Analogies – Tu dis que la Plante médite ?

 

Ci-dessus, de gauche à droite : Alexej von Jawlensky (1864-1941), Variation, circa 1918 ; Mirepoix, mars 2011.

Lucrèce
– Je ne sais si je puis mieux dire qu’une Fable… Je voulais te parler du sentiment que j’ai, parfois, d’être moi-même Plante, une Plante, qui pense, mais ne distingue pas ses puissances diverses, sa forme de ses forces, et son port de son lieu. Forces, formes, grandeur, et volume, et durée ne sont qu’un même fleuve d’existence, un flux dont la liqueur expire en solide très dur, tandis que le vouloir obscur de la croissance s’élève, éclate, et veut redevenir vouloir sous l’espèce innombrable et légère des graines. Et je me sens vivant l’entreprise inouïe du Type de la Plante, envahissant l’espace, improvisant un rêve de ramure, plongeant en pleine fange et s’enivrant des sels de la terre, tandis que dans l’air libre, elle ouvre par degrés aux largesses du ciel des milliers verts de lèvres… Autant elle s’enfonce, autant s’élève-t-elle : elle enchaîne l’informe, elle attaque le vide ; elle lutte pour tout changer en elle-même, et c’est là son Idée !… Ô Tityre, il me semble participer de tout mon être à cette méditation puissante, et agissante, et rigoureusement suivie dans son dessein, que m’ordonne la Plante…

Tityre
– Tu dis que la Plante médite ?

Lucrèce
– Je dis que si quelqu’un médite au monde, c’est la Plante.

Tityre
– Médite ?… Peut-être de ce mot le sens m’est-il obscur ?

Lucrèce
– Ne t’en inquiète point. Le manque d’un seul mot fait mieux vivre une phrase : elle s’ouvre plus vaste et propose à l’esprit d’être un peu plus esprit pour combler la lacune.

Tityre
– Je ne suis pas si fort… Je ne sais concevoir qu’une plante médite.

Lucrèce
– Pâtre, ce que tu vois d’un arbuste ou d’un arbre, ce n’est que le dehors et que l’instant offerts à l’oeil indifférent qui ne fait qu’effleurer la surface du monde. Mais la plante présente aux yeux spirituels non point un simple objet de vie humble et passive, mais un étrange voeu de trame universelle.

Tityre
– Je ne suis qu’un berger, Lucrèce, épargne-le !

Lucrèce
– Méditer, n’est-ce point s’approfondir dans l’ordre ? Vois comme l’Arbre aveugle aux membres divergents s’accroît autour de soi selon la Symétrie. La vie en lui calcule, exhausse une structure, et rayonne son nombre par branches et leurs brins, et chaque brin sa feuille, aux points même marqués dans le naissant futur…

Tityre
– Hélas, comment te suivre ?

Lucrèce
– Ne crains pas, mais écoute : lorsqu’il te vient dans l’âme une ombre de chanson, un désir de créer qui te prend à la gorge, ne sens-tu pas ta voix s’enfler vers le son pur ? Ne sens-tu pas se fondre et sa vie et ton voeu, vers le son désiré dont l’onde te soulève ? Ah ! Tityre, une plante est un chant dont le rythme déploie une forme certaine, et dans l’espace expose un mystère du temps. Chaque jour, elle dresse un peu plus haut la charge de ses charpentes torses, et livre par milliers ses feuilles au soleil, chacune délirant à son poste dans l’air, selon ce qui lui vient de brise et qu’elle croit son inspiration singulière et divine…

Tityre
– Mais tu deviens toi-même un arbre de paroles…

Paul Valéry, Dialogue de l’Arbre, 1943.

Monseigneur de Lévis Ventadour, fondateur de la chapelle des Pénitents Blancs à Mirepoix

Fils d’Anne de Lévis Ventadour et de Marguerite de Montmorency, Louis-Hercule de Lévis de Ventadour, membre de la Compagnie de Jésus, est nommé évêque de Mirepoix en 1655, « tant pour sa bonne et sainte vie, exempte de faste et d’envie », « tant pour son antique Maison… » ((Poème de Jean Loret, cité par Georges Martin in Histoire et généalogie de la maison de Lévis, p. 177.)) Il succède ici à Jean Louis de Nogaret de La Valette, qui, lassé d’affronter les flèches de Louise de Roquelaure, veuve d’Alexandre de Lévis, seigneur de Mirepoix, a sollicité l’épiscopat de Carcassonne. ((Cf. La triste histoire de Jean de Lomagne))
 
Fort du lien de parenté qu’il entretient avec la famille de Lévis Mirepoix, Monseigneur de Lévis Ventadour saura ménager une relation plus souple avec cette dernière, et traiter de façon à la fois ferme et prudente le cas embarrassant de Jean de Lomagne, fils de Jean VI de Lévis Mirepoix, qui mène une vie hors norme au château de Terride. ((Cf. La triste histoire de Jean de Lomagne))

En 1661, Monseigneur de Lévis Ventadour fait construire le séminaire diocésain, rue des Pénitents Blancs, à Mirepoix. Il fonde à cette occasion la chapelle des Pénitents Blancs. Instruit par l’exemple d’Anne de Lévis Ventadour, son père, qui a, dans le cadre des guerres de religion, mené bataille toute sa vie durant contre les ligueurs, Monseigneur de Lévis Ventadour souhaitait assurément fournir à la défense de la vraie foi les moyens de s’exercer autrement, sur un autre terrain.

En 1672, Louis Hercule de Lévis Ventadour tente d’obtenir au nom de Gaston Jean Baptiste de Lévis, nouveau seigneur de Mirepoix, l’hommage de François de Béon, vieil ennemi de Jean de Lomagne, vassal récalcitrant de la maison de Lévis Mirepoix. ((Cf. La triste histoire de Jean de Lomagne))

Monseigneur de Lévis Ventadour meurt le 6 janvier 1679 au lieu de Pouzols, dans le diocèse de Narbonne, revenant des États du Languedoc. Il est inhumé le 10 janvier dans la cathédrale de Mirepoix ((Archives dép. de l’Ariège. Mirepoix (1676-1679). Document 1NUM1/5MI663. Vues 114-115.)). Il a pour successeur Pierre de La Brouë.

Le clavecin oculaire

 

Bleu, ut ; céladon, ut dièse ; vert, ré ; vert olive, ré dièse ; jaune, mi ; aurore, fa ; orangé, fa dièse ; rouge, sol ; cramoisi, sol dièse ; violet, la ; agathe, la dièse ; turquin, si…

Alors que je m’amusais à compiler cette suite d’effets de couleur, vus et photographiés, jour après jour, à ma fenêtre, j’ai songé que j’étais là en train de jouer du clavecin oculaire ! Je m’essayais de la sorte à la pratique énigmatique dont le Père Castel, au XVIIIe siècle, a défendu le principe, et dont il a tenté de montrer l’efficience, en lui dédiant un instrument conçu tout exprès.

Je reviens ici sur l’histoire du clavecin oculaire, et, plus encore, sur celle du Père Castel. Excellent organiste, bon mathématicien, âme sensible, le Père Castel était avant tout un homme de foi. La foi constitue chez lui le ressort essentiel et principal de la pensée. A ce titre, elle inspire le génie de l’inventeur, et il s’en suit que l’aventure intellectuelle ne se distingue aucunement ici de l’expérience spirituelle. C’est là, selon moi, ce qui rend l’histoire du Père Castel si forte et si passionnante.

En 1725, dans le Mercure de France, Louis Bertrand Castel, père jésuite, annonce qu’il se propose de créer un « clavecin oculaire ». Le concept suscite de vifs débats parmi les savants et les philosophes. Il fait l’objet d’un article de l’Encyclopédie :

Clavecin oculaire, (musiq. & opt.) : instrument à touches analogue au clavecin auriculaire, composé d’autant d’octaves de couleurs par tons & demi-tons, que le clavecin auriculaire a d’octaves de sons par tons & demi-tons, destiné à donner à l’âme par les yeux les mêmes sensations agréables de mélodie & d’harmonie de couleurs, que celles de mélodie & d’harmonie de sons que le clavecin ordinaire lui communique par l’oreille.

Semblablement au Père Kircher, dont la Musurgia universalis, encyclopédie de la musique, fait autorité depuis 1650, le Père Castel tient qu’il y a en toutes choses une disposition vibratoire, qui, éveillée par le Verbe et par le souffle de l’Esprit, fait venir, sur le mode de la résonance, la couleur et le son. Il tient également que les couleurs et les sons se répondent, en vertu de l’universelle harmonia, i. e. de la « ténébreuse et profonde unité » assignée au monde par le souffle l’Esprit.

Ci-dessus : illustration empruntée à la Musurgia universalis sive ars magna consoni et dissoni (1650), volume 2, de Athanasius Kircher ; ouvrage disponible sur le Service Commun de la Documentation de l’Université de Strasbourg.

Le Père Castel a tenté, toute sa vie durant, d’obtenir la fabrication de son clavecin oculaire. Il imaginait un clavecin dont le clavier actionnerait à la fois le mécanisme de pincement des cordes et le système d’affichage des couleurs. Ménagé par des trappes alternativement ouvertes ou fermées, celui-ci aurait fonctionné à l’aide d’un jeu de rubans, d’étoffes peintes, ou de lanternes équipées de verres prismatiques. Le Père Castel n’a trouvé hélas ni le financement ni le facteur de génie, également nécessaires, tous deux, à la réalisation de son projet. Egidio Romualdo Duni ((Originaire du royaume de Naples, Egidio Romualdo Duni (1709-1775) a d’abord été le rival de Pergolese. Il s’installe en 1757 à Paris, où il compose, sur des paroles du librettiste Charles Simon Favart, une dizaine d’opéras-comiques à succès.)) célèbre compositeur peint ci-dessous par Louis Carrogis, dit Carmontelle (1717-1806), continue tranquillement de jouer du clavecin habituel.

De façon plus essentielle, les physiologues ont reproché au Père Castel de méconnaître les lois de fonctionnement de nos récepteurs sensoriels. On ne saurait, disaient-ils, ni voir le son, ni entendre la couleur, puisque la vue et l’ouïe intéressent des organes différents, non susceptibles de fonctionnement croisé. Mais ils passent sous silence l’étrange phénomène des synesthésies.

Les physiciens, de leur côté, jugent hautement improbable qu’on puisse établir entre les ondes lumineuses et les ondes sonores une correspondance autre que fantastique ou purement arbitraire.

Les musicologues, quant à eux, observent que le son n’est pas soluble dans la couleur, parce qu’il a son propre milieu de propagation qui est le temps,et qu’il demeure en cela irréductible au milieu de la couleur, qui est l’espace. Jean Jacques Rousseau musicologue récuse très fortement l’intérêt du type d’instrument imaginé par le Père Castel :

J’ai vu ce fameux clavecin sur lequel on prétendait faire de la musique avec de la couleur. C’est bien mal connaître les opérations de la nature, de ne pas voir que l’effet des couleurs est dans leur permanence et celui des sons dans leur succession.

Toutes les richesses du coloris s’étalent à la fois sur la face du la terre ; du premier coup d’oeil tout est vu. Mais plus on regarde et plus on est enchanté ; il ne faut plus qu’admirer et contempler sans cesse.

Il n’en est pas ainsi du son ; la nature ne l’analyse point et n’en sépare point les harmoniques : elle les cache au contraire sous l’apparence de l’unisson ; ou, si quelquefois elle les sépare dans le chant modulé de l’homme et dans le ramage de quelques oiseaux, c’est successivement, et l’un après l’autre ; elle inspire des chants et non des accords, elle dicte de la mélodie et non de l’harmonie. Les couleurs sont la parure des êtres inanimés ; toute matière est colorée : mais les sons annoncent le mouvement ; la voix annonce un être sensible ; il n’y a que des corps inanimés qui chantent. […].

Ainsi chaque sens a son champ qui lui est propre. Le champ de la musique est le temps, celui de la peinture est l’espace. Multiplier les sons entendus à la fois, ou développer les couleurs l’une après l’autre, c’est changer leur économie, c’est mettre l’œil à la place de l’oreille, et l’oreille à la place de l’œil. ((Jean Jacques Rousseau, Ecrits sur la musique, Essai sur l’origine des langues, où il est parlé de la mélodie et de l’imitation musicale, 1761, ch. XVI.))

Ci-dessus : Bernard de Haller, Eternité.

Diderot, enfin, se gausse du clavecin oculaire dans un passage des Bijoux indiscrets. Installé dans le cabinet des dames, le clavecin oculaire fait ici office d’arbitre des élégances, i. e. de nuancier à chiffons…

J’accompagnai les dames dans leur appartement. Après avoir traversé plusieurs pièces, nous entrâmes dans un cabinet, grand et bien éclairé, au milieu duquel il y avait un clavecin. Madame s’assit, promena ses doigts sur le clavier, les yeux attachés sur l’intérieur de la caisse, et dit d’un air satisfait :
– Je le crois d’accord.
Et moi, je me disais tout bas : – Je crois qu’elle rêve ; car je n’avais point entendu de son…
– Madame est musicienne, et sans doute elle accompagne ?
– Non.
– Qu’est-ce donc que cet instrument ?
– Vous l’allez voir. Puis, se tournant vers ses filles : – Sonnez, dit-elle à l’aînée, pour mes femmes.
Il en vint trois, auxquelles elle tint à peu près ce discours : – Mesdemoiselles, je suis très mécontente de vous. Il y a plus de six mois que ni mes filles ni moi n’avons été mises avec goût. Cependant vous me dépensez un argent immense. Je vous ai donné les meilleurs maîtres ; et il semble que vous n’avez pas encore les premiers principes de l’harmonie. Je veux aujourd’hui que ma fontange soit verte et or. Trouvez-moi le reste.
La plus jeune pressa les touches, et fit sortir un rayon blanc, un jaune un cramoisi, un vert, d’une main ; et de l’autre, un bleu et un violet.
– Ce n’est pas cela, dit la maîtresse d’un ton impatient ; adoucissez-moi ces nuances.
La femme de chambre toucha de nouveau, blanc, citron, bleu turc, ponceau, couleur de rose, aurore et noir.
– Encore pis ! dit la maîtresse. Cela est à excéder. Faites le dessus.
La femme de chambre obéit ; et il en résultat : blanc, orangé, bleu pâle, couleur de chair ; soufre et gris.
La maîtresse s’écria :
– On n’y saurait plus tenir.
– Si madame voulait faire attention, dit une des deux autres femmes, qu’avec son grand panier et ses petites mules…
– Mais oui, cela pourrait aller…
Ensuite la dame passa dans un arrière-cabinet pour s’habiller dans cette modulation. Cependant l’aînée de ses filles priait la suivante de lui jouer un ajustement de fantaisie, ajoutant :
– Je suis priée d’un bal ; et je me voudrais leste, singulière et brillante. Je suis lasse des couleurs pleines.
– Rien n’est plus aisé, dit la suivante ; et elle toucha gris de perle, avec un clair-obscur qui ne ressemblait à rien ; et dit : – Voyez, mademoiselle, comme cela fera bien avec votre coiffure de la Chine, votre mantelet de plumes de paon, votre jupon céladon et or, vos bas cannelle, et vos souliers de jais ; surtout si vous vous coiffez en brun, avec votre aigrette de rubis.
– Tu veux trop, ma chère, répliqua la jeune fille. Viens toi-même exécuter tes idées.
– Le tour de la cadette arriva ; la suivante qui restait lui dit :
– Votre grande soeur va au bal ; mais vous, n’allez-vous pas au temple ?
– Précisément ; et c’est par cette raison que je veux que tu me touches quelque chose de fort coquet.
– Eh bien ! répondit la suivante, prenez votre robe de gaze couleur de feu, et je vais chercher le reste de l’accompagnement. Je n’y suis pas…, m’y voici… non… c’est cela… oui, c’est cela… vous serez à ravir… Voyez, mademoiselle : jaune, vert, noir, couleur de feu, azur, blanc et bleu ; cela fera à merveille avec vos boucles d’oreilles de topaze de Bohême, une nuance de rouge, deux assassins, trois croissants et sept mouches…
Ensuite elles sortirent, en me faisant une profonde révérence. Seul, je me disais : – Elles sont aussi folles ici que chez nous. Ce clavecin épargne pourtant bien de la peine.
((Denis Diderot, Les Bijoux indiscrets, ch. XIX, « De la figure des insulaires, et de la toilette des femmes », anno 1748))

Ci-dessus : François Boucher (1703-1770), La marquise de Pompadour.

Plus question ici de voir le son ni d’entendre la couleur, encore moins d’aspirer à la révélation de l’harmonia mundi. Déliée de tout rapport avec la gamme sonore, coupée ainsi du possible des correspondances, exclue par là du champ de l’universelle harmonia, la gamme chromatique ne se décline plus alors, sur le mode de la physique amusante, qu’afin d’aider au choix vestimentaire, à la démonstration du bon goût, que la société, la mode, ou la subjectivité, comme on sait, seuls commandent.

Le Père Castel assigne à la couleur un statut autrement sérieux. Il use, pour s’en expliquer, de l’exemple d’Iris, ou de l’arc-en-ciel. Le fait est certain, dit-il – l’arc-en-ciel le prouve – : les couleurs ont leurs tons précis qui suivent entre eux les mêmes proportions que les tons de la musique. L’oreille entendant un son se divise harmoniquement, et représente à l’âme non seulement l’accord parfait de ce son, mais encore son système harmonique naturel. L’œil en fait autant. C’est ce « système harmonique naturel », commun à la couleur et au son, et plus généralement à tout sensible, qui, mis en oeuvre par le Verbe et par le souffle de l’Esprit, se déploie dans le jeu du clavecin oculaire comme il se déploie dans l’arc-en-ciel.

L’arc-en-ciel, précise le Père Castel, d’un beau tranchant, n’est qu’une allégorie de Jésus-Christ, et mon clavecin qui en descend est chrétien.

Louis Bertrand Castel, comme je le disais plus haut, n’a pu mener à bien la réalisation de son clavier oculaire. Les chroniqueurs du XVIIIe siècle font allusion à des tentatives de réalisation ultérieures. Les romanciers ont brodé sur le sujet. Les preuves manquent.

En 1993, à la demande du compositeur Daniel Paquette, professeur de musicologie à l’université de Lyon, Louis Boffard, facteur de piano installé à Tarare, crée le circuit électrique et électro-magnétique nécessaire au fonctionnement d’un piano oculaire. Lors d’une première expérience publique, Louis Boffard joue sur ce piano la Fantaisie chromatique en ré de Jean Sébastien Bach.

« L’avantage sur l’ordinateur », observe Daniel Paquette, « c’est qu’il y a sensations et impressions immédiates de l’interprète par le toucher. Bref un peu du rêve de Castel d’unir tous les sens ». ((Cf. Daniel Paquette, Le piano à couleurs – Hommage au clavecin oculaire du Père Castel et essai de synesthésie.))

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