Dans la cendre des livres

Dans la cendre des livres,
qu’on remue le soir
après que la bibliothèque a flambé,
il ne reste des choses,
quand on va dormir
il ne reste des choses lues,
des choses rêvées,
des choses pensées,
que l’ombre portée
du temps qui passe,
et le bruit du sang
qui cogne à la porte.

Tandis que l’âme s’oublie,
le corps se cherche,
s’agace d’un pli,
d’un poids,
d’une place incertaine,
et rien des choses lues,
des choses rêvées,
des choses pensées,
ne vaut plus ici.

Entends la rumeur électrique
qui revient
dans les plombs de l’interrupteur !

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