Art des rues – A Pau, des graphes

 

 

 

Chose vue à Pau en juillet 2010, chemin Vignaud, derrière le Parc des Expositions et le Lycée Beau Frêne.

J’emprunte souvent cette traverse pour gagner Billère. J’en profite pour photographier les graphes, qui fleurissent ici à l’intention des rares passants et qui évoluent de saison en saison. On remarque dans ces graphes l’influence des jeux vidéo, des mangas, et plus spécialement celle deTakashi Murakami.

 

Ci-dessus : motifs de champignons, de fleurs et d’yeux, de style kawai (mignon), empruntés à l’oeuvre de Takashi Murakami, chef de file du mouvement néo-pop japonais, dit Superflat, créateur de la Hiropon Factory, aujourd’hui renommée Kaikai Kiki Corporation.

Analogies – A propos d’une dame au chapeau de paille

 

 

C’était hier après-midi au bord de l’Hers-vif. Assise à côté de son mari, la dame lisait, tandis leurs trois garçons s’ébattaient joyeusement dans la rivière. A leurs cris, nous savions qu’ils étaient anglais.

Le ciel, les nuages, l’eau, et ce petit chapeau de paille, tout dans la lumière de ce bel après-midi d’été exposait l’imagination à l’afflux voilé des images de la peinture…

Ci-dessus : Claude Monet, La Promenade ou La Femme à l’ombrelle, 1875 (portrait de Madame Monnet et du petit Michel) ; Pablo Picasso, Femme au chapeau blanc, 1920-1921.

Grès du vent, tours de mains, et autres κεραμικοι

 

Hier, au marché des κεραμικοι, je suis allée saluer Jean, le potier de Rieucros, qui mûrit le secret de l’émail bleu sous l’enseigne du Grès du vent. Jean fait partie du groupe des basses, aux voix profondes comme le gouffre de Padirac, qui chantent sous la direction de Colette, dans le cadre du Rameau musical de Dun ((Cf. La dormeuse blogue : Fête de fin de saison chez Colette.)).

 

Jacques Trouis fabrique, entre autres, de grandes flèches de faîtage. Il arrive que des architectes lui commandent la réplique d’un modèle ancien. Son atelier s’intitule Tours de main. Ci-dessus, sur l’image de gauche, on voit Jacques Trouis, assis à côté de son tour. Il s’agit d’une pièce de musée, que Jacques Trouis a fait équiper d’un variateur électronique.

 

Deux tours, dont celui de Jacques Trouis, installés ici à fin de démonstration sous la halle.

 

Un peu plus loin, toujours sous la halle, des enfants s’essaient eux aussi à l’art des κεραμικοι. J’ai choisi d’utiliser le mot grec (keramikoi), afin de rendre hommage à cet art dont les secrets se perpétuent depuis le monde antique.