Des mots qui te viennent…

Des mots…
qui te viennent de l’odeur des feuilles,
du rai de lumière,
de l’ombre portée,
des mots sans visage,
des mots sans parole,
bruissent dans ton pas.
Ce bruit fait lever
ton désir de dire,
de dire à ton tour,
comme fait l’écho,
et l’odeur des feuilles,
et le rai de lumière
et l’ombre portée.
Mais autant rêver
d’être l’eau du fleuve,
l’alambic des nuages,
ou le bois dont fait les flûtes !
Ces mots…
qui bruissent dans ton pas
comme des ailes d’oiseaux
invisibles dans les arbres,
vont sans souci
de la parole
à laquelle tu aspires,
toi.
Tu crois te souvenir,
dans ton dire,
de ce bruit que tu n’entends plus,
mais les mots,
comme ils te reviennent,
ne sont plus ici que silènes
sans couvercle,
petits sachets de senteur éventés.

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