La lune et les feux

"La lumière est quelque chose qui vient à nous d’un foyer ou d’un corps lumineux. C’est un système d’ondes qui frappent nos yeux comme les flots battent un rivage. Ces ondes sont circulaires. Elles se propagent dans toutes les directions, à la manière des ondes formées par la chute d’une pierre dans une eau tranquille. Lorsqu’elles se brisent sur la rétine, elles engendrent, par suite d’une transformation mystérieuse, la sensation de lumière, et ne peuvent en engendrer aucune autre. De ces ondes, les unes s’anéantissent en frappant les corps, mais les autres rebondissent et viennent jusqu’à nous. Ce rebondissement des ondes lumineuses, auquel les physiciens ont donné le nom de « réflexion », varie beaucoup d’intensité avec les différents corps" 1)Maurice Boigey, La science des couleurs et l’art du peintre, librairie Félix Alcan, Paris, 1923 .

 

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Ci-dessus : chose vue à Mirepoix, vers 11 heures du soir, le mardi 3 mars 2009.

 

Notes

↑ 1. Maurice Boigey, La science des couleurs et l’art du peintre, librairie Félix Alcan, Paris, 1923

1 réflexion sur « La lune et les feux »

  1. Martine Rouche

    Je me sens obligée… en souvenir des poésies de l’école …

    C’était dans la nuit brune,
    Sur le clocher jauni,
    La lune,
    Comme un point sur un i.

    Lune, quel esprit sombre
    Promène au bout d’un fil,
    Dans l’ombre,
    Ta face et ton profil ?

    Es-tu l’oeil du ciel borgne ?
    Quel chérubin cafard
    Nous lorgne
    Sous ton masque blafard ?

    N’es-tu rien qu’une boule,
    Qu’un grand faucheux bien gras
    Qui roule
    Sans pattes et sans bras ?

    Est-ce un ver qui te ronge
    Quand ton disque noirci
    S’allonge
    En croissant rétréci ?

    Qui t’avait éborgnée,
    L’autre nuit ? T’étais-tu
    Cognée
    A quelque arbre pointu ?

    Car tu vins, pâle et morne
    Coller sur mes carreaux
    Ta corne
    À travers les barreaux.

    Et toujours rajeunie,
    Tu seras du passant
    Bénie,
    Pleine lune ou croissant.

    Je viens voir à la brune,
    Sur le clocher jauni,
    La lune
    Comme un point sur un i.

     » Ah ! dit-il, prenons garde.
    Quel témoin curieux
    Regarde
    Avec ces deux grands yeux ?  »

    Et c’est, dans la nuit brune,
    Sur son clocher jauni,
    La lune
    Comme un point sur un i.

    Alfred de Musset

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