Solitude du monde

Entre l’univers sans pluriel
qui tombe du grand cornet à dés
et le monde singulier,
qui est ainsi, dit Leibniz,
plutôt que
de toute autre façon
,
il y a la différence
d’un lieu,
d’une maison,
d’un jardin,
d’un chat,
d’une bibliothèque sans murs
qui croît comme l’herbe des champs,
d’un corps
qui aspire au soleil,
d’une main
qui tourne les pages,
d’un pas
suspendu au cri
d’un oiseau dans les branches…
Entre l’univers sans partage
et le monde qui t’advient
en partage,
il y a la différence
d’une solitude
du partage,
il y a la différence du partage
de l’Unique.

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