Analogies – A propos d’une dame au chapeau de paille

 

 

C’était hier après-midi au bord de l’Hers-vif. Assise à côté de son mari, la dame lisait, tandis leurs trois garçons s’ébattaient joyeusement dans la rivière. A leurs cris, nous savions qu’ils étaient anglais.

Le ciel, les nuages, l’eau, et ce petit chapeau de paille, tout dans la lumière de ce bel après-midi d’été exposait l’imagination à l’afflux voilé des images de la peinture…

Ci-dessus : Claude Monet, La Promenade ou La Femme à l’ombrelle, 1875 (portrait de Madame Monnet et du petit Michel) ; Pablo Picasso, Femme au chapeau blanc, 1920-1921.

Hers-vif, Hers-mort, ou le partage aquitain

 

Ci-dessus : vue du bord de l’Hers-vif à Mirepoix, en juin 2010.

Depuis le temps que j’entends parler de l’Hers-vif et de l’Hers-mort, j’ai eu envie de mettre au clair ce que j’en savais. J’ai pensé ensuite qu’il ne serait pas inutile de partager ces quelques lumières.

Quand on parle de l’Hers, ou du LLers, ou encore du Lhers, selon la graphie ancienne, il convient de préciser duquel il s’agit, car il y en a deux !

L’Hers-vif prend sa source en Ariège, près du col du Chioula, à l’endroit nommé Font de l’Hers ou Font du Drazet (1500m). Il passe successivement à Prades, Comus, Fougax-et-Barrineuf, Le Peyrat, Sainte-Colombe sur l’Hers, Chalabre, Camon, Lagarde, Roumengoux, Moulin Neuf, Mirepoix, Mazères, Calmont. Il se jette dans l’Ariège peu avant Cintegabelle.

Il se charge en route de diverses eaux affluentes, dont celles du Lasset, descendues des pics de Soularac et du Saint-Barthélémy ; de la fontaine intermittente de Fontestorbes ; du Blau à Chalabre ; de l’Ambronne à Moulin Neuf ; du Douctouyre ; de la Vixiège.

L’Hers-mort prend sa source dans l’Aude, à l’ouest de Laurac et du seuil de Naurouze, qui constitue la ligne de partage entre les eaux de la Méditerranée et celles de l’Atlantique. Il creuse d’abord son chemin dans le terrefort du Lauraguais, puis coule dans le couloir de Naurouze. Traversant ainsi deux départements, l’Aude, puis la Haute-Garonne, il passe par Mayreville, Peyrefitte-sur-l’Hers, Salles-sur-l’Hers, Saint-Michel de Lanès, Villefranche de Lauraguais, Baziège, Labège, Belberaud, Montaudran, Toulouse, Saint-Alban, Saint-Jory, Castelginest, Balma, et se jette dans la Garonne à côté de Castelanau-d’Estrétefonds, près de Grenade.

L’Hers-mort a pour affluents le Girou, la Marcaissonne, la Saune, le Jammas, le Thésauque, le Gardijol. Il est alimenté en outre par le barrage de la Ganguise, situé près du seuil de Naurouze.

L’Hers-mort doit son nom aux épisodes d’assèchement qu’il a connus chaque été, avant la construction du barrage de la Ganguise. Celui-ci contribue désormais au maintien de l’étiage.

 

Vues « satellite ». De gauche à droite : cours de l’Hers-vif ; cours de l’Hers-mort.

 

Vues « earth ». De gauche à droite : cours de l’Hers-vif ; cours de l’Hers-mort.

Cliquez sur les cartes pour les agrandir.

Les deux Hers rejoignent via le couloir de Naurouze le bassin versant aquitain.

Née aux environs des Angles, dans les Pyrénées orientales, l’Aude, quant à elle, rejoint à partir de Carcassonne le bassin versant méditerranéen.

 

La vue aérienne montre comment s’opère ici le partage des eaux. L’Hers-vif et l’Hers-mort versent à l’ouest du seuil de Naurouze vers le bassin aquitain. L’Aude verse à l’est du seuil de Naurouze, vers le bassin méditerranéen.

Vide-grenier, fête d’été – La promenade sous les arbres

 

Le vide-grenier se tenait hier soir à la Promenade, après le carrefour où se rencontrent la rue Victor Hugo et le cours du Jeu du Mail, et s’élevait jadis le moulin « d’embas ». On aperçoit la flèche de la cathédrale entre les arbres.

 

Sous les platanes frétille le jazz d’un petit orchestre. Je les reconnais ! Ce sont les Te Ki La ?, que j’avais déjà entendus au printemps, lors du festival Swing Mirepoix ((Cf. La dormeuse blogue : Te Ki La ? Mirepoix !)).

 

C’est la belle Gloria qui chante. J’ai l’occasion de la saluer à la mairie chaque fois que je viens consulter des archives.

 

Coup d’un diable jaloux des fêtes, il y a soudain sous les arbres une panne d’électricité !

 

 

Nous rentrons tranquillement, en passant par le Monument aux Morts, le cours du Maréchal de Mirepoix, puis le cours Chabaud. C’est beau, Mirepoix la nuit. Je le dis chaque fois, mais j’aime bien le répéter.

 

J’ai rapporté de cette promenade sous les arbres un antique, croirait-on. Il date toutefois de l’ère chrétienne, car on remarquera qu’il a le sexe des anges.

Le prochain vide-grenier se tiendra le samedi 14 août, toute la journée, sur la place des Couverts.