A Pamiers, rue Monseigneur de Caulet – C’était la maison rose…

« A l’ère industrielle, la pierre ancienne est menacée par la fonte et l’urbanisme moderniste. La modernité s’installant sur les ruines de la tradition, l’obsolescence présumée de ces édifices « inactuels » doit donc être renversée par la vigoureuse technicité des prophètes de la ville contemporaine… » ((Saint-Martin, Arnaud, Fossilisation de la mémoire collective et conservation pulsive des ruines d’antan. Du devenir des monuments anciens dans les villes modernes, Esprit critique – Revue internationale de sociologie et de sciences sociales, vol. 04 no. 02, février 2002))

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Au bord de l’Hers en novembre

Seul jardinier, au pied du château de Terride, le vieux Chronos s’inquiète des légumes et roule sa brouette. ((Silènes, Seul jardinier))

La passerelle est sous la feuille. Tu finiras lierre terrestre. ((Silènes, Au mandement de la traverse))

A pas de loup, dans le détour de la gent verte. ((Ibidem))

Rives désertes.

Ombres obliques.

On a marché sur le globe terraqué.

L’espace est courbe.

Belle enfant.

Beau requin. Nage dans l’Hers toute l’année.

La dormeuse et son ombre. Mère de la belle enfant, du beau requin, et de trois autres belles créatures encore, que l’on ne voit pas ici.

Belles pierres, qui sont là, avec d’autres, sous les yeux de tout promeneur des rives, et dont personne n’a su me dire d’où elles proviennent.

Rives sereines.

Oiseaux de passage.

Oiseaux à tire d’aile. Images de la vie belle.