Petit lexique du blogging

Le mot blogging désigne l’ensemble des activités liées à l’édition et à la publication d’un blog. Issu par aphérèse du mot-valise weblog, i. e. web log (web journal), le mot blog désigne, quant à lui, un type de site Web caractérisé par son mode de présentation chronologique et par son ouverture aux commentaires. Un blog, disent les P’tits blogueurs du club lycéen des Fontaines, c’est « un journal en ligne constitué d’articles rédigés par un blogueur, et de commentaires apportés par des lecteurs ».

Un blog se compose techniquement d’un ensemble de pages et de posts.

Toute page de blog, comme toute page Web, comporte classiquement au moins 3 zones :

  1. Le header, ou en-tête
  2. Le body, ou corps
  3. Le footer, ou pied de page.

La plupart des blogs comportent également une ou deux sidebars, ou barres latérales.

Celles-ci peuvent êtres placées, au gré du blogueur, tantôt à droite de la colonne centrale, ou tantôt à gauche, ou encore à droite et à gauche.

On parle à droite de right sidebar ; à gauche de left sidebar.

La page comporte ici une right sidebar.

La plupart des blogs offrent à leurs lecteurs la possibilité de formuler des comments, ou des commentaires, à la suite des articles.

Auquel cas, vous disposez de deux chemins d’accès à la fenêtre de saisie, prévue tout exprès :

 

 

  1. Si vous vous trouvez sur la home page, au bas de l’article concerné cliquez sur le mot « commentaire » (cf. image ci-dessus).
  2. Si vous vous trouvez sur une page single, ou page dédiée à un article spécifique, scrollez, ou descendez vers la bottom, ou le bas, de la page jusqu’à la fenêtre de comment reproduite ci-dessus.

La home page, ou page d’accueil, constitue sur le blog la page maîtresse. Elle accueille, de façon chronologiquement continue, la suite des posts. Lorsqu’on clique sur le titre d’un post, celui-ci s’affiche sur une page distincte.

Chaque post (article) est daté et s’inscrit ainsi dans une suite chronologique récursive, i. e. du plus récent au plus ancien. La home page donne accès aux posts les plus récents, tandis que les posts plus anciens se trouvent rétrogradés aux pages suivantes.

 

Ci-dessus : vue partielle de ma home page d’aujourd’hui, avec le titre et la date de l’article le plus récent. On voit à deux détails que l’on se trouve ici sur la home page :

  1. sur la top bar (barre du haut), qui est aussi la menu bar, en haut à gauche, l’onglet « Accueil » est blue ; il est donc actif
  2. dans la sidebar (barre latérale), à droite, le repère breadcrumbs, i. e. le fil d’ariane, ou plus littéralement « les miettes de pain » (du Petit Poucet) indique qu’ici, c’est l’Accueil, ou la home page. Partout sur le blog, le repère breadcrumbs indique chaque fois exactement où l’on se trouve.

 

Remarquez sur la page ci-dessus les flèches de navigation qui renvoient <- au post précédent, ou envoient au post suivant ->

On accède à ces posts plus anciens par des voies diverses, au choix du lecteur :

  1. via la navigation de page en page
  2. par le sommaire : classement par catégories, puis par ordre alphabétique des titres
  3. par la recherche : entrez le titre du post, de la catégorie, ou du tag, recherchés
  4. par le nuage de tags (mots clés).

 

Outre les flèches de navigation, remarquez ci-dessus la liste des pages. Le numéro de page qui s’affiche en noir est celui de la page sur laquelle vous vous trouvez. Pour changer de page, cliquez sur les numéros suivants ou précédents.

 

Remarquez aussi ci-dessus que l’accès aux numéros de page peut se faire aussi en bas de l’écran, sur le footer.

 

Chaque post se trouve assigné à une ou plusieurs catégories, et subsidiairement assorti d’un ou plusieurs tags, ou mots-clés. Catégories et mot-clés du post que l’on est en train de lire se trouvent mentionnés à la fin de ce dernier. Par exemple ci-dessus : « Publié dans (les catégories) art, littérature, Midi-Pyrénées ; marqué avec (le tag) Mirepoix ».

Assurant chaque fois deux niveaux de classement complémentaires, les catégories, plus générales, et les tags, plus particuliers, fournissent ainsi au lecteur le moyen d’entreprendre sur le mode thématique la recherche d’un ou plusieurs posts.

 

Pour consulter la liste des posts classés dans la ou les mêmes catégories que le post concerné, il suffit de cliquer sur la ou les catégories mentionnées à la fin du post. Il en va de même pour les tags.

 

Concernant les tags, on peut aussi consulter la liste de posts relative à tel ou tel tag, en cliquant sur ce tag dans le tag cloud, ou nuage de tags, situé dans la sidebar, ici à droite de la colonne centrale.

 

 

 

On peut encore consulter la liste de posts relative à tel ou tel tag, en cliquant dans la topbar sur l’onglet « Rechercher », puis en saisissant dans la fenêtre de recherche le tag de son choix.

Oui, dans la langue du blogging, il y a beaucoup d’anglais, car la langue maternelle de l’informatique, n’en déplaise aux tenants de la francophonie exclusive, c’est l’anglais. On ne perd rien de toute façon à accroître sur les bords son lexique.

Une visite au château de Bélesta

 

Vent frais, ciel changeant. Nous arrivons à Bélesta, où nous venons visiter le château.

 

 

Ci-dessus : vue de l’entremis qui marque la jonction entre la tour, située à gauche sur la façade du château, et l’église attenante. L’une des chambres de la tour ouvrait jadis directement sur l’église. Au XVIIe siècle, Monseigneur de La Brouë, évêque de Mirepoix de 1679 à 1720, qui avait fait du château de Bélesta sa résidence estivale, pouvait ainsi suivre la messe depuis ses appartements ((Monseigneur de Lévis, évêque de Mirepoix de 1497 à 1537, disposait, lui, d’un escalier intérieur qui lui permettait de passer rapidement de son palais épiscopal à la cathédrale et d’y suivre le déroulement des cérémonies depuis le balcon de sa chapelle privée, située en terrasse au-dessus du portail principal de l’édifice. Cf. Choses vues au Palais épiscopal de Mirepoix ; Voir le labyrinthe…)). Il mourut en ce château de Bélesta le 20 septembre 1720.

D’origine très ancienne, antérieure en tout cas au XIIIe siècle, le château de Bélesta a connu heurs et malheurs au cours des âges. Initialement connu pour être la propriété de la maison Bellissen ((Cf. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, 1771, volume II, p. 299 : « Bellissen : Famille noble, originaire d’Allemagne, dont il y a plusieurs branches établies en Languedoc, & autres Provinces voisines. Les Seigneurs de Bellissen ont possédé la Baronnie de Malves, ainsi que les Châtellenies de Sallelles, Limousis & Trafanel, pendant plus de cinq cents ans, avec les Terres & Seigneuries de Saint-Gougat, Bourgeolles, Barberac, Hurban, Caillavel, Camps, Airoux, Milgrand, Milpetit, Rostiques, & autres Terres situées en Languedoc. Ils sont divisés en plusieurs branches, qui possèdent la plus grande partie de ces Terres, & plusieurs Seigneurs du nom de Bellissen subsistent encore en Allemagne.
I. Frédéric De Bellissen, qualifié de Chevalier, se croisa dans la guerre contre les Albigeois, fit sa résidence dans ses Terres, situées aux environs de Carcassonne, fut enterré dans l’Eglise Cathédrale de cette Ville, & fut père de,
II. Othon De Bellissen, Chevalier, duquel sont issus toutes les différentes branches de Bellissen, tant éteintes que subsistantes actuellement, soit en Languedoc, ou dans d’autres Provinces voisines… »)), il appartient au XIIIe siècle à la maison de Lévis Mirepoix, puis, puis à partir de 1320 à celle de Lévis Léran.

Chef du parti des Réformés, Jean Claude de Lévis Léran, dit « le sire d’Audou », convertit l’église attenante au château en temple protestant et réaménage le château dans le style de la Renaissance.

Au début du XVIIe siècle, le château devient la propriété de Gaspard de Cailhou. Au sortir des guerres de religion, l’église attenante a été rendue au culte catholique. Mais le château se trouve alors presque complètement ruiné.

A partir de la fin du XVIIe siècle, le château appartient à l’évêché de Mirepoix. Il fait l’objet d’une restauration dans le style classique. Ansi restauré, il sert alors de résidence d’été de Monseigneur de La Brouë.

Après la Révolution, le château se trouve racheté successivement par la maison de La Rochefoucauld, puis par celle de Rotschild, puis par la famille Delaballe. Celle-ci abandonne le château à la commune en 1924. Le château accueille successivement les réfugiés de la guerre d’Espagne, ceux de l’Occupation, puis les nécessiteux de la commune. Très dégradé, rempli d’immondices, il est alors revendu à divers propriétaires privés, dont finalement Jean-Charles Mignot et Patrick Haure dans le cadre de la SCI Le bonnet rouge – du nom que l’on prêtait jadis au baron d’Audou.

Sauvé de l’abandon par un couple de passionnés qui ont entrepris depuis 2007 une restauration titanesque, le château révèle peu à peu la complexité de ses visages successifs. Victime d’une histoire tourmentée, partiellement ruiné, encombré naguère encore de détritus et de gravats, il conserve néanmoins, sous ses airs de féodalité croulante, nombre de beautés, jusqu’ici oubliées, témoins de sa superbe ancienne : portes grandes et fortes ; plafonds à la française, dont la plupart dorment encore sous sous les lattis de la décadence ; sol de pierres énormes, polies par les ans ; fenêtres à meneaux de la Renaissance, croisées du XVIIe siècle ; etc. Le château réapparaît lentement, pièce par pièce : cuisine médiévale, chapelle, grand escalier, salons… La restauration est en cours. Elle est, comme on devine, l’oeuvre de passionnés d’architecture féodale, renaissante et classique, qui n’ont pas craint de jeter toutes leurs forces dans cette aventure solitaire.

 

 

 

 

Outre de beaux restes d’architecture intérieure, témoins du style de vie de la noblesse ancienne, le château abrite une importante collection des tableaux de Christian Constant, et constitue à ce titre un musée. Il accueille par ailleurs, chaque été, des expositions temporaires, dédiées à des artistes du Midi-Pyrénées, dont les oeuvres bénéficient là de la beauté d’un cadre exceptionnel.

 

Ci-dessus, parmi quatre-vingt autres, trois toiles de Christian Constant. Découvert par François Desnoyer, comme lui originaire de Montauban, Christian Constant commence à peindre en 1948. D’abord figuratif, il évolue ensuite vers l’abstraction.

 

Deux vues de l’ancienne chapelle du château.

 

Inspirée par la curiosité, et aussi par le beau rouge de cette porte close, j’ai voulu savoir ce qu’il y avait derrière. J’ai regardé par une fente, puis collé mon oeil à un trou du bois. J’ai entrevu une pièce vide, dans le naturel de son état de délabrement et dans l’obscure attente des travaux de restauration qui s’annoncent. J’aime ces vues dérobées aux coulisses du théâtre des visites. Le château ici est plein de vieilles tentures, qui dissimulent d’autres espaces à reconquérir, d’autres misères à effacer, d’autres vestiges des « années endormies » ((Théophile Gautier, in Le Capitaine Fracasse, I. Le château de la misère, p. 9.)) qui bercent sous l’étoffe leurs rêves sans mémoire.

 

Ci-dessus, reconnaissable à ses hautes croisées, l’un des salons du XVIIe siècle, modestement remeublé à l’étage.

Je n’ai pas montré ici la superbe cuisine médiévale. C’est à dessein que je n’en fournis pas de photo. Il faut aller la voir de ses propres yeux. Je ne rapporte pas non plus l’histoire du château comme la raconte Jean-Charles Mignot, notre guide. Il faut aller l’écouter.

J’ai beaucoup aimé cette visite. Ce qui fait à mon avis le charme singulier de cette dernière, c’est l’atmosphère de mélancolie crépusculaire qui baigne les profondeurs de la demeure survivante, et la grâce du décor reviviscent que la restauration donne à voir de place en place, comme touchée d’une aile de poésie, sans rien qui pèse ou qui pose.

Après la visite, nous nous sommes attardés autour d’un thé, sous les hauts murs, dans le jardin.

Pour visiter le château de Bélesta :
Tél : 05 61 64 17 06
Email : le-bonnet-rouge@orange.fr
Situé au centre de Bélesta, le château ouvre à 9h.

La chambre secrète – Nicolae Fleissig expose à la galerie de la Porte d’Amont, à Mirepoix

 

La belle rieuse, c’est Monique Abellanet-Le-Minez, qui accueille dans sa galerie, rue Porte d’Amont à Mirepoix, un ensemble de sculptures, peintures, dessins, oeuvre de l’artiste d’origine roumaine, Nicolae Fleissig. Basé à Sainte-Colombe sur l’Hers, déjà chargé de nombreuses commandes sur des chantiers artistiques internationaux, Nicolae Fleissig cette fois revient d’Egypte où il a conçu et réalisé une sculpture monumentale intitulée La chambre secrète.

Liées, semble-t-il, au moment de la commande égyptienne, les oeuvres exposées à la galerie de la Porte d’Amont constituent une sorte de variation autour du thème de la « chambre secrète ».

Taillées dans le granit ou le marbre, les sculptures font appel à l’imagination des chemins qui donnent accès au coeur de la matière. Ménageant des voies de circulation entre le dehors et le dedans de la pierre dure, l’artiste offre ainsi à l’air et à la lumière le pouvoir de filtrer dans le secret de la matière, de l’animer invisiblement, et l’énigme de cette animation est si forte que l’on se prend à attendre qu’ici, soudain, la pierre respire, qu’elle rayonne ou bien qu’elle vibre, comme le colosse de Memnon, qui chante, dit-on, au soleil levant.

Avec l’imagination des chambres secrètes, l’artiste convoque forcément celle des pyramides et celle des mythes du voyage de l’âme dans l’au-delà. Il confère ainsi à la sculpture, dans le seul jeu que matière et forme entretiennent, une puissance de signification qui touche au sacré, qui en éveille en tout cas le pressentiment, sans en révéler jamais le visage inconnu.

Simple d’accés, l’oeuvre est très forte.

Incluse dans un reste du rempart de la ville et, plus précisément, dans une partie de l’ancienne demeure médiévale de la maison de Lévis Mirepoix, la galerie forme, elle-même, autour des sculptures de Nicolae Fleissig une sorte de « chambre » propice, où les sculptures concentrent leur mystère sous l’incidence changeante des rayons, ou, ailleurs, dans le miroitement obscur d’un reflet de verre.

Le lieu lui aussi est très fort.

L’exposition dure jusqu’au 23 mai. Heures d’ouverture : lundi, de 10h à 13h ; vendredi, samedi, dimanche, de 15h à 19h ; sur rendez-vous, au 06 22 40 58 45.

Galerie Porte d’Amont, 10 cours Louis Pons-Tande, 09500 Mirepoix.