De Mirepoix à Pamiers, on change de pays – 2. Quand la rue serpente, ou quand on monte au Castella par le sentier des chèvres

 

Quand on vient de Mirepoix et qu’on entre dans Pamiers par la rue de Loumet et la rue Saint-Antonin, passé à gauche le cours Rambaud, le cours Saint-Joseph et la rue de la Caussade, on remarque une venelle qui s’ouvre, toujours à gauche, au pied du grand mur d’enceinte de l’ancien Carmel. C’est le « Crabotin », l’ancien sentier des chèvres, aujourd’hui renommé rue Serpente. Il monte, de façon tortueuse, jusqu’à l’allée du Castella, et il permet d’accéder à l’hôtel de ville et à la place du Mercadal sans passer par le centre ville.

 

Habituée au plan orthogonal de la bastide de Mirepoix, à ses perspectives planes, je trouve plaisir à circuler ici dans une rue qui monte et serpente. J’y hume l’air d’un passé à la fois plus modeste et plus secret qu’à Mirepoix, où, en vertu de l’idéal de sociabilité qui préside à la conception de la bastide, l’aperture générale de l’espace ne souffre pas d’angle mort.

 

 

 

Ci-dessus : une lessive étendue sur la rambarde, témoin de la vie comme elle va, lestée des tâches, utiles et nobles, de toujours.

 

 

 

Ci-dessus : un balcon raconte une préférence esthétique ; la ferronnerie se charge de l’illustrer.

Ci-dessus : enseigne d’un ancien horloger.

 

 

Ci-dessus : une porte ouverte sur le secret d’une maison bien tenue. « Je devine derrière ce palier un appartement plein d’acajou brillant, de bonne conduite, de santé, de levers matinaux, de devoirs accomplis, de fêtes de famille modérément joyeuses, de sorties endimanchées à l’église et de couchers de bonne heure.  » (Hermann Hesse, Le Loup des steppes, 1927).

 

Ci-dessus : à l’issue du Crabotin, l’escalier qui mène à l’allée du Castella.

 

Ci-dessus : il y a des jeunes qui signent ici. Le Castella est leur territoire. Le lycée se trouve au bout de l’allée, derrière l’hôtel de ville.

 

 

 

Ci-dessus : installé au bord de l’allée du Castella, buste de Gabriel Fauré par André Méric ; photo datée de 1926. Gabriel Fauré est né à Pamiers, au numéro 17 de l’actuelle rue Gabriel Péri. Cf. La dormeuse : Gabriel Fauré, né à Pamiers ; La dormeuse blogue : Gabriel Fauré et l’horizon chimérique.

 

Ci-dessus : au bord de l’allée du Castella, sous les grands arbres, buste de Gabriel Fauré, aujourd’hui.

 

Ci-dessus : allée du Castella ; au bout de l’allée, l’hôtel de ville de Pamiers, ancien évêché, construit au XVIIe siècle par François Etienne de Caulet, continué au XVIIIe siècle par Jean Baptiste de Verthamon.

 

 

Ci-dessus : vu depuis l’allée du Castella, le clocher de la cathédrale Saint-Antonin.

 

Ci-dessus : sous l’hôtel de ville, la porte de Nerviau, reste de l’enceinte fortifiée du XIVe siècle.

A suivre…

1 réflexion sur « De Mirepoix à Pamiers, on change de pays – 2. Quand la rue serpente, ou quand on monte au Castella par le sentier des chèvres »

  1. Merci pour cette balade et de ces photos.
    M.Sors…que j’ai connu ainsi que Mme Sors, une roussillonnaise comme ma mère.
    C’était qqs années avt 1960. Mais le couple était installé là depuis longtemps.
    C’était le Loumet de notre jeunesse…

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