A Mirepoix – La ville photographiée : mémoire vagabonde (3)

 

Cependant que je marchais à la rencontre des fantômes de Marion Marty, d’Abraham Louis, de Jean Dabail, de Frédéric Soulié, etc., je remarquais chaque jour davantage que la ville grouille de signes de toute sorte, et j’ai mesuré combien le voisinage des signes anciens et des signes modernes contribue au brasillement des légendes urbaines, de ces légendes dont la ville a besoin, au sens propre comme au sens figuré, pour se prémunir du risque de mourir de froid. La ville est une nature seconde. L’homme y passe à travers des forêts de symboles qui l’observent avec des regards familiers. La ménagère, aussi.

J’ai marché ainsi dans Mirepoix à travers des forêts de signes. J’ai photographié jour après jour nombre des signes qui m’observaient, anciens ou nouveaux, sérieux ou drôlatiques, plaisamment disparates, ombreux parfois, alors troupe légère, qui d’aile passagère, par la ville s’effume, puis disparaît soudain. J’en reproduis ci-dessous quelques-uns. J’en présente d’autres sur La dormeuse blogue 3, dans la rubrique Légendes urbaines.

 

Ci-dessus : Les clés d’un serrurier de 1790. Il s’appelait Alibert…

 

Ci-dessus : la sonnette de nuit d’une ancienne pharmacie.

 

Ci-dessus : L’Epargne, une ancienne épicerie.

 

Ci-dessus : on célèbre ici la Libération.

 

Ci-dessus : un message sybillin, conçu sur le modèle de l’anneau de Möbius.

 

Ci-dessus : ombre d’un panneau de signalisation.

 

Ci-dessus : une forêt de panneaux de signalisation.

 

Ci-dessus : quand Don Quichotte dénonce le double bind, ou l’injonction paradoxale.

 

Ci-dessus : le smiley n’est pas bégueule.

 

Ci-dessus : Elle voit des nains smileys partout !

 

Ci-dessus : ombre de la lanterne, physalis qui pousse sur les façades à l’heure du couchant.

 

Ci-dessus : ombre d’une enseigne de boulange.

 

Ci-dessus : Anywhere out of the world… N’importe où hors du monde… Du côté des Chroniques martiennes ?

 

Ci-dessus : trait d’espérance ; vaste programme…

A suivre : A Mirepoix – La ville photographiée : mémoire vagabonde (4)

1 réflexion sur « A Mirepoix – La ville photographiée : mémoire vagabonde (3) »

  1. Merci Christine pour cette série remarquable .Nous avons suivi avec intérêt ton esprit lumineux à la rencontre de tes fantômes dissimulés dans les richesses de Mirepoix .

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