Sans famille

Lors de la dernière journée d’histoire locale de Mirepoix, tandis que Marie-Rose Viala, puis Martine Rouche évoquaient le sort des enfants trouvés et le type d’accueil réservé à ces derniers par la société du XVIIIe siècle, je me suis souvenue du Sans Famille d’Hector Malot. Une lecture de jeunesse pour beaucoup d’entre nous, ou un dessin animé japonais, Rémi sans famille, réalisé par Osamu Dezaki, diffusé en France en 1982. J’ai profité de l’occasion pour relire Sans Famille, et j’ai été frappée par la scène dans laquelle Maman Barberin apprend à Rémi qu’il est un enfant trouvé :   

 

Un matin, à Paris, comme Jérôme [le mari de Maman Barberin] allait à son travail et qu’il passait dans une rue qu’on appelle l’avenue de Breteuil, qui est large et plantée d’arbres, il entendit les cris d’un enfant. Ils semblaient partir de l’embrasure d’une porte d’un jardin. C’était au mois de février ; il faisait petit jour. Il s’approcha de la porte et aperçut un enfant couché sur le seuil. Comme il regardait autour de lui pour appeler quelqu’un, il vit un homme sortir de derrière un gros arbre et se sauver. Sans doute cet homme s’était caché là pour voir si l’on trouverait l’enfant qu’il avait lui-même placé dans l’embrasure de la porte. Voilà Jérôme bien embarrassé, car l’enfant criait de toutes ses forces, comme s’il avait compris qu’un secours lui était arrivé, et qu’il ne fallait pas le laisser échapper. Pendant que Jérôme réfléchissait à ce qu’il devait faire, il fut rejoint par d’autres ouvriers, et l’on décida qu’il fallait porter l’enfant chez le commissaire de police. Il ne cessait pas de crier. Sans doute il souffrait du froid. Mais, comme dans le bureau du commissaire il faisait très chaud, et que les cris continuaient, on pensa qu’il souffrait de la faim, et l’on alla chercher une voisine qui voudrait bien lui donner le sein. Il se jeta dessus. Il était véritablement affamé. Alors on le déshabilla devant le feu. C’était un beau garçon de cinq ou six mois, rose, gros, gras, superbe ; les langes et les linges dans lesquels il était enveloppé disaient clairement qu’il appartenait à des parents riches. C’était donc un enfant qu’on avait volé et ensuite abandonné. Ce fut au moins ce que le commissaire expliqua. Qu’allait-on en faire ? Après avoir écrit tout ce que Jérôme savait, et aussi la description de l’enfant avec celle de ses langes qui n’étaient pas marqués, le commissaire dit qu’il allait l’envoyer à l’hospice des Enfants trouvés, si personne, parmi tous ceux qui étaient là, ne voulait s’en charger ; c’était un bel enfant, sain, solide, qui ne serait pas difficile à élever ; ses parents, qui bien sûr allaient le chercher, récompenseraient généreusement ceux qui en auraient pris soin. Là-dessus, Jérôme s’avança et dit qu’il voulait bien s’en charger ; on le lui donna. J’avais justement un enfant du même âge ; mais ce n’était pas pour moi une affaire d’en nourrir deux. Ce fut ainsi que je devins ta mère 1)Hector Malot, Sans Famille, 1878, Première partie, II, "Un père nourricier", p. 26-27.

 

Ci-dessus : Yann Dégruel, d’après Hector Malot, Sans Famille 1, "Mère Barberin", éditions Delcourt, 2004.

 

Ce récit constitue en apparence une réplique des rapports consignés dans les registres d’état-civil, tels ceux que Martine Rouche a commentés à l’intention du public de la dernière journée d’histoire locale. D’évidence Hector Malot a consulté des documents similaires.

J’ai eu envie de reproduire ici quelques uns des documents commentés par Martine Rouche, tous relatifs à des enfants trouvés à Mirepoix.

 

L’an mil huit cent treize et le vingt six novembre nous Jean Antoine Rivel juge de paix officier de police du canton de Mirepoix, ayant été informé qu’un enfant était exposé devant la porte d’entrée de l’hospice de cette ville, nous nous y sommes transportés sur le champ et nous avons trouvé un enfant femelle, de l’âge d’environ deux jours enveloppé d’un linge de drap gris derat et enveloppé encore de vieux linges pour le tenir chaudement, ayant à la tête une coiffe d’étoffe rouge et pardessus une coiffe blanche un serretête detoille grossière, plus une petite chemise detoille grossière, une seconde detoille grossière et un linge detoille blanche et usée, et ayant interpellé Madame Bessière supérieure dudit hospice elle nous a dit que ce matin vers les six heures du matin elle a entendu crier qu’il y avois un enfant dexposé sur la porte d’entrée qui est au midi dudit hopital et ayant reconnu que c’étoit paule maris épouse de paul planes elle a pris les clefs de la porte d’entrée étant accompagnée de la soeur euphrasine elle a ouvert ladite porte et a reellemens [*] un enfant gissant sur le seuil de ladite porte habillé de la manière ci-dessus exposée. Après quoi ayant fait appeler ladite Paule Maris son mari ayant été ades occupations ordinaires elle nous a dit que son mari étant sorti vers les six heures du matin et ayant été hors la ville pour faire ses besoins et étant rentré comme il montoit lescalier il a entendu les pleurs dun  jeune enfant, quayant supposé quil venoit d’être exposé sa maison étant vis avis Lhospice et au midy ny ayant que larue qui les sépare il afait part asafemme de ses Soubçons et ayant mis la tete alafenestre ils ont reconnu qu’il y avoit reellement un enfant exposé et quallors ils ont crié.

Madame la mère qui de suite est arrivée et a trouvé lenfant exposé et de suite nous avons ordonné son transport a Lhospice après lavoir fait enlever et Madame lamère s’en est chargée == déclarons navoir trouvé sur lenfant aucune marque qui nous ait pu faire soubçonner aqui il appartient ni qu’il ait reçu le baptême.
 
De tout quoi nous avons dressé le procès-verbal et nous nous sommes signés avec Madame la Supérieure les jour et an susdits.
 
Boudouresque                                                                     Soeur Rosalie

                                                        Bessière Spre
                                     Rivel officier de police
                                               juge de paix
 
nous dit maire avons inscrit lenfant sous le nom et prénoms de Marie Elisabeth Augustine Bure. 

 

La lecture du procès-verbal reproduit ci-dessus montre par effet de différence ce qui distingue, sur un point essentiel, le document administratif, qui doit faire foi, et la fiction littéraire, qui obéit à ses propres lois. Hector Malot ne s’attarde pas sur le détail des langes et du linge qui habillent l’enfant trouvé par Jérôme Barbarin, car c’est Maman Barbarin qui rapporte à l’intention de Rémi ce que son mari Jérôme lui en a dit, huit ans plus tôt. Or Jérôme, qui n’aime pas les enfants et qui cache mal son désir de récompense, n’a rien noté d’autre qu’un air de richesse "clairement" attaché au vestiaire de l’enfant :  

Les langes et les linges dans lesquels il était enveloppé disaient clairement qu’il appartenait à des parents riches. 

Jean Antoine Rivel, juge de paix, officier de police du canton de Mirepoix, note en revanche que l’enfant est "enveloppé d’un linge de drap gris derat et enveloppé encore de vieux linges pour le tenir chaudement, ayant à la tête une coiffe d’étoffe rouge et pardessus une coiffe blanche un serretête detoille grossière, plus une petite chemise detoille grossière, une seconde detoille grossière et un linge detoille blanche et usée", car il s’agit là de détails utiles pour une future reconnaissance, toujours possible. Le juge, au demeurant, fait montre d’une sensibilité de père de famille, lorsqu’il observe qu’on s’est soucié de doubler l’enveloppement de l’enfant "pour le tenir chaudement".

Juges de paix et officiers de police, dans de tels procès-verbaux, usent d’un riche lexique des étoffes et des dentelles. On s’étonne aujourd’hui de cette connaissance des tissus, volontiers présumée féminine. Celle-ci était jadis partagée par tous, dans la mesure où les étoffes et dentelles constituaient pour la famille et pour la collectivité une sorte de bien fonds, et en cas de production, à domicile ou dans le cadre d’une manufacture, une source de revenus nécessaire ou bienvenue.

Juges de paix et officiers de police parlent ainsi de rat, de burat, de sargue, de taffetas, de mousseline, d’indienne, de parisienne, de nankinette, de blonde. Ils nomment sans difficulté les différentes pièces du vêtement qui habille l’enfant, savent apprécier le degré d’usure d’une étoffe, et décrivent de façon élégante "une ceinture de draps appelée vulgairement jacouti d’indienne mauve à petite mouche", "une coiffe de soye noire a flamme garnie d’une blonde noire ", ou un "serretete en indienne en mouches jaunes, bordé d’une petite blonde noire recouverte d’une vieille minute d’indiennes à petits carreaux rouges".

NB : rat : étoffe de laine ou drap croisé dont le poil est tiré en dehors, et frisé (ratine) ; burat : bure grossière ; sargue : serge ; indienne : cotonnade imprimée de couleurs vives ; parisienne : soie légère ;  nankinette : coton léger, teint ou imprimé, et entoilé ; blonde : dentelle de soie, réalisée au fuseau ; minute : petite cape ou petit manteau.

[Cf. pour les lecteurs qui lisent l’allemand :  Stofflexikon

 

L’an mil huit cens quinze et le trois avril nous jean antoine Rivel juge de paix du canton de Mirepoix ayant été instruits qu’un Enfant avait été Exposé devant la porte principale de L’Eglise de cette commune et que de là il avait été transporté par marie Pons épouse de Pierre Lacoste dans l’hospice civil de cette ville nous nous y sommes rendus sur le champ avec notre Greffier ou etants nousy avons trouvé un Enfant mâle qui nous a été représenté par Madame la Supérieure Rosalie Bessière lequel enfant nous a paru être né depuis vingt quatre heures attendu que le cordon ombilical n’était point lié, ce qui a été fait par isabeau taillefer veuve cuxac et était enveloppé dans un vieux linge blanc troué et rapiécé et d’une couverture de burat rayé appellée vulgairement troussière aussi rapiécée de plusieurs pièces rouges, blues et autres, ayant à la tête une petite coiffe appellée couffet de mousseline blanche garnie d’une vieille dentelle et une autre coiffe partie cadrillée en blanc et partie ciselée aussi garnie d’une mauvaise blonde noire.

Detouts cedessus nous avons dressé le présent procès verbal pour être remis à la mairie de cette ville et nous nous sommes signés avecladite Dame Bessière Supérieure et notre Greffier.
Nous dit maire avons inscrit l’enfant sous le nom de Louis Leporche. 

 

Ci-dessus : François de Poilly (1623-1696), L’Enfant Jésus emmailloté, circa 1671, illustration pour l’Oblation au Sainct enfant Jesus de Monseigneur le Cardinal de Berulle.

Révérons les langes de l’Enfance, desquels a Esté fait l’Appareil pour guerir les Playes du genre humain.
O Langes qui Enveloppant nostre liberateur avez rompu les chaisnes de nos pechez ! O langes qui en serrant le Seigneur tout puissant, avez fortifié la foiblesse du genre humain ! O langes, qui gardez et conservez les Ames fidelles, et qui liez et renversez ceux qui manquent de foy ! O langes venerables, donnez a ceux qui vous adorent avec amour, la sanctification, la force et l’Expiation de leurs Pechez.
Seigneur Jesus, vos langes ont esté mis pour servir de But, mais de But contre lequel plusieurs Jusques auiourdhuy lancent les traits de leurs contradictions
2)extrait de l’Oblation au Sainct enfant Jesus de Monseigneur le Cardinal de Bérulle.

 

J’ai soussigné et declare que paule est baptisée et née le 15 mai 1815 et non anregistrée.

[…] mauvais lange et pardessus un vieux morceau de sargue une bonne chemise et pardessus un jacouty en laine grise rayée de blanc.

L’enfant a reçu le nom de Paule Robinier.

 

23 mars 1816  enfant trouvé à l’entrée du vestibule de l’église en entrant à gauche par Louis Echau carrillonneur.

enfant mâle

enveloppé d’une mauvaise étoffe de couleur carmelité d’une ceinture de draps appelée vulgairement jacouti d’indienne mauve à petite mouche d’une chemise courte granie en mousseline rayée ayant a la tête une coiffe de soye noire a flamme garnie d’une blonde noire une petite coiffe blanche pardessus garnie de dentelle et pardessus tout cela un mouchoir fonds blanc a carreaux rouges et bleu demi-usé

pas encore son nombril attaché ou serré

L’enfant a reçu le nom de Louis Henri François Jean Baptiste Violat.

 

L’an mil huit cent seize et le vingt août nous jean antoine Rivel juge de paix du canton de Mirepoix, ayant été instruit quun enfant avoit été exposé devant la porte de la maison du Sr Avignon et quil avoit eté porté ensuite alhospice nous nous y sommes rendus avec notre greffier et y etant dans la salle des femmes Madame la Supérieure nous à représenté un enfant male qui nous aparu etre agé denviron deux ou trois ans portant une robe de sargue grise et rayée une coiffe dune parisienne violette rayée sur laquelle étoit un écrit attaché avec une epingle portant ces mots « Lenfant trouvé a eté Baptisé et enregistré » il a la tete remplïe deteigné. Madame Lamère nous adit que ce matin Le nommé Cabanié dit tantaou journalier de cette ville a apporté Ledit Enfant et nous adit quil lavoit trouvé devant La porte dela maison de M. Avignon.
Detout quoi nous avons dressé le prosses verbal et nous nous sommes signés avec la Supérieure et notre greffier

L’enfant a reçu le nom de Sébastien Lacave.

 

L’an mil huit cent dix sept et le six février nous jean antoine Rivel juge de paix du canton de Mirepoix ayant été instruit que Louis Echaud carrillonneur en venant de sonner Langelus avoit trouvé un enfant devant Laporte de lEglise de cette ville ou il avoit été exposé, Laporté de suite a lhospice civil ou nous nous sommes rendus avec notre Greffier ou etant dans La grande Salle nous y avons trouvé Ledit Echau et Madame la Supérieure ; Ledit Echau nous a dit que ce matin en venant de sonner Langelus il atrouvé devant Laporte de Leglise un petit enfant exposé quil avoit pres de lui un petit Sac, quil apris lepetit Enfant ainsi que le Sac et aporté Letout a Lhospice après quoi Madame la Supérieure nous a représenté Ledit Enfant qui a éte reconnu etre un Enfant male agé d’environ huit mois portant une petite jupe de mousseline rouge, une chemise garnie de mousseline, une petite veste appelée Jacouti de Sargue rayée de rouge, une coiffe de nankinette fonds blanc rayée de jaune garnie d’une blonde noire et un ruban rouge, Madame la Supérieure nous a représenté ensuite Ledit Sac dans Lequel nous avons trouvé un vieux coussin garni de vert, rempli de vanne d’avoine, un pardessus ou troussière de Sargue rayée de rouge une petite jupe usée, meme étoffe et detout ce dessus nous avons dressé le présent verbal et nous sommes signés avec notre Greffier.

 

nous dit maire pierre jean dénat avons inscrit l’enfant sous les nom et prénom de Jacques Simon Pavie.

 

 

12. 1817

fille

lange seul, un jacouty de drap marron une petite coiffe de taffeta noire garnie d’une blonde un petit drap ousale de drap bleu usé une vieille chemise et une ceinture de sargue rayée 

L’enfant a reçu le nom de Marie André.

 

Marie Elisabeth Augustine Bure, Louis Leporche, Paule Robinier, Jean Baptiste Violat, Sébastien Lacave, Jacques Simon Pavie, Marie André, hors des renseignements vestimentaires consignés sur les procès-verbaux, nous ne savons rien de ces enfants sans famille, qui ont été trouvés à Mirepoix, dans les circonstances décrites, entre 1815 et 1817. On les a dotés d’un nom presque toujours relatif aux étoffes dont ils sont revêtus ou au lieu où ils ont été trouvés, qui est aussi celui de leur abandon. Ils portent ainsi à jamais le nom de leur malheur.

Marie Elisabeth Augustine Bure, trouvée vêtue de "toile grossière" ; Louis Leporche, trouvé "devant la porte principale de l’Eglise" de Mirepoix ; Paule Robinier, trouvée sous un acacia de la place ? ;  Louis Henri François Jean Baptiste Violat, trouvé "carmelité d’une ceinture de draps appelée vulgairement jacouti d’indienne mauve à petite mouche" ;  Sébastien Lacave, trouvé "devant la porte de la maison du Sr Avignon", sans doute à la hauteur du soupirail de la cave ; Jacques Simon Pavie, trouvé "devant Laporte de lEglise", sur le pavé. Seule la petite Marie André a bénéficié d’un nom plus neutre, peut-être inspiré du prénom d’un témoin. 

 

Ci-dessus : Anonyme, Saint Vincent de Paul présidant une réunion des Dames de la Charité qui lui remettent leurs bijoux pour l’oeuvre des Enfants-Trouvés, détail, circa 1732, Musée de l’Assistance publique, Paris.

 

Que sont devenus ces enfants trouvés ? Rémi, le petit sans famille d’Hector Malot  a, en vertu de la toute-puissance du romancier, la chance de retrouver un jour ses parents. La vie hélas va rarement de façon si rose.

Pour finir cependant sur une note d’espoir, voici quelques lignes empruntées à l’excipit de Sans Famille. Rémi a retrouvé ses parents, sa Maman Barberin, et Capi le chien de son enfance à la ferme. En souvenir du temps où, devenu musicien ambulant, il allait de village en village avec son maître Vitalis, il organise un petit concert à l’intention de tous ceux qu’il aime.

Notre chanson chantée, Capi se relève tant bien que mal « et fait la quête » ; chacun met son offrande dans la soucoupe, et Capi, émerveillé de la recette, me l’apporte. C’est la plus belle qu’il ait jamais faite ; il n’y a que des pièces d’or et d’argent : – 170 francs !

Je l’embrasse sur le nez comme autrefois, quand il me consolait, et ce souvenir des misères de mon enfance me suggère une idée que j’explique aussitôt :

" Cette somme sera la première mise destinée à fonder une maison de secours et de refuge pour les petits musiciens des rues ; ma mère et moi nous ferons le reste".   

 

Ci-dessus : édition de Sans Famille illustrée par Bin Liu, éditions Tourbillon, 2008. 

 

Notes   [ + ]

1. Hector Malot, Sans Famille, 1878, Première partie, II, "Un père nourricier", p. 26-27
2. extrait de l’Oblation au Sainct enfant Jesus de Monseigneur le Cardinal de Bérulle

Une réflexion au sujet de « Sans famille »

  1. Martine Rouche

    Merci.
    Merci de réussir à la perfection à transmettre à la fois l’information que nous sortons des registres et l’émotion que suscite en nous le sort de ces enfants exposés, déposés, abandonnés, trouvés.
    Merci de faire mieux que moi ce que je souhaite faire !
    Merci de faire le lien avec l’oeuvre d’Hector Malot : retour vers les lectures de … l’enfance !
    Les nouvelles (très modestes) Mirepoises ont encore du travail pour rendre à toutes ces personnes une parcelle de la lumière qui leur manqua : autant ces enfants au sort tragique que celles et ceux qui firent malgré tout de leur mieux pour leur venir en aide.
    J’ai eu la chance de lire L’ABANDON ET LA CHARITE EN BERRY JUSQU’APRES LA REVOLUTION : AVEC REPERTOIRES THEMATIQUE ET ALPHABETIQUE DES APPELLATIONS, une oeuvre de MARCEL REMI. J’aurais aimé imaginer ce titre,  » L’abandon et la charité  » pour la journée d’histoire du 25 avril… Quelle force dans la formule ! Comme elle rend compte des deux côtés de la réalité !
    Nous savons par ailleurs que l’abandon d’enfant ne s’est pas arrêté à la Révolution et de nombreux procès-verbaux en font état au XIXe siècle, avec toujours ce souci de décrire les vêtements et linges dans le détail. Il nous faudra mettre en valeur le rôle des religieuses et de l’hospice (hôpital) dans la prise en charge des enfants. Nous continuons les séances de travail ?

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