Deux vues – Pamiers, Toulouse

 

Ci-dessus, de gauche à droite : vue du quai n° 1 de la gare de Pamiers, une maison, façon Magritte, derrière un empilement de traverses destinées à la réfection du ballast ; vus depuis la route d’Espagne, bâtiments édifiés à Toulouse, sur l’ancien site d’AZF.

Tout bouge, tout change. Mais quand il pleut à Pamiers, il pleut aussi à Toulouse. J’ai pu le constater aujourd’hui.

 

Il existe aussi un peu partout dans Toulouse des lieux comme celui-ci. Mais aujourd’hui, il y pleut aussi.

Finalement, nous sommes allés voir, allée des Demoiselles, Destins brisés – Peintres de l’Ecole de Paris, une exposition sous-titrée « Peindre pendant la guerre ». je n’en dis pas plus. Je consacrerai prochainement un article à l’exceptionnelle collection de tableaux et dessins présentés ici. L’exposition dure jusqu’au 14 janvier 2011.

Lieu : Musée départemental de la Résistance et de la Déportation
52 allée des Demoiselles 31200 Toulouse
Téléphone : 05 61 14 80 40
Site internet: http://www.musee-resistance31.fr/

Une approche de l’art contemporain – Cycle de conférences à Pamiers

 

L’association Mille Tiroirs, en partenariat avec la Fondation Espace Ecureuil pour l’art contemporain à Toulouse, propose à Pamiers durant la saison 2010-2011 un cycle de conférences dédiées à l’art contemporain. Julie Rouge, assistante de direction à la Fondation Espace Ecureuil, est l’animatrice de ces conférences. Je me suis rendue salle Espalioux à la conférence du 9 décembre, intitulée L’art contemporain : un panorama de formes aux frontières poreuses.

La conférence est sans façons. On fait cercle autour du rond de lumière dans lequel se tient Julie Rouge, et l’on commente librement les images qu’elle projette sur le mur. Le groupe évoque ainsi, au fil des images, la diversité surprenante des formes sous lesquelles se présente l’art contemporain, Land Art, installations, performances, Food Art, BD, etc. Parmi les exemples commentés, certains sont devenus des icônes, comme le Saut dans le vide d’Yves Klein ou l’Azione sentimentale de Gina Pane ; d’autres sont empruntés à des travaux plus récents, dont ceux de Glenn Baxter et de Katarina Kudelova, exposés l’an dernier à Toulouse.

Toutes les questions sont permises. Le groupe ne s’en prive pas : – Est-ce de l’Art ? – Y a-t-il un sens ? – Et le Beau, dans tout ça ? … Passionnant moment d’échange.

Ci-dessous, quelques unes des images qui ont fait débat – Pourquoi ? – Comment ? :

Ci-dessus : Robert Smithson, Spiral Jetty, 1970.

Ci-dessus : Erwin Wurm, One minute sculpture, 1996.

Ci-dessus : Yves Klein, Le saut dans le vide, 1974.

Ci-dessus : Joseph Beuys, I Like America and America Likes Me, 1974.
I wanted to isolate myself, insulate myself, see nothing of America other than the coyote.

Ci-dessus : Gina Pane, Azione sentimentale, 1973.

Ci-dessus : Rirkrit Tiravanija, Vernissage.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=g30wvsqXZhY&hd=1[/youtube]

Glenn Baxter, Le monde de Glenn Baxter, 2009

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=YrsvM4UTGp8&hd=1[/youtube]

Katarina Kudelova, Absences, 2009

Prochaine conférence : jeudi 20 janvier 2011
Créer – Manger – Digérer
Zoom sur une approche de l’art contemporain : art et alimentation (mise en bouche pour la visite de l’exposition Reliefs proposée à la Fondation le samedi 22 janvier).

Rendez-vous à la gare de Pamiers

 

J’allais hier, en bus, autant dire « en dormeuse » comme au temps de Frédéric Soulié ((Cf. La dormeuse blogue : Quand Frédéric Soulié retourne en Ariège – 1. Je fus appelé par quelques affaires de famille dans le Midi de la France)), attendre l’un des miens à la gare de Pamiers. Alors que le bus arrivait à la hauteur de l’aérodrome des Pujols, j’ai vu les premières neiges, tombées cette semaine sur le massif du Saint-Barthélémy. Neige en novembre… Bien sûr, la neige a son moment, commandé par l’horloge des saisons. Il n’empêche que la surprise d’un tel moment chaque année reste entière. L’émotion de la première neige demeure ainsi, comme la fée des légendes, éternellement jeune.

 

A Pamiers, avant d’entrer dans la gare, je me retourne pour jeter un coup d’oeil mélancolique à ce qui reste de l’hôtel Baurès, « A vendre – depuis 1912 », comme indiqué sur l’écriteau apposé au dessus du bar, fermé depuis des mois, qui déshonore le pied de cet édifice de style Art Nouveau, rare dans la région.

 

Je me promène, pour passer le temps. Voici les quais, ourlés de feuilles mortes, les caténaires, les machines, les grands silos blancs, les nuages dans le ciel.

 

Voici la montagne, là tout près, derrière la gare.

 

Voici la voûte, le ciel de fer, sous lequel s’accomplit, ici comme ailleurs, le destin de l’arrivée et celui du départ. Au loin, la montagne veille.

 

Derrière la gare Saint-Lazare, chez Monnet, il y a la ville. Derrière la gare de Pamiers, il y a le Saint-Bartélémy, il y a la neige.

 

Dans nos montagnes des Pyrénées, observait Frédéric Soulié, la vie doit être forte… ((Frédéric Soulié, Deux séjours – Province, Paris))

 

« Penser comme une montagne », dit Aldo Leopold. Si tu ne vas pas à la montagne, la montagne viendra-t-à toi !