Une odeur d’hirondelle

La terre, la vieille terre,
sent l’hirondelle et l’herbe coupée,
odeur de légende, éternellement jeune.
Chaque été, ô miracle, la légende revient,
et l’enfance, et ses pentes,
qui roulent,
à tomber dans le ciel.
La salamandre pousse dans l’eau de la fontaine.
Les vaches s’évaporent dans l’or du couchant.
Assise au bord de la nuit,
avec ton grand-père,
tu attends l’heure des étoiles filantes
pour former des vœux,
des vœux de rien du tout,
de légende dorée.
Et la voie lactée,
leur sœur lumineuse,
les emporte,
le magicien et l’enfant.

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