La vitrine du bouquiniste

9 Cours Louis Pons-Tande, à Mirepoix, la vitrine d’un bouquiniste remplace depuis peu celle de la Baronne, figure mirapicienne connue, partie à Bram. Le pittoresque a changé de style, mais il demeure, et c’est tant mieux ! J’ai poussé la porte. Dans l’antre du bouquiniste, les livres sont en piles, posés de guingois, au gré du hasard ou de la fantaisie du maître des lieux. La recherche est malcommode ; l’effet dénote l’oeil du peintre, le goût des cabinets de curiosités. Le charme opère. J’ai fouillé, exploré ça et là quelques piles, rapporté un ouvrage de critique littéraire devenu rare, La Fontaine et les Fables du deuxième recueil de Noël Richard, publié en 1972, place de la Sorbonne, par l’illustre maison Nizet. Curieusement, Noël Richard invoque dans cet ouvrage quelques vers de Théodore de Banville, troussés, sur le mode pro et contra, à la gloire de La Fontaine et à l’encontre de Kant. Insolents, passionnés, je ne résiste pas au plaisir de les reproduire ici : Nous ne cultivons pas le Kant ; Son idéale turlutaine Rarement nous attire. Quant Au fabuliste La Fontaine Il faut qu’on l’adore à genoux.

 

2 réflexions sur « La vitrine du bouquiniste »

  1. Martine Rouche

    Derrière la vitre voilée, le petit mannequin au médaillon s’est, ce jour, coiffé d’une tête d’oiseau multicolore …

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