Un samedi, à Lagrasse, dans l’Aude
Ci-dessus : vue générale de Lagrasse en 1950.
C’était samedi dernier, lors d’une journée de promenade à Lagrasse, dans l’Aude. J’ai pris beaucoup de photos. Mon but n’est pas ici de proposer un reportage exhaustif, mais seulement fixer des émotions lumineuses ainsi que des moments de curiosité.
Ci-dessus : vue des vieilles maisons au bord de l’Orbieu.
Ci-dessus : sur la place, au coeur du village, la maison Maynard (XIVe siècle).
Ci-dessus : détail de la maison Maynard.
Ci-dessus : sur la place, la halle (début du XIVe siècle).
Ci-dessus : sur l’un des piliers de la halle, blason d’Auger de Gogenx, qui fut abbé de Lagrasse de 1279 à 1309.
Ci-dessus : dans les vieilles rues du village.
Ci-dessus : maison habitée par la famille Cros à partir de 1765.
« On devient très fin, Mais on meurt de faim, A jouer de la guitare, On n’est emporté, L’hiver ni l’été, Dans le train d’aucune gare. Il faut beaucoup d’or Pour aller au bout du monde… » Charles Cros. Aux imbéciles. In Le collier de griffes. Posthume 1908.
Ci-dessus : dans l’église Saint Michel (1340-1350), décor baroque.
Ci-dessus : chaire à prêcher (XVIIIe siècle).
Ci-dessus : culots sculptés de têtes humaines.
Ci-dessus : Tobie, Raphaël et le poisson (XVIIIe siècle). Auteur inconnu.
« Tobie partit, suivi du chien, et il fit sa première halte près du fleuve du Tigre. Comme il descendait sur la rive pour se laver les pieds, voici qu’un énorme poisson s’élança pour le dévorer. Effrayé, Tobie poussa un grand cri, en disant : « Seigneur, il se jette sur moi! » L’ange lui dit : « Prends-le par les ouïes et tire-le à toi. » Ce qu’ayant fait, il le tira sur la terre sèche, et le poisson se débattit à ses pieds. L’ange lui dit : « Vide ce poisson, et conserves-en le coeur, le fiel et le foie, car ils sont employés comme d’utiles remèdes. » Il obéit ; puis il fit rôtir une partie de la chair, qu’ils emportèrent avec eux pour la route ; ils salèrent le reste, qui devait leur suffire jusqu’à ce qu’ils arrivassent à Ragès, ville des Mèdes. Et Tobie interrogea l’ange, en disant : « Je te prie, Azarias mon frère, de me dire quelle vertu curative possèdent les parties de ce poisson que tu m’as commandé de garder… » 1Tobie. VI. 1-7
Ci-dessus : dans une chapelle latérale, fresque de la Sainte Face, ou plutôt du Voile de Véronique.
Ci-dessus : dans une autre chapelle latérale…
Ci-dessus : vue du pont vieux (XIIe siècle) qui conduit à l’abbaye, située de l’autre côté de l’Orbieu.
Ci-dessus : vue du pont neuf (XVIIIe siècle) depuis le pont vieux.
Ci-dessus : vue de l’abbaye à la sortie du pont vieux ; l’édification de la tour est due à Philippe de Lévis, qui a été abbé de Lagrasse au temps de son épiscopat mirapicien ; conçue sur le modèle du clocher de la cathédrale de Mirepoix, la tour est restée inachevée depuis 1537, date de la mort de l’évêque.
Ci-dessus : graffiti sur le mur du cimetière qui borde le chemin menant à l’abbaye.
Ci-dessus : dans le cimetière, au-dessus du chemin qui mène à l’abbaye, mausolée de la famille Cholier de Cibeins, apparentée à la famille Berlioz qui a longtemps été propriétaire d’une partie de l’abbaye après la Révolution. Ce mausolée est l’oeuvre d’Emile Bertrand, architecte né en 1856 à La Redorte (Aude), créateur, entre autres, du palais Beaumont et du Palmarium à Pau, ainsi que du palais d’Hiver du Jardin d’acclimatation à Paris. Un tombeau signé Emile Bertrand subsiste également à Villedaigne (Aude). Emile Bertrand était par ailleurs l’oncle maternel d’Henry de Monfreid.
Ci-dessus : détail du mausolée ; décor réalisé en béton imprimé, technique innovante dont Emile Bernard a été un grand utilisateur.
Ci-dessus : buste d’un membre de la famille Cholier de Cibeins ; le prénom est illisible.
Ci-dessus : cour d’honneur de la partie de l’abbaye qui demeure aujourd’hui réservée à la vie monastique.
Ci-dessus : dans la partie publique de l’abbaye, cour de l’ancien logis abbatial (XIIIe siècle).
Ci-dessus : ancien dortoir des moines.
Ci-dessus : oculus dans l’ancien dortoir des moines.
Ci-dessus : reste de sol ancien dans un couloir de circulation.
Ci-dessus : ruines de l’église abbatiale.
Ci-dessus : entrée de la chapelle Saint Barthélémy, créée en 1296 par l’abbé Auger de Gogenx.
Ci-dessus : blason d’Auger de Gogenx.
Ci-dessus : intérieur de la chapelle saint Barthélémy.
Ci-dessus : figure sculptée sur la porte d’entrée de la chapelle Saint-Barthélémy.
Ci-dessus : autre figure sculptée sur la porte d’entrée de la chapelle Saint-Barthélémy.
Ci-dessus : autre figure sculptée sur la porte d’entrée de la chapelle Saint-Barthélémy.
Ci-dessus : peinture murale dans le couloir qui mène à la chapelle Saint Barthélémy.
Ci-dessus : reste de gisant attribué au Maître de Cabestany (XIIe siècle).
Ci-dessus : dans la salle d’apparat, cheminée créée par Philippe de Lévis.
Ci-dessus : dans une autre cour du logis abbatial, blason d’Auger de Gogenx.
Ci-dessus : détail de la signalétique créée à la faveur de l’actuelle rénovation de l’abbaye.
Ci-dessus : dans la nuit, sur la route du retour à Mirepoix. Aux frontières du réel…
References
↑1 | Tobie. VI. 1-7 |
Gabriele Gray at 3 h 58 min
Une fois de plus, une visite au passé dans le présent, le soleil presque hivernal se montrant dans l’ombre. Je ne veux pas rester là mais je ne veux pas partir pour la peur il disparaîtra, un voyage fantôme.
Vous menez, vous enseignez, vous partagez; Vos voyages ne peuvent s’empêcher de nous toucher avec le fait, et l’imagination. Encore merci, cher guide
La dormeuse at 9 h 57 min
Merci. Je suis touchée de votre témoignage d’amitié.
Gironce at 12 h 48 min
Le Saint Suaire serait plutôt le voile de Véronique (vraie icône).
La dormeuse at 16 h 17 min
Vous avez raison. Mais c’est toujours la Sainte Face.
zanda at 23 h 21 min
Merci à vous de nous faire partager ce témoignage !
Jean Pierre Essique at 11 h 05 min
The other part of the Abbey is missing. It has been partly restored or under restoration and is also of great interest and beauty. The old part is partly ruined.