Charles Philibert Marie Gaston de Lévis, comte de Mirepoix, en silhouette dans les prisons de Paris en l’an II

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Ci-dessus : cour intérieure de la prison de La Force en 1840.

Professeur de lettres et d’histoire, journaliste, conservateur au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, Charles Aimé Dauban (1820-1876) publie en 1870 Les prisons de Paris sous la Révolution, maître ouvrage composé « d’après les relations des contemporains ». On entrevoit dans ce recueil de témoignages les silhouettes de Pierre Marc Gaston de Lévis (1764-1830), second duc de Lévis, futur pair de France, futur académicien, et de Charles Philibert Marie Gaston de Lévis (1753-1794), comte de Mirepoix, maréchal de camp, député de la noblesse, ou, comme on dit à l’époque révolutionnaire, « constituant » 1Constituant, subst. masc. Député, membre d’une Assemblée constituante. Les constituants de 1789..

Tableau du Luxembourg 2Le palais du Luxembourg, dans le VIe, a servi de prison sous la Terreur. fait par un suspect, arrêté en frimaire, an deuxième.

« C’est un spectacle assez divertissant de voir arriver dans un misérable fiacre deux marquis, une duchesse, une marquise, un comte, un abbé, et deux comtesses qui s’évanouissent en descendant et qui ont la migraine en montant. Il n’y a pas encore longtemps que je vis arriver la femme de Philippe le guillotiné ; elle loge à côté de Bazire 3Claude Bazire (1764-1794), commis aux archives de Bourgogne, député, membre du Comité de sûreté générale, compromis dans l’affaire de la liquidation de la liquidation de la Compagnie des Indes orientales, guillotiné en 1794. et de Chabot 4François Chabot (1756-1794), capucin défroqué, député, membre du Comité de sûreté générale, compromis dans divers trafics, guillotiné en 1794. qui sont toujours au secret et se morfondent en entendant la voix aigre d’un colporteur qui crie « La grande colère du père Duchesne 5Les principales livraisons du Père Duchesne, journal vendu à la criée, connu pour sa violence souvent ordurière,sont dues à la plume Jacques-René Hébert, représentant du parti des Enragés, guillotiné en mars 1794. contre le frocard Chabot. » Dans le même corridor logent M. de la Borde de Méréville, M. le président Nicolaï, Mélin, ci-devant commis de la guerre sous Ségur.

Dans l’autre corridor, à main gauche, habitent M. de la Ferté, M. le duc de Lévis [Pierre Marc Gaston de Lévis], M. le marquis de Fleury, M. le comte de Mirepoix [Charles Philibert Marie Gaston de Lévis] ; tous les matins en se levant ils braquent leurs lunettes d’approche, et ils ont l’agrément de voir que leurs hôtels ne sont pas changés de place dans la rue de l’Université 6Depuis le palais du Luxembourg, au-delà de l’autre rive de la Seine, sur le front des hôtels particuliers qui s’élevaient rue de l’Université, rue de Lille et rue de la Planche (aujourd’hui partie de la rue de Varennes), ces Messieurs pouvaient voir de loin leur résidence habituelle, dont le duc de Lévis Mirepoix le n° 121 de la rue de Lille, et le comte de Lévis Mirepoix le n° 104 de la rue Saint-Dominique.. Au bout du corridor, dans la bibliothèque, repose un groupe de généraux qui se racontent les uns aux autres leurs victoires. » 7Les prisons de Paris sous la Révolution : d’après les relations des contemporains (Ouvrage enrichi de onze gravures, vues intérieures et extérieures des prisons du temps) / avec des notes et une introduction, par C.-A. Dauban, p. 268, éditions Plon, 1870.

Pierre Marc Gaston de Lévis et Charles Philibert Marie Gaston de Lévis se trouvent transférés ensuite à la prison de la Force :

La loi du 17 septembre 8Votée le 17 septembre 1793, Loi des suspects, qui prescrit l’arrestation systématique des nobles, parents d’émigrés, prêtres insermentés, fonctionnaires destitués, officiers suspects de trahison, et accapareurs. venait de paraître ; chaque jour amenait à La Force un grand nombre de personnes suspectes.

Brochet de Saint-Prés, maître des requêtes, esprit fin et méchant ; Custines fils, intéressant et instruit ; Charost-Béthune, jeune écervelé, sans esprit et sans moyens ; Gamache, phraseur insipide; Lévis-Mirepoix, constituant [Charles Philibert Marie Gaston de Lévis] ; d’Espagnac, immoral abbé, grand calculateur ; Gusman, Espagnol, scélérat dëterminë ; Lamarelle père et fils ; Bochard de Saron, grand astronome ; Ménard de Chousy ; Fleury ; Duval de Beaumontel ; de Bruges, constituant, se succédèrent rapidement dans les fers et à la mort. » 9Ibidem, p. 425.

Dialogue des morts 10Titre emprunté au rhéteur grec Lucien de Samosate (IIe siècle après J.C.) et à Fénelon (1683). Genre littéraire très prisé, le « dialogue des morts » met en scène, aux Enfers, des personnages mythologiques, des empereurs, des philosophes et des types humains, dans le but de se moquer de la folie des hommes ou de celle du temps. Les prisonniers de La Force.

Dans un dialogue dont l’auteur des DIALOGUES DES MORTS DE LA RÉVOLUTION, publiés à l’époque des procès de Carrier et de Delacroix, suppose que Custines fils et Basseville sont les interlocuteurs, nous trouvons quelques renseignements que cet auteur, qui avait signé le Club infernal du pseudonyme de Pilpay, a recueillis sur les prisonniers de la Force pendant son séjour dans cette maison.

BASSEVILLE. Parmi nos compagnons d’infortune, vous aviez sûrement quelques personnes de ma connaissance ?
CUSTINES. C’est possible. Je voyais peu de monde, je vivais retiré dans ma chambre au milieu de mes livres : la mort de mon père servait de prétexte à cette retraite, et mes compagnons se firent tous un devoir religieux d’en respecter la cause. Je me promenais deux heures le matin, deux heures le soir, causant peu, observant beaucoup. Ces hautes murailles grossièrement charbonnées .de gibets et de vers mélancoliques, ces verrous énormes, ces guichetiers ivrognes, ces infortunés qui dansaient sur les bords d’un volcan, ces jeux de barre, de ballon, de galoche, au milieu des espions et des bourreaux : tout cela prêtait infiniment aux méditations profondes et m’inspirait une sorte de rêverie douce, à laquelle je me livrais sans réserve. Cependant je connaissais à peu près tous ceux qui marquaient dans la prison : je vais vous les nommer.

Jacques Lemaire, ci-devant greffier du conseil; esprit fin, malin observateur.
Pierre Rocquart, capitaine au régiment de Vivarais ; joueur, spadassin délié.
Antoine-Francois Chaselon, avocat ; visant à la folie.
Maximilien Rosset de Fleury, enfant prodigue, vrai chenapan (guillotiné).
Charles-Dominique Bertrand, d’une société douce.
Jean-Baptiste Bertrand, écolier, fils du ministre de la marine.
Chevalier Bertrand, joueur intrépide.
Alexandre Crève-Coeur, insolent et rampant.
Les deux Brancas, vieux, cassés, et tenant à tous les préjugés de leur caste.
Poujaud, fermier général ; raisonneur à perte de vue.
Mouchy (maréchal), toujours haut, malgré les leçons de l’infortune (guillotiné).
Linguet, non moins connu par l’aridité de son coeur que par l’excellence de son esprit (guillotiné).
Nicolas le Hurepoix, conseiller au Châtelet, ennuyeux et tranquille (condamné à la déportation).

BASSEVILLE. Tous les malheureux condamnés à la déportation n’ont-ils pas été noyés par ordre de Carrier ?
CUSTINES. Non ; ceux de Paris étaient transférés à Bicêtre.

Pierre le Muet, figure d’écureuil.
Norbert Conflans, soupçonné d’avoir voulu enlever le Roi ; pauvre hère.
Miranda, né au Pérou, habitant de l’univers, général français, aventurier romanesque.
Pierre Aublay, vieillard vert, avare, entêté ; père d’une fille très intéressante.
Pierre Doucet, officier de marine marchande ; bon convive, mauvaise tête.
Jean-François Bérard, maquignon d’affaires obscures.
L’abbé Guitry, parasite et comédien.
Jean-Pierre Gallais, homme de lettres ; observateur difficile et froid.
Béthune-Charost fils, cerveau brûlé (guillotiné).
Talleyrand-Périgord, ci-devant commandant en Languedoc ; plein d’honneur.
Mirepoix-Lévis, constituant ; avare dégoûtant (guillotiné).
Michel Gamache, vivant d’expédients (guillotiné).
Denis Morin, homme d’affaires de la du Barry (guillotiné).
Adam Lux, député de Mayenne ; caractère exalté, amoureux de Charlotte Corday (guillotiné).
Vincent de Lorme, du Mont-de-Piété ; nauséabond.
Ville-Harnois, maître des requêtes ; moeurs antiques.
Saint-Roman, conseiller au parlement ; chroniqueur de basse-cour (guillotiné).
Edme Fauvelet, chef d’un encan national ; patriote ardent et fou.
Gonchon, figure révolutionnaire ; coeur droit.
Guiraut, célèbre aux Jacobins ; buveur de sang.
Duval, chanoine du Mans ; espèce de furet à toute chasse.
François Brisolier, girouette à tout vent.
De Malitourne, bénédictin ; fameux solliciteur de procès au parlement de Paris.
Alexandre Brion de Saint-Cyr, maître des comptes ; froid et compassé.
Jean-Baptiste Saint-Cernin, inspecteur des manufactures de Charleville.
François Paulmier, intrigant, d’une belle figure (guillotiné).
Jean de l’Huis, maréchal de camp, bon officier.
Auguste Louis Reubell, soi-disant marquis.
Daché, officier de marine, généralement estimé.
Nicolas Brisseau, procureur au Parlement ; Harpagon très ridicule.
Jean-Baptiste Duval de Beaumontel, lieutenant-colonel cassé (guillotiné).
Louis, Basset de la Marelle, président du grand conseil ; figure ouverte (guillotiné).
Son fils, bête et joli danseur (guillotiné).
Emmanuel Jean Marie Langlois de Villepaille, écuyer cavalcadeur, fils naturel et vivant portrait de Louis XV, procureur général des plaisirs de La Force.
André-Marie Guzman, Espagnol ; tête forte et pensante, manouvrier de révolution (guillotiné).

BASSEVILLE. N’est-ce pas ce même Guzman qui fut un des principaux acteurs de la révolution du 31 mai ?
CUSTINES. Lui-même. S’il avait été ou cru, ou secondé, la révolution du 31 mai eût pris une autre tournure : il eût fait sauter la Convention.

Jean Ménard de Chousy, figure étrangère, esprit facile, naissance équivoque (guillotiné).
Charles Paris, d’abord valet de chambre, puis proxénète, puis courtier d’affaires.
Rivarol (Chevalier), ayant toute la fatuité de son frère, sans en avoir ni les grâces ni l’esprit.
Ledoux, architecte, ne rêvant et ne parlant que de colonnes aux cinq douzièmes.
Ferrière-Sauveboeuf, cachant fort bien, sous une écorce de bavardage, un peu d’intrigues subalternes.
Moutonet, employé dans les charrois ; d’un commerce sûr et agréable.
Baune, chef des charrois ; formes hollandaises, caractère français (guillotiné).
L’abbé d’Espagnac, un des plus forts calculateurs du siècle ; immoral (guillotiné).
Du Couédic, penseur systématique, pédant solitaire, révolutionnaire par boutades.
Botterel de la Bretonnière, chanoine de Vannes ; costume sale, moeurs douces.
Laveau, juge du tribunal du 17 août ; rire fin, figure fausse.
Després, Sabaltier, administrateurs de la Compagnie des Indes ; deux frères liés d’une amitié touchante et rare.
Château-Briant, jeune homme épuisé (guillotiné).
Bochard de Saron, président du parlement de Paris ; simple dans ses mœurs, très savant en astronomie (guillotiné).
Boutibonne, adjoint à la commission de la guerre ; de l’esprit et de la probité.
Taillaisson, conseiller au parlement de Toulouse ; joueur et boiteux.
Vandeniver père et fils, connus dans toute l’Europe par l’excellence de leur papier et en France par l’abondance de leurs bienfaits (guillotinés).
Chancourt, intendant du ci-devant duc de Montmorency ; homme faible et tripotier (guillotiné).
Thomasini, deux frères portugais ; du bon sens.
Thouard, receveur général des finances ; jeune homme sans esprit et très amoureux de sa femme (guillotiné).
Trenonet, receveur général des finances ; des habitudes tranquilles.
Titon fils, excellent convive, figure franche et ouverte.
Buscher, flamand, chevalier d’industrie, galopin diplomatique.
Boutray, payeur de rentes ; figure patriarcale, tête faible.
Balagny, ci-devant portemanteau du Roi ; homme cassant et nerveux.
Volney, constituant, homme de lettres, marchant sur la même ligne, parlant sur le même ton, suivant la même idée.
Grouvelle, durement honnête homme.
Guillaume, général divisionnaire, bon mathématicien.
O’-Moran, général divisionnaire, bon soldat (guillotiné).
Chancel, général divisionnaire ; ennuyeux conteur de ses prouesses (guillotiné).
Latouche, ci-devant chancelier du duc d’Orléans ; belle figure, conduite adroite, ayant toujours joué de bonheur.
Janville, le complaisant de tout le monde (guillotiné).
Montaran, intendant des finances ; faisant du bien.
Bacon de la Chevallerie, jouissant d’une réputation équivoque du côté de la probité, mais non du côté de l’esprit.
Le baron de Trenck, gourmand, espion, aventurier sans esprit (guillotiné).
Les deux Montigny, officiers de la marine marchande ; se livrant fort peu.
Saint-Chamond, ayant encore des restes de son antique beauté.
La Freté, receveur des finances ; fat.
Vergniaud, parleur aimable et politique inexcusable (guillotiné).
Valazé, penseur solitaire (poignardé).
Kersaint, fier matamore (guillotiné).
Dussaux radote.
Salmon tremble.
Mercier végète.
Laurençot joue à la galoche.
Blade s’impatiente et se foule un nerf.
Royer dit son bréviaire.
Olivier Gérente se prend à toutes les branches.
Aubry recorde ses faits militaires.
Faure allume sa pipe.
Lamarre ne s’embarrasse de rien.

BASSEVILLE. Ces treize derniers sont des députés de la Convention.
CUSTINES. C’est vrai ; j’étais lié avec les trois premiers.

Vigier, taillé en Hercule.
Laclos, auteur des Liaisons dangereuses ; figure basse, esprit infernal.
Les deux Thélusson, amis des beaux-arts.
Vilmenau, ami du repos.
Francoeur, ami de tout le monde.
Langlois, oeil vif, taille courte, esprit net, coeur excellent.
Ricard, négociant, parlant peu et mangeant toujours.
Lacroix, généalogiste, farceur sans gaieté, conteur sans vérité.
Dangé, administrateur de police, ci-devant frotteur; insolent coquin (guillotiné).

CUSTINES. Voilà ceux que j’ai remarqués, et dans leur nombre vous voyez qu’il y en a eu une partie de guillotinés ; l’autre eût suivi, sans la catastrophe du 9 thermidor.
BASSEVILLE. C’étaient ces infortunés que les journaux vendus au parti sanguinaire appelaient des scélérats, des conspirateurs, des contre-révolutionnaires, etc. 11Ibid. p. 456-460.

Les mêmes prisonniers vus par Jules Edouard Alboize de Pujol et Auguste Maquet dans Les prisons de l’Europe

Une chambrée de prisonniers était formée, à cette époque, de la manière suivante : Brochet de Saint_Près, ancien maître des requêtes, frondeur et original, égayait toute la chambrée par ses bons mots ; Custines fils, jeune, intéressant et instruit, captivait par sa conversation, tandis que Charost-Béthune, plein d’espérances folles et téméraires, étalait l’ignorance de la noblesse la plus reculée, et dérangeait sans cesse Brochard de Saron, grand astronome qui s’exilait de la terre pour voyager dans le ciel. Gamache poursuivait de ses discours ampoulés et insipides les deux constituants Lévis Mirepoix et de Bruges. Lamarelle père et fils, Menard de Choisy, Fleury, Duval, de Beaumontel, faisaient galerie et écoutaient en silence…

Les premiers vingt-deux députés furent d’abord placés au dernier étage du bâtiment neuf de La Force ; il y avait déjà une cinquantaine de détenus dans cet espace étroit, où pour tout lit les députés n’avaient que des crèches garnies de paille. Celui qui fut le plus incommodé était Mercier, l’auteur de l’An 2440 et de plusieurs autres ouvrages. Quelques prisonniers, l’ayant entendu nommer et le connaissant de nom et de réputation, lui arrangèrent un lit où il pût dormir. Blanqui, reconnu aussi, accepta l’offre qu’on lui fit de venir dans une chambrée convenable 12Cf. Jean Dominique Blanqui, Mon agonie de dix mois ou Souffrances de soixante-treize députés.. Le lendemain on logea les députés d’une manière moins incommode : on les divisa : une partie fut envoyée au département de la Vite-au-lait 13La Vite-au-Lait : département de la prison précédemment réservé aux femmes qui étaient accompagnées d’enfants en bas-âge et qui avaient besoin de nourrices. ; l’autre resta dans le bâtiment neuf. Dans la Vite-au-lait ils eurent une seule et même chambre, au-dessous de laquelle était une auge à cochons qu’il fallait traverser pour y pénétrer… 14Jules Edouard Alboize de Pujol (1805-1854) et Auguste Maquet (1813-1888), Les prisons de l’Europe, pp. 195-196, Librairie théâtrale, Paris, 1851.

References   [ + ]

1. Constituant, subst. masc. Député, membre d’une Assemblée constituante. Les constituants de 1789.
2. Le palais du Luxembourg, dans le VIe, a servi de prison sous la Terreur.
3. Claude Bazire (1764-1794), commis aux archives de Bourgogne, député, membre du Comité de sûreté générale, compromis dans l’affaire de la liquidation de la liquidation de la Compagnie des Indes orientales, guillotiné en 1794.
4. François Chabot (1756-1794), capucin défroqué, député, membre du Comité de sûreté générale, compromis dans divers trafics, guillotiné en 1794.
5. Les principales livraisons du Père Duchesne, journal vendu à la criée, connu pour sa violence souvent ordurière,sont dues à la plume Jacques-René Hébert, représentant du parti des Enragés, guillotiné en mars 1794.
6. Depuis le palais du Luxembourg, au-delà de l’autre rive de la Seine, sur le front des hôtels particuliers qui s’élevaient rue de l’Université, rue de Lille et rue de la Planche (aujourd’hui partie de la rue de Varennes), ces Messieurs pouvaient voir de loin leur résidence habituelle, dont le duc de Lévis Mirepoix le n° 121 de la rue de Lille, et le comte de Lévis Mirepoix le n° 104 de la rue Saint-Dominique.
7. Les prisons de Paris sous la Révolution : d’après les relations des contemporains (Ouvrage enrichi de onze gravures, vues intérieures et extérieures des prisons du temps) / avec des notes et une introduction, par C.-A. Dauban, p. 268, éditions Plon, 1870.
8. Votée le 17 septembre 1793, Loi des suspects, qui prescrit l’arrestation systématique des nobles, parents d’émigrés, prêtres insermentés, fonctionnaires destitués, officiers suspects de trahison, et accapareurs.
9. Ibidem, p. 425.
10. Titre emprunté au rhéteur grec Lucien de Samosate (IIe siècle après J.C.) et à Fénelon (1683). Genre littéraire très prisé, le « dialogue des morts » met en scène, aux Enfers, des personnages mythologiques, des empereurs, des philosophes et des types humains, dans le but de se moquer de la folie des hommes ou de celle du temps.
11. Ibid. p. 456-460.
12. Cf. Jean Dominique Blanqui, Mon agonie de dix mois ou Souffrances de soixante-treize députés.
13. La Vite-au-Lait : département de la prison précédemment réservé aux femmes qui étaient accompagnées d’enfants en bas-âge et qui avaient besoin de nourrices.
14. Jules Edouard Alboize de Pujol (1805-1854) et Auguste Maquet (1813-1888), Les prisons de l’Europe, pp. 195-196, Librairie théâtrale, Paris, 1851.

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