16 août 1294. À Mirepoix, franchise du transport des produits de l'agrier (sauf du raisin)

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Après la catastrophe de 1289, Gui III de Lévis séjourne durablement à Mirepoix afin de veiller à l'installation de la nouvelle ville de Mirepoix sur la rive gauche de l'Hers. Il dispose d'un nouveau sénéchal pour l'aider dans son administration. Il s'agit du chevalier Guillaume de l'Estandard 1 († après 1300), seigneur de Bellegarde-du--Razès, Aude).

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Après la catastrophe de juin 1289, lotissement de la nouvelle ville de Mirepoix

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Jean Baptiste Regnault (1754–1829), Le déluge, 1789, Musée du Louvre.

Un mois après l'inondation qui, le 16 juin 1289, a rayé de la carte la première ville de Mirepoix, située comme on sait sur la rive droite de l'Hers, au pied du château seigneurial, Gui III de Lévis concède aux survivants de la catastrophe cent séterées de terre au bois de Plennefage, situé lui sur la rive gauche de l'Hers, pour y bâtir une ville nouvelle.

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En 1273, Guy III de Lévis concède à la population de Mirepoix divers nouveaux privilèges

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Miniature figurant vers 1375-1380 le couronnement de Philippe III, dit le Hardi, fils de Louis IX, dit Saint Louis, le 15 août 1271 à la cathédrale de Reims ; in Grandes Chroniques de France, folio 307r.

Né en 1242, Gui III de Lévis, en 1273, est âgé de 31 ans. Il tient la seigneurie de Mirepoix de Gui II, son père, depuis 1261 au plus tard, mais il s'y est montré pour le moment peu présent, car pris ailleurs par la défense d'intérêts relatifs aux autres biens hérités de son père, puis par sa participation à la huitième Croisade à la suite de Louis IX, dont celui-ci le remercie en le nommant gouverneur du Languedoc. Pendant ce temps, il délègue au sénéchal de Carcassonne et à divers capitaines le soin d'administrer sa seigneurie de Mirepoix et d'y asseoir son pouvoir, qui est loin encore d'être effectivement reconnu par les habitants de la ville, comme en attestent les troubles mentionnés dans la charte ci-dessous, datée de 1273 et traduite du latin par mes soins. Dès 1272 toutefois, Gui III prend soin de valider à Mirepoix l'implantation des frères Cordeliers, initiée en 1216 ou 1217 par Gui Ier. Sans doute faut-il voir là un signe de ce qu'il commence à s'intéresser de plus près aux affaires de la cité.

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Vue ici du profil gauche du gisant de Gui III de Lévis (1242-1299), relevé avant le milieu du XVIIIe siècle contre le mur nord du chœur de la chapelle de l'abbaye Notre-Dame de la Roche. Pierre. Hauteur : 2 mètres environ. Figure mutilée à la Révolution et très restaurée au plâtre (jambes, buste, tête). Traces de polychromie signalées au XIXe siècle. Photo Henri Deneux (1874-1969).

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En 1267, compromis à Mirepoix concernant la vêture funéraire des femmes

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Jacopo Torriti, mosaïque de la Dormition de la Vierge Marie, 1296, basilique di Santa Maria in Cosmedin, Rome.

Le 22 janvier 1267, à Mirepoix — le premier Mirepoix situé au pied du château vieux, sur la rive droite de l'Hers —, à la fois sur le conseil et sous le contrôle de Guillelmus Audivini, de Sicardus Audivini et du juge Isarni, érigés ici tous trois en arbitres de l'affaire, Maître Johannis de Burgo, recteur de l'église du castrum, et Raimundus Batala, Petrus de Salviaco, et Arnaldus Fabri de Maseto, consuls dudit castrum, acquiescent finalement à un compromis qui doit régler une fois pour toutes l'épineuse question de la vêture funéraire dans laquelle doit être présenté le corps des femmes défuntes.

Le texte du compromis ci-dessous est rendu particulièrement difficile à traduire par le souci qu'entretient Guillelmus de Péris, son rapporteur, de dire les choses de la façon la plus exacte, la plus nuancée et la plus neutre possible, à propos d'une affaire qui a eu le temps de s'exacerber et dans laquelle il ne veut aucunement apparaître comme susceptible d'appartenir à l'une ou l'autre des deux parties qui s'affrontent. Guillelmus de Péris développe en conséquence un texte prudemment filandreux, en tout cas de style embarrassé, qui perd parfois la syntaxe en route à force de circonlocutions. Il faut parfois, pour le rendre lisible en français, soumettre ce texte à quelque analogue du rasoir d'Ockham. On me le pardonnera, j'espère.

On notera aussi que Maître Guillelmus Helye, notaire public de Mirepoix, copiste ultérieur dudit compromis, commet un anachronisme lorsqu'il qualifie d'Appamiensis (Appaméen) l'official 1 ou le vicaire ou l'évêque sous l'autorité desquels Maître Johannis de Burgo, recteur du castrum de Mirepoix, se trouve placé. L'évêché de Pamiers, en 1267, n'existe pas encore, et celui de Mirepoix, encore moins, puisque l'évêché de Pamiers ne sera créé qu'en 1295, et celui de Mirepoix qu'en 1317. L'anachronisme signalé ici indique que Maître Guillelmus Helye n'a réalisé qu'après 1295 sa copie du compromis de 1267.

En 1267, la paroisse de Mirepoix fait encore partie du grand évêché de Toulouse, et ledit grand évêché de Toulouse, de la province ecclésiastique de Narbonne. Maître Johannis de Burgo dépend donc de l'autorité de Raymond du Falga, ou du Fauga, nommé évêque de Toulouse en 1232, mort en 1270, dominicain animé par la haine des hérétiques et politiquement critiqué pour le caractère contre-productif de cette haine par Maurin Ier, l'archevêque de Narbonne, qui était par ailleurs l'ami et le protégé de Saint Louis.

Il y a sans doute quelque chose de la rigueur dominicaine de Raymond du Falga dans la fermeté avec laquelle Maître Johannis de Burgo exige à Mirepoix que les femmes défuntes soient ensevelies et se présentent devant Dieu vêtues de leur meilleur vêtement.

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En 1245, charte des péages, leudes et talonea décrétés à Mirepoix

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Ancien château de Mirepoix, dit aujourd'hui château de Terride, circa 1900.

Datée du dixième jour des calendes de février, troisième jour férié, de l’année 1245 de l’Incarnation, i.e. du 23 janvier 1245 du calendrier julien, la charte ci-dessous intéresse les droits de péage, pedagium, de leude, leuda, et de taloneum devant être pratiqués à Mirepoix. À noter qu'il s'agit là du premier Mirepoix, celui d'avant la catastrophe de 1289, situé sur la rive droite de l'Hers, au pied du château vieux, dit aujourd'hui château de Terride.

L'établissement de cette charte procède d'une requête des consuls de Pamiers, désireux de savoir à quels types et quels modes de prélèvements correspondait jusqu'alors à Mirepoix l'exercice de tels droits. L'établissement de cette charte procède également de l'arrivée de Gui II de Lévis à la tête de la seigneurie de Mirepoix, sachant que celui-ci prend possession de Montségur et rend hommage au roi de France au cours de la même année 1245.

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Gisant de Gui II de Lévis, relevé avant le milieu du XVIIIe siècle contre le mur nord du chœur de la chapelle de l'abbaye Notre-Dame de la Roche. Pierre. Hauteur : 2 mètres environ. Figure mutilée à la Révolution et très restaurée. Traces de polychromie signalées au XIXe siècle. Réf. Palissy IM78000670.

En 1245,le droit de péage s'exerce seulement à Mirepoix à l'endroit des marchands forains ou des voyageurs de passage ; le droit de leude est levé sur les marchandises ; le droit de taloneum 1 s'applique aux actes de vente et d'achat. Après consultation de Gui II, « seigneur maréchal », et à la lumière des observations formulées par leur homme de loi, le capitaine châtelain, le baile et les consuls de Mirepoix, fixent les règles d'application des droits de péage, de leude et de talonea dans le cadre de la charte qui suit.

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