Un souvenir de Marie Antoinette Thérèse Aglaé de Paulo en 1797

Dans Trente ans de ma vie (de 1795 à 1826), ou Mémoires politiques et littéraires, Auguste Labouisse-Rochefort 1Jean Pierre Jacques Auguste de Labouïsse-Rochefort (1778, Saverdun-1852, Castelnaudary. rapporte ce joli souvenir, daté de juillet 1797, à Paris :

« Je suis revenu visiter, dans sa retraite du faubourg Saint-Jacques, la citoyenne Marcel (comtesse de Paulo) 2Point encore rayée de la liste des émigrés, Élisabeth de Faudoas Barbazan, veuve du comte de Paulo, se cache sous un nom d’emprunt à Paris. Cf. Christine Belcikowski. En 1823, saisie du château et autres biens d’Henry de Gouzens et d’Aglaé de Paulo à Lafage et à Gaja-la-Selve.. En arrivant, j’ai trouvé sa jeune et jolie fille Aglaé 3« Devenue depuis l’épouse d’un de mes cousins, le baron de Gouzens-Lafage », dixit Auguste Labouisse-Rochefort. Cette « jeune et jolie » Aglaé, c’est Marie Antoinette Thérèse Aglaé de Paulo, fille de feu Marc Antoine de Paulo, ex-capitaine de dragons au régiment d’Orléans, et d’Élisabeth de Faudoas Barbazan. Née le 1er décembre 1778, Marie Antoinette Louise Gabrielle Aglaé de Paulo est en 1797 âgée de dix-neuf ans. Cf. Archives de Toulouse. Cote : GG355. Paroisse Saint-Etienne. Baptêmes, mariages, sépultures en 1778. Vue 87. Elle épousera Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines, baron de Lafage, circa 1801. Cf. Christine Belcikowski. En 1823, saisie du château et autres biens d’Henry de Gouzens et d’Aglaé de Paulo à Lafage et à Gaja-la-Selve. courant dans la cour, après un garçon, de 7 à 8 ans, beau comme un ange, qui ne voulait pas se laisser embrasser. Dès que j’ai eu connu ces circonstances et pendant que le jeu de barre continuait, avec le petit espiègle rétif, j’ai pris mon crayon et j’ai écrit sur mes Tablettes :

Pauvre innocent ! à courir tu t’amuses,
Pour échapper à ce baiser flatteur !!!…
         Malheureux enfant !… tu refuses
         Un bien qui ferait mon bonheur.

J’ai présenté mon impromptu à Mlle Aglaé, qui m’a rendu mes Tablettes en souriant, mais sans avoir voulu courir après moi…. A la vérité, je n’avais nul dessein de m’enfuir. Toutefois, j’en ai été pour mes frais d’écriture, et il n’y a eu qu’un madrigal de plus dans le monde. » 4Auguste Labouisse-Rochefort. Trente ans de ma vie (de 1795 à 1826), ou Mémoires politiques et littéraires. Volume 3, p. 263. Librairie d’Auguste Labouisse Rochefort. Toulouse. 1845.

References   [ + ]

1. Jean Pierre Jacques Auguste de Labouïsse-Rochefort (1778, Saverdun-1852, Castelnaudary.
2. Point encore rayée de la liste des émigrés, Élisabeth de Faudoas Barbazan, veuve du comte de Paulo, se cache sous un nom d’emprunt à Paris. Cf. Christine Belcikowski. En 1823, saisie du château et autres biens d’Henry de Gouzens et d’Aglaé de Paulo à Lafage et à Gaja-la-Selve.
3. « Devenue depuis l’épouse d’un de mes cousins, le baron de Gouzens-Lafage », dixit Auguste Labouisse-Rochefort. Cette « jeune et jolie » Aglaé, c’est Marie Antoinette Thérèse Aglaé de Paulo, fille de feu Marc Antoine de Paulo, ex-capitaine de dragons au régiment d’Orléans, et d’Élisabeth de Faudoas Barbazan. Née le 1er décembre 1778, Marie Antoinette Louise Gabrielle Aglaé de Paulo est en 1797 âgée de dix-neuf ans. Cf. Archives de Toulouse. Cote : GG355. Paroisse Saint-Etienne. Baptêmes, mariages, sépultures en 1778. Vue 87. Elle épousera Jean Antoine François Henry de Gouzens Fontaines, baron de Lafage, circa 1801. Cf. Christine Belcikowski. En 1823, saisie du château et autres biens d’Henry de Gouzens et d’Aglaé de Paulo à Lafage et à Gaja-la-Selve.
4. Auguste Labouisse-Rochefort. Trente ans de ma vie (de 1795 à 1826), ou Mémoires politiques et littéraires. Volume 3, p. 263. Librairie d’Auguste Labouisse Rochefort. Toulouse. 1845.

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