SCÈNE II VÉRONIQUE, GUILLAUME GUILLAUME, entrant, une pioche sur l’épaule. VÉRONIQUE. … Pour en savoir plus sur Messidor et la légende de l’or, pour connaître la suite de l’histoire de Véronique, de Guillaume et de sa mère, rendez-vous demain matin 16 avril, à partir de 9h30, à la médiathèque de Mirepoix, 14 rue Vidal Lablache. C’est la journée de printemps de l’association Salon du Livre d’Histoire Locale à Mirepoix ; c’est dans la salle de cinéma : images et son à la clé ! Pour lire le livret de Messidor : Messidor sur Internet Archives.org. Pour voir les décors d’Amable ou de Philippe Chaperon : Gallica BnF.
Drame lyrique, en quatre actes et cinq tableaux.
Représenté pour la première fois à Paris sur la scène de l’Académie Nationale de Musique le 15 février 1897.
En pleine affaire Dreyfus et à la suite du « J’accuse » de Zola dans le journal L’Aurore, Messidor fait à la fois sensation et scandale. « Les critiques les plus virulents n’hésitèrent pas à accabler la partition de Messidor : parfum anarchique, germes de sédition et d’immondices, l’ouvrage fut catalogué parmi les « inacceptables » et condamné à être poursuivi comme péril national » ((Cf. ConcertClassic.com/Journal/)).
De nos jours, au pays de Bethmale (Ariège).
La salle commune d’une antique maison, dans un village des montagnes. Elle est bâtie de grosses pierres, de blocs de marbre rougeâtre, à peine taillés. Le grand fourneau de cuisine n’a pas de feu, les murs sont nus, il n’y a d’autres meubles qu’une table massive et de solides escabeaux de chêne ; et tout cela dévasté par la ruine, d’un aspect primitif, d’une rudesse barbare. A gauche, deux larges baies, entre des piliers grossiers, laissent apercevoir un vallon desséché et rocailleux, d’un flamboiement d’incendie, sous l’ardent soleil d’août.

Véronique, Guillaume et sa mère s’épuisent à cultiver une terre desséchée, tandis que Gaspard capte toute l’eau afin d’alimenter son usine et d’extraire ainsi l’or de la rivière.
SCENE I
Midi, la terre brûle, sous l’implacable été ; et, depuis tant de jours, pas un souffle de vent, pas une goutte d’eau ! Dans ce creux de montagnes, où la chaleur s’amasse, le village perdu flambe comme dans un brasier.
Mère, mère ! j’ai la poitrine en feu, le sang finirait par jaillir de la peau… (il jette la pioche dans un coin.) Misé- rable outil ! A quoi bon tout ce travail, puisque la semence sèche parmi les pierres ?
As-tu défriché, là-bas, le fond du vallon ?
Analogies- Minarets
Analogies – Ruines
Ci-dessus, de gauche à droite : François de Nomé et/ou Didier Barra, dits Monsù Desiderio, (peintres nés à Metz à la fin du XVIe siècle, installés à Naples au XVIIe siècle), Paysage urbain ; à Mirepoix, vue de la friche industrielle de la Copami en cours de démolition.
Quand les monuments de la modernité s’écroulent…






