Manses aux champs

A Manses jeudi dernier, jour de l’Ascension, c’était fête. Nous nous y sommes rendus, à l’invitation de l’Association AREMA (Association pour la Rénovation de l’Eglise de Manses). L’AREMA s’est donné pour but "d’aider la municipalité de Manses à rénover l’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, dans le cadre de la protection et la conservation du patrimoine culturel ainsi que du développement de l’activité touristique de la commune". L’action de l’AREMA a ainsi permis en 2008 la rénovation du grand vitrail octogonal réalisé en 1894 par le maître verrier Fernand Hucher, puis, tout dernièrement, la restauration du chevet roman. La présence de l’échafaudage sur la photo reproduite ci-dessus indique qu’une seconde tranche de travaux va bientôt commencer sur le grand mur latéral, qui, outre sa décrépitude, souffre d’une impressionnante lézarde. L’état du mur qui borde le site de l’église montre quel pouvait être celui du chevet avant la restauration de 2009.   

 

 

Orné seulement d’une frise géométrique, dont le dessin, rongé par le temps et devenu invisible, a été reciselé, le chevet a retrouvé la parfaite simplicité de son âge premier. On remarque maintenant que la frise ainsi remise au jour fait écho à celle qui ourle, dans l’église, entre nef et abside, les angles du choeur.

 

 

 

Pour aider au financement de tels travaux, l’AREMA sollicite la participation d’entreprises mécènes, et pour faire connaître le village et son église, pour célébrer aussi les progrès accomplis, elle organise à la belle saison de petits événements conviviaux qui donnent à la commune ainsi qu’aux amis de toujours ou de passage l’occasion de partager un moment de bonheur au pied de l’église. D’où, jeudi dernier, la fête de Manses aux champs.

 

 

Simone Verdier, maire de Manses, et Gabrielle Cambus, responsable de l’AREMA, tiennent la buvette. Cette franquette, c’est Manses aussi. Un village comme on les aime.

Manses aux champs faisait jeudi dernier, à l’instigation de l’AREMA, la fête à la peinture, avec une exposition d’artistes locaux et des ateliers-déco. Et pour le fun, la fête avait son pique-nique.

 

 

Vue de l’exposition, de bonne heure, dans la salle des fêtes. Sous le tivoli, Geneviève Mouton anime un atelier-déco.

 

Ancien fief du marquis de de Portes de Pardailhan, Manses ne conserve du château d’antan que les vastes écuries, aujourd’hui en ruines. Empreintes de la mélancolie des choses qui finissent, ces ruines ajoutent au charme agreste du village une touche de pittoresque romantique. 

 

 

Pintoresco, pittoresque : beau à peindre. C’est Manses.

 

 

Sous l’église, à côté de la salle des fêtes, les vaches paissent dans le pré…

 

2 réflexions sur « Manses aux champs »

  1. Martine Rouche

    Avant que Gabrielle, Simone, Geneviève et tous les visiteurs fidèles mais timides de ton blog ne se saisissent de leur clavier, je me fais leur truchement sans les consulter : ton article, une fois de plus, est magnifique. Tu rends compte et tu rends grâces. Et le fait de revenir à ton précédent article montre clairement le travail accompli au chevet, même s’il reste fort à faire. Quel bonheur c’est pour moi de t’accompagner quelque part : j’ai double joie : sur place et à l’arrivée du nouveau post de la dormeuse ! On continue ?

  2. La dormeuse Auteur de l’article

    On continue.
    J’ai plaisir à rendre compte et à rendre grâce car j’ai d’abord la joie de découvrir et de rencontrer.
    Cette joie-là est à la fois simple et extraordinaire.

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