Légendes urbaines – L’Epargne

 

Il y avait jadis à Mirepoix une épicerie sur la place. Une de ces épiceries qu’on dit aujourd’hui « à l’ancienne », avec des harengs en caque, des morues, des saucissons qui sèchent au plafond… et la balance qu’on équilibre avec des poids… et le parfum des choses… L’épicier avait son crayon sur l’oreille… O tempora !

 

Il y avait aussi, en ce temps-là, l’épicerie Barousse à l’angle du cours du Colonel Petitpied et de la rue Vigarozy. Le duc de Lévis Mirepoix s’y servait lorsqu’il arrivait de Paris. Mon grand-père s’y servait aussi lorsqu’il arrivait de Revel. J’ai connu encore cette épicerie. Tempus fugit !

(Je n’aime pas), j’aime moins les supermarchés.

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5 réponses à Légendes urbaines – L’Epargne

  1. autissier colette dit :

    j’aime la subtilité du (je n’aime pas) rayé et du j’aime moins qui suit – il y reste toujours de l’amour tout de même!! –

  2. H Rumeau dit :

    Ce qui m’est le plus resté, de ces épiceries d’autrefois, c’est le parfum des choses. Rien qu’à vous lire je le retrouve ! Merci.

  3. taminh dit :

    je me souviens d’une telle épicerie de Villefranche de Rouergue où j’allais avec ma grand mère. Ma mère l’a aussi fréquentée et prétend que l’épicier lui proposait, au lieu de bonbons, des olives, ce qui la réjouissait bien davantage.

  4. Martine Rouche dit :

    Alors … qui de vous deux a écrit en premier, au sujet des olives ? …..

  5. Marguliew dit :

    Je me souviens aussi de ces vieilles épiceries, toutes pareilles à celles que tu évoques, qu’évoquent les commentaires,. Dans la petite de mon enfance, on trouvait encore de ces délicieux gâteaux « Messino » ancêtres des Pims, génoise, confiture d’orange et couche de chocolat noir et plein d’autres merveilles. C’est vrai qu’il y avait des odeurs, bonnes, mais a contrario, j’aimerais citer cette formule tirée d’une aventure « d’Harry Dickson » signée Jean Ray parlant d’un repas très mauvais avec « des whiskys sentant l’épicerie » ! Cette formule me plait beaucoup. Simplement, elle parle. Mais l’action se passe à Londres dans les années 30 et nos épiceries à nous ne vendent pas ça ! L’odeur est là, malgré tout, même si, là, elle est négative !

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