Raymond et Marie-Louise Escholier, écrivains

Sur mon site La dormeuse, je publiais en 2005 un article dédié à Raymond et Marie Escholier. Je vous invite à le consulter. Je vous invite également à lire ou relire Cantegril, roman publié en 1921 sous le double nom de Raymond et Marie Escholier. Le livre évoque, de façon pittoresque, les heurs et malheurs de Saint-Gauderic, alias le Mirepoix d’antan. Le Général de Gaulle aimait, dit-on, cette chronique tendre et drôle, qui déborde le cadre du régionalisme pour atteindre à l’universel concret. Cantegril dit en effet, de façon simple, le Vrai du lien que les hommes entretiennent avec le sol natal, son parler, ses travaux et ses jours, son histoire vivante.

 

Née en 1876 à Malaquit, ferme familiale située à la sortie de Mirepoix, Marie Escholier a choisi d’y demeurer toute sa vie durant. Tandis que Raymond Escholier, qui est conservateur du Petit Palais, passe de longs périodes à Paris, Marie s’occupe de l’éducation des enfants, tient la maison, gère la ferme. A pied ou en carriole, elle se rend au marché de Mirepoix afin d’y vendre les produits de cette dernière. Elle trouve aussi le temps d’écrire. Elle nourrit de la sorte une prodigieuse correspondance avec son mari parisien, broche, sous le nom de ce dernier des romans, et, de 1914 à 1918, consigne à l’intention de Raymond engagé volontaire dans l’Infanterie puis mobilisé dans l’armée d’Orient, la chronique de Malaquit et de Mirepoix en guerre.

 

Intitulée Les Saisons du vent, la partie de cette chronique qui couvre les années 1914-1915, a été publiée en 1986. Elle fournit des renseignements inédits sur la condition des civils en temps de guerre. A ce titre, elle constitue un témoignage passionnant. Elle nous renseigne aussi sur le mode d’organisation et de gestion qui était autrefois celui d’une ferme ariégeoise. Elle illustre de la sorte les principes de cette remarquable économie du Peu que l’Ariège, département pauvre, a su développer et maintenir au moins jusqu’aux années 50.

 

Outre quantité de romans et d’ouvrages de critique d’art, Raymond Escholier a publié quelques livres d’inspiration pyrénéiste, dont, en collaboration avec Maurice Gardelle, Le secret de Montségur (1952) et Mes Pyrénées, de Gavarnie au Canigou (1962), une lecture de charme pour le randonneur amoureux des montagnes bleues.

 

Raymond Escholier, Cantegril, prix Femina 1921A rechercher surle Web, dans la catégorie Livres AnciensReprint disponible sous les couverts, à MirepoixMarie Escholier, Les saisons du vent, journal Août 1914 – Mai 1915Editions Garae/Hésiode, collection Les mémoriaux, Carcassonne, 1986Raymond Escholier et Maurice Gardelle, Le secret de Monségur, 1952A rechercher sur le Web, dans la catégorie Livres AnciensRaymond Escholier, Mes Pyrénées, de Gavarnie au Canigou, photos de Jean Dieuzaide, 1962A rechercher sur le Web, dans la catégorie Livres AnciensBernadette Truno, Raymond et Marie-Louise Escholier – De L’Ariège A Paris, un destin étonnantEditions Trabucaire, Canet en Roussillon, 2004