À propos de Jean Baptiste Joseph Pescayre, auteur en l'an III du Tableau des prisons de Toulouse sous le règne de Robespierre

Rédigé par Christine Belcikowski Aucun commentaire
Classé dans : Histoire Mots clés : aucun

lethiere_vraie_croix.jpg

Ci-dessus : Guillaume Guillon, dit Guillaume Guillon Lethière, L'Invention de la Croix par Sainte Hélène, ou Allégorie de la Croix, 1788, église Saint Jérôme, Toulouse.

Dans leur Biographie toulousaine, Étienne Léon de Lamothe-Langon, Jean Théodore Laurent-Gousse et Alexandre du Mège consacrent à Pescayre (N.) l'article ci-dessous :

Lire la suite de À propos de Jean Baptiste Joseph Pescayre, auteur en l'an III du Tableau des prisons de Toulouse sous le règne de Robespierre

En 1793, Jean Baptiste Louvet de Couvray, juge de Robespierre et de Marat

Rédigé par Christine Belcikowski Aucun commentaire
Classé dans : Histoire Mots clés : aucun

Le 29 octobre 1792, Jean Baptiste Louvet, dit Louvet de Couvray, député du Loiret, proche des Girondins, par ailleurs écrivain et polémiste connu, profère à la Convention une violente diatribe contre Robespierre et Marat. Dans cette diatribe, il accuse Robespierre d'abus de pouvoir, puis Robespierre, Marat et Danton d'être politiquement responsables des massacres de Septembre, enfin le même Robespierre d'avoir fait élire « l'odieux » Marat député de la Seine à la Convention, et poussé le bon « docteur Priestley », élu député de l'Orne, à démissionner de son mandat, vingt jours après son élection.p>

Lire la suite de En 1793, Jean Baptiste Louvet de Couvray, juge de Robespierre et de Marat

À propos du carnet de Robespierre

Rédigé par Christine Belcikowski Aucun commentaire
Classé dans : Histoire Mots clés : aucun

robespierre_carnet17.jpg

Ci-dessus : 7 nivôse [an II] (27 décembre 1793), dix-septième et dernière page écrite du carnet de Robespierre, qui en comprend 42 :
« Dévoiler la double intrigue. Statuer sur Girard. Rapport sur le tribunal révolutionnaire. Accusateur public à m. Affaire de l'Orient. Panthéon pour le jeune hussard, pour Gasparin et Bayle. Rapport du décret en faveur des femmes des conspirateurs. »
Archives nationales. Papiers saisis chez Robespierre le 10 thermidor an II. Carnet de Robespierre. Cote : AE/II/1419/A. On trouve sur le site Gutenberg la meilleure édition numérique de ce carnet. Elle comprend, à la suite des notes de Robespierre, les commentaires d'Albert Mathiez : Reproduction, par les procédés héliographiques Motteroz, du Carnet de Robespierre.

Délaissé par Edme Bonaventure Courtois, qui n'en rapporte que cinq phrases (1) dans le deuxième volume des Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. supprimés ou omis par Courtois. précédés du Rapport de ce député à la Convention Nationale, Genève, 1828, Megariotis Reprints, 1978, le cahier de Robespierre n'a fait l'objet d'une première édition que dans les années 1900 (2), par les procédés héliographiques de l'imprimeur Motteroz. Le titre de cette première édition, Reproduction, par les procédés héliographiques Motteroz (3), du Carnet de Robespierre trouvé sur lui au moment de son arrestatio‪n‬, est trompeur, car le carnet en question n'a pas été trouvé sur Robespierre au moment de son arrestation, mais après sa mort, dans le logement qu'il occupait chez le menuisier Maurice Duplay.

motteroz_mathiez.jpg

De gauche à droite : Jean-Claude Motteroz (1830-1909) ; Albert Mathiez (1874-1932).

Fondateur de la Société des études robespierristes en 1907 et des Annales révolutionnaires en 1908, Albert Mathiez dit dans son « Essai d'édition critique du carnet de Robespierre » l'intérêt que présente la lecture de ce carnet :

« Les actes du grand Comité de Salut public sont sans doute d'une magnifique éloquence dans leur sécheresse, mais d'une éloquence impersonnelle. Le carnet de Robespierre nous permet de saisir l'élément psychologique, l'élément humain qui s'y mêle. Grâce à lui, nous pouvons inscrire un nom, découvrir une volonté déterminée sous le manteau glorieux des décisions collectives. Robespierre nous fait entrer un moment, sinon dans la salle même des délibérations, du moins dans l'antichambre. Nous percevons le bruit des discussions, nous devinons l'écho des préoccupations, et de ce passé lointain une bouffée de vie monte jusqu'à nous. » (4)

Lire la suite de À propos du carnet de Robespierre

Deux papiers inédits de Robespierre, supprimés ou omis par Edme Bonaventure Courtois

Rédigé par Christine Belcikowski Aucun commentaire
Classé dans : Histoire Mots clés : aucun

Dans les papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc., supprimés ou omis par Edme Bonaventure Courtois, figurent deux notes de Robespierre dont la portée programmatique suscite vivement l'attention. Même si elles ne sont pas datées, on peut déduire de différents indices que la note n° XLIII a été écrite après le 6 messidor an I (24 juin 1793), date de la promulgation de la Constitution de l'an I ; et la note n° XLIV, avant le 11 fructidor an I (28 août 1793, date de l'exécution du général Custine. Ensemble, ces deux notes intéressent donc la difficile, dangereuse période, dite de « guerre extérieure » et de « guerre civile », qui aboutit le 19 vendémiaire an II (10 octobre 1793) à la suspension de la nouvelle Constitution, date à laquelle la Convention décrète que « le gouvernement sera révolutionnaire jusqu'à la paix ».

On peut lire d'autres papiers de Robespierre encore dans Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc. supprimés ou omis par Edme Bonaventure Courtois, tome 2, Genève, 1828, Megariotis Reprints, 1978, p. 7 sqq.

Lire la suite de Deux papiers inédits de Robespierre, supprimés ou omis par Edme Bonaventure Courtois

Le point de vue de Kropotkine sur Robespierre

Rédigé par Christine Belcikowski Aucun commentaire
Classé dans : Histoire Mots clés : aucun

robespierre_kropotkine.jpg

De gauche à droite : M.M.J. Roberspierre, chef du Committé de Salut public [sic], estampe dessinée par Jean Urbain Guérin (1760-1836), gravée par Johann Joseph Neidel (1776-1832), Augsburg, Allemagne, 1794 ; Piotr Alexeïevitch Kropotkine ou Pierre Kropotkine, portrait créé en 1909 par Aristide Delannoy (1874–1911) pour le journal anarchiste Les Hommes du jour.

Fils du général prince Alexis Pétrovitch Kropotkine, Pierre Kropotkine (Moscou, 1842-1921, Dmitrov près de Moscou) entre dans l’armée impériale russe en 1857. En 1863, alors officier d'un régiment de cosaques basé en Sibérie, il rompt avec l'armée, témoignant ainsi de son opposition à l'écrasement de l'insurrection polonaise. De 1863 à 1867, il mène diverses campagnes d'exploration et d'observation scientifique en Sibérie et en Mandchourie. Il lit dans le même temps Pierre Joseph Proudhon et Alexandre Herzen. De 1867 à 1871, il poursuit des études de mathématiques et de géographie à l'université de Saint-Pétersbourg, publie plusieurs études sur l'Asie septentrionale, et explore les glaciers de la péninsule scandinave. En 1872, il se rend en Belgique, puis en Suisse où, basculant ainsi dans l'engagement, il adhère à la Fédération jurassienne de la Première Internationale, rencontre Michel Bakounine et se déclare anarchiste.

bakounine.jpg

Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine, Michel Bakounine (Priamoukhino, Russie, 1814-1876, Berne, Suisse). Source : Socialisme libertaire. Mikhaïl Bakounine : itinéraire d'un révolutionnaire.

À partir de 1873, Pierre Kropotkine développe en Russie, puis en Suisse, en France et en Angleterre, une activité de militant révolutionnaire qui lui vaut d'être incarcéré à Saint-Pétersbourg de 1874 à 1876, puis en France de 1883 à 1886. Après avoir bénéficié d'une amnistie, il s'exile à Londres où il contribue à l'accueil des réfugiés politiques russes, publie un grand nombre d'ouvrages, devient ainsi le principal théoricien du mouvement libertaire, et se propose de jeter les bases d'un « anarchisme scientifique ». Mais, renonçant bientôt à défendre la stratégie de la violence révolutionnaire minoritaire autrement dit celle des attentats à la bombe, il se rapproche désormais du syndicalisme révolutionnaire naissant.

kropotkine_nadar.jpg

Pierre Kropotkine, photographié par Nadar(1820–1910), s.d.

Au début de la guerre de 1914, alors qu'il se déclare partisan des Alliés face à l'agression allemande, il se trouve accusé de militarisme et taxé d'« anarchiste de gouvernement » par la majorité de son mouvement, qui considère la guerre comme « l'aboutissement inévitable du régime capitaliste et de l'existence des États en tant que tels ». Rentré en Russie après la révolution de Février 1917, il critique bientôt la dérive dictatoriale du pouvoir et meurt le 8 février 1921 à Dmitrov, près de Moscou. Ses funérailles suscitent un afflux de militants anarchistes. Un mois plus tard, mois de mars, toutes les organisations anarchistes sont interdites et leurs militants poursuivis.

Dans La Grande Révolution (1789-1793), ouvrage publié en 1909, Pierre Kropokine revisite l'histoire de la Révolution française, grande inspiratrice de sa réflexion, dans laquelle il interroge la question de la dictature, dont Robespierre eût pu s'emparer.

Lire la suite de Le point de vue de Kropotkine sur Robespierre

Fil RSS des articles de cette catégorie