Auguste Labouisse-Rochefort et la Société philotechnique de Castelnaudary. 12. Une figure oubliée. En 1843
Nicolas Beatrizet (Lorraine, 1510 ou 1515-1565 ou 1577, Rome), graveur, Fragment d'une statue de style hellénistique datant du IIIe siècle, découverte à Rome en 1501, installée sur un piédestal par le cardinal Oliviero Carafa à l'angle de son palais, près de la place Navone. Le personnage représenté serait un certain Pasquillus. Renommée familièrement Pasquino, ou Pasquin, la statue a bientôt servi et sert encore à l'affichage de placards anonymes, donnant ainsi une voix au peuple de Rome, qui ne se prive pas d'en user sur le mode satirique pour dénoncer ceux qu'il prend pour têtes de turc. D'où son qualificatif de statue parlante. Du Bellay, qui a séjourné à Rome, a connu cette statue : « Je fuz jadis Hercule, or Pasquin je me nomme ». Le mot pasquinade dérive de ce nom Pasquin. Il désigne la satire grossière, et par extension les facéties du bouffon. Auguste de Labouisse use de ce mot à l'endroit du procès en malhonnêteté que lui fait Jean François de Maslatrie.

