La dormeuse tumble

 

Après WordPress, que je pratique depuis longtemps déjà, j’ai eu envie de tester Tumblr, nouvelle plateforme de micro-blogging. Tumblr m’a plu. J’ai donc créé sur Tumblr un nouveau site, intitulé La dormeuse tumble. Je n’y publie que des photos. Avis aux amateurs d’images…

La vie secrète des choses – Petit théâtre d’objets

 

Quelque chose va se passer… ((Andreï Makine, La musique d’une vie, 2001))

A voir aussi :
Chronique martienne
Il s’y trouve encore un trésor
La vie secrète des choses – Le réverbère du cours
Mannequins
Nous les fantômes – Conversation dans un parc
La vie secrète des choses
La vie secrète des choses – Fin de partie
La vie secrète des choses – Snows exploding in space
De l’autre côté
Le photographe et son ombre
Le chat et le Chemin des sortilèges
etc.

Variation sur le thème de la révélation

 

Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux. ((Luc, 24, 32))

Luc rapporte en ces termes comment les apôtres reconnaissent le Christ, un soir, à table, dans une auberge d’Emmaüs.

Chevillé à nos âmes, le besoin de révélation, même s’il demeure impossible à consoler, fait qu’il y a dans l’ordinaire de nos vies des moments où, sans prévision possible, nos yeux s’ouvrent et où nous reconnaissons quelque chose qui, dans le même temps, disparaît.

Il semble qu’il faille à ces moments une forme causative, laquelle doit être proprement une forme saturée. Schelling dit admirablement le rapport qu’une telle forme entretient avec l’infini :

Non l’absence de forme, mais ce qui dans soi-même est limité, ce qui par soi est clos et parfait, voilà l’infini véritable. Cet accomplissement interne de l’infini, imprimé dans le plus grand comme dans le plus petit, produit dans le singulier un type de contemplation et dans le tout un système de connaissance. ((Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling (1775-1854), Aphorismes, 17))