Avant le Festival international de la Marionnette, chose vue à Mirepoix, rue Vigarozy

Derrière la Médiathèque, rue Vigarozy, je suis entrée dans la cour du vieux bâtiment qui abrite le siège du MiMa (Mirepoix-Marionnettes). Le bâtiment est tristement délabré, mais il demeure un témoin de la belle architecture classique de Mirepoix. Il s’élève sur un site jadis tout entier consacré à l’activité des Trinitaires. L’édification de la Médiathèque, qui a entraîné la destruction de la chapelle, a parachevé la liquidation des bâtiments conventuels.

Dans la cour où je suis entrée, parce que la porte était ouverte, j’ai découvert l’existence de cette intéressante fontaine, délabrée elle aussi, privée d’eau, mais ornée d’étranges mascarons, figures d’on ne sait quel inquiétant théâtre. Je n’avais pas mon Nikon. J’ai pris ces clichés, un peu avant 20 heures, à l’aide de mon téléphone portable.

 

 

Mirepoix recèle ainsi, un peu partout, nombre de détails curieux, non documentés, nombre de mélancoliques surprises.

Au Carla-Bayle, sculptures de Jean-Pierre Pourtier

Cheveux au vent, sur le rempart du Carla-Bayle, c’est Jean-Pierre Pourtier. Il vit au Carla. Il a son atelier au Carla. Il expose au Carla. La rieuse, à ses côtés, c’est Labaronne, une artiste amie, qui vit à Mirepoix, qui a son atelier à Mirepoix, qui expose à Mirepoix. Quand Mirepoix rencontre Le Carla-Bayle, qu’est-ce qu’ils se racontent ? Des histoires d’artistes, bien sûr. Et des histoires tout court. Des histoires pour rire. Des histoires de tout et de rien comme on en raconte depuis le commencement du monde.

Jean-Pierre Pourtier et Labaronne, qui se racontent des histoires, cheveux au vent, sur le rempart du Carla-Bayle, on dirait une scène de film. J’ai pris la photo depuis le pied du rempart. Qu’est-ce que je faisais là, tout en bas ? Je m’étais penchée moi aussi au bord du rempart, j’allais prendre une photo, j’ai retiré le cache de l’objectif, et le cache tombe dans le vide, et blink, blut, il rebondit sur les rochers au pied du rempart, et zlap, zlup, il se perd dans les massifs de fleurs !

Je cours le long du rempart, je prends le virage en épingle à cheveux qui amorce la descente vers le pied du rempart, les rochers, les massifs de fleurs. Je cours, je cours. Il me faut retrouver ce cache, c’est celui d’un appareil qu’on m’a prêté ! J’entre dans les massifs de fleurs, je fouille. Le cache est quelque part, caché comme le bifteck sous la feuille de salade ! J’entrevois une rondelle de plastique noir… Je suis sauvée.

Qu’étions-nous venus voir au bord du rempart ? Le vaste monde, et au milieu du vaste monde, là tout en bas au pied du rempart, les sculptures de Jean-Pierre Pourtier. Quelques unes des sculptures de Jean-Pierre Pourtier. Je les ai photographiées ailleurs, au soleil couchant ((Cf. La dormeuse blogue : Jean-Pierre Pourtier expose à la galerie 113)). Elles font ici de très belles ombres, au soleil de l’après-midi. Lâchant irrésistiblement la proie pour l’ombre, je m’apprêtais à photographier la danse des fantômes, lorsque ce *%?#£! de cache, blink, blut, zlap, zlup, est tombé.

Les histoires d’en rire finissent bien. Voici, tel qu’il m’apparaissait avant la chute du cache, l’obscur effet de lumière qui, en ce jour de juillet 2010 au pied du rempart du Carla-Bayle, motivait mon désir de photographier des fantômes. Je suis remontée à toutes jambes au bord du rempart, et j’ai pris la photo.

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Jean-Pierre Pourtier

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Au Carla-Bayle – Chose vue à la galerie Carpe Diem

Secret d’artiste : une photo, incluse dans la résine, donne l’étrange présence que l’on voit ici.

En vertu de l’effet stéréoscopique, on songe à un hologramme. Lorsque qu’on fait le tour du cristal qui renferme le corps de la Vénus blonde, on remarque toutefois qu’il s’agit d’une illusion, car Vénus demeure figurée dans une perspective plane. C’est Vénus elle-même, ou la matière lumineuse dont elle semble naître, qui suscite l’imagination de la 3D.

J’ignore le nom de l’artiste qui a créé cette oeuvre baroque. Je le signalerai ici quand, après avoir consulté la galerie Carpe Diem, basée à Toulouse, j’en saurai plus.