En 1823, saisie du château et autres biens d’Henry de Gouzens et d’Aglaé de Paulo à Lafage et à Gaja-la-Selve

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Ci-dessus : couverture du Cahier des saisies de Joseph Delord, huissier. Source : collection personnelle.

Le 7 février 1823 et jours suivants, les biens de Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines et de Marie Antoinette Thérèse Aglaé de Paulo 1« Marie Antoinette Thérèse Aglaé » de Paulo se prénomme au vrai, d’après son acte de baptême, Marie Antoinette Louise Gabrielle Aglaé. Cf. Archives de Toulouse. Cote : GG355. Paroisse Saint-Etienne. Baptêmes, mariages, sépultures en 1778. Vue 87., son épouse, font l’objet d’une saisie à Lafage ; puis, le 24 février, d’une autre saisie à Gaja-la-Selve.

1. Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines

Né le 14 août 1781 à Lafage 214 août 1781. Baptême de Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines. Archives dép. de l’Aude. Lafage (1683-1792). Document 100NUM/AC184/1E1. Vue 277., benjamin d’une fratrie de cinq enfants, Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines, est fils de Jean Henry de Gouzens de Fontaines et de Marie Anne de Faure, fille d’Étienne de Faure, officier de cavalerie et d’Anne de Gouget de Castéran. Au fil des années, la famille de Gouzens Fontaines a dû vendre des parts de son antique fief de Lafage. À la veille de la Révolution, la seigneurie de Lafage se trouve partagée en quatre co-seigneuries, qui appartiennent respectivement à la famille de Gouzens Fontaines, à Bernard Desserres de Pontaud, habitant de Pamiers, à Jean Baptiste Roch Hilarion de Marion Gaja, habitant de Gaja-la-Selve, et à Guillaume Dominique Malroc, habitant de Mirepoix.

Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines devient à son tour co-seigneur de Lafage le 31 mars 1788, date de la mort de son père. Il est âgé alors de sept ans ! Ce sont d’abord Marie Anne de Faure, sa mère, ainsi que François et Antoine de Gouzens, ses oncles, qui assurent à Lafage l’administration des biens. Comme tant d’autres dans le même milieu, ils se disent « cultivateurs » pendant la Révolution.

Autour du 22 thermidor an IX (10 août 1801), date du contrat de mariage (d’après des généalogistes, qui n’indiquent pas leur source), Jean Antoine François Henry [de] Gouzens [Fontaines] épouse Marie Antoinette Louise Gabrielle Aglaé [de] Paulo, baptisée le 3 décembre 1778 33 décembre 1778. Baptême de Marie Antoinette Louise Gabrielle Aglaé de Paulo. Archives municipales de Toulouse. Cote : GG355. Paroisse Saint Étienne (1778). Vue 87., fille de Marc Antoine de Paulo, ex-capitaine de dragons au régiment d’Orléans, sénéchal et commandant du pays du Lauragais, nommé en 1778 par ordonnance royale membre de la municipalité de Toulouse, et d’Élisabeth de Faudoas Barbazan, héritière des barons de Serillac. Le lieu du mariage de Jean Antoine François Henry [de] Gouzens [Fontaines] et de Marie Antoinette Thérèse Aglaé [de Paulo] demeure inconnu.

On ne trouve en effet ce mariage ni à Toulouse, ni à Calmont, fief des Paulo, ni à Avignonet, autre fief des Paulo, ni à Carcassonne, ni à Castelnaudary, ni à Lafage, ni à Mirepoix. Il est vrai que le mariage en question intervient au terme d’une décennie qui a été marquée, dans la famille Paulo, en 1791 par l’émigration de Marc Antoine de Paulo et d’Élisabeth de Faudoas Barbazan, par la mort de Marc Antoine de Paulo en Espagne (Gérone ?), et par la mise sous séquestre des biens de ces derniers ; en l’an V, par l’annulation du certificat de résidence délivré par la ville d’Ax le 28 ventôse an III (18 mars 1795) à la « Veuve Paulo », « constatant sa résidence dans cette commune depuis le 26 août 1792 jusqu’au 17 novembre suivant », et par l’annulation aussi du décret de radiation de la liste des émigrés signé d’abord par Carnot, Reubell et Barras 4Arch. nat., AF III 398, dossier 2132., le 11 fructidor an IV, ensuite par le district de Toulouse le 11 fructidor an V (28 août 1797) à l’endroit de ladite Veuve ; puis, en l’an VII, par la participation d’Antoine Jules de Paulo, comte de Paulo, à l’insurrection royaliste qui se conclut le 8 fructidor an VII (25 août 1799) par la défaite de Montréjeau et par le saccage du château familial de Terraqueuse (Calmont).

Le 18 thermidor an X (6 août 1802) à Lafage, Jean Antoine François Henry Gouzens, « cultivateur », est témoin du décès de François Gouzens, son oncle, soixante-douze ans, « cultivateur » 51er juillet 1730. Baptême de François de Gouzens de Fontaines, fils de Balthazar de Gouzens Fontaines et de Marie de Voisins. Archives dép. de l’Aude. Lafage (1683-1792). Document 100NUM/AC184/1E1. Vue 78. 18 thermidor an X (6 août 1802). Décès de François de Gouzens. Archives dép. de l’Aude. Lafage (1801-1808). Document 100NUM/5E184/2. Vue 25..

Le 30 fructidor an X (17 septembre 1802) à Lafage, Jean Antoine François Henry Gouzens assiste au mariage 630 fructidor an X (17 septembre 1802). Mariage de Guillaume Vidalat et d’Anne Marie Charlotte Joséphine Gouzens. Archives dép. de l’Aude. Lafage. Document 100NUM/5E184/2. Vue 18. de Guillaume Vidalat, ex-ingénieur du Languedoc, avec Anne Marie Charlotte Joséphine Gouzens, l’une de ses sœurs 729 juillet 1777. Baptême d’Anne Charlotte Marie Joséphine de Gouzens de Lafage. Archives dép. de l’Aude. Lafage (1683-1792). Document 100NUM/AC184/1E1. Vue 258..

Marie Antoinette Julie Nataly Gouzens, premier enfant de Jean Antoine François Henry Gouzens et d’Aglaé Paulo, naît le 29 pluviôse an XII (19 février 1804) à Lafage 829 pluviôse an XII (19 février 1804). Naissance de Marie Antoinette Julie Nataly Gouzens. Archives dép. de l’Aude. Lafage. Actes de naissance (1801-1808). Document 100NUM/5E184/2. Vue 50.. Au statut de « cultivateur propriétaire » qui était jusqu’alors le sien à la métairie de Mounet, l’une des trois métairies qu’il a héritées de son père à Lafage, Jean Antoine François Henry de Gouzens de Fontaines ajoute désormais celui de capitaine de gendarmerie. Le registre d’état-civil indique que, nommé à ce poste par Claude Joseph Trouvé, préfet de l’Aude, Jean Antoine François Henry de Gouzens de Fontaines est maire de Lafage à partir du 15 prairial an XIII (4 juin 1805), en remplacement de Pascal Cazajou.

Le 16 mars 1808, Jean Antoine François Henry Gouzens, maire de Lafage, signe à Lafage l’acte de décès d’une petite Eulalie Gouzens, sa fille, « huit mois » 916 mars 1808. Décès d’Eulalie Gouzens. Archives dép. de l’Ariège. Lafage (1801-1808). Document 100NUM/5E184/2. Vue 111.. L’acte de naissance de cette enfant ne figure pas dans le registre d’état-civil de Lafage. Il ne figure pas davantage dans celui de Mirepoix ni dans celui de Carcassonne. Nataly, née le le 29 pluviôse an XII (19 février 1804)… Eulalie, morte le 16 mars 1808… Pouvait-il s’agir de la même enfant ? L’âge de « huit mois » pourrait-il constituer ici un lapsus sous la plume d’un père endeuillé ???

Louise Charlotte Gouzens, deuxième enfant (de naissance civilement déclarée) de Jean Antoine François Henry Gouzens et d’Aglaé Paulo, naît le 11 février 1809 à Mirepoix 1011 février 1809. Naissance de Louise Charlotte Gouzens. Mirepoix. Naissances (an XI-1812). Document 1NUM/4E2345. Vue 492.. Marie Antoinette Gabrielle Thérèse Aglaé de Paulo a certainement été hébergée, à la fin de sa grossesse, chez Anne Marie Charlotte Joséphine de Gouzens, sa belle-soeur, épouse de Guillaume Vidalat, section A n° 90, sous le Grand Couvert.

Marie Hélène Gouzens, troisième enfant de Monsieur Jean Antoine François Henry Gouzens, propriétaire domicilié à Lafage, et de Dame Marie Antoinette Gabrielle Thérèse Aglaé Paulo, naît le 28 janvier 1813 à Mirepoix 1128 janvier 1813. Naissance de Marie Hélène Gouzens. Archives dép. de l’Ariège. Mirepoix. Naissances (1813-1825). Document 1NUM/4E2346. Vue 10.. Marie Antoinette Gabrielle Thérèse Aglaé Paulo, là encore, a certainement été hébergée, à la fin de sa grossesse, chez Anne Marie Charlotte Joséphine de Gouzens, sa belle-sœur, épouse de Guillaume Vidalat, section A n° 90, sous le Grand Couvert, et, lors de l’accouchement, elle a bénéficié dans cette maison de l’assistance de Jean Soye, docteur chirurgien.

En janvier 1815, peu avant le tournant de la seconde Restauration, Jean Antoine François Henry de Gouzens de Fontaines, qui a servi dans la gendarmerie impériale, semble absent de Lafage. Sa signature se fait ensuite de plus en plus rare dans les registres municipaux. L’examen de ces derniers montre que Jean Antoine François Henry de Gouzens de Fontaines, maire de Lafage, a été remplacé en 1823 par Jacques Maris.

Alban Ferdinand Henry Louis de Gouzens, quatrième enfant et premier fils de Monsieur Jean Antoine François Henry, baron de Gouzens Fontaines, capitaine de la gendarmerie royale du département de l’Aude, résidant à Carcassonne, et de Dame Marie Antoinette Gabrielle Thérèse Aglaé de Paulo, naît le 16 septembre 1816 à Mirepoix, section A n° 90 sous le Grand Couvert, en présence là encore de Jean Soye, docteur chirurgien 1216 septembre 1816. Naissance d’Alban Ferdinand Henry Louis de Gouzens. Archives dép. de l’Ariège. Mirepoix. Naissances (1813-1825). Document 1NUM/4E2346. Vue 245..

Le 7 juin 1820, Pascal Cazajou, adjoint au maire, note dans un acte de naissance, « maire absent » 13Archives dép. de l’Aude. Lafage (1819-1826). Document 100NUM/5E184/5. Vue 17.. En 1823, c’est Joseph Mandicourt qui signe les registres d’état-civil.

2. Saisie des biens de Jean Antoine François Henry de Gouzens et de Marie Antoinette Gabrielle Thérèse Aglaé de Paulo au village de Lafage

Que s’est-il passé que nous ignorions dans la vie de Monsieur Jean Antoine François Henry, baron de Gouzens Fontaines, capitaine de la gendarmerie royale du département de l’Aude, résidant à Carcassonne, et de Dame Marie Antoinette Gabrielle Thérèse Aglaé de Paulo, son épouse, pour que le couple se trouve exposé en 1823 à la pénible saisie qui suit ?

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« L’an mil huit cent vingt-trois et le septième jour du mois de février, nous Joseph Delord, huissier du tribunal civil de Castelnaudary et près le juge de paix de ladite ville, canton du sud, président soussigné dûment, patente n° 31 ; à la requête du sieur Germain Fontet, propriétaire domicilié à Pennautier, qui constitue M. Chavard pour son avoué près le tribunal civil de Castelnaudary avec élection de domicile en son étude et personne en la dite ville ; en vertu d’un jugement de défaut rendu au profit du requérant par le tribunal de commerce de Castelnaudary le 19 novembre dernier contre M. Jean Antoine François Henry de Gouzens et la Dame Aglaé de Paulo, son épouse, domiciliés à Lafage, à eux dûment signifié le vingt du dit mois, le tout enregistré, et faute par lesdits M. de Gouzens et de Dame de Paulo, son épouse, d’avoir déféré au commandement en saisie immobilière à eux notifiée le deux décembre dernier, visée le même jour par M. l’Adjoint à la mairie dudit Lafage, aussi enregistré ; nous nous sommes aujourd’hui exprès transporté à sept heures du matin sur tout le bien immobilier appartenant à M. de Gouzens et à Dame de Paulo, son épouse, situé dans la commune de Lafage, canton de Belpech, arrondissement de Castelnaudary, département de l’Aude, lesdits biens se composant d’un château, trois métairies et terres qui, en dépendant, sont sujettes du paiement de la somme capitale de mille francs, des intérêts et droits et des frais exposés jusqu’à ce jour, sans préjudice de ceux d’à présent, dont défaut. La condamnation a été prononcée par le susdit jugement. Nous avons saisi, mis sous la main du Roi et de la justice, lesdits biens, ainsi que suit :

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Ci-dessus : extrait du plan cadastral de Lafage en 1812.

2.1. Dans le village de Lafage, un vieux château, patu et sortie alentour, contenant 21 ares 23 centiares et demi, ou 2 quarterées mesure ancienne ; et ledit château édifié sur une contenance de 14 ares, avec 61 centiares ou une quarterée environ ; et confrontant de tous les aspects la saisie, ledit château se compose d’un rez-de-chaussée, d’un premier étage et d’un second ; il a une porte d’entrée, une ouverture à l’aspect du levant, cinq petites ouvertures avec des barres de fer ; une fenêtre au premier et second, du côté dudit levant ; une tour à l’angle. Du même aspect du côté du Nord, ayant deux ouvertures au même côté ; au midi est une autre porte d’entrée, avec une fenêtre par-dessus, et trois autres fenêtres au second étage ; et du côté de cers, cinq fenêtres au premier étage ; et d’aquilon, lucarnes au rez-de-chaussée, deux fenêtres au premier étage, et quatre au second.

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Ci-dessus : vue actuelle de « la tour à l’angle », seul vestige qui subsiste à Lafage du « vieux château » de « Monsieur Jean Antoine François Henry, baron de Gouzens Fontaines ».
Cf. Base Mérimée. Aude. Lafage : « L’alleu de Lafage est cité en 960. Du château ruiné ne subsiste qu’une seule tourelle d’angle, acquise par la commune et transformée en réservoir d’eau. De plan circulaire, la construction est assez sommaire, avec seulement quelques assises de moyen appareil. Les amorces des courtines qui aboutissaient à la tour, en angle droit, se distinguent encore. Dans l’angle de ces murs, à la base de la tour, s’ouvrait la porte. L’appareil défensif se compose de six canonnières rectangulaires, inégalement réparties sur le pourtour et pratiquées à faible hauteur, ainsi que d’une bretèche. Au sommet, la corniche est profilée en quart-de-rond, entre deux filets. L’ancienne toiture a disparu. »

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2.2. Une maison dite Le Castel vieil, à plancher, et remise, ou hangar, contiguë au levant du château, et séparée de celui-ci, pouvant comporter environ 7 ares 30 centiares ou 2 pugnerées ; qui confronte au levant François Taillefer, couchant et nord ledit saisi, le midi le saisi et l’église. La maison a la porte d’entrée et trois ouvertures rez-de-chaussée aspect du midi, et quatre fenêtres au premier dudit côté ; au levant une ouverture ; à l’aquilon, quatre lucarnes rez-de-chaussée, et trois fenêtres au premier étage. La remise ou hangar a son portail à l’aspect du couchant.

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2.3. Autre maison dans le village de Lafage, dite La Chartreuse, édifiée sur un terrain pouvant contenir 3 ares 65 centiares ou 2 boisseaux ; qui confronte du levant et midi Madame Malroc 14Guillaume Dominique Malroc est mort en 1799. Le nom de « Madame Malroc » désigne ici Jeanne Airoles, veuve de feu Guillaume Dominique Malroc. C’est Marianne Justine Joséphine Malroc Lafage, l’une des filles de Guillaume Dominique Malroc († 1799) et de Jeanne Airoles, qui, restée célibataire, se charge d’administrer les propriétés de sa famille à Lafage. Elle mourra le 11 novembre 1839 à Mirepoix. Archives dép. de l’Ariège. Mirepoix (1839-1852). Document 1NUM/4E2363. Vue 35., d’aquilon le chemin, ayant ladite maison une porte d’entrée au midi et une autre au nord, les fenêtres étant murées.

2.4. Au nord dudit château, une petite pièce contenant des allées en charmille et autres arbres ; en contenance de 3 ares 65 centiares environ ou 2 boisseaux ; qui confronte du levant, couchant et aquilon ledit saisi, midi le chemin.

2.5. Puis au midi du château et du précédent article, un enclos jardin et pré fermé d’une haie vive, dans lequel sont des arbres fruitiers, allée et autres objets d’agrément ; contenant à peu près 87 ares 70 centiares ou 6 quarterées ; qui confrontent du levant et midi et nord chemin, couchant le saisi, y ayant au levant une petite bâtisse à bas étage en forme de pavillon, qui a sa porte au nord ; et une autre semblable bâtisse, qui a une porte d’entrée au midi et une autre au levant dans le jardin ; et un puits muré.

2.6. Au cers dudit enclos jardin et attenant celui, une vigne en contenance d’environ 58 ares 47 centiares ou 1 sétérée environ ; confrontant du levant et couchant le saisi, midi le nord chemin.

7. Très près dudit château, un petit jardin potager, pouvant comporter 1 are 82 centiares ou 1 boisseau et demi ; confrontant de tous côtés le saisi. »

3. Saisie des métairies de Laborde, du Cammas, et de Mounet

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Ci-dessus : extrait de la carte d’état-major de 1820.

3.1. Joseph Delord procède à la saisie de la métairie de Laborde, soit 32 lots, dont :

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« Ladite métairie ou logement de maître valet, le censier attenant, avec le sol (aire) ; pouvant contenir le tout 3 ares 65 centiares ; et la bâtisse édifiée pouvant contenance d’environ 82 centiares ; confrontant de tous les aspects terres de ladite métairie, ayant sa porte d’entrée au midi, une fenêtre à côté, et une autre fenêtre aspect d’aquilon, tout au rez-de-chaussée, n’ayant point de premier étage. »

Comprenant ferratjat, terre en lauzarde (luzerne), vigne, pré, bois taillis, terres labourables, autres terres, champs… les autres lots relatifs à la métairie de Laborde se trouvent au village ; derrière le château ; au Bousquet ; à la Bouscarre ; au « terminy » des Cazazils (4 lots : 3 pièces de terre labourable, 1 champ) ; au « terminy » de Cougouton ; au terminy de la « terre grande » (8 pièces de terre labourable, dont deux de 4 hectares, plus 2 autres pièces de terre, petite bâtisse, non occupée, « qui a la porte d’entrée à l’aspect du midi) ; à Treynos ; au « terminy » de la Coumelle ; à Fremittence ? ; à la Ramée (1 pièce labourable de 4 hectares, et 1 autre de 3 hectares).

Côté confronts, on relève les noms de Madame Vidalat 15Anne Marie Charlotte Joséphine de Gouzens, épouse de Guillaume Vidalat ; Madame Malroc ; Charles Létu 16Charles Letu, avocat, a épousé le 1er juillet 1788 Marie Anne Josèphe Malroc de Lafage, autre fille de Guillaume Dominique Malroc et de Jeanne Airoles. Marie Anne Josèphe Malroc de Lafage est morte le 25 avril 1815 à Mirepoix. Anne Guillelmine Alexandrine Létu de Lafage, mariée à Joseph François Auguste Peitevin de Saint-André, mourra en 1828 au château de Lacamp, Lavaur, Tarn. ; François Bardou ; François Cazajou ; Jean Cazajou ; Beq ; Pierre Bousquet ; Jean Gournac ; Raynié ; Joseph Mandicourt ; Jean Alié ; Antony ; Joseph Gournac ; Étienne Tissandier ; Bernard Tissandier ; François Guy ; Jean Rigaud ; François Maris.

« Déclarons encore, écrit Joseph Delors, que nous avons trouvé au saisi dans la métairie de Laborde deux paires de bœufs grisâtres, de la taille d’un mètre cinquante centimètres et de l’âge de six à huit ans ; chaque paire, deux charrues et une charrette avec la ferrure. »

3.2. Joseph Delord procède à la saisie de la métairie du Cammas, soit 19 lots, dont :

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« Ladite métairie du Cammas, se composant de deux corps de bâtisse séparés. Le premier, de deux degrés d’élévation différents, de six portes d’entrée, deux lucarnes rez-de-chaussée, de cinq fenêtres au premier étage aspect de midi, et une porte sous la feunière du côté du levant. Cette bâtisse contient la vieille et la nouvelle écurie des brebis et le fournil. La seconde est donc l’écurie des bœufs et autre grange de décharge, et le logement de maître valet. Cette dernière bâtisse a deux portes d’entrée au midi et deux fenêtres au premier étage dudit aspect, une fenêtre, une autre fenêtre sous le logement de maître valet. Les deux édifices servent de sortie. L’ensemble pouvant contenir environ 14 ares 69 centiares ou deux quarterées mesure ancienne, et construit sur la contenance de 14 ares 21 centiares ; et confronte le tout du levant, couchant, le midi, le saisi, et d’aquilon Madame Malroc. »

Les autres lots relatifs à la métairie du Cammas consistent en un petit jardin, un pré et ferratjat ; à Martinet, une pièce de terre labourable ; au « terminy » de Sagraze, une pièce de grande terre labourable de 7 hectares 1 are 64 centiares ou 12 setérées, une autre de 5 hectares, bordant d’aquilon la Vixiège, une autre de 7 hectares 1 are 64 centiares ou 12 setérées, bordant d’aquilon la rivière ; à Fournigou, une pièce de terre de 7 hectares 1 are 64 centiares ou 12 setérées, bordant d’aquilon là encore la rivière ; au « terminy » de Las Planes, une autre grande pièce de terre labourable de 8 hectares 77 ares 5 centiares ou 15 setérées, confrontant du levant et midi le saisi, couchant Crépin de Cahuzac 17Jean Anne Crepin de Pelletier Duclos, qui a épousé le 24 février 1767 à Carcassonne Marie Louise Charlotte de Roger de Cahuzac, fille de Louis Joseph de Roger de Cahuzac, comte de Caux, et de Jeanne Louise d’Ossun. aquilon la rivière, plus une autre pièce de terre, de même contenance, et encore une autre de 58 ares 47 centiares ou une setérée ; à la Boze, un champ de 17 ares 80 centiares ou 6 quarterées ; à las Peyres, une pièce de terre labourable en contenance de 8 hectares 67 ares 5 centiares, sur laquelle se trouve « un pigeonnier supporté par quatre arceaux ronds en brique, ayant la porte d’entrée aspect d’aquilon et une ouverture au midi, sans entrée des pigeons » ; à Bondance un champ de 1 hectare 16 ares 94 centiares ou 2 setérées ; d’aouta le Cammas au lieu dit la Boulbène, une pièce de terre de 4 hectares 67 ares 76 centiares ou huit seterées, plus une autre de 2 hectares 33 ares 88 centiares ou 4 setérées ; al Prat Grand, une pièce de terre labourable de 1 hectare 16 ares 94 centiares ou 1 setérée, et autre pièce de terre labourable de 1 hectare 46 ares 17 centiares ou 2 setérées, et autre pièce de terre, partie labourable partie inculte, de 1 hectare 75 ares 44 centiares ou 3 setérées.

Les principaux confronts sont, au Cammas, avec la rivière et avec Madame Malroc.

« Avons trouvé au saisi dans ladite métairie, note Joseph Delord, les cabaux » qui suivent : 5 paires de bœufs, dont une paire de rouges, de taille de un mètre soixante-quinze centimètres, ne marquant point d’âge. Les autres grisâtres et noirâtres, à peu près de la même taille et de même âge ; 5 charrues et 3 charrettes avec leur ferrure. »

3.3. Joseph Delord procède à la saisie de la métairie de Mounet, dont :

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« Ladite métairie, ou logement du maître valet et écurie, a grange contiguë, édifiée sur un terrain contenant environ 1 are quatre-vingt-deux centiares, et confrontant de tous les côtés terrier de ladite métairie ; a la porte d’entrée et une fenêtre au premier aspect du midi sous une galerie ; une autre porte au nord et une fenêtre au galetas dudit aspect. »

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« Autre bâtisse d’une pareille contenance et séparée de la précédente ; confrontant de tous les côtés lesdites terres de la métairie ; ayant aussi la porte d’entrée au midi et une fenêtre au premier étage. »

Puis un ferratjat, divers petits champs et petites pièces de terre labourable ; un bois de 22 ares 23 centiares ou 2 quarterées ; « une pièce de terre vaine autrefois en vigne », contenant 1 hectare 75 ares 41 centiares ou 3 setérées ; une pièce de terre inculte contenant 1 hectare 46 ares 17 centiares ou 2 setérées 2 quarterées ; une pièce de terre, partie labourable, partie vaine, en contenance d’environ 17 hectares 55 ares ou 36 setérées ; au « terminy » de Martinet, une pièce de terre labourable, inculte, sous une contenance approximative de 8 hectares 77 ares 5 centiares ou 15 setérées ; à Peyreblanque, une pièce de terre labourable, en contenance d’environ 1 hectare 16 ares 94 centiares ou 2 setérées.

À Mounet comme au Cammas, les principaux confronts sont avec Madame Malroc.

4. 12 février 1823. Conclusion de la saisie opérée par Joseph Delors sur les biens de Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines et de Marie Antoinette Thérèse Aglaé de Paulo, son épouse, à Lafage

« Tous lesquels biens ci-dessus saisis appartenant à M. Gouzens Fontaines et à Mme de Paulo, son épouse, sont situés dans la commune de Lafage, canton de Belpech, arrondissement de Castelnaudary, et sont affermés au Sieur Jean Sébastien Manade 18Jean Sébastien Manade, maire de Pechluna, Aude, en 1806, 1807, 1811, 1814. Propriétaire à Pechluna, marié à Josèphe Loze, il déclare le 12 novembre 1819 audit Pechluna la naissance de leur fils Jean Sébastien Adolphe Manade. Archives dép. de l’Aude. Pechluna (1819-1830). Document 100NUM/5E278/8. Vue 6. Jean Sébastien Manade mourra le 12 août 1825 à Pécharic-et-le-Py, Aude. Il avait cinquante-deux ans, était propriétaire à Pécharic-et-le-Py et employait sur sa propriété de Pécharic-et-le-Py un maître valet nommé Vital Marty. Archives dép. de l’Aude. Pécharic-et-le-Py (1823-1835). Document 100NUM/5E277/5. Vue 25., de Pechluna, suivant le bail à ferme du jour et an de la date. Lesdits biens seront vendus avec deux hectares ou moins de contenance que cette sorte, par approximation au présent verbal, et sont portés dans l’extrait des sections de la commune de Lafage, qui sera ci-après ramené sous un revenu net de 4808 francs 68 centimes.

Avec déclaration que la présente saisie immobilière sera portée au tribunal de première instance de l’arrondissement de Castelnaudary, dans lequel sont situés les biens en question. »

4.24 février 1823. Saisie des biens de Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines et de Marie Antoinette Thérèse Aglaé de Paulo, son épouse, à Gaga-la-Selve

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« L’an 1823 et le 17 du mois de février, nous Joseph Delord huissier au tribunal civil de Castelnaudary et près le juge de paix de ladite ville de Castelnaudary, canton de sud, soussigné président dûment patente Nº 31, à la requête du Sieur Germain Fontet propriétaire domicilié à Pennautier qui constitue M. Chavard pour son avoué près le tribunal civil de Castelnaudary avec élection de domicile en son étude et personne en la dite ville, en vertu d’un jugement de défaut rendu au profit du requérant par le tribunal de commerce de Castelnaudary le 19 novembre dernier contre M. Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines, capitaine de gendarmerie, et Madame Aglaé de Paulo, son épouse, domiciliés à Lafage, à eux dûment signifié le 25 dudit mois, le tout enregistré ; et faute par M. de Gouzens et la Dame de Paulo, son épouse, d’avoir déféré audit commandement en saisie immobilière à eux notifié, le 2 décembre dernier visé le même jour par M. l’Adjoint à la mairie dudit Lafage, aussi enregistré, et [faute] d’avoir payé au requérant la somme de mille francs en principal, les intérêts des droits et frais exposés jusqu’à ce jour sans préjudice de ceux d’à présent ; demeurant instruits que la dame de Gouzenz de Paulo et M. de Gouzens jouissaient en toute propriété un bois situé dans la commune de Gaja-la-Selve, avons, pour plus grande sûreté du paiement de tout le dessus, saisi, mis sous la main de la loi et de la justice, ledit bois qui confronte du levant M. de Satger, couchant le bois de Laselve, midi M. de Marion Gaja, et d’aquilon Riole ; contenant environ 13 hectares 15 ares 43 centiares ou 22 setérées deux quartiers mesure ancienne dudit Gaja, lequeldit bien appartient auxdits M. Gouzens Fontaines et la Dame de Paulo, son épouse, et est situé dans la commune de Gaja-la-Selve, canton de Fanjeaux, arrondissement dudit Castelnaudary au département de l’Aude. Et est porté dans l’extrait de la matrice du rôle de la contribution foncière de la commune de Gaja-la-Selve. Pour revenu net de 371 francs cinq centimes. »

Conclusion générale

On ne sait pas comment Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines et Marie Antoinette Thérèse Aglaé de Paulo, son épouse, se sont tirés de ce mauvais pas. La lecture de l’acte de saisie donne à penser que les trois métairies de Laborde, du Cammas et de Mounet, baillées toutes trois à Jean Sébastien Manade, et qui totalisaient plus de 80 hectares de terres plus 22 hectares de bois, souffraient, dans les années 1820, d’une administration négligente. Occupé par l’administration de ses propres biens à Pécharic-et-le-Py, Jean Sébastien Manade mourra au demeurant le 12 août 1825. Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines, quant à lui, avait à Carcassonne sa résidence de capitaine de la gendarmerie royale.

Les problèmes de trésorerie ont pu en outre de doubler ici de problèmes politiques liés au passé de Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines, passé qui est à la fois celui de l’appartenance à l’ancienne aristocratie et celui de l’engagement bonapartiste. Le ministère Villèle, qui débute fin 1821, épure l’administration et s’assure dès 1822 que les fonctionnaires encouragent la victoire des candidats ultras, victoire que ceux-ci obtiendront en 1824. Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines quitte son écharpe de maire en 1823.

Les archives d’Étienne Louis Gaston Dufrène, notaire à Mirepoix, montrent que Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines a espéré en 1825 pouvoir bénéficier de la liqidation des indemnités dues aux héritiers de Jean Maurice Florentin Malroc de Raissac (l’un des fils de Guillaume Dominique Malroc), célibataire, ancien garde du corps du roi, mort en émigration :

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« L’an 1825 et le 26 octobre dans la ville de Mirepoix, par devant nous, Étienne Louis Gaston Dufrène, avocat notaire royal à la résidence de Mirepoix, a comparu Monsieur Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines, capitaine de gendarmerie à la résidence de Perpignan, domicilié de droit à Lafage, lequel a dit que Monsieur Jean Maurice Florentin Malroc de Raissac, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, quand vivait habitant de cette ville, ayant émigré au commencement de la Révolution, après avoir fait le 9 octobre 1791 un testament dans la forme mystique, inscrit le même jour par feu Me Legala, notaire de Mazères, était décédé peu de temps après son émigration. Mais le dit Sieur de Gouzens ayant intérêt à connaître les dispositions dudit testament, qui lui a été remis par la personne de confiance qui en était dépositaire, il a été, à ses réquisitions, procédé le 29 du courant à l’ouverture et, dans les formes voulues par la loi, aux inscriptions et à la vérification du susdit testament, et l’acte de suscription apposé à la dernière page de la feuille de papier timbré qui le renferme, par Monsieur le Président du tribunal civil de Pamiers, qui en a ordonné le dépôt chez nousdit notaire… »

Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines savait de ce testament que celui-ci lui était favorable, puisque Jean Maurice Florentin Malroc lui léguait possiblement sa propriété de Raissac. Mais l’affaire est complexe, et l’on n’en connaît pas l’issue 19Archives dép. de l’Ariège. Étude d’Étienne Louis Gaston Dufrène. 1825-1826. Cote : 5E2701..

Les archives d’Étienne Louis Gaston Dufrène montrent également que Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines et Marie Antoinette Gabrielle Aglaé de Paulo, son épouse, ont vendu en 1826 quelques petits biens qui leur restaient encore après la saisie de 1823.

« L’an 1626 et le 4 mars, par devant Maître Étienne Louis Gaston Dufrène, Dame Marie Antoinette Gabrielle Aglaé de Paulo, épouse de Monsieur Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines, capitaine de gendarmerie à la résidence de Perpignan, agissant en qualité de chargé de pouvoirs du Sieur, son mari, vend en faveur de Jean Baptiste Rigaud, fermier de Palfages, commune de Villautou, canton de Belpech, y demeurant, une pièce de terre en bois et bruyère, que le Sieur de Gouzens jouit et possèdent toute propriété dans ladite commune de Villautou, terminy de la Barthe d’Augé ; confronte du levant, du couchant et du nord héritière Malroc Lafage, et du midi chemin de Palfages à Ventefarine. Cette vente est faite moyennant la somme de 575 francs… »

L’an 1626 et le 26 juillet, Dame Marie Antoinette Gabrielle Aglaé de Paulo… fait vente en faveur du Sieur Jean Charles Dassié, propriétaire, habitant de Mirepoix, tuteur de Louis Baptiste Pons, enfant mineur de feu le Sieur Maurice Pons et pour le compte dudit mineur, savoir d’une petite pièce de terre labourable que le Sieur de Gouzens jouit et possède en toute propriété dans la commune de Lafage, terroir de Beziat, terminy des Orts, près de la fontaine dudit Beziat ; confrontant du levant Jean Alié de Lafage, du midi Grégoire Guy et Pierre Fages dit Vicari, du couchant Germain Calvairac Framairier, et du nord Antoine Fort et ledit Pons mineur. Cette vente est faite moyennant la somme de 60 francs… »

Le 31 juillet 1826 à Mirepoix, Dame Marie Antoinette Gabrielle Aglaé de Paulo… vend en faveur de Barthélémy Mimard, agriculteur demeurant au hameau de Miquel, commune de Lafage, une pièce de terre, partie en bois et partie en herm, que Monsieur de Gouzens possède en toute propriété et jouissance dans ladite commune de Lafage, lieu-dit al Bosc de Miquel, de contenance d’environ 74 ares ou 5 quarterées ancienne mesure ; confrontant du levant ruisseau à Janery, du midi héritiers Malroc, du couchant Louis Gril, et du nord héritiers François Astre. Cette vente est faite moyennant la somme de 265 francs… » 20Archives dép. de l’Ariège. Étude d’Étienne Louis Gaston Dufrène. 1825-1826. Cote : 5E2701.

Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines et Marie Antoinette Thérèse Aglaé de Paulo, son épouse, n’ont toutefois pas perdu ni vendu la totalité des biens dont ils étaient propriétaires à Lafage, puisqu’ils continuent par la suite d’occuper à Lafage leur métairie de Mounet.

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Ci-dessus : tombe de Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines au cimetière de Lafage.

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28 octobre 1850. Décès de Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines. Archives dép. de l’Aude. Lafage (1846-1855). Document 100NUM/5E184/8. Vue 81.

Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines, âgé alors de soixante-neuf ans, meurt le 28 octobre 1850 à Lafage, dans sa métairie de Mounet.

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28 septembre 1860. Décès de Marie Antoinette Thérèse Aglaé de Paulo. Archives dép. de l’Ariège. Mirepoix. Décès (1853-1864). Document 1NUM/4E2364. Vue 301.

Marie Antoinette Thérèse Aglaé de Paulo, quatre-vingt-deux ans, « rentière », meurt à Mirepoix, au Faubourg d’Amont, le 28 septembre 1860.

Alban Ferdinand Henri Louis de Gouzens de Fontaines, leur fils, est en Algérie trésorier payeur de la province de Constantine, nommé à ce titre chevalier de la Légion d’honneur le 2 novembre 1861. 21Base Léonore. Gouzens-Fontaines De. Cote : LH/1182/94

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Ci-dessus : à Lafage, vue de la Chartreuse aujourd’hui.

En février 1866, la commune de Lafage décide l’achat de la Chartreuse afin de tenir là en toute propriété une salle d’école et un logement pour l’instituteur. On apprend à cette occasion que « la commune tient à loyer depuis plus de trente ans pour logement de l’instituteur public et salle d’école, ces derniers immeubles appartenant au sieur Louis Tissandier, fils de Jean, propriétaire à Lafage » 22Archives dép. de l’Aude. Cote : 2OP1523..

References   [ + ]

1. « Marie Antoinette Thérèse Aglaé » de Paulo se prénomme au vrai, d’après son acte de baptême, Marie Antoinette Louise Gabrielle Aglaé. Cf. Archives de Toulouse. Cote : GG355. Paroisse Saint-Etienne. Baptêmes, mariages, sépultures en 1778. Vue 87.
2. 14 août 1781. Baptême de Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines. Archives dép. de l’Aude. Lafage (1683-1792). Document 100NUM/AC184/1E1. Vue 277.
3. 3 décembre 1778. Baptême de Marie Antoinette Louise Gabrielle Aglaé de Paulo. Archives municipales de Toulouse. Cote : GG355. Paroisse Saint Étienne (1778). Vue 87.
4. Arch. nat., AF III 398, dossier 2132.
5. 1er juillet 1730. Baptême de François de Gouzens de Fontaines, fils de Balthazar de Gouzens Fontaines et de Marie de Voisins. Archives dép. de l’Aude. Lafage (1683-1792). Document 100NUM/AC184/1E1. Vue 78. 18 thermidor an X (6 août 1802). Décès de François de Gouzens. Archives dép. de l’Aude. Lafage (1801-1808). Document 100NUM/5E184/2. Vue 25.
6. 30 fructidor an X (17 septembre 1802). Mariage de Guillaume Vidalat et d’Anne Marie Charlotte Joséphine Gouzens. Archives dép. de l’Aude. Lafage. Document 100NUM/5E184/2. Vue 18.
7. 29 juillet 1777. Baptême d’Anne Charlotte Marie Joséphine de Gouzens de Lafage. Archives dép. de l’Aude. Lafage (1683-1792). Document 100NUM/AC184/1E1. Vue 258.
8. 29 pluviôse an XII (19 février 1804). Naissance de Marie Antoinette Julie Nataly Gouzens. Archives dép. de l’Aude. Lafage. Actes de naissance (1801-1808). Document 100NUM/5E184/2. Vue 50.
9. 16 mars 1808. Décès d’Eulalie Gouzens. Archives dép. de l’Ariège. Lafage (1801-1808). Document 100NUM/5E184/2. Vue 111.
10. 11 février 1809. Naissance de Louise Charlotte Gouzens. Mirepoix. Naissances (an XI-1812). Document 1NUM/4E2345. Vue 492.
11. 28 janvier 1813. Naissance de Marie Hélène Gouzens. Archives dép. de l’Ariège. Mirepoix. Naissances (1813-1825). Document 1NUM/4E2346. Vue 10.
12. 16 septembre 1816. Naissance d’Alban Ferdinand Henry Louis de Gouzens. Archives dép. de l’Ariège. Mirepoix. Naissances (1813-1825). Document 1NUM/4E2346. Vue 245.
13. Archives dép. de l’Aude. Lafage (1819-1826). Document 100NUM/5E184/5. Vue 17.
14. Guillaume Dominique Malroc est mort en 1799. Le nom de « Madame Malroc » désigne ici Jeanne Airoles, veuve de feu Guillaume Dominique Malroc. C’est Marianne Justine Joséphine Malroc Lafage, l’une des filles de Guillaume Dominique Malroc († 1799) et de Jeanne Airoles, qui, restée célibataire, se charge d’administrer les propriétés de sa famille à Lafage. Elle mourra le 11 novembre 1839 à Mirepoix. Archives dép. de l’Ariège. Mirepoix (1839-1852). Document 1NUM/4E2363. Vue 35.
15. Anne Marie Charlotte Joséphine de Gouzens, épouse de Guillaume Vidalat
16. Charles Letu, avocat, a épousé le 1er juillet 1788 Marie Anne Josèphe Malroc de Lafage, autre fille de Guillaume Dominique Malroc et de Jeanne Airoles. Marie Anne Josèphe Malroc de Lafage est morte le 25 avril 1815 à Mirepoix. Anne Guillelmine Alexandrine Létu de Lafage, mariée à Joseph François Auguste Peitevin de Saint-André, mourra en 1828 au château de Lacamp, Lavaur, Tarn.
17. Jean Anne Crepin de Pelletier Duclos, qui a épousé le 24 février 1767 à Carcassonne Marie Louise Charlotte de Roger de Cahuzac, fille de Louis Joseph de Roger de Cahuzac, comte de Caux, et de Jeanne Louise d’Ossun.
18. Jean Sébastien Manade, maire de Pechluna, Aude, en 1806, 1807, 1811, 1814. Propriétaire à Pechluna, marié à Josèphe Loze, il déclare le 12 novembre 1819 audit Pechluna la naissance de leur fils Jean Sébastien Adolphe Manade. Archives dép. de l’Aude. Pechluna (1819-1830). Document 100NUM/5E278/8. Vue 6. Jean Sébastien Manade mourra le 12 août 1825 à Pécharic-et-le-Py, Aude. Il avait cinquante-deux ans, était propriétaire à Pécharic-et-le-Py et employait sur sa propriété de Pécharic-et-le-Py un maître valet nommé Vital Marty. Archives dép. de l’Aude. Pécharic-et-le-Py (1823-1835). Document 100NUM/5E277/5. Vue 25.
19, 20. Archives dép. de l’Ariège. Étude d’Étienne Louis Gaston Dufrène. 1825-1826. Cote : 5E2701.
21. Base Léonore. Gouzens-Fontaines De. Cote : LH/1182/94
22. Archives dép. de l’Aude. Cote : 2OP1523.

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