Choses vues dans l’atelier de Michèle Leydet à Léran

La scène est à Léran, dans une maison de village. Nous rendons visite à Michèle Leydet, qui expose ses oeuvres récentes, dans une pièce toute blanche, dont la fenêtre donne sur la rue. Derrière la pièce blanche, la maison vit sa vie simplement quotidienne. Un chien, un chat vont et viennent d’un espace à l’autre. Dans la pièce blanche, un canapé rouge, des tableaux, des sculptures, deux ou trois petits meubles d’appoint, revêtus d’éclats de verre ou de déchirures de fer blanc.

L’un des tableaux, à l’entrée de la pièce, repose sur une table en verre comme sur une iconostase.     

 

Vu de profil sur un fond blanc, le personnage est fait d’une pâte pailletée d’or. Il semble se tenir au bord d’un fleuve, dans la pourpre d’un couchant d’allure biblique. La peinture se pare ici de splendeurs orientales. Elle se tient – sans y prétendre, dit l’artiste – aux marges indécidables du sacré. 

 

 

L’amour même.

 

 

Le dreamtime australien.

 

Ailleurs, quittant la distance du profil, le mirage des lointains, l’artiste questionne le triangle de l’expression, le mystère de la face.

 

 

Ailleurs encore, elle figure les dépouilles du théâtre de la quête et de la perte.

 

 

Ci-contre : collage et peinture.

Figure empruntée aux archives du XXe siècle, l’homme brandit ici une carte de son pays disparu.

Ci-dessous : tulle, morceaux de verre, fil de fer.

Mise à nue, la mariée a conservé son voile, que l’artiste leste peu à peu de verre brisé – comme d’un éclat de rire. 

 

 

 

Dans la pièce blanche, jeu des solitudes sous le regard du totem.

 

 

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