupuy [de Cabrilles] », Jean François de Durand de Nogarède Monestrol parvient ainsi à fournir les preuves de cinq degrés de noblesse. Il fournit également le blason correspondant. Sa requête trouve en conséquence satisfaction le 27 avril 1779.

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Ci-dessus : autre extrait du dossier Durand de Monestrol conservé dans le Nouveau d'Hozier sous le nº 79. « Roger Honoré Alexandre de Durand de Monestrol fut compris dans la nomination que le Roi fit pour l'École militaire le 31 décembre 1780. »

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Source : Association Sorézienne. Les tableaux d'Anciens — piètre qualité d'image ; je n'y suis pour rien 😈. Élèves entrés à l'École royale de Sorèze entre 1780 et 1782.

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20 fructidor an XI (7 septembre 1803). Mariage de Roger Honoré Alexandre Durand Monestrol et de Jeanne Marie Julie Destrem. AD 11. Fanjeaux. Naissances, mariages, décès (1801-1803). Document 100NUM/5E136/10. Vue 132.

Né le 29 janvier 1771 à La Cassaigne (Aude), second enfant de Jean François de Durand de Nogarède Monestrol et de Jeanne Marie d'Hautpoul, Roger Honoré Alexandre Durand Monestrol, dit alors « propriétaire », épouse le 20 fructidor an XI (7 septembre 1803) à Fanjeaux (Aude) Jeanne Marie Julie Destrem (Fanjeaux, 4 février 1783 - 11 octobre 1859, Paris), fille de Hugues Destrem (1754-1804) et d’Anne Albarel (1751-1826). Jeanne Marie Julie Destrem lui donnera par la suite six enfants, dont Jean François Anne Julien de Durand de Monestrol, né le 21 frimaire an XIII (12 décembre 1804) à Saint-Nazaire-d'Aude ; Louise Alexandrine Lucrèce de Durand de Monestrol, née le 7 avril 1806 à Ginestas ; Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol, né le 14 février 1809 à Ginestas aussi. Roger Honoré Alexandre de Durand de Monestrol devient receveur à cheval des impôts indirects. Il meurt à Paris, Xe, le 6 mars 1855.

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6 mars 1855. Décès de Roger Honoré Alexandre de Durand de Monestrol. Archives de Paris. État-civil reconstitué. Durand (1859)-Durandal (1851). Document V3E/D 517. Vue 43.

À propos de Hugues Destrem, beau-père de Roger Honoré Alexandre Durand Monestrol

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Ci-dessus : Hugues Destrem. Album Louis-Philippe. Réunion des musées nationaux. Châteaux de Versailles et de Trianon.

Né le 8 février 1754 à Fanjeaux, fils de Louis Destrem, marchand, et de Marie Holier, Hugues Destrem se marie à l'âge de dix-sept ans avec Anne Albarel et devient négociant à Fanjeaux. Il est élu en 1789 maire de Fanjeaux, puis député de l'Aude à l'Assemblée législative le 1er septembre 1791. Siégeant parmi les modérés, il s'intéresse essentiellement aux questions commerciales. Il est nommé ensuite commissaire du gouvernement près l'administration municipale de Toulouse.

Le 25 germinal an VI (14 avril 1798), il est élu député de la Haute-Garonne au Conseil des Cinq-Cents. Il s'y occupe des questions de finances et d'administration. Au mois d'août 1799, il y rend compte des détails de l'insurrection royaliste éclatée dans les environs de Toulouse.

Compromis dans la tentative de résistance au coup d'État du 18 brumaire, il se trouve assigné à résidence à Fanjeaux, puis proscrit après l’attentat de la rue Saint-Nicaise et déporté en Guyane. Alors que son fils vient d’obtenir sa grâce, il s'évade de Cayenne à bord d'un navire américain. Après une escale à la Barbade, il débarque le 10 juillet 1804 à Gustavia, capitale de l'île de Saint-Barthélemy, où il meurt de la fièvre jaune, à l'âge de 50 ans.

À propos de Jean François Anne Julien de Durand de Monestrol, fils aîné de Roger Honoré Alexandre Durand Monestrol

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21 frimaire an XIII (12 décembre 1804). Naissance de Jean François Anne Julien Durand Monestrol. A.D. 31. Saint-Nazaire-d'Aude ((1804-1810). Document 100NUM/5E360/5. Vue 12.

Dans Bibliothèque homéopathique, le 15 octobre 1868, le docteur F. Perrussel consacre un bel article à la mémoire du docteur Jean François Anne Julien de Durand de Monestrol, mort le 11 septembre 1868 à Paris, VIIe, 19, rue de Lille.

« Le docteur Durand de Monestrol, baron de Nogarède, marquis d'Esquille (titre qu'il céda à son frère), était né vers 1804, au château de Montréjaud, près de Toulouse, d'une famille sacrifiée par la révolution de 93.

Il avait étudié en droit et même en médecine avec des succès qui faisaient espérer en lui un magistrat éminent ou un praticien distingué, quand une crise de sa maladie (hypertrophie du coeur compliquée d'une vomique avec asthme) le força de suspendre ses études, et d'entrer, une fois remis, dans une grande administration que La Rochejaquelein fondait en Bretagne.

Nous étions alors en pleine propagation homéopathique à Nantes, où nous avait envoyé Hahnemann, que nous venions de revoir et de quitter (1837-1839).

Ce fut dans cette ville et au moment de notre plus actif apostolat que cet ami, toujours très souffrant, nous fut adressé et recommandé par un ami intime de La Rochejaquelein, le comte de l'Àubépin, déjà notre client (1843), année de la mort de Hahnemann.

Nous étions prié d'apporter par nos globules, alors si fortement critiqués, quelque soulagement aux souffrances inouïes qui paralysaient déjà toute l'activité et les moyens du pauvre patient. Examen fait de son mal dans ses complications, des atomes d'aconit et d'arsenic furent les premiers agents précieux qui commencèrent la série des améliorations que nous eûmes le bonheur de lui apporter, et qui permirent d'abandonner l'emploi des saignées et de l'émétique, qui par des allégements trompeurs minaient cette existence en la conduisant rapidement à une fin déjà annoncée !

Un aussi prompt succès ne pouvait manquer de frapper une pareille intelligence et de la disposer favorablement à l'étude de la médecine nouvelle qui venait d'opérer si heureusement. Ce fut, en effet, ce qui arriva. Pendant plus de trois années, le baron de Monestrol étudia les oeuvres de Hahnemann et de ses premiers disciples. Une fois son titre obtenu, le baron entra activement dans la pratique médicale et se dévoua corps et âme, animé de la plus vive reconnaissance, pour soulager en toute occasion les malades de toute classe qui imploraient son ministère. [...]

Comme écrivain, le baron de Monestrol s'est fait heureusement connaître par plusieurs publications importantes qui ont rendu de très grands services à la propagation de nos idées. Il avait débuté en collaborant en 1846 à notre ouvrage la Vérité en médecine et à notre journal L'Observateur homéopathe de la Loire-Inférieure (1846-47).

En 1848, après un voyage d'exploration qu'il fit, avec un courage inouï, en Angleterre, pour y étudier la possibilité d'une installation, il publia en anglais et ensuite en français, une bonne monographie de la  Goutte traitée par l'homéopathie. Mais l'ouvrage le plus important qu'il produisit, et qui donne le véritable cachet de son talent de penseur, de médecin et d'écrivain, c'est son Traité d'hygiène, épuisé depuis quelques années déjà, et dont nous avons dû insérer un des meilleurs chapitres dans notre Guide du Médecin (1861).

Rentré à Paris auprès de nous en 1852-1853, après notre installation, de l'homéopathie à Lille, si bien continuée par notre honorable confrère le Dr Malapert, le baron de Monestrol, grâce à de hautes relations et à S. Exe. le duc de Bassano, premier chambellan de l'Empereur et président de cette oœuvre, fut appelé à être le secrétaire de l'administration du Refuge Sainte-Anne, institution qui naissait alors (1855), et destinée à arracher à la débauche de jeunes filles abandonnées, pour en faire d'honnêtes ouvrières et mères de famille.

Bientôt il fallut un médecin pour les malades de chaque jour, et comme l'administration ne pouvait en faire les frais, pas plus que de la pharmacie, on devine déjà ce qui devait arriver. En effet, le secrétaire s'attribua une nouvelle fonction aussi gratuite que la première, malgré les frais de voiture occasionnés par de longues courses, et pendant plus de douze ans se dévoua au delà de toute mesure au soulagement de ces intéressantes jeunes filles, dont la Mère fondatrice, Mlle Ghupin, était une pauvre ouvrière presque sans ressources.

Que de fois nous l'avons accompagné et remplacé même, lors de ses grandes crises, dans ce séjour devenu presque, grâce à la charité, un vaste établissement ! et que de miracles ne lui avons-nous pas vu opérer avec sa vaste expérience médicale, et même avec les faibles ressources de sa bourse de pèlerin !

Aussi a-t-on pu remarquer à son convoi, qui devait être et fut, d'après ses ordres, celui du pauvre, cette longue file, sur deux rangs, de ces jeunes filles, qui pleuraient non plus seulement le médecin et l'ami, mais le véritable Père supérieur et bienfaiteur de leur communauté... Qui le remplacera à présent... ?

Le baron de Monestrol ne laisse pas de fils qui puisse continuer une tâche aussi noblement entreprise et menée à bien. »

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11 septembre 1868. Décès de Jean François Anne Julien de Durand de Monestrol. Archives de Paris. VIIe. Décès (1868). 5 septembre 1868 (acte n° 1295)-12 octobre 1868 (acte n° 1474). Document V4E 844. Vue 5.

9. Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol, marquis d'Esquille.

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14 février 1809. Naissance de Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol. AD 11. Ginestas (1808-1813). Document 100NUM/5E164/6. Vue 42.

Né le 14 février 1809 à Ginestas, fils de Roger Honoré Alexandre Durand Monestrol et de Jeanne Marie Julie Destrem, Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol, marquis d'Esquille, doit ce titre de marquis, dit-il, à Jean François Anne Julien de Durand de Monestrol, son frère aîné, qui le lui aurait spontanément rétrocédé.

9.1. L'œuvre de Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol

Devenu ingénieur civil, installé d'abord à Draguignan et à Brignoles (Var), puis bien vite à Paris, Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol, marquis d'Esquille, se distingue par une intense activité d'inventeur, sgnalée par le dépôt de nombreux brevets.

1839. Brevet d'invention de 15 ans pour un appareil, dit ramollisseuse, propre à ramollir les cuirs pour la fabrication de la vache lissée, de la vache molle, des cuirs forts, des moutons et des veaux.
1841. Brevet d'invention de 5 ans pour une composition chimique dite baume fixateur des dessins, qui a la propriété de fixer et rendre inaltérables les dessins sur papier au crayon, à la mine de plomb, au pastel et au fusain, sans qu'il soit possible de les altérer par le frottement.
1842. Brevet d'invention de 5 ans pour un appareil destiné à vérifier les sommes perçues par les conducteurs d'omnibus, les cochers des voitures de place et les préposés au passage des ponts, dit compteur à voyageurs.
1842. Brevet d'invention de 15 ans pour un système de chemins de fer à petites courbures.
1843. Brevet d'invention de 15 ans pour un genre de mosaïques et de machines pour les confectionner.
1843. Brevet d'invention de 15 ans pour une machine à plonger dite plongeur à ballons sous-marins.
1845. Brevet d'invention de 15 ans pour la composition d'une pierre artificielle dite grès factice et marguerite.
1846. Brevet d'invention de 15 ans pour divers procédés de fabrication des allumettes chimiques.
1852. Brevet d'invention de 15 ans pour une méthode propre au travail des matières céramiques.
1853. Brevet d'invention de 15 ans pour un système de fabrication de pierres artificielles obtenues par la fusion et dites pierres malléables.
1866. Brevet d'invention de 15 ans pour un procédé de dorure, d'argenture et de platinage de toutes les matières vitrifiées.
1870. Brevet d'invention de 15 ans pour une série de modifications apportées aux produits céramiques confectionnés au moyen de l'argile dite terre à faïence.
1871. Brevet d'invention de 15 ans pour un genre de fabrication spéciale de boutons en émail.

Pour les curieux de l'invention industrielle, tous ces brevets sont enregistrés et consultables en ligne sur le site de l'Institut National de la Recherche industrielle (8). Certains de ces brevets se trouvent assortis des dossiers techniques correspondants.

En 1872, à Toulouse cette fois, le catalogue officiel de Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol comprend encore des faïences communes décorées, des pierres fausses pour boutons et autres objets, des appareils d’allumage des feux, des lanternes système breveté, dites lanternes universelles, etc.

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Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol. Les Évangiles républicains, ou Démonstration des principes du socialisme basée sur les lois de la famille de la propriété, de l'industrie et du travail. Dédicace au Citoyen Ledru-Rollin. Imprimerie de Boulé. Paris. 1848.

Partisan de la Révolution de 1848, Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol, marquis d'Esquille, signe cette année-là nombre d'écrits relatifs à son idéal républicain, proche de celui des Saint-Simoniens : À MM. les membres du clergé de la Vendée ; Aux Citoyens instituteurs de la Vendée ; Aux ouvriers : premier évangile républicain ; Les évangiles républicains, ou démonstration des principes du socialisme basée sur les lois de la famille, de la propriété, de l'industrie et du travail ; et Ateliers nationaux de travail public, proposés à la république comme moyen de résoudre le premier problème de l'économie politique des peuples, l'extinction de la mendicité et du vagabondage.

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Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol. Évangile républicain : aux ouvriers. Neuilly. 1848.

Passionné de céramique, bientôt reconnu pour la qualité de ses émaux, premier vice-président général de l'Académie des Arts et Métiers Industries et Belles Lettres, membre de l'Académie Nationale Agricole Industrielle et Commerciale, membre de la Société des Arts, Lettres et Industries, membre de la Société des Services Industriels de Paris, membre de l'Académie Britannique de l'Industrie Universelle et Arts de Londres, membre de la Société des Naufrages dans l'Interêt de Toutes les Nations, chevalier de l'Ordre Royal Américain d'Isabelle la Catholique, Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol, marquis d'Esquille, se plaît à se faire appeler le « potier de Rungis — du nom du lieu où, dans les années 1860, il tient sa fabrique. Il publie en 1864 Le Potier de Rungis, poème en 26 chants dédié à son art (9). En 1865, il publie encore, en tant que membre du jury, une Appréciation par le potier de Rungis sur la répartition des récompenses attribuées lors de l'Exposition des Beaux-arts appliqués à l'industrie.

Mesdemoiselles, écrit Claude Vignon en 1866 dans le Journal des Demoiselles, j'ai l'honneur de vous présenter M. F. de Monestrol, marquis d'Esquilles et... potier de Rungis. M. de Monestrol, artiste par nature et chimiste passionné, a appliqué ses soins spécialement à l'art céramique. Nouveau Bernard de Palissy, il a passé ant longue partie de sa carrière à combiner l'argile de mille manières, à construire et chauffer des fours, à chercher des pâtes, des vernis, des vitrifications. — Aussi a-t-il découvert je ne sais combien de secrets et accompli autant de prodiges. M. de Monestrol, — dit potier de Rungis, parce que c'est dans ce petit pays voisin de Sceaux, de Bourg-la-Reine, de ces centres où l'art céramique a toujours spécialement élu résidence, qu'il a établi ses fours et ses laboratoires. — M. de Monestrol fait, à ma connaissance, 1° du marbre blanc aussi pur et plus dur que le Carrare, 2° des marbres veinés de toute espèce, 3° des marbres rares qui sont devenus des pierres précieuses : lapis lazzuli aux tons intenses, pailleté d'or, malachite verte, jaspe sanguin, porphyre, onyx. Il fait mieux encore : il combine des mosaïques merveilleuses avec ces compositions fondues ensemble : des mosaïques qui reproduisent les riches tapis d'Aubusson ou de la Savonnerie et dont l'intensité et la dureté surpassent celles des marbres les plus durs !

Et avec quoi fait-il tout cela, mesdemoiselles ? avec une base fondamentale de terre argileuse et sablonneuse, avec de la boue de macadam et quelques substances vitiificatives et colorantes !

Mais, je vous l'ai dit, le potier de Rungis est artiste : aussi n'a-t-il pas pu voir sans en être émerveillé les chefs-d'œuvre de la céramique ; aussi n'a-t-il pas pu les admirer sans vouloir les imiter. Alors il a pétri la glaise, et, pour former des vases élégants, des plats à reliefs, etc., il est devenu sculpteur. Il a construit et aménagé des fours. Il a fait cuire ses vases ; puis, comme le grand Bernard de Palissy, avec lequel, d'ailleurs, il a tant de points de contact, il a cherché la colorisation et l'émail ; il a trouvé, il a mis en œuvre ; et nous avons vu sortir de ses mains ces magnifiques plats de faïence italienne qui font l'honneur de nos expositions. À côté des plats nous avons vu, en terre émaillée, des motifs importants, où les figures et les ornements, se combinent ; puis des fleurs de biscuit plus fines que jamais Sèvres n'en fit, et émaillées, sans que l'émail épaississe d'une demi-ligne leurs pétales délicats... »

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Paris imprenable au moyen des bombes Monestrol, mémoire adressé au général Trochu... par le citoyen Monestrol. Imprimerie Simon Raçon et Cie. Paris. 1870.

En 1870, inspiré par un patriotisme ardent, Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol invente la bombe Monestrol, dite « bombe à main, bombe populaire », destinée à « rendre Paris imprenable ». Il fonde Les Enfants du tonnerre, société dédiée à la diffusion de cette bombe à main ; il adresse au général Trochu, président du Gouvernement de la défense nationale, un mémoire intitulé Paris imprenable, au moyen des bombes Monestrol, sous-titré « Description des procédés de composition et de fabrication des bombes Monestrol. Recette pour la fabrication du fulmi-coton », et il publie un Appel de Durand de Monestrol au peuple de Paris pour la fabrication des bombes qui portent son nom.

« L'armée ne donne pas suite. En plus d'un "obstacle d'ordre moral", le Comité de défense souligne alors que l'emploi de tels engins autoriserait l'ennemi à s'en servir, avec la conséquence que l'on imagine pour la population parisienne ; il conclut donc à l'arrêt des essais, ajoutant qu'il convient surtout de ne pas ébruiter le résultat des expériences.

Mais, au lendemain du désastre de 1870, certains accusent les militaires, à commencer par Trochu, chef du gouvernement de la Défense nationale, d'avoir constamment freiné l'innovation technique. Selon Rochefort, président de la Commission des barricades, et Dorian, ministre des Travaux publics, Trochu aurait repoussé feu grégeois et bombes "comme inhumains et réprouvés par la Convention de Genève. Borme (10) argue qu'en mettant cette arme entre les mains de la population, ce serait lui en révéler la composition et que tôt ou tard, lors d'une insurrection dans Paris, la malveillance s'en servirait pour en faire l'application sur les troupes envoyées das les rues pour défendre l'ordre. » (11)

Des informations détaillées qui accompagnent les dépôts de brevets et publications de Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol, il ressort que celui-ci a fréquemment changé de lieu de résidence et d'adresse. En 1839, il réside à Draguignan et à Brignoles (Var) ; en 1841, à Paris, 4, rue de l'Oratoire-du-Louvre ; en 1842, à Paris, 30 bis, rue de Rivoli, puis 5, rue Monsigny ; en 1844, à Paris, 3, rue d'Orléans-Saint-Marcel ; en 1845, à Paris, 11, quai Napoléon ; en 1847, à Paris, 13, rue du Marché-aux-Chevaux ; en 1852, à Sceaux (Hauts-de-Seine), 2, rue Houdan, où Roger Honoré Alexandre Durand Monestrol et Jeanne Marie Julie Destrem, ses parents vivent aussi ; en 1855, à Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine) ; en 1858, à Bagneux (Seine), 24, rue Pavée ; en 1863, à Paris, 50, rue de la Roquette ; en 1872, à Toulouse, 15, rue Lapeyrouse. Il meurt à Toulouse, 5, rue Saint-Denis, le 15 août 1874, à l'âge de 65 ans.

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15 août 1874. Décès de Jacques Antoine Roger Fortuné Durand de Monestrol, marquis d'Esquille. A.D. 11. Toulouse. Décès (1874, à partir du 18 juillet). Document 1E459. Vue 37.

Ses nombreux changements d'adresse vont de pair, semble-t-il, avec une vie personnelle compliquée.

9.2. Relations, mariages et enfants de Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol

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Ci-dessus : enfants de Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol.

9.2.1. Relation avec Jeanne Marie Molinier

Dans les années 1830, Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol entretient une relation avec Jeanne Marie Molinier († 8 juillet 1857), inconnue qui lui donne deux enfants :

9.2.1.1. Louis Adolphe Alexandre Durand de Monestrol

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6 décembre 1835. Naissance de Molinier (Durand de Monestrol) Louis Adolphe Alexandre. État-civil reconstitué de Paris. XIe. Naissances. Molinier (1826)-Molinos (1828). Document V3E/N 1637 Vue 5.

Né le 6 décembre 1835 à Paris, XIe, devenu typographe, Louis Adolphe Alexandre Durand de Monestrol est ensuite compositeur, puis gérant du journal La Bavarde (12). Père d'Alice Valentine Antoinette Durand de Monestrol, née de Cécile Lassais, corsetière, le 18 mars 1863, il épouse ladite Cécile Lassais le 8 août 1863 à Paris, XIVe. À Paris, XIVe, il épouse le 26 septembre 1871 Isaline Eugénie Flore Mercier, passementière, fille non reconnue d'Isaline Mercier. Le nouveau couple a deux enfants : Georges Eugène de Monestrol, né le 5 février 1875 à Paris, VIe, rue de l'École de Médecine ; Marie Louise Durand de Monestrol, née le 3 août 1877 à Paris, Xe. Cécile Lassais demande et obtient de divorcer de Louis Adolphe Alexandre Durand de Monestrol le 18 mars 1886 ! Le 16 août 1889, Louis Adolphe Alexandre Durand de Monestrol, veuf d'Isaline Eugénie Flore Mercier, meurt à Beauvais (Oise), 63, rue Saint-Martin.

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8 août 1863. Mariage de Louis Adolphe Alexandre Durand de Monestrol et de Cécile Lassais. Archives de Paris. XIVe. Mariages. 4 juillet 1863 (acte n° 258)-13 août 1863 (acte n° 317). Document V4E 1718. Acte 310. Vue 27.
À noter : des deux signatures « Durand de Monestrol », la grande, chantournée, est celle de Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol, père du nouveau marié.

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26 septembre 1871. Mariage de Louis Adolphe Alexandre Durand de Monestrol et d'Isaline Eugénie Flore Mercier. Archives de Paris. XVIIe. Mariages. 14 septembre 1871 (acte n° 362)-3 octobre 1871 (acte n° 420). Document V4E 4717. Acte 393. Vue 16.
À noter, dans l'acte ci-dessus : « Nous avons fait prêter serment au futur époux et aux témoins qui nous ont déclaré ignorer le dernier domicile ou l'époque du décès du père du futur, dont on n'a pas de nouvelles depuis plus de trente ans ». Voilà qui éclaire la nature de la « fraude » dénoncée par le Le Cri du peuple dans l'article ci-dessous.

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18 mars 1886. Divorce de Cécile Lassais et de Louis Adolphe Alexandre Durand de Monestrol. Archives de Paris. VIe. Mariages. 11 mars 1886 (acte n° 178)-8 avril 1886 (acte n° 238). Document V4E 5908. Vue 5.

Le 20 décembre 1884, Le Cri du peuple : journal politique quotidien, dirigé par Jules Vallès, dénonce la bigamie de Louis Adolphe Alexandre Durand de Monestrol, alors gérant du journal La Bavarde.

« Le crime de bigamie se prescrit par dix ans et l'étrange monsieur à qui sa position sociale de gérant de la Bavarde a seule permis de se faire condamner pour délit de presse, s'étant marié pour la seconde fois — sa première femme vivant encore — en 1870, jouit aujourd'hui sans conteste du bénéfice de cette prescription. Rien à lui reprocher de ce chef.
Ça ne l'empêchera pas, sans doute, d'aller voir dans quelque maison centrale si ses anciens collaborateurs y sont, mais ça sera pour un autre motif.
La chose n'aurait donc qu'un intérêt rétrospectif — c'est-à-dire absent — si du second mariage du sieur Durand de Monestrol, l'ex-gérant en question, n'était né un enfant auquel la découverte de la bigamie paternelle crée une situation au moins singulière.
Ce moutard a aujourd'hui neuf ans. Il a été, lors de sa naissance, bien et dûment inscrit sur les registres de l'état-civil comme fils légitime de Durand de Monestrol et de sa femme et légitime épouse. Parfait. Rien de plus correct, de plus régulier. Mais le second mariage dont la célébration a été obtenue à l'aide d'une fraude, est nul, de toute nullité. La loi veut qu'il soit déclaré tel. Et il le sera. Alors, l'enfant ?
Oh ! c'est très simple et parfaitement logique. Puisque le mariage n'était pas bon, la naissance ne peut pas être bonne. Que voulez-vous ? On s'est trompé. Maldonne. À refaire. Et un jugement va intervenir, déclarant illégitime et bâtard le fils de Durand de Monestrol et de sa pseudo-épouse. »

9.2.1.2. Marie Josephine Clara Durand de Monestrol

Née le 8 décembre 1835 à Paris, jumelle de Louis Adolphe Alexandre Durand de Monestrol, Marie Josephine Clara Durand de Monestrol est plus tard mère de Fernand Auguste Durand de Monestrol, enfant naturel né le 9 mai 1867 à Paris, VIe, déclaré par ses soins. Restée célibataire, elle meurt le 22 février 1917 à Paris. Fernand Auguste Durand de Monestrol, son fils, devient typographe et il épouse Marie Rosalie Faustine Fontaine, fille d'un cultivateur de l'Oise, le 25 juillet 1891 à Paris, VIe. Né en 1901 à Paris, VIe, Fernand Alexandre Marie Durand de Monestrol, leur fils, sera typographe aussi.

9.2.2. Mariage avec Marguerite Esther Félicie Magué

Le 28 avril 1844 à Paris, Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol épouse Marguerite Esther Félicie Magué, née le 6 juin 1820 à Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime), fille de Pierre Magué, commerçant, mandataire du brevet de « composition d'une pierre artificielle dite grès factice et marguerite » déposé en 1845 par Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol, et de Marie Félicie Girodeau. Le couple a une fille, Marie Louise Philomène Violette Durand de Monestrol. Celle-ci meurt le 30 juillet 1849 à Paris.

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28 juin 1852. Décès de Marguerite Esther Félicie Magué. A.D. 92. Sceaux. Décès (1852). Document E_NUM_SCE274. Vue 9.

Marguerite Esther Félicie Magué, épouse de Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol, meurt le 28 juin 1852 à Sceaux (Hauts-de-Seine).

9.2.3. Mariage avec Berthe Alix Léa Suin

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10 janvier 1854. Mariage de Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol et de Berthe Alix Léa Suin. A.D. 92. Sceaux. Mariages (1854). Document E_NUM_SCE182. Vue 2.

Le 10 janvier 1854, Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol épouse en secondes noces à Sceaux Berthe Alix Léa Suin, née le 2 août 1835, fille de Victorin Suin, ancien correcteur d’imprimerie, rentier, et d’Adélaïde Hyacinthe Guérin. Le couple a par la suite deux enfants :

9.2.3.1. Julie Adélaide Lia Durand de Monestrol

Née le 18 mai 1855 à Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine), elle demeure, après la mort de Berthe Alix Léa Suin, sa mère, chez son aïeul maternel, à Paris, rue des Martyrs. Le 6 mars 1875, à Paris, elle épouse Joseph Théodore Dohin, fabricant cartonnier demeurant rue de Cléry.

9.2.3.2. Alvise Louis Léon Durand de Monestrol, né le 21 septembre 1856 à Paris, XIe. Voir ci-dessous.

Berthe Alix Léa Suin, mère de Julie Adélaide Lia Durand de Monestrol et d'Alvise Louis Léon Durand de Monestrol, meurt à Paris le 21 septembre 1856, jour de la naissance de son fils Alvise.

9.2.4. Relation avec Mathilde Cécile de Zebel

Après 1856, Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol entretient à Paris une relation avec Mathilde Cécile de Zebel, née ca 1839 à Vallesvilles (Haute-Garonne), probable lointaine cousine, dont il a une fille encore, Claire Marie Alice Durand de Monestrol.

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6 avril 1858. Naissance de Claire Marie Alice Durand de Monestrol. Montrouge. Naissances (1858). Document E_NUM_MON83. Vue 55.

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10 février 1877. Mariage de Camille Coste et de Claire Marie Alice Durand de Monestrol. Archives de Paris. Mariages (1877). XIIe. Document V4E 4790. Vue 26.
Parmi les présents à ce mariage, on remarque la présence de Joseph Théodore Dohin, époux de Julie Adélaide Lia Durand de Monestrol, issue du mariage de Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol avec Berthe Alix Léa Suin.

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4 février 1905. Décès de Claire Marie Alice Durand de Monestrol. Archives de Paris. Décès (1905). XIIIe. Document 13D 155. Vue 11.

Née le 6 avril 1858 à Montrouge (Hauts-de-Seine), non reconnue par sa mère mais reconnue par son père, comme indiqué plus tard sur son acte de mariage, Claire Marie Alice Durand de Monestrol épouse le 10 février 1877 à Paris, XVIIe, Camille Coste, employé au chemin de fer du Nord, auparavant sergent au 21e bataillon de chasseurs en garnison à Montbéliard (Doubs). Elle divorce le 7 juillet 1791, toujours à Paris, XVIIe, et exerce par la suite le métier de couturière. Elle meurt le 4 février 1905 à son domicile, 17, boulevard de l'Hôpital, XIIIe.

9. Alvise Louis Léon Durand de Monestrol

Né le 21 septembre 1856 à Paris, XIe, Alvise Louis Léon Durand de Monestrol, marquis d'Esquille, fils de Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol et de Berthe Alix Léa Suin, se trouve élevé en Bretagne auprès de Louise Alexandrine Lucrèce de Durand de Monestrol, sa tante, artiste peintre, qui a épousé le 29 septembre 1840 Louis Henri de Charette de Boisfoucaud. Ancien élève de l'École des pages, écuyer de Charles X, Louis Henri de Charette de Boisfoucaud est issu d'un rameau de la très ancienne famille de Charette qui a donné son chef à la révolution vendéenne en la personne de François Athanase Charette de La Contrie, mort fusillé le 29 mars 1796 sur la place Viarme à Nantes.

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22 octobre 1879. Mariage d'Alvise Louis Léon Durand de Monestrol et d'Henriette Marie Françoise Noémie Dondel du Faouedic. A.D. 35. Redon. Mariages (1879). 10 NUM 35236 576. Vue 35.

Le 22 octobre 1879, alors sous-lieutenant, Alvise Louis Léon Durand de Monestrol, marquis d'Esquille, épouse à Redon (Ille-et-Vilaine) Henriette Marie Françoise Noémie Dondel du Faouëdic, fille d'Henry Marie Zacharie Dondel du Faouëdic (1831-1868) et de Noémie Henriette Marie Le Coq de Kerneven (1834-1915), dite Noémie Dondel Du Faouëdic, femme de lettres (13), établis à Redon.

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Ci-dessus, à droite sur l'image : portrait de Noémie Henriette Marie Le Coq de Kerneven, épouse d'Henry Marie Zacharie Dondel du Faouëdic, belle-mère d'Alvise Louis Léon Durand de Monestrol. Source : Henry Carnoy. Dictionnaire biographique international des écrivains. Volume 1-4, p.191. Georg Ulms Verlag. Hildesheim-ZÜrich-New York. 1987.

Anciens seigneurs de Montigny et de Brangolo en Campel, les Dondel Du Faouëdic tiennent en 1879 à Redon le château du Parc Anger, acheté à Marguerite de Kerverien le 5 mai 1727 (14), et le château de Buard 15), acheté par le comte Henry Marie Zacharie Dondel du Faouëdic, qui en a fait son lieu de résidence principal. Lieutenant colonel de cavalerie, instructeur et professeur à Saumur, Alvise Louis Léon Durand de Monestrol travaille en outre avec beaucoup d'énergie à la restauration du château du Buard et à l'entretien du château du Parc d'Anger.

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Alvise Louis Léon Durand de Monestrol et Henriette Marie Françoise Noémie Dondel du Faouëdic ont au fil du temps sept enfants, dont deux fils : Henri Louis Jean Marie de Durand de Monestrol d'Esquille, né le 12 août 1880 à Redon ; Jean Gaétan Amédée de Durand de Monestrol d'Esquille, né le 18 juillet 1892, qui suit. Henri Louis Jean Marie de Durand de Monestrol d'Esquille deviendra inspecteur des douanes en Indochine, où il sera décoré de l'ordre national du Dragon d'Annam  (16) . Il mourra le 25 août 1969 à Phanthiet, Binh Thuâm, Vietnam, à l'âge de 89 ans. Henriette Marie Françoise Noémie Dondel du Faouedic, leur mère, meurt, le 6 décembre 1918 à Redon. Le 12 avril 1920, Alvise Louis Léon Durand de Monestrol épouse en secondes noces, à Boulogne-sur-Seine (aujourd'hui Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine), Adrienne Le Joyant, fille de Max Le Joyant (1865-1931), contrôleur en chef des douanes, chevalier de la Légion d'honneur, et de Marie Andrée de Cail. Alvise Louis Léon Durand de Monestrol meurt le 20 juillet 1922 à Redon.

10. Jean Gaetan Amédée Durand de Monestrol d'Esquille

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18 juillet 1892. Naissance de Jean Gaetan Amédée Durand de Monestrol d'Esquille. A.D. 35. Redon. Naissances (1892). Document 10 NUM 35236 691. Vue 14.

Né le 18 juillet 1892 à Redon, fils d'Alvise Louis Léon Durand de Monestrol et d'Henriette Marie Françoise Noémie Dondel du Faouedic, Jean Gaetan Amédée Durand de Monestrol d'Esquille épouse le 18 décembre 1919 à Paris, VIe, Andrée Suzanne Bellefaix, — « la femme de sa vie », disent ses descendants —, née le 22 août 1886 à Chateauroux (Indre), fille d'André Henri Bellefaix, boulanger, et de Madeleine Eulalie Deniot, lingère. Jugé mal assorti, ce mariage entraîne une rupture qui restera définitive entre Jean Gaetan Amédée Durand de Monestrol d'Esquille et les siens, et les autres descendants d'Alvise Louis Léon Durand de Monestrol.

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Ci-dessus : généalogie simplifiée de la famille Durand de Monestrol.

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1. Cf. Le Lauragais de nos aïeux : Esquilles, village disparu.

2. Informations empruntées à Sylvain Dublois in « Visites et promenades à Montgeard ». L'Auta : que bufo un cop cado més : organe de la société les Toulousains de Toulouse et amis du vieux Toulouse, p. 217 sqq. Septembre 1987 : 1987/09 (SER3,N528). Toulouse.

3. 4ssorties de quelques modifications, informations empruntées à Chaix d'Est-Ange in Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. Volume 15, DUH-DYE, p. 182. Imprimerie Charles Hérissey. Évreux. 1917.

4. Bulletin des Lois. 7e série.Tome 9. Numéros 292 à 336. Imprimerie royale. Paris. Février 1820.

5. Marguerite de Canals de Lastronques est fille de Pierre de Canals, vicomte de Monlas (Aveyron), baron du Sart, seigneur de Lastronques, premier baron de Comminges, et d'Isabeau d'Hébrail.

6. Cf. Robert Faure. Du côté de Tréziers. Vente de La Cassaigne et du Mortier. C'est Marc Antoine de Durand, semble-t-il, qui a acheté la co-seigneurie de La Cassaigne et le château de Mortier à la fin du XVIIe siècle. Arnaud de Durand de Nougarède, son fils, aurait été baptisé à La Cassaigne le 16 avril 1672. L'année 1672 toutefois manque dans le registre paroissial.

7. Petit-fils d'Arnaud de Durand et de Marie Marguerite de Gavarret ; fils de Charles Germain de Durand, seigneur de Nogarède, co-seigneur de Monestrol, et de Gabrielle de Sotton Monstron ; Roger Honoré Alexandre de Durand de Nogarède, officier du Roi, époux de mademoiselle de Saint-Hilaire dont il reste sans descendance, prend part en 1789 aux assemblées de la noblesse tenues à Castelnaudary, puis émigre. Il meurt à Saint-Domingue en 1802.

8. Sur le site de l'INPI, choisissez Recherche rapide/Nom du déposant ; entrez le nom 'Durand' ; puis visitez les 22 pages correspondantes, sur lesquelles le nom Durand de Monestrol apparaît de multiples fois.

9. Jacques Antoine Roger Fortuné de Durand de Monestrol. Le potier de Rungis. Librairie centrale. Paris. 1864.

10. En 1870, « Daniel Borme, dit Borme fils, né le 10 décembre 1821 à La Roquebrussanne (Var), chimiste demeurant à Paris, ancien participant à la révolution de 1848, soumet au Gouvernement de la Défense nationale un procédé de feu grégeois de son invention, qui n'est pas retenu. Pendant les événements de la Commune, il fait pour le Comité central des expériences de projectiles incendiaires, tout en étant en liaison avec Versailles, ce qui le rend suspect aux insurgés et au gouvernement tout à la fois. Il est arrêté par la Commune à la fin de mai et, après la chute de celle-ci, surveillé pendant quelque temps par l’autorité. Il a prétendu pour sa défense avoir toujours joué un double jeu dans l’intérêt de l’ordre, mais ses sympathies pour l’insurrection ne paraissent guère douteuses ». M. Constant. In le Maitron. Article Borme.

11. Jean-Claude Caron. Les feux de la discorde. Conflits et incendies dans la France du XIXe siècle. Hachette Littératures. Paris. 2006.

12. La Bavarde, ancien Bavard de Lyon : journal des indiscrétions lyonnaises ["puis" journal d'indiscrétions] : littéraire, satirique, mondain, théâtral, financier... Période de parution : 1882-1884.

13. Cf. BnF. Dondel Du Faouëdic, Noémie (1834-1915). Liste des textes publiés (4 pages).

14. Cf. Parc Anger dans le pays de Redon

16. Cf. Buard (ou Lanruas de Buat) dans le pays de Redon ; Château de Buard

16. À propos de Henri Louis Jean Marie de Durand de Monestrol d'Esquille, cf. passim Bulletin administratif de l'Annam.

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3 commentaires

#1  - Jacques Gironce a dit :

Je savais Catherine de Médicis comtesse de Lauragais, par sa mère, mais je ne la savais pas duchesse du Languedoc...

Répondre
#2  - Belcikowski Christine a dit :

Comtesse, of course.
J'abjure ! Je corrige.

Répondre
#3  - Martine Prim a dit :

Bravo Christine et merci pour ce remarquable travail! Petit détail: ma Grand-mère, Andrée Suzanne Bellefaix était jeune veuve de guerre lorsqu'elle rencontra mon Grand-père et avait une fille de son premier mariage. Pas facile d'être " assortis" dans de telles conditions. Un pas chassé et hop! on vous éjecte! La noblesse de cœur a surpassé celle de robe, pas mal non?

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