Vêtus de brume…

Les dieux en janvier
vont vêtus de brume,
et nous, pendant ce temps,
nous avons froid aux pieds.
On grelotte dans les vieilles églises,
même si l’orgue, quand il se déchaîne,
fait rougeoyer la-haut,
dans la profondeur inverse,
un maigre radiateur chauffant.
Le Christ marche d’un pas somnambule
sur les eaux.
Saint Pierre jure,
la main sur le coeur,
croix de bois croix de fer,
qu’il ne le connaît pas,
qu’il ne sait rien de rien
des légendes qu’on raconte.
Il manque ici l’éclair d’un brasero
à la nuit sans étoiles.
Le Nautilus ailleurs
coule dans l’eau fermée.
Les dieux en janvier
vont vêtus de brume.

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