A Mirepoix – Graffiti, tag et flops

 

 

Graffiti, tag et flops vus le 11 août 2011 avenue du Pont et dans le quartier du Mayrial.

J’aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires, dit Arthur Rimbaud dans Une Saison en Enfer 1Arthur Rimbaud, Délires II, Alchimie du Verbe, in Une Saison en Enfer. Je les aime aussi, ces « peintures idiotes », entendez ces images sauvages, comme veut le sens radical du mot « idiot » ((Idiot, du grec ιδιος : « qui appartient en propre à quelqu’un, qui a une nature à soi ».. J’en fais collection. Je les photographie chaque fois que j’en vois. A leur façon, naïve ou apprise, transgressive ou licite, pauvre ou flamboyante, elles témoignent d’une sorte d’art des rues, street art, comme disent les Américains.

J’ai photographié ici trois manières : le graffiti de l’écolier (à proximité immédiate du collège) ; le tag, ou signature du graffeur, tracée de façon très travaillée, à la manière des calligraphies chinoises ou arabes (avenue du Pont) ; le flop, variante du tag, dans laquelle, peintes en deux couleurs, l’une pour le remplissage et l’autre pour le contour, les lettres sont traitées en volume et enflées dans le style « bubble » (bulle). J’ai photographié les flops ci-dessus dans le quartier du Mayrial, au dos de trois garages de forme demi-circulaire. L’effet demeure pour le moment plutôt pauvre. Mais il s’agit de flops tests, comme indiqué sur le mur. Il y aura probablement une suite…

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Notes   [ + ]

1. Arthur Rimbaud, Délires II, Alchimie du Verbe, in Une Saison en Enfer. Je les aime aussi, ces « peintures idiotes », entendez ces images sauvages, comme veut le sens radical du mot « idiot » ((Idiot, du grec ιδιος : « qui appartient en propre à quelqu’un, qui a une nature à soi ».
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