Fabre d'Églantine et Jean François Collin d'Harleville

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Philippe François Nazaire Fabre, dit Fabre d'Eglantine, par Jean-Jacques Frilley (1850), d'après François Bonneville et Achille Devéria ; Jean François Collin d'Harleville, par Jean-Jacques Karpff (1770-1829).

Le 22 février 1790, après une carrière d'auteur dramatique resté jusqu'alors médiocrement apprécié, Fabre d'Églantine fait jouer à la Comédie-Française Philinte de Molière, ou La suite du Misanthrope, comédie en cinq actes et en vers qui lui vaut son premier et seul vrai grand succès. Jean Jacques Rousseau regrettait que, dans son Misanthrope, Molière n'ait pas imprimé « un tel changement à son plan que Philinte entrât comme acteur nécessaire dans le nœud de la pièce, en sorte qu’on pût mettre les actions de Philinte et d’Alceste dans une apparente opposition avec leurs principes » (1). Fabre d'Églantine, lui, a opéré ce changement dans son Philinte et composé de la sorte une pièce conçue pour faire écho aux aspirations révolutionnaires du public de 1790. Il est à cette date membre du club des Cordeliers, ami de Georges Jacques Danton, de Guillaume Marie Anne Brune, le futur maréchal, et du journaliste Louis Marie Stanislas Fréron, lui aussi futur député à la Convention.

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Fabre d'Églantine, Le Philinte de Molière, ou La suite du Misanthrope, comédie en cinq actes et en vers, représentée au Théâtre François, le 22 février 1790, Paris, chez Prault, imprimeur du Roi, 1791.

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Retour sur Anacharsis Cloots. Anacharsis Cloots en personnage de la crèche de Noël 1792

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En janvier 1793, Jean Marie Girey-Dupré (1769-21 novembre 1793, guillotiné), ex-sous-bibliothécaire à la Bibliothèque royale, Girondin déclaré, directeur éditorial du Patriote français, le journal de Jacques Pierre Brissot, puis fondateur du journal La légende dorée, publie dans La Chronique de Paris un Noël qui vise certains Conventionnels et qui, après les massacres de Septembre et l'élection des députés à la Convention, dans un climat politique délétère, marqué par l'intensification de la lutte entre les Girondins et les Jacobins, fait florès. Jean Marie Girey-Dupré sera guillotiné le 21 novembre 1793, avec Gabriel Nicolas François de Boisguion, un ami Girondin. Cf. Christine Belcikowski, À propos du carnet de Robespierre, III.3.1. Jean Marie Girey-Dupré et Gabriel Nicolas François de Boisguion.

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21 novembre 1793. Exécution de Jean Marie Girey-Dupré. Liste générale et très-exacte des noms, âges, qualités et demeures de tous les conspirateurs qui ont été condamnés à mort par le tribunal révolutionnaire établi à Paris par la loi du 17 août 1792, tome 1, Paris, chez tous les Libraires et Marchands de Nouveautés, 1794, p. 17.

Destiné à verser le ridicule sur les « faux patriotes », le Noël de Jean Marie Girey-Dupré se disait sur l’air des Bourgeois de Chartres (1).

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Fabre d'Églantine et Monsieur de Lauraguel

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Portrait de Philippe François Nazaire Fabre, dit Fabre d'Églantine. Attention ! Philippe François Nazaire Fabre n'est pas né à Limoux, mais à Carcassonne le 28 juillet 1750 et baptisé le même jour en l'église Saint Vincent de la ville basse.

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28 juillet 1750. Baptême de Philippe François Nazaire Fabre. AD11. Carcassonne. Paroisse Saint-Vincent. Actes de baptême, mariage. 1747-1754. Document 100NUM/5E69/21. Vue 94.
« Le 28 juillet 1750, a été baptisé Philippe François Nazaire, fils de M. François Fabre, marchand drapier, et de demoiselle Anne Catherine Jeanne Marie Fonds de Niort, mariés. [Dans la famille d'Anne Catherine Jeanne Marie Fonds de Niort, on relève le nom de M. de Poulhariès, brigadier d'infanterie des armes de Louis XIV]. Le parrain, M. Philippe Fabre, aussi marchand drapier ; la marraine, Dame Marie Thérèse Andrieu de DuthiL. Présents : M. François Dominique Fabre, M. Jean Duthil, procureur du Roy, et M. Jean Andrieu, oncle, signés avec nous, curé de Saint Martin. »

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Retour sur Anacharsis Cloots. À Paris, nº 563 rue Ménars en 1793, nº 6 aujourd'hui

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À Paris, nº 6, rue Ménars, aujourd'hui, annexe du siège central du Crédit Lyonnais.

Le 2 janvier 1793, Anarcharsis Cloots signale à son frère, resté au château de Gnadenthal, qu'il vient de louer à Paris un appartement au nº 563 [aujourd'hui nº 6] de la rue Ménars. (1)

L'emplacement exact du bâtiment auquel correspond ce numéro 563, rue Ménars, section Lepelletier en 1792, puis section de la Bibliothèque en 1793, demeure difficile à déterminer. La numérotation des bâtiments se fait alors, à Paris, à partir de celle des lanternes. Dix à quinze maisons portent donc toutes à la fois le numéro de la lanterne qui les éclaire (2). La rue de Richelieu, par exemple, comprenait dix-huit lanternes portant les numéros 579 à 584 et 728 à 739. On ne sait quel trajet suivait la numérotation des lanternes ni combien de lanternes comportait la rue Ménars.

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