21 février

Des chats se poursuivent au bord de l’Ariège.
L’abbatiale, derrière eux, fait le dos rond.
Montée de l’eau,
une vapeur humide t’enserre le cou
d’une écharpe de froid.
Une dame trottine, bancale,
sur le pont.
Sur les allées, les bancs se tournent
du côté du soleil levant.
J’ai du temps.
Je ne m’y installerai pas,
pour lire mon livre,
avant un croissant et un allongé.
Depuis l’Amérique,
la statue de Lakanal regarde
vers l’ouest.
Le livre parle de la boucherie d’Eylau.
Je vague ensuite dans les vieilles rues.
Mon trisaïeul, petit officier
venu de Pologne,
a logé rue de la Faurie,
quel numéro, je ne sais,
et il y a eu un fils.
Aucune maison ne s’en souvient.
Nul ne souvient non plus,
un peu plus loin,
du gipier qui a créé la façade
de la maison des atlantes.
Passons.
Tu marches maintenant vers Ferrières,
et quand tu arrives à Gariac,
il y a des chevaux qui paissent dans un pré.
Le soleil t’a ôté ton écharpe.
Beaux animaux, comme nous.

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