Mannequins

 

La fête est passée, comme un rêve. Les soldes commencent. A Mirepoix comme ailleurs, les vitrines se peuplent de femmes fantômes, modernes Vénus, blanches comme des savonnettes, en pur acrylate.

 

 

Derrière la vitrine de La Perle rare, cours Louis Pons-Tande, les robes du bonheur dont se pareront au printemps les Vénus acrylates. Effet de la photographie sans flash, le blanc se teinte de rose. Le rose sied ici au sujet. 

 

 

Dentelles, volants, frou-frous en tous genres, ces dépouilles de princesses éphémères m'ont fait souvenir de l'exposition présentée non loin d'ici en 2008, à l'ancienne Galerie de La baronne, rue du Gouverneur Laprade. 

 

 

Beaux comme la rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, les frou-frous ici sont en plastique. Le vulgaire plastique des poches qui volent, nuée d'oiseaux blancs, au-dessus des grandes décharges urbaines, trop urbaines. Effet du contexte ou pente sarcastique, l'imagination, folle du logis m'invite à voir ici le marié, et le fémur de la mariée – on dirait la Dame de Pique ! – ou plus civilement, M. et Mme Singer, avant le pain de ménage.  

Deux versions d'une même histoire. Inspiré par une vitrine, un soir d'hiver, c'était le feuilleton du jour.  

1 réflexion sur « Mannequins »

  1. Anne-Marie Dambies

    La fée du logis!!! qu'elle ne quitte surtout pas la place!!! c'est trop drôle!

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